le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
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(hist) Michel Servet

article paru dans la rubrique "bibliographie" du bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 96, octobre 2009.

Vincent Schmid, 2009 – Michel Servet, du bûcher à la liberté de conscience. Paris, Editions de Paris, collection " Bibliothèque protestante ", paru en janvier, 174 p., 18 euros

La fin tragique de Michel Servet marque les prémisses de la liberté de conscience. C'est à ce cheminement que s'attache l’auteur, cheminement qui passe par Castellion préconisant la séparation du religieux du pouvoir séculier, par Bayle et le droit à la conscience errante, par Spinoza, Locke, Turrettini et les Lumières. Sa réflexion reste d'actualité dans une époque marquée par le retour massif du religieux. Plus que jamais, il est nécessaire que les croyants se donnent les moyens de penser positivement l'hérésie comme une marge indispensable à la foi (présentation de l’éditeur).


Deux autres livres, qui nous sont présentés par l’Institut des études sijenenses "Miguel Servet"


José Luis Camino Roca (Dr), 2009 – La Filosofia : Medicina des Alma (12 reflexiones) / La philosophie : médecine de l’âme (12 réflexions), publié en mai 09, La Busca Edicions SL, Barcelone, 16 euros.


L’auteur est conseiller de l’Instituto de Estudios Sijenenses Miguel Servet, président de l’Asociación Catalana de Análisis Transaccional (ACAT), et professeur de Théorie et d’Histoire de l’Education à l’Université de Barcelone.

Dans les pages 103-106 de son livre, il traite de la conception de Michel Servet à propos de la période de la Renaissance. Il remarque que ce dernier a subi l’influence de Guillerme de Ockham, philosophe nominaliste, pour qui les substances n’existent pas dans la réalité, sinon sous la forme d'individus ou d'entités, chacun avec sa substance particulière et indivisible. Par conséquent, pour M. Servet, Dieu a une unité de substance et individuelle, de laquelle on peut déduire, entre autres, que cette unité ne peut pas être composée de trois personnes (le Père, le Fils et le Saint-Esprit). S'il y a trois substances, il existe donc trois personnes, et ainsi trois " dieux ". Pour M. Servet, les trois composantes de la Trinité sont en fait les différentes formes de manifestation d'un Être unique et absolu.

Mis en ligne le 2 juillet 09 dans les Actualités unitariennes sous le titre "Dieu selon Michel Servet"

 

Sergio Carletto et les éditions Graziano Lingua (Turin), Logos o uomo ? Testi antitrinitari di Michele Serveto e Fausto Sozzini, L'Arciere : Dronero 2009, 210 p., 20 euros.


L’auteur, universitaire italien (université de Salerne – Salerno en italien) et conseiller titulaire de l'Instituto de los estudios sijenenses Miguel Servet à Villanueva de Sijena (Aragon), vient de traduire les pamphlets anti-trinitaires de Michel Servet en italien : De Trinitatis erroribus (1531) et Dialogorum de Trinitate libri duo (1532). Le livre a été publié conjointement par les éditions Graziano Lingua de l’université de Turin, l’Institut Miguel Servet et l’auteur lui-même. Durant toute une semaine, l’auteur a, l’année dernière, consulté la bibliothèque de cet institut.

la photo de couverture du livre est celle de la statue de Michel Servet à Vienne (France).

Ce travail s’inscrit dans un programme consacré à Georges Biandrata (1516-1588), anti-trinitaire italien né à Saluzzo (au sud de Turin), coauteur avec le Hongrois David Ferencz de De Falsa et Vera Unius Dei (Alba Iulia 1568). Il s’agit de cerner l’influence de Michel Servet sur cette œuvre transylvaine.
Dans cette perspective, l’auteur a également traduit en italien (en parallèle avec la transcription latine) le livre que Faust Socin (Fausto Sozzino) a écrit durant son bref exil en Suisse, entre 1562 et 1563 : l’Explicatio primi capitis Iohannis. Ce livre a été édité en 1656 par les Remonstrants hollandais, dans le cadre de la Bibliothèque des Frères polonais (Biblioteca Fratrum Polonorum). Il s’inspire de l’interprétation anti-scolastique que fit Lelio Socin, juriste et oncle de Faust Socin décédé à Zurich en 1561 et dont Faust Socin hérita des écrits, du Prologue de Jean. Les œuvres des Socin représentent une inflexion importante dans le développement de l’anti-trinitarisme du XVIème siècle et prennent en quelque sorte le relais du Christianismi restitutio (1553) de Michel Servet pour les siècles suivants.

Le professeur Sergio Carletto est également auteur de Biandrata : Trinità o Anticristo (14,50 eur) et Cristianesimo senza Roghi (14,50 eur). Mis en ligne le 3 juillet 09 dans les Actualités unitariennes, sous le titre "Michel Servet et Faust Socin en italien".

Mardi 29 septembre 2009
- Par La Besace des unitariens - Recommander

"Michel Servet fut-il un prophète ?" par Fabien Girard *, article paru à la Une dans le bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 96, octobre 2009. L'auteur est témoin de Jéhovah et éditeur du site "Liberté de croyance et anti-trinitarisme autour de Michel Servet et Sébastien Castellion".

 

Ne fut-il pas plutôt un médecin, un humaniste et ... presque un réformateur ?

gravure hollandaise de l'époque, vue sur le site de Fabien Girard. On remarquera le croissant sur l'église censée être Saint-Pierre de Genève, devenue église réformée avec Calvin. L'anti-trinitarisme, alors mouvement fondamentaliste chrétien, était accusé par certains d'être influencé par l'islam.

"Presque un réformateur". Pour qu'il soit devenu un réformateur il aurait fallu qu'il puisse diriger une assemblée de fidèles, que ses écrits aient été reconnus par l'intelligentsia protestante, par ceux notamment qui en occupèrent les sièges régionaux, je veux parler des Calvin à Genève, Melanchthon à Wittenberg ou Bullinger à Bâle, etc. En fait il conviendrait plutôt de dire qu'il ne fut surtout pas reconnu !

En tant que théologien, il ne se trouvera de place pour lui qu'au beau milieu des parias de la Réforme, les anabaptistes. Et encore ! Servet est tellement un penseur solitaire qu'il n'est jamais présenté par les historiens en tant qu'anabaptiste puisqu'il n'avait pas vraiment de rapports étroits avec cette mouvance. D'ailleurs il n'assistera pas au synode anabaptiste de Venise en 1550.

Un homme savant, né dans un petit coin de campagne insignifiant d’Aragon, soignant les malades, s'exprimant dans les langues des érudits et surtout celle des Juifs, capable de traduire les Saintes Écritures qu'il a la volonté d’expliquer alors que les "maîtres" de son temps le critiquent et le rejettent catégoriquement, ayant dû s’exiler d’Espagne, de Bâle et de Paris et vivre à Charlieu puis à Valence sous une fausse identité, terminant sa vie exécuté en public par ceux-là même qu’il estimait pouvoir le comprendre, les réformés de Genève des événements qui ressemblent à s'y méprendre à ceux qui se sont passés au Proche Orient quelques 1 500 ans plus tôt avec un certain Jésus.

Mais Servet n'a pas que l'habit du prophète... Le prophète a pour vocation de changer les choses, de bousculer les idées reçues et les institutions figées. Il porte en lui le souffle divin qui lui autorise toutes les folies en terme de communication. Mais à sa manière, en cherchant à diffuser, il se révèle le prédicateur exigeant d'un retour au vrai christianisme, celui que l'on appelle de nos jours "primitif" ou encore "anté-nicéen". Pour lui, si la Réforme l'entend et va au bout de son œuvre elle accouchera d'un christianisme vainqueur de la "Bête sauvage" de l'Apocalypse, la papauté, mot d'alors servant à qualifier l'Église catholique romaine, et abandonnera tout de ses pratiques jugée païennes. Rien qu'en rédigeant sa Christianismi Restitutio, il devient de fait l'annonciateur d'un monde nouveau où le christianisme apostat, selon l'idée qu'il s'en fait, n'a plus droit de cité. C'est un peu comme s'il s'était dit : "Calvin institue le christianisme et bien moi j'en annonce la restitution !".

Mais Servet céda à une tentation qui faillie lui être fatale déjà en 1538, celle de l'astrologie judiciaire. Pour lui aucun doute, si Dieu a créé la "machine" céleste ce n'est pas pour rien ! Il voit dans la création des corps célestes un appel divin à les observer et à en chercher les signes qui se révèlent au travers des mouvements planétaires. Il faut dire qu'à l'époque astrologie était synonyme d'astronomie. Si l'observation des mouvements faisait l'objet d'une interprétation ayant valeur de présage on parlait alors d'astrologie "judiciaire", pratique formellement condamnée par l'Église. Le lecteur et traducteur de la Bible qu'il était connaissait sans doute aucun ce mot de la Loi : "Vous ne devez pas chercher les présages, et vous ne devez pas pratiquer la magie" (Lévitique 19:26). Mais, le contexte du verset traitant de la magie – et lui-même ne la pratiquant pas - il pensait probablement que la recherche de présages condamné par l'Écriture était celle entourée de rituels magiques et non la sienne, qui, elle, s’accompagnait de raisonnements logiques et travaillant à la connaissance des actions divines.

Encore cette volonté d'annoncer !

Servet est trop spiritualiste pour cette époque où il est plus que jamais question de pouvoir temporel en religion et trop rationaliste pour une chrétienté encore tant fondamentaliste. Et puis, le temps n'est plus aux prophètes mais aux instituteurs. Le monde des réformés entend plutôt s’appuyer sur les Princes et les Communes qui les soutiennent et ils élèveront leurs enfants dans les lettres des grands hommes qu'ils s'étaient choisis pour guides.

Mardi 29 septembre 2009
- Par Fabien Girard - Recommander

 

Gravure vue sur le site Pittsburgb bloggers, mis en ligne par Lo-Bi Tribe le 6 juin 2009.
Le bois du bucher étant trop vert, on ajouta de la paille !


Mardi 9 juin 2009
- Par inconnu - Recommander

Statue de Michel Servet à Paris, photo et traitement, Jean-Claude Barbier, samedi 28 mars 2009.
Lundi 6 avril 2009
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander
Les anciennes indications parlent de la place Montrouge. Effectivement c'est dans la direction de la banlieue qu'était Montrouge, encore toute rurale au XIXème siècle, devenue depuis commune. Cette ancienne place, qui fait face à la mairie du XVIème arrondissement, est dénommée aujourd'hui "place Ferdinand Brunot" et elle divisée en deux squares dédiés, celui plus au nord à Ferdinand Brunot, et celui plus au sud à l'aspirant Dunant.

La statue de Michel Servet, érigée en juillet 1908, "à la garde du peuple" ainsi que c'est gravé sur son socle, se trouve dans le second square, juste au bord de la rue Mouton-Duvernet. Libres-penseurs et unitariens vont lui rendre hommage.

Pour y accéder, nous vous conseillons les stations de métro "Gaïté" (plus au nord-ouest, ligne 14 , descendre alors l'avenue du Maine) et de "Mouton Duvernet (plus au sud-est, ligne 4, emprunter alors la rue du même nom).

Lundi 6 avril 2009
- Par La Besace des unitariens - Recommander
A l'occasion du passage à Paris du président de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), Brian Kiely et de son épouse, ce samedi 28 mars 09, la statue de Michel Servet à Paris a été une nouvelle fois fleurie (les Actualités unitariennes en ont rendu compte, lien). C'est la troisième fois que les unitariens français font un tel geste (déjà en mars 2006, puis en octobre 2007).

Ce samedi 28 mars, le ciel était couvert et les parapluies déployés. Le contrejour s'en est trouvé atténué, rendant les photos moins contrastées. En voici quelques unes (de Jean-Claude Barbier) :




Lundi 6 avril 2009
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander

d'après l'article "Anniversaire : Michel Servet, une figure illustre, Un penseur libre sacrifié", publié le jeudi 30 octobre 2008 sur le site du Forum social Haute-Savoie (FSD 74). 

 


Deux conférences à l’Hôtel de Ville d’Annemasse, ont eu lieu le 19 novembre 2008 de 18h à 20h : Guy Gavard , ancien maire d’Annemasse "Un exemple des conflits de la tolérance : la statue de Michel Servet d’Annemasse, 1908, 1960, 1988" et José Goemans , président départemental de la Libre Pensée : "Michel Servet, grande figure de la pensée Libre".

Ce monument d’Annemasse, érigé en 1908, est dû à l’initiative d’un comité local "Michel Servet" qui bénéficia du soutien de personnalités radicales et franc-maçonnes : Edouard Herriot, maire de Lyon, Fernand David, député de Haute-Savoie, etc. Ce comité acheta la sculpture d’une artiste genevoise, Clotilde Roch, dont Genève avait refusé. Ce fut, au dire de la municipalité d’Annemasse, le "premier ornement laïque de la Ville". 470 convives participèrent au banquet d’inauguration.

Statue de Michel Servet à Annemasse en 1908, carte postale éditée par le libraire Richard (Annemasse), vue sur le site de La Salésienne.

Le régime collaborationniste de Vichy envoya la statue en Allemagne en 1942 pour y être fondue. La Résistance locale déposera sur le socle du monument détruit, une couronne dont le nœud portait l’inscription : "À Michel Servet, la première victime du fascisme". Après guerre, le frère de l’artiste ayant conservé le moule en plâtre, un nouveau comité Michel Servet souhaita en 1956 la réinstallation de la statue : elle le fut le 4 septembre 1960 à l’entrée du parc municipal, puis, en 1988, lors de l’aménagement de la place de la mairie, à son premier emplacement, en plein centre ville. Informations lues sur 
le site de La Salésienne.

A l’initiative d’Albert Blanchard-Gaillard, président de l’Association française francophone (AUF), une rencontre unitarienne eut lieu à Annemasse du 30-31 octobre 1993, pour le 440 ème anniversaire de l’exécution de Michel Servet (le programme en fut annoncé dans les Approches unitariennes le bulletin interne de l’association, dans son n° 18, août, octobre 1993). En 2001, dans le cadre d’un avant-projet d’association nationale "Michel Servet", Jean-Claude Barbier prit contact avec la mairie d’Annemasse (novembre 2001, correspondance avec Robert Borrel, maire d’Annemasse et conseiller régional Rhône-Alpes), mais le projet ne vit pas le jour.

En plus des libres-penseurs dont les efforts sont à l’origine de l’érection de cette statue, puis de sa réinstallation, les chrétiens unitariens sont mentionnés. Les sources documentaires indiquent le site de La Besace des unitariens (voir notre rubrique consacrée à Michel Servet
) et un article de Jean-Claude Barbier paru dans Profils de liberté sur l’histoire du christianisme unitarien.


Nous remercions Fabien Girard de nous avoir signalé cette manifestation d'Annemasse.

Lundi 6 avril 2009
- Par d'après le Forum social de Haute-Savoie - Recommander

" Sobre la verdadera solución de Miguel Servet al misterio de la Trinidad " / à propos de la véritable solution du mystère de la Trinité proposé par Miguel Servet, par Daniel Moreno, publié par l’Institut des études sijenenses " Miguel Servet " (dont il est conseiller titulaire) en novembre 2008, 126 p. (lien)

Le livre, préfacé par Sergio Baches Opi, comprend une première approche du rôle joué par le jeune Michel Servet comme penseur, plein d’audace et de naïveté, mais aussi dans le même temps, comme un symbole de la liberté de pensée. Après un examen attentif du contenu de chaque livre / chapitre des "Erreurs de la Trinité" publié par Michel Servet en 1531, et au-delà de la polémique de M. Servet avec les autres théologiens, D. Moreno expose le système téologique que le jeune théologien met en place, son originalité, et son aproche des premières sources chrétiennes. M. Servet renouvelle ainsi l'interprétation traditionnelle de la Trinité, ce qui ne manqua pas de provoquer la polémique. Selon le Dr Moreno, le projet de Michel Servet n’est pas tant que de critiquer la Trinité que de la comprendre correctement.

Le 5ème chapitre relate les répercussions que le livre eut à Bâle et à Strasbourg, jusqu’en Espagne. Le 6ème cite les principales sources utilisées par M. Servet.

En conclusion, l’auteur estime que M. Servet fut un chercheur de la vérité qui resta incompris. Il essaya d’opposer une métaphysique "de l’être", telle que lui la pensait, à une métaphysique "du faire" qui était l’apanage de ses collègues.

Daniel Moreno, né à Pozo Alcón, Jaén, en 1961, a soutenu une thèse à l’Université de Salamanque sur George Santayana. Il est professeur de philosophie à l’Institut d’Education " Miguel Servet " pour le Secondaire de Zaragosse.

Mercredi 18 mars 2009
- Par Daniel Moreno - Recommander

Michel Servet en France, l’exil forcé d’un penseur aragonais " par Juan Antonio Cremades Sanz Pastor, édité par la Justicia de Aragon (dans la collection de cet institut "El Justicia de Aragón"), avec un prologue de D. Fernando García Vicente, titulaire de cette institution.

La première partie reprend le discours d’entrée de l’auteur à l’Académie aragonaise de Jurisprudence et de législation et porte sur le procès contre Michel Servet à Paris (en annexe les actes de ce procès et la sentence d’audience).

La seconde partie reprend la leçon magistrale prononcée en 2008 au siège de l’Institut des études sijenenses " Miguel Servet " sur la prétendue nationalité française de Michel Servet (en annexe les "lettres patentes" du roi Henri II autorisant à ce dernier la libre disponibilité de ses biens).

Enfin une troisième partie est consacrée à l'érection de la statue de Michel Servet en face de la mairie du XIVème arrondissement à Paris (ex place Montrouge) et reprend les informations du Dr. Fernando Solsona sur la présence de Michel Servet en France.

Mercredi 18 mars 2009
- Par Juan Antonio Cremades Sanz Pastor - Recommander

Michel Servet (1511-1553), Au risque de se perdre, par Pierre Domeyne, aux éditions L’Harmattan, Paris, collection " Religions et spiritualité ", paru en septembre 2008, 184 p., 17 euros, en vente sur le site de L’Harmattan (lien) et en librairie

Présentation du livre par l’éditeur 
en 4ème page de couverture

" Il existe en France beaucoup de rues, avenues ou places dédiées à Michel Servet, mais peu de gens, en dehors des spécialistes en histoire religieuse, savent qui était cet Espagnol de la première moitié du XVI° siècle, devenu au cours des siècles une icône des victimes de l’intolérance et du fanatisme.

Le but de cet ouvrage est de faire connaître cet humaniste, médecin et théologien, qui fut brûlé vif comme hérétique, à Genève, en 1553, et d'essayer de comprendre pourquoi cet homme courageux et fantasque* a été condamné à ce supplice atroce, à quarante-deux ans. Qu'avait-il dit, écrit ? Comment en pleine renaissance humaniste, au coeur de la Réforme, une effroyable machine théologique et policière a broyé cet homme ?"
* est-ce le mot adéquat ?


Et de l’auteur :

" Professeur de lettres classiques et animateur culturel à Vienne (Isère), Pierre Domeyne a d’abord participé à de nombreux ouvrages collectifs sur le cinéma, puis travaillé sur l’histoire locale. Passionné par l’histoire religieuse et par l’interprétation de la Bible, un travail de plusieurs années l’a conduit à retrouver la trace de Michel Servet à Vienne, où ce dernier vécut douze ans, et à proposer une synthèse de la vie et de l’œuvre de ce grand personnage de l’histoire religieuse "

Pierre Domeyne est l'auteur  de Jonas à livre ouvert paru en 2007 aux éditions J.P. Huguet et dont nous avons rendu compte sur le site des Actualités unitariennes le mercredi 14 mars 2007 sous le titre "Jonas pour tous" (lien)

Cet article a été publié dans les Actualités unitariennes du lundi 29 septembre 2008 et déplacé ici

Mercredi 18 mars 2009
- Par les éditions L'Harmattan - Recommander

Lors du Congrès international que l’Institut des études sijenenses " Miguel Servet " organisa fin 2004, le cinéaste allemand Oliver Eckert présenta un documentaire de 60 minutes sur la vie (avec toutes les villes où il a séjourné) et l’œuvre médicale et théologique de Michel Servet. Avec l’aide de l’Institut, la version finale de ce film est sortie en DVD et est disponible à la Maison natale de Michel Servet. Il permet une lecture au choix en espagnol, français et allemand. Le sous-titrage est en anglais. Vous pouvez l’acheter à l’Institut. Contact

Mardi 17 mars 2009
- Par Oliver Eckert - Recommander

Le scan de l'original latin de la Christianismi Restitutio de Michel Servet (1553) est désormais disponible sur le site de la bibliothèque numérique (Gallica) de la Bibliothèque nationale de France .

Il s’agit d’un exemplaire ayant appartenu au médecin britannique Richard Mead (lien), qui vécu entre 1673 et 1754 (la date de 1711 est écrite sur la première page blanche). Il fut acheté ensuite par un Français, l'académicien Claude Gros de Boze (lien), contemporain de Mead

Information communiquée à La Besace par Fabien Girard


Lundi 16 février 2009
- Par La Besace des unitariens - Recommander

Michel Servet est connu pour son anti-trinitarisme (le triangle dans l'oeil !) et ses écrits sur la petite circulation du sang (au niveau des poumons).
 
Le magazine "Presse réformée du Sud", dans sa livraison de janvier 2009 présente un article d'une page sur Michel Servet "otage de l'oecuménisme", signé par Richard Bennahmias (du Journal Ensemble). Joint à l'article, une note d'André Gounelle, professeur honoraire de théologie de Montpellier, sur "La Trinité aujourd'hui".

Michel Servet, par son pamphlet anti-trinitaire de 1531, mit effectivement les Réformateurs dans l'embarras car ceux-ci espéraient faire reconnaître leur mouvement par l'Empereur. Alors qu'ils considéraient le dogme trinitaire comme tout à fait secondaire et non nécessaire pour la foi, ils durent dorénavant monter au créneau et affirmer leur orthodoxie sur ce point. En quelque sorte, par sa provocation, Michel Servet les obligea à être plus trinitaires qu'ils n'étaient.

A noter que l'auteur minimise le rôle d'inquisiteur que joua Calvin : le guide se serait "rallié aux partisans de la condamnation à mort" après consultation des autres villages suisses et après que son collègue Farel l'eut réprimandé "pour sa complaisance en faveur de Servet" (sic !). Ben voyons ! ne sommes nous pas en l'année où l'on souhaite le 500ème anniversaire de la naissance du grand homme (Calvin, pas Servet !).

L'article de Richard Bennahmias et la note d'André Gounelle ont été mis en ligne sur le site Liberté de croyance,
http://libertedecroyance.blogspot.com

Samedi 10 janvier 2009
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander

Au moins une fois chaque année, vers la fin du mois d’octobre afin de commémorer le martyre de Michel Servet en date du 27 octobre 1553 et à l’occasion de visites internationales à la Maison natale de ce dernier, les cloches de l’église de Villanueva de Sijena, en pays Aragon, sonnent le glas funèbre, relayées ensuite par une musique traditionnelle du coin.

Pendant ce temps, des lumignons sont déposés au pied et sur la statue elle-même qui représente l’enfant du village, Michel Servet, assis dans une chaise professorale, en position de méditation et prêt à livrer sa sagesse.

Une adresse est alors faite en ces termes à ce réformateur du XVIème siècle qui, à l’inverse de ses contemporains Luther et de Calvin, n’a pas pris une seule ride avec le temps. Bien au contraire, notre héros est plus que jamais moderne !

T
raduite en français par Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens, et avec l’accord de l’Instituto de los estudios sijnenses Miguel Servet, auteur et dépositaire de ce document, nous vous en livrons le contenu chargé d’émotion.

Miguel Servet, messager de la liberté religieuse, que Calvin sacrifia pour renforcer son pouvoir temporel. Ton sacrifice à Champel, en cette fin d’après-midi du 27 octobre 1553, fit de toi un exemple de fermeté et de fidélité indéfectible aux convictions justes, comme le sont la liberté de conscience et la liberté religieuse. Aujourd'hui, nous voulons nous rappeler ce moment difficile où tu offris ta vie comme apôtre de l’unitarisme ; c’est pour cela que nous sommes réunis ici ; et, fidèles à ton exemple et nous souvenant de ta grandeur d’âme, tes compatriotes villeneuvois, l'Institut "Miguel Servet ", tous ceux qui sont ici qu’ils soient Aragonais, du reste de l’Epagne, ou encore citoyens du monde, s’associent à cette adresse intime à ta mémoire.

Michel, reçois les flammes de nos lumignons, le feu qui est le plus ancien et le plus noble des éléments. Reçois ces flammes qui sont le symbole du martyre, mais aussi celui de l'intelligence et de la sagesse ; ces flammes qui donnent la lumière nous permettant de voir chaque chose en sa vraie forme. Avec elles, nous pouvons te voir comme tu étais, à savoir un Villeneuvois à l’esprit clairvoyant et au cœur large. Nous sommes fiers de toi.

 

C'est pourquoi, en ta mémoire, nous nous réunissons ici pour te dire de reposer en paix et que nous conservons ta mémoire en nos cœurs.

© Instituto de estudios sijenenses Miguel Servet

Dimanche 12 octobre 2008
- Par Instituto de estudios sijenenses Miguel Servet - Recommander

L'archidiacre Charvet juge sévèrement Michel Servet. " Ce savant, dit-il, n'était autre chose qu'un loup déguisé. Il avait exercé la médecine et eut beaucoup mieux fait de s'en tenir à l'étude de sa profession que de vouloir pénétrer dans le sanctuaire de la religion, avec des lumières trop courtes pour une si dangereuse entreprise : l’éclat du mystère de la Trinité l'aveugla, et, ne pouvant le comprendre, il osa le nier, soutint que Jésus-Christ n'était qu'un pur homme, et rejeta la foi du péché originel et la nécessité du baptême (…) " Histoire de la Sainte Eglise de Vienne (Lyon, Cizeron, 1761).

Extrait du livre d’E.-J. Savigné paru en 1907 (un an après la mort de l’auteur), sous le titre " Le savant M. Servet, victime de tous les fanatismes ", chez Henri Martin (éditeur à Vienne), un livret d’environ 65 pages en 14 x 22. Celui-ci a été mis en ligne par Fabien Girard, sur son site " Liberté de croyance autour de Michel Servet et Sébastien Castellion "
http://libertedecroyance.blogspot.com/2008/05/le-savant-m-servet-victime-de-tous-les.html 

Lecture du livre " Out of the Flames " (Au delà des flammes)
présentée par la pasteur Diane Rollert lors du culte en anglais du dimanche 25 mai 2008 à l’église unitarienne de Montréal, traduit en français par Marie-Claire Lefeuvre 

Voici la présentation très vivante que font Laurence Goldstone et Nancy Goldstone, dans leur livre : " Out of the flames " (Au-delà des flammes) *, de la mise au bûcher de Michel Servet.
* éditeur Broadway, septembre 2003, 368 p.

Peu après midi, lors d’une journée froide et pluvieuse d’octobre, en 1553, une procession commença à l’hôtel de ville de Genève, dans la partie Ouest de la Suisse, à la frontière française. Elle était menée par les responsables locaux : conseillers municipaux, magistrats, pasteurs, et le lieutenant-criminel, à savoir le chef de la police. Immédiatement à leur suite venaient les officiers de la cavalerie et une garde d’archers à cheval ; ils étaient suivis des citoyens de la ville : les bourgeois aisés d’abord, puis les commerçants et les artisans, enfin le reste des habitants, les moins aisés. Ils se dirigeaient vers un versant de la colline de Champel, à environ un mile de la cité, hors les murs. 

Parmi ces Suisses au teint clair se trouvait un prisonnier : le teint basané, sale et faible, non rasé, aux habits en lambeaux, presqu’un Maure ; il avait dans les quarante ans ; il était entouré par un grand nombre de pasteurs qui l’exhortaient à confesser ses péchés. Un homme d’Eglise âgé, marchant près de lui, lui parlait à voix basse à l’oreille. Pour toute réponse, intérieurement, le prisonnier priait. 

Ce prisonnier d’apparence misérable était en réalité un des penseurs les plus en vue de son temps et un savant de grande envergure. Il s’appelait Michel Servet ; son seul crime était d’avoir publié un livre qui redéfinissait le christianisme d’une manière plus tolérante et authentique. 

Il avait risqué sa vie et sa position sociale pour publier ce livre. Après avoir été poursuivi par l’Inquisition, il s’était caché et avait resurgi avec une identité sans risques pour devenir un citoyen respecté en France. Des gentilshommes parcouraient de grandes distances pour venir consulter le " Dr Villeneuve ". Mais Michel Servet ne voulait pas vivre une vie qui n’était pas en accord avec ses croyances ni avec ses principes. C’est ainsi qu’il imprima et fit distribuer son livre. 

Peu de temps après l’avoir publié, il fut arrêté par les Inquisiteurs en France. Il évita de longs mois d’emprisonnement en se sauvant à la veille de son procès où il fut condamné à mort. Il aurait pu se sauver en Italie, où il aurait eu la vie sauve, mais il préféra s’arrêter à Genève. C’est alors que son teint basané le trahit. Il fut reconnu alors qu’il priait dans une église et on l’arrêta. 

Avant que ses partisans aient pu rien faire pour le défendre, Michel Servet fut jeté dans un cachot sans air ni lumière, infesté de vermine, où il resta soixante quinze jours. Le 26 octobre 1553, Michel Servet fut condamné à être brûlé vivant, ainsi que ses livres, le lendemain, à Champel ".

C’est ainsi que se termine la lecture, ainsi que la vie de Michel Servet - ou Miguel Serveto, puisqu’il était né en Espagne. 

Les étincelles qui s’élevèrent des flammes consumant Michel Servet furent à l’origine d’un mouvement qui débuta dans la petite colonie italienne de Genève, puis qui se propagea en Pologne, en Transylvanie, en Angleterre, et en Amérique du Nord ; et à chaque étape une histoire qui pourrait en inspirer plus d’un. 

Qu'écrivit donc Servet pour ainsi perdre la vie ? Il osa avoir sa propre interprétation de la Bible et affirma qu'il n’y trouvait aucune preuve de la Trinité, d'où le nom d'unitariens
[ndlr : Dieu Un, unique] dont nous avons hérité. Mais, plus important encore, il affirma que "Dieu existait en chacun de nous et en toutes choses ", parole à la fois si puissante et dangereuse que rien, ni l'exécution ni le bûcher, ne put l'anéantir. 

Aujourd'hui on trouve les communautés unitariennes principalement aux Etats-Unis (sous la forme de l’unitarisme-universalisme) et en Transylvanie, ce dernier pays ayant été d’une façon ininterrompue, depuis le milieu du XVIe siècle, en continuité avec l'unitarisme. En Europe, même si des Eglises furent supprimées ou disparurent au cours des siècles
[ndlr. la Petite Eglise de Pologne], les idées de Michel Servet s'y enracinèrent. Aujourd'hui, sur la toile, nous observons une renaissance ténue mais solide de ces convictions en Europe, en Amérique du Sud, en Afrique, amenant tout un chacun à dire que nous sommes et avons toujours été un mouvement universel.

Oui, nos racines sont profondes et s'enfoncent loin dans le temps : plus de quatre cent cinquante ans en arrière
.

paru en article à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 84, septembre 2008.

Jeudi 2 octobre 2008
- Par Diane Rollert - Recommander

2007 – DE MARCOS ANDREU, Jaume, La Influencia de Erasmo en las Obras de Miguel Servet. Villanueva de Sijena, Instituto de Estudios Sijenenses "Miguel Servet"


2007 - ALCALA Angel, Christianismi Restitutio o Restitución del cristianismo, 2 tomes, Zaragosse, Prensas Universitarias de Zaragoza, Historia y Pensamiento, coll. Collection Larumbe, Clásicos Aragoneses 45, 1760 pp., format 21 x 13. Ces 2 tomes constituent les deux derniers volumes, V et VI, des œuvres complètes de Michel Servet reproduites en latin et traduites en espagnol. Un travail monumental mené à son terme par le professeur Angel Alcalá

2007 – CARRASQUER LAUNED Francisco, Servet, Spinoza y Sender. Miradas de Eternidad, Zaragosse, Ed. Prensas Universitarias de Zaragoza, 97 p. La pensée de M. Servet est comparée à la théorie cosmique du grand philosophe juif hollandais Baruch Spinoza (1632-1677) et à l’œuvre du romancier aragonais Ramon José Sender Garcès (1901-1982)

2007 - Doctori Solsona Amicorum Liber
, Zaragosse, 400 p., ouvrage publié en juin 2007 en hommage au Dr. Francisco Solsona. Parmi les contributions :
"El Dr. Solsona y los orígenes del servetismo español contemporáneo" par l’Instituto de Estudios Sijenenses Miguel Servet, et "Servet-Leibniz-Benedicto XVI" par D. Eduardo Montull

2007 – 2008 – McNARY FORSEY Alicia Dr. (sous la direction de), An English Translation of Christianismi restitutio, 1553, by Michael Servetus (1511-1553). Traduction en anglais du "Christianismi restitutio" par Christopher A. Hoffman et Marian Hillar, et publication en plusieurs volumes aux éditions Lampeter à Lewiston (Etat de New-York) et à Queenston (Ontario, Canada) et aux Edwin Mellen Press, au Pays de Calles (Wales, UK). Un premier volume en septembre-octobre 2007, sous le titre " De Trinitate ", puis un second volume (en 2 livres) en juillet 2008, avec un prologue de McNary.

2008 – BENIN Rolande-Michelle et GICQUEL Marie-Louise, Michel Servet – Sept Livres sur les erreurs de la Trinité, édition bilingue, latin / français. Introduction et annotations par R.-M. Bénin, aux éditions Honoré Champion, 634 p. (format 14x22 cm, coll. "Textes de la Renaissance " n° 142, paru en juillet, à commander à la Librairie Honoré Champion, 3 rue Corneille, F–75006 Paris) (1). C’est la première traduction en français du "De Trinitatis Erroribus Libri Septem". Les deux auteurs sont membres conseillers de l’Instituto de estudios sijenenses " Miguel Servet ". Voir notre présentation dans les Actualités unitariennes du vendredi 8 août (2).
(1)
librairie@honorechampion.com, www.honorechampion.com,
(2) http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-21835918.html

2008 – DOMEYNE Pierre, Michel Servet (1511-1553). Au risque de se perdre, Paris, éd. L’Harmattan, 180 p. (paru en septembre). Voir la présentation par l’éditeur dans les Actualités unitariennes du lundi 29 septembre 08 (1) et la publication de deux annexes (liste des contemporains que M. Servet a ou pu rencontrer, et chronologie de sa vie) dans notre site documentaire de La Besace des unitariens des lundi 29 septembre et mardi 30 septembre 08 (2).
(1)
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-23243007.html 
(2) http://labesacedesunitariens.over-blog.com/article-23248198.html et http://labesacedesunitariens.over-blog.com/article-23269193.html


2008 - CREMADES SANZ PASTOR Juan Antonio, Miguel Servet en Francia, El Exilio forzoso de un pensador aragonés, édité par la institución del Justicia de Aragón, dans la collection "El Justicia de Aragón" (le responsable de cette institution, D. Fernando García Vicente, en a écrit la préface).

Jeudi 2 octobre 2008
- Par la Correspondance unitarienne - Recommander

Michel Servet (1511-1553), Au risque de se perdre, par Pierre Domeyne, aux éditions L’Harmattan, Paris, collection " Religions et spiritualité ", paru en septembre 2008, 184 p., 17 euros, présentation de l'ouvrage dans les Actualités unitariennes du 29 septembre 08.

En fin d’ouvrage, l’auteur propose une chronologie de la vie de Michel Servet (p. 167)

1511, naissance de Michel Servet à Villanueva de Sijena (Aragon).
1520-1525, études au monastère de Montearagon, près de Huesca.
1525-1526, page au service du franciscain Juan de Quintana.
1527, conférence théologique de Valladolid (Espagne), à laquelle Qintana participe.
1528-1529, études de Droit à l’université de Toulouse.
1529, quitte Toulouse pour entrer dans la suite de Quintana et de Charles Quint (dont Qintana est le confesseur).
1530 (24 février), assiste à Bologne au couronnement de Charles Quint par Clément VII.  (juillet) séjourne 10 mois chez Oecolampade à Bâle.
1531 (mai), séjourne à Strasbourg. Il persuade l’imprimeur Setzer, à Haguenau, de publier le De Trinitatis erroribus. (juillet), mise en vente de l’ouvrage et retour à Bâle.
1532, impression des Dialogorum de trinitate, toujours chez Setzer. (avril), le cardinal Girolamo Aleandro, prélat du pape, rend compte du livre. (juin) décret de l’Inquisition espagnole concernant l’auteur. Etudie à Paris au collège de Calvi puis enseigne les mathématiques au collège des Lombard. Voyages à Lyon.
1533, toujours à Paris.
1534, rendez-vous manqué avec Calvin à Paris.
1535, première édition de la Géographie de Ptolémée chez M. et G. Trechsel, à Lyon.
1536, édition de In Leonardum Fuchsium Apologia, à Lyon. Université de Paris.
1537, Traité des sirops, chez Simon de Colines, à Paris. Cours d’astronomie au collège des Lombards.
1538 (février), observe une éclipse de mars à Paris. (mars), audience devant le Parlement de Paris. Impression à Paris de l’Apologetica disceptario pro astrologia. (été) début du séjour à Charlieu. 
1539-1540, toujours à Charlieu.
1541 (février), est correcteur d’imprimerie à Lyon et signe un contrat pour éditer la Bible en 6 volumes traduite par Pagnini et annoté par lui. Seconde édition de la Géographie de Ptolémée, cette fois-ci chez Hugues de la Porte, à Lyon. Arrive à Vienne.
1542, la bible de Pagnini est éditée.
1543, à Vienne.
1544, est consulté pour la reconstruction du pont sur la Gère.
1545, toujours à Vienne. Fin de l’année, début de la correspondance avec Calvin.
1546-47, début de l’écriture du Christianismi Restitutio.
1548, lettres de naturalité.
1549-1552, toujours à Vienne.
1553, édition du Christianismi Restitutio chez Guéroult et Arnoullet. (février) lettre de dénonciation par un proche de Calvin. (mars) arrestation. (début avril) interrogatoires. (7 avril) évasion de la prison de Vienne. (17 juin) procès par contumace à Vienne. (13 août) arrestation à Genève. (septembre-octobre) interrogatoires. (26 octobre) sentence. (27 octobre) brûlé vif à Champel.

Illustration : les activités de médecin Michel Servet et son martyr, sur le mur Diego de Rivera à l’Institut de cardiologie, Faculté de médecine de Mexico, 1960.

Mardi 30 septembre 2008
- Par Pierre Domeyne - Recommander

Michel Servet (1511-1553), Au risque de se perdre, par Pierre Domeyne, aux éditions L’Harmattan, Paris, collection " Religions et spiritualité ", paru en septembre 2008, 184 p., 17 euros, en vente sur le site de L’Harmattan et en librairie

La présentation par l’éditeur a été reproduit dans les Actualités unitariennes du lundi 29 septembre 08 sous le titre " 
une vie de Michel Servet (1511-1553) en français".

Dans une  annexe 2, pp. 143-166, l'auteur dresse une liste des personnages ayant été en rapport ou ayant pu l’être avec Michel Servet

classés par ordre alphabétique :

Aléandre
Jérome (1480-1542), Arnouillet Balthazar (v. 1517-v. 1556), Bèze Théodore de (1519-1605), Bolsec Jérôme ( ? – 1584), Calvin Jean (1509-1564), Capiton (dit Wolfgang Fabricius Kopfel dit) (1478-1541), Castellion Sébastien (1515-1563), Champier Symphorien (1471-1537), Curione Celio Secondo (1503-1569), Dolet Etienne (1509-1546), Erasme Didier (1469-1536), Farel Guillaume (1489-1565), Franck Sébastien (1499-1542), Frellon Jean, Gribaldi Matteo (v. 1510-1564), Gueroult Guillaume (v. 1507 – v. 1569), Joris David (1501-1556), Luther Martin (1483-1556), Melantchon (Philipp Schwarzerd dit, 1497-1560), Monteux Jérôme de (1518-1560), Oecolampade (Johannes Hausschein dit) (1482-1531), Ory Matthieu ( ? – 1557), Pagnini ou Pagino Santes (1470-1536), Palmier Pierre (1510 ? –1556), Franck Sébastien (1499-1542), Postel Guillaume (1510-1581), Sussannée Hubert ( ? – 1551), Tournon François de (1489-1562), Ursin Jean, Valdès Juan de (1500-1541), Vesale (Vesal Andreas dit) (1514-1564), Zwingli Ulrich (1484-1531) ; plus les mouvances suivantes : anabaptistes, antitrinitaires italiens, libertins spirituels, sociniens, unitariens, voir antitrinitaires et sociniens.

Par ordre chronologique :

Erasme Didier (1469-1536), Pagnini ou Pagino Santes (1470-1536), Champier Symphorien (1471-1537), Capiton (dit Wolfgang Fabricius Kopfel dit) (1478-1541), Aléandre Jérome (1480-1542), Oecolampade (Johannes Hausschein dit) (1482-1531), Luther Martin (1483-1556), Zwingli Ulrich (1484-1531), Tournon François de (1489-1562), Farel Guillaume (1489-1565), Melantchon (Philipp Schwarzerd dit, 1497-1560), Valdès Juan de (1500-1541), Sussannée Hubert ( ? – 1551), Joris David (1501-1556), Curione Celio Secondo (1503-1569), Gueroult Guillaume (v. 1507 – v. 1569), Dolet Etienne (1509-1546), Calvin Jean (1509-1564), Palmier Pierre (1510 ? –1556), Ory Matthieu ( ? – 1557), Gribaldi Matteo (v. 1510-1564), Postel Guillaume (1510-1581), Bolsec Jérôme ( ? – 1584), Vesale (Vesal Andreas dit) (1514-1564), Castellion Sébastien (1515-1563), Arnouillet Balthazar (v. 1517-v. 1556), Monteux Jérôme de (1518-1560), Bèze Théodore de (1519-1605) ; sans date : Frellon Jean, Ursin Jean

Lundi 29 septembre 2008
- Par La Besace des unitariens - Recommander

Michel Servet – Sept Livres sur les erreurs de la Trinité, traduit en français par Mme Rolande-Michelle Bénin et Marie-Louise Gicquel, édition bilingue, latin / français. Introduction et annotations par R.-M. Bénin, 634 p., format 14x22 cm, 115 euros, " Textes de la Renaissance " n° 142.

à commander à la Librairie Honoré Champion, 3 rue Corneille, F–75006 Paris,
librairie@honorechampion.com, www.honorechampion.com
pour les frais de port, ajouter 6,50 E (8 E pour deux ouvrages et plus) ; cartes de crédit acceptés : Visa, Eurocard/Mastercard / American Express

Une traduction rigoureuse mettant en miroir le texte en latin et la traduction proposée, un travail de qualité de niveau universitaire, un très beau livre : enfin Michel Servet en français ! Un grand merci aux auteurs.

Présentation du livre par l’éditeur :

" Dans son traité De Trinitatis erroribus, Michel Servet se propose de mettre en lumière l’enseignement originel de la Bible sur le Christ. Grâce à sa connaissance de l’hébreu et du grec, il lit et cite le Livre saint dans le texte, et confronte les dogmes de la religion et les spéculations de la scolastique aux textes fondateurs du christianisme. Le dogme de la Trinité, établi au IVè siècle, lui paraît devoir être révisé à la lumière de la critique textuelle, de l’histoire et du relativisme scientifique. Il s’inspire de Tertullien, d’Irénée, et des Pères proches des Apôtres pour faire une satire plaisante des abus de la gnose et des non-sens auxquels la scolastique est amenée par la passion de " philosopher ". Il analyse l’évolution sémantique à laquelle est dû le glissement qui fait de persona, masque de l’acteur, rôle, personnage, l’équivalent de res, être. Ainsi démontre-t-il que la Trinité véritable est une " disposition " temporaire de l’économie divine par laquelle le Dieu un, loin de ressembler au dieu tripartite du dogme, se révèle sous trois aspects de son unité pour actualiser son dessein".

Nous ajouterons que ce livre fut un brulôt pour la Réforme protestante laquelle ne voulait pas remettre en cause ce dogme sous prétexte qu'il était secondaire et non d'importance pour la foi (sic !). Catholiques bien sûr et surtout protestants luthériens et calvinistes firent chorus. A Genève, Jean Calvin se fit inquisiteur contre l'auteur en 1553, ce qui valut à Michel Servet de périr sur le bûcher en y proclamant sa conviction : "Jésus, Fils du Dieu Eternel, ait pitié de moi" (et non pas Jésus, Fils éternel de Dieu)

Mme Rolande-Michel Bénin est agrégée de l’Université et docteur en Etudes grecques. Elle est membre conseillère de l’Instituto de estudios Sijenenses Miguel Servet, à Villanueva de Sijena depuis octobre 2006.

Pour une autre présentation du livre par l’éditeur, cette fois-ci dans le cadre de la web librairie Amazon.fr, voir le site Liberté de croyance en date du 9 août 08
http://libertedecroyance.blogspot.com:80

Vendredi 8 août 2008
- Par d'après une présentation par les éditions Honoré Champion - Recommander

à Bâle, à un moment inopportun

Lorsque Michel Servet arrive à Bâle, il est bien jeune (19 ans), qui plus est étranger et catholique. Il lui faudra insister avant d’être reçu par le grand réformateur de la ville, Oecolampade (Johannes Husschin, dit en latin Oecolampadius). Michel Servet indispose. L’aîné fut scandalisé par l’audace et irrité par la vanité du jeune réformateur en herbe et perdit patience devant son obstination à traiter de la Trinité. Il lui écrira plus tard : " J'ai plus de raison de me plaindre que vous. Vous vous êtes jetés sur moi comme si je n'avais rien à faire, juste répondre à vos questions. ".

Le célèbre Erasme, de son côté, ne daigna répondre aux sollicitations du nouveau venu. Il faut dire que cette année là (1530), à Bâle, Conradin Bassen, qui avait nié la déité du Christ fut décapité et sa tête posée sur un poteau pour avoir osé nier la déité du Christ (il serait intéressant de savoir si cet événement tragique fut antérieur ou postérieur à l’arrivée de notre jeune héros en cette ville).

L’ambiance n’était donc pas du tout aux innovations religieuses, mais à la défense des acquis de la Réforme.

L’heure était aussi à la répression féroce des anabaptistes considérés comme trop remuants et trop radicaux. Outre Conradin Bassen que nous venons d’évoquer, Jacob Kautz, un jeune prédicateur de Bockenheim (village au sud-ouest de Worms ou devenu quartier de Francfort-sur-le-Main ?), qui avait nié la doctrine de la punition éternelle et avec zèle défendu les vues de Hans Denck*, fut emprisonné à Strasbourg en 1528, puis banni. Pour des " erreurs " semblables Michael Sattler, qui avaient été chef des Eglises anabaptistes en Suisse, eut la langue coupée et des morceaux de chair déchirés de son corps, puis il fut mis sur le bûcher en 1527 ; ceci se passa à Rottenburg, au sud ouest de Tübingen, dans la vallée du Neckar.

* Né en Bavière dans les environs de 1495, Hans Denck devint célèbre pour sa maîtrise de l’hébreu. Recteur d'une école réputée de Nuremberg, il fut privé de son poste en 1523, lorsqu’il fut soupçonné de sympathie anabaptiste, et dût quitter la ville l’année suivante. Il vécu la vie d'un prédicateur itinérant, persécuté pour sa foi, allant de ville en ville, jusqu'à ce qu’il trouva un bref refuge à Bâle, où il fut emporté par la peste en 1527.

à Strasbourg

Dépité, notre jeune homme partit alors pour Strasbourg où dominait la figure du luthérien Martin Bucer, secondé par Wolfgang Capiton. Il y est mieux accueilli.

Durant ce séjour à Strasbourg, M. Servet a-t-il rencontré les Réformateurs allemands Caspar Schwenkfeld, à Strasbourg de 1529 à 1533, et Sébastien Franck, qui vint en cette ville en 1531 pour y éditer sa " Chronica " (chez quel imprimeur ? )  ? Ces deux derniers en tout cas sympathisent ensemble et, plus tard, se retrouveront ensemble dans la ville d’Ulm.

Mais, bien que Strasbourg soit une ville un peu plus ouverte que bien d’autres, elle est dominée par les luthériens qui y font la loi. Nous avons déjà vu que J. Kautz fut banni de la ville en 1528 pour ses sympathies anabaptistes. Le séjour de S. Franck, en 1531, est écourté par la prison et l’expulsion.

Quant à C. Schwenkfeld, M. Luther lui reprocha ses positions sur la communion chrétienne à l’heure où il ferraillait avec U. Zwingli sur cette question. Il le fait si vertement qu’il en déforme le nom de son adversaire en le désignant sous le nom de " Stenchfeld " , soit " un champ de puanteur ". Les injures volent rapidement et tous les coups bas sont permis de la part de certains Réformateurs ! Bref, il est pris pour cible dans les écrits de M. Luther en 1527 contre les sacramentaires et sa position devient intenable lorsque U. Zwingli publie son traité sur la question.
Le doux et spiritualiste C. Schwenkfeld se voit priver de la protection du duc de Liegnitz et se retire à Strasbourg en 1529. Mais là, bien qu’il s’abstienne de répondre aux sollicitations des anabaptistes et ne fréquente pas leur communauté (ce qui lui vaut d’ailleurs leur hostilité), M. Bucer lui reproche de sous estimer les sacrements et l’efficacité de la parole prêchée. Sur ce, il devra quitter Strasbourg en 1533.

Lui et son ami Sébastien Franck seront encore poursuivis par la vindicte luthérienne lorsque l’assemblée des théologiens protestants réunie à Schmalkalde en 1540, les condamnera sur la base d’un traité rédigé par Mélanchthon.

à Haguenau

W. Capiton, étant né à Haguenau, aurait-il fait connaître 
Johann Setzer, imprimeur en cette ville, à M. Servet ? En effet, ce dernier, venant d’arriver à Strasbourg, n’aurait pas pu établir des relations de confiance en si peu de temps. Mais rien n'indique en fait une telle entremise. Selon l'abbé d'Artigny (1749), qui étudia les archives du procès de M. Servet à Vienne, ce dernier avait laissé son manuscrit aux mains d'un imprimeur bâlois appelé Conrad Rouss, lequel n'osant l'imprimer l'envoya à son collègue d'Haguenau. De Strasbourg, M. Servet alla donc à Haguenau pour en accélérer l'impression.

L’imprimeur connaissait tout l’enjeu du texte puisqu’il ne mit pas son nom ni son adresse ! Quant à M. Servet, pleinement confiant dans la justesse de ses idées, il apposa son vrai nom - en latin - et indiqua sa nationalité espagnole.

Le livre sort en été 1531 (1). L’imprimerie rééditera l’exploit l’année suivante, en 1532, avec (2a) et (2b), mais J. Setzer lui-même mourut auparavant. La littérature du jeune Servet avait déjà un tel succès (malgré son latin un peu frustre) que cela valait le coup de prendre des risques commerciaux ! Diffusée dans les villes du Rhin, elle gagna en effet rapidement l’Allemagne, la Suisse et l’Italie du Nord, ne laissant personne indifférent.
(1) - De Trinitatis erroribus, libri septem. Per Michaelem Serveto, alias Reves ab Aragonia Hispanum. Anno M.D. XXXI. [Haguenau, 1531].
(2a) et (2b) Dialogorum de Trinitate libri duo. De Iustitia regni Christi, capitula quatuor. per Michaelem Serveto, alias Reves, ab Aragonia Hispanu. [Haguenau, 1532].


M. Servet s’aperçoit rapidement que Strasbourg n’est pas le refuge libéral qu’il pensait.

P. Melanchthon et Oecolampade s’accordèrent pour trouver des choses intéressantes dans le " De Trinitatis erroribus ", même s’ils n’étaient pas d’accord sur l’ensemble, mais U. Zwingli, le fondateur et le chef de la Réforme helvétique, ayant ameuté les uns et les autres contre le jeune loup qui venait d’arriver, ce fut bientôt le tollé général. M. Luther déclara péremptoirement que c’était " un livre abominablement mauvais ". M. Bucer aurait déclaré du haut de sa chaire que l’auteur méritait d’être écartelé jusqu’à rupture des membres (mais certains mettent en doute cette déclaration qui fut rapporté par J. Calvin en 1553). A la demande expresse d’Oecolampade, il écrivit une réfutation du livre, mais qu’il n’essaya cependant pas d'éditer. Il prévint l’auteur que le magistrat de la ville ne souffrira plus de le voir resté dans la ville.

panique à bord de l'Empire !

La vente du livre est interdite à Strasbourg et à Bâle. Cette interdiction s’étendra à tout l’Empire lorsque Juan de Quintana tomba de haut en prenant connaissance du livre de son ex protégé (" le plus pestilent livre " dit-il !). Les inquisitions, tant catholiques que protestantes furent d’ailleurs si vigilantes que, lors du procès de M. Servet à Genève en 1553, il fut impossible de mettre la main sur un exemplaire.

Tous, craignant les foudres de la puissance impériale et prédisaient les conséquences néfastes d’un tel livre sur le destin de la Réforme. Dans l’entourage impérial, Juan de Quintana perdit d’ailleurs son poste de confesseur et fut renvoyé en Espagne.

On soupçonna l’auteur d’avoir été chercher sa doctrine auprès des Maures, ce qui en faisait un traître à l’Europe chrétienne à l’heure où celle-ci était sérieusement menacée par les Turcs. Le 29 août 1526, en effet, le roi de Hongrie avait été tué à la bataille de Mohacs (non loin de Pecs, sur la rive droite du Danube). Les Turcs s’ingérèrent dès lors dans le conflit de succession et vassalisent la partie orientale de la Hongrie, dont la Transylvanie. En 1529, ils arrivent sous les murs de Vienne afin de faire pression sur Ferdinand 1er, nouveau roi de Hongrie, pour que ce dernier accepte cette emprise. Or, Ferdinand 1er est lui aussi de la maison des Habsbourg et frère de l’empereur Charles Quint.

M. Servet revint, sans doute tout penaud, à Bâle et écrivit à Oecolampade en indiquant qu’il était prêt à quitter la ville si tel en était le souhait, qu’il était également prêt à écrire un second libre afin de se rétracter. Oecolampade lui accorda son indulgence, puis mourut avant la fin de l’année 1531 âgé de 49 ans (il était né à Weinsberg en 1482).

Heureusement pour le patriarche car, au lieu d’une marche en arrière, M. Servet persista et signa de nouveau, publiant au printemps 1532 les 2a et 2b. La forme était différente (un dialogue fictif à la mode de l'époque), moins abrupte par rapport à l’enseignement existant de l’Eglise et le texte plus concis, mais le contenu était bel et bien le même ! L’accueil fut donc en conséquence le même.

la fuite à Paris

En pénurie d’amis et d’argent, handicapé par sa non connaissance de la langue locale, l’allemand , craignant un procès pour hérésie, M. Servet quitte la ville sans bruit. On le retrouvera à Paris la même année, enseignant les mathématiques, sous un autre nom - Michel de Villeneuve, du nom toponymique de sa ville natale -, et pour d’autres aventures ...

L’inquisition espagnole enverra le frère de M. Servet, qui était prêtre, à Bâle, afin que l’hérétique revienne au bercail, mais le frère revint bredouille.

Les gens de Bâle et ceux de Strasbourg n’entendirent plus parler de cet Espagnol qui fut comme une étoile filante dans leur ciel qu’ils ne regardèrent pas ... jusqu’en 1553 lorsque Jean Calvin s’acharna contre M. Servet.
Mercredi 23 avril 2008
- Par Jean-Claude Barbier - Recommander
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