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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 18:15

Noël sur terre



Du même désert, de la même nuit, mes yeux las, toujours, 
se réveillent à l'étoile qui est d'argent. 
On me dit que c’est là l’Etoile que suivirent les trois mages,
qui pour moi sont les Rois de la vie : 
le coeur, l'âme et l'esprit.


Quand irons-nous, par delà les grèves et les monts, 
saluer la naissance du travail libéré,
la fuite des tyrans et des démons,
la fin de la superstition, l’avènement de la sagesse nouvelle,
adorer - les premiers! - Noël sur terre !


Arthur Rimbaud, est le quatrième des Rois Mages,
celui dont l'histoire ne parle pas.
Par trop impatient à dessiner des étoiles dans le ciel,
il perdit de vue celle pour laquelle il s'était mis en marche.
Dans la nuit, il s’égara.
Moi qui me suis dit mage ou ange,
dispensé de toute morale,
me voici rendu au sol rugueux à étreindre !


Victor Hugo est le journaliste qui était sur les lieux
quand les Rois Mages parcouraient la nuit. 
Il a vu les Mages, il a vu l'Etoile, il a vu l'Enfant. 
Tout au long de sa vie, sans cesse, il a couvert l'événement : 
voici, dit-il, que la puissance des rois
s'incline devant l'innocence de l'enfant
Voici l'heure de paix, que la terre réclame,
où le chant divin donne au coeur humain sa flamme.
La pensée a grandi car le rêve est venu.


" Il est le regard vierge, il est la bouche rose
On ne sait avec quel ange invisible il cause.
N'avoir pas fait de mal, ô Mystère profond.
Tout ce que les meilleurs font sur terre ou défont,
ne vaut pas le sourire ignorant et suprême
de l'enfant qui regarde, et s'étonne et nous aime ".



envoyé au réseau par Pierre Castaner 
(Café du Courant d’air, Marseille)

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 18:10

L’unitarien


En quoi un berger est-il bon,
s’il ne rassemble ses brebis pour les conduire au pâturage ?
Le rassembleur !

En quoi l’aimant est-il utile à un couturier,
s’il n’attire pas ses aiguilles ?
Le magnétiseur !

En quoi le vent qui souffle est-il présent,
s’il ne convie les feuilles des arbres à se donner des baisers ?
Le rafraîchisseur !

En quoi le chemin est-il ouvert,
S’il ne mène à la fraternité et à l’égalité entre tous les hommes ?
L’unitarien !



François dit le Vannier, artiste plasticien," rastar chrétien " de Porto-Novo (Bénin) ; poème rédigé pour une veillée transconfessionnelle, le jeudi saint, 28 mars 2002

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 18:05
Encouragements et critiques
par
Alain Dupuis (Espagne), message du 27 mars 06 : " Je continue de déplorer que Correspondance unitarienne nous laisse totalement sur notre faim de connaissance de la pensée unitarienne, théologique, ecclésiale, spirituelle ... ".

ndlr : nous espérons que, depuis, nos sites ont pallié à cette déficience : celui de l’AFCU, notamment avec sa rubrique " le vocabulaire religieux " (http://afcu.over-blog.org), nos Actualités unitariennes (http://actua.unitariennes.over-blog.com) et surtout notre site documentaire La Besace des unitariens (http://labesacedesunitariens.over-blog.com)

Le christianisme de demain
par David Renom (Martinique), message du 31 mars 2006 : " votre chronique est édifiante. Vous posez les fondements du christianisme de demain. "

Jésus, vitrail de Dieu
par Michel Guillaume (Mouvement soufi international), le 1er juillet 2004 (lettre personnelle)

"Jésus comme Maître de sagesse ou bien encore comme idéal divin,
c'est-à-dire comme une personnalité idéale, mythique si l'on veut. 
Une personnalité à travers laquelle celui qui cherche Dieu peut le voir, 
comme on voit la lumière du soleil à travers un vitrail, lorsqu'on est dans le fond obscur d'une pièce"

Le chrétien est celui qui rassemble
par Paul Pistre (animateur du réseau " Lettre aux catholiques amis des maçons "), courrier reçu le 4 avril 06 : " Je reçois toujours avec plaisir votre bulletin, preuve d’un réseau qui s’organise et parvient à fédérer des individualités et, je l’espère, des petits noyaux vivants. Pour moi, le chrétien est celui qui rassemble, qui " fait Eglise ". Le dernier numéro de Correspondance unitarienne dresse un éventail très diversifié de positions par rapport aux institutions ecclésiales. Il me semble que votre revue gagnerait à compléter les positions théologiques, toujours abstraites, pour voir comment la foi et l’espérance de chacun s’incarnent concrètement ".

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 17:55
A Oberwesel, en Allemagne, du 3 au 7 novembre 2007

La première association unitarienne français fut fondée en juillet 1986, mais il a fallu attendre une vingtaine d’années pour que l’unitarisme français sorte enfin de son isolationnisme et participe aux rencontres internationales : Villanueva de Sijena (Instituto de estudios sijenenses ‘Miguel Servet’, octobre 2004 et années suivantes), Kolozsvar en Transylvanie (ELPN / IARF, juillet 2005), Monserrat (ICUU, novembre 2005), Barcelone (Servetus International Society, octobre 2006), Oberwesel (ICUU, novembre 2007). Demain, ce sera Ottawa (CUC, mai 2008), Belfast (ELPN, juillet 2008), Kolosvar (ICUU, novembre 2009).

ELPN = European Liberal Protestant Network
IARF = International Association for Religious Freedom
ICUU = International Council of Unitarians and Universalists
CUC = Canadian Unitarian Council

Ceci correspond à une politique promue par notre réseau depuis son lancement en 2002 et résolument appuyée par l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Celle-ci est la seule association française a avoir adoptée une telle attitude et passée aux actes. C’est tout naturellement qu’elle a été reconnue groupe émergent par le bureau exécutif de l’ICUU en mai 2006, et reconnue comme telle par le Conseil en novembre 2007 à Oberwesel. Soyons de plus en plus nombreux à participer à ces rencontres internationales.

Vous pouvez voir sur le site de l’AFCU (rubrique ICUU) et dans nos Actualités unitariennes des informations et des photos de cette importante rencontre. 


A Utrecht avec nos amis Remonstrants

Afin de relancer le réseau européen de l’ELPN, auquel participent nos Eglises historiques d’Europe de l’Est (Transylvanie, Hongrie), Jean-Claude Barbier, pour les chrétiens unitariens français, et Philippe Fromont (pasteur à l’ERF) ont participé à une réunion à Utrecht organisée par le mouvement Tochtgenoten (" les travailleurs compagnons spirituels "). D’importantes décisions ont été prises :

le réseau regroupera désormais exclusivement des personnes en leur nom personnel, celles-ci pouvant bien entendu faire valoir leur appartenance (à une Eglise, à une confession, à une association, etc.) ou leur fonction religieuse ;

les communautés religieuses sont invitées à s’inscrire directement à l’IARF.

la manifestation organisée par le réseau à la veille de la conférence de l’IARF à Belfast, les 24-27 juillet 2008, prévoira une journée thématique (une pré-conférence programmée le 24), plus une assemblée générale consacrée à l’organisation du réseau.

d’ici là, le mouvement Tochtgenoten assurera la conduite du réseau.

le courrier est à adresser directement à Wytske Dijkstra, responsable de l’IARF au niveau Europe-Proche Orient, avec copie éventuelle à Jean-Claude Barbier pour la tenue du fichier des membres.

le site de l’ELPN sera actualisé et un blog interne permettra le dépôt de textes (avec un résumé en anglais pour les articles rédigés en d’autres langues). Ce site est sous la responsabilité et à la charge de l’EME (Europe and Middle East) bureau de l’IARF.

Le site de l'AFCU a rendu-compte de ces deux importantes rencontres, photos à l'appui.

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Published by Barbier Jean-Claude - dans CU 2007 - articles
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 17:47

Michel Bellin : ancien prêtre catholique, auteur de " Ieschoua mon Amour, l’évangile selon Loïc ",roman publié cet été et présenté dans les Actualités unitariennes (messages des 26 et 27 septembre 2007) : " Loïc ou le drame de l’homosexualité vécu de l’intérieur ",L’évangile selon Loïc à l’usage des exclus de la prêtrise ",


Dans le journal de bord que je tiens depuis 1972, j’avais recopié durant l’été 1979 une interview du poète Claude Roy dans Le Monde (" Les débordements du divin ") dont les propos qui suivent m’avaient beaucoup marqué à l’époque. Ils sont toujours valables et peuvent éclairer à propos des "débordements" dogmatiques :

" (...) Prenant à dessein des exemples de climat intérieur plus modestes que l’illumination, l’extase ou le ravissement, le philosophe Wittgenstein constatait que la sensation de bonheur que donne le fait de se promener par un beau jour d’été, ou le sentiment de se sentir en paix, en sécurité, d’avoir sa conscience pour soi ou – à l’inverse – le sentiment de culpabilité constituent des expériences indéniablement concrètes, mais indicibles. " L’expression verbale que nous leur donnons, dit-il, est un non-sens. "

Il suffit d’avoir, comme tout un chacun, été soudain allégé par ces visitations et ensoleillé par ces épiphanies pour lesquelles " on ne trouve pas de mots ", pour ne pas songer à contester le témoignage de ceux qui, employant les signifiants religieux que leur culture leur propose, parlent de leur " rencontre avec Dieu " de Pascal au " Dieu est Dieu, nom de Dieu ! " de Maurice Clavel, de Victor Hugo, auteur de " Dieu ", à Didier Decoin, auteur de " Il fait Dieu " (comme il fait jour), de Jean de la Croix qui se fondit en Dieu à André Frossard qui le rencontre, etc. On s’étonne seulement qu’à partir de cela on puisse déduire et professer tant de croyances aussi contradictoires entre elles que catégoriques et péremptoires chacune.

Si un homme me dit : " J’ai vu Dieu ", je consens à le croire sur parole. même sans croire en Dieu, en sachant que son langage est symbole et cette façon de parler parabole. Si le même individu ajoute : " Et en conséquence je crois à l’Immaculée Conception et à l’Infaillibilité Pontificale ", j’épouse totalement ici la pensée de Wittgenstein. Il est sans doute le plus important des philosophes modernes et le plus méthodiquement ignoré en France. Il apparaît que ce philosophe a connu toute sa vie des expériences " spirituelles ". Mais toute sa vie aussi, il a refusé de confondre ces expériences avec sa pensée et il a constamment pratiqué avec rigueur la séparation du spirituel et du rationnel. En matière de religion, remarque-t-il, ne pas croire à un dogme auquel adhère un " croyant " n’est pas une " opinion contradictoire " de la sienne. Il s’agit de deux modes de pensée autres, de deux plans qui n’ont pas le moindre rapport.

Il me paraît simplement honnête de constater [ici, c’est Claude Roy qui donne sa propre opinion], d’une part, que " ça (me) parle " et de l’autre, que toute tentative de traduction de cette obscure parole intime aboutit obligatoirement, dans le meilleur des cas, à l’auto-illusion, dans le pire des cas à la ventriloquie des clercs et des clergés qui font parler Dieu ou les dieux. Ils utilisent dès lors les soi-disant décrets " divins " pour assurer le pouvoir d’une loi dont ils sont à la fois les rédacteurs rusés, les représentants patentés et les exécutants assermentés, quand ce n’est pas les exécuteurs à la Khomeiny… "


Cette dernière phrase lue en 1979 - à l’époque, j’avais quitté le ministère depuis un an à peine - m’avait beaucoup marqué. Je m’étais identifié à ces clercs ventriloques et manipulateurs, sous des dehors doux et mystiques… et c’est pour cela que j’avais rendu mon tablier ! J’avais fui horrifié.


Il me semble qu’aujourd’hui, que ce soit au Vatican, chez les intégristes catholiques ou chez les fondamentalistes musulmans, hier chez les maoïstes, demain chez d’autres doctrinaires volontiers sanguinaires… c’est le même jeu de dupe qui continue, machiavélique et souvent criminel : on aboutit toujours à l’ " Abêtissez-vous ! " de Pascal ou à la 13ème règle de saint Ignace : " Pour tomber juste en tout, il faut toujours être prêt, devant ce que moi je vois blanc, à croire que c’est noir, si l’Eglise hiérarchique le décide ainsi. " Perinde ac cadaver, terrible devise ignacienne ! (Locution latine issue des règlements de l’ordre religieux jésuite d’Ignace de Loyola (XVIe siècle), qui exigeait de ses membres une obéissance fidèle et silencieuse " comme un cadavre " (perinde ac cadaver) aux injonctions de leur hiérarchie. Cette locution est devenue proverbiale et emblématique de toute obéissance totale à une autorité incontestée.).


Mais nul parmi nous n’ambitionne de devenir un cadavre ou une momie ! mais un vivant. Car la foi est d’abord une passion et l’Evangile un savoir-vivre, n’est-ce pas ? Un vouloir-aimer plutôt et tout groupement ecclésial, aussi infime soit-il, est un laboratoire de cette pratique et de cette poétique. Comme le résume bien Jean-Claude Barbier à la fin de son article Le christianisme post-confessionnel

" Il s’agit de vivre l’Eglise autrement… naissance d’un christianisme alternatif, hors Eglises, sur les " parvis " et sur les " pavés " de nos espaces publics… un christianisme libéré des pesanteurs confessionnelles que l’Histoire nous a léguées "

 et, évidemment, en donnant raison à la Raison (en même temps qu’au Symbolique, ce qui n’est pas forcément contradictoire) quand des dogmes emberlificotés la musellent, la travestissent, la ridiculisent et ne sont qu’ossements desséchés d’où la Vie est absente.


Telle est la simple opinion du barbare que je suis devenu après avoir été hier homme d’Eglise et aujourd’hui… homme tout court – et c’est bien assez !

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Published by Michel Bellin - dans CU 2007 - articles
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 11:25
document préparatoire à un café-rencontre qui a été organisé le samedi 27 octobre 2007 à Cotonou, au Bénin, par le mouvement " Chrétiens pour changer le monde ". Albert Gandonou, Béninois, est fondateur et animateur de ce mouvement. Il est par ailleurs conseiller honoraire de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens depuis 2006. Pour en savoir plus sur ce mouvement né en Afrique http://www.cpcm.org (en lien sur le site de l’AFCU)

 

" Chrétiens pour changer le monde " peut reprendre à son compte cette parole du frère Alois dans Lettre de Taizé, n° 256 d’octobre-novembre 2007 : " Enracinés dans le Christ, nous nous découvrons une capacité d’ouverture envers tous, aussi envers ceux qui ne peuvent croire en lui ou qui lui sont indifférents ". Croyants nous-mêmes, nous sommes respectueux et du fait religieux et de tout croyant en qui nous voyons avant tout notre semblable, un frère qui comme nous est conscient de sa fragilité et de son besoin de Dieu. Au demeurant, nous sommes confortés par les temps que nous vivons : les plus grands scientifiques et les hommes de foi s’interrogent ensemble devant le monde invisible, le monde inaccessible à l’esprit de l’homme, le monde au-delà de la matière, de l’espace et du temps.

L’homme sait enfin qu’il participe à quelque chose qui le dépasse et qui a un sens. Que nous ne puissions pas savoir par des méthodes rationnelles ce qu’est ce quelque chose et ce qu’est ce sens ne doit pas nous décourager. Bien au contraire, cela doit être une incitation pour chacun d’entre nous à chercher par nous-même notre propre réponse. A effectuer notre propre synthèse en veillant à ce qu’elle repose toujours sur ces deux piliers : le souffle que fournit la transcendance et la consistance que donne la raison ". (Jean Staune, Notre existence a-t-elle un sens ? Une enquête scientifique et philosophique, Paris, Presses de la Renaissance, mars, septembre 2007).

Nous sommes là pour écouter, en hommes de foi, un musulman nous parler de sa foi. Nous sommes là pour apprendre de lui : notre ignorance de l’autre croyant est souvent crasse ! Nous sommes là pour méditer ce qu’il nous dira : par les autres croyances et les autres religions, Dieu a quelque chose à nous dire.

Dans une telle vision, les religions sont comme des trous de serrure dans des portes donnant sur une immense pièce. Chaque trou permet de voir un aspect différent de la pièce avec parfois des recouvrements. " (Jean Staune, op. cit, )

Notre affaire, ce n’est pas les points de divergence doctrinale : il y en a tellement et ils nous divisent tant, nous distraient même, pensons-nous, de l’essentiel ! Ce qui nous préoccupe, c’est ce que les croyants et les hommes de bonne volonté peuvent faire ensemble pour que notre monde aille mieux, pour que les hommes vivent en frères, soient miséricordieux les uns pour les autres, pour qu’ils se pardonnent, aient le souci les uns des autres, pour qu’ils pensent partage enfin et non plus seulement profit, exclusion, exterminations, guerres…

" Longtemps, les adorateurs de Dieu ont gouverné le monde. L’ont-ils fait selon sa loi ? Je ne sais pas… J’ai appris qu’au pays des Blancs, la révolte contre la misère ne se distingue pas de la révolte contre Dieu. L’on dit que le mouvement s’étend, et que, bientôt, dans le monde, le même grand cri contre la misère couvrira partout la voix des muezzins. Quelle n’a pas dû être la faute de ceux qui croient en Dieu si, au terme de leur règne sur le monde, le nom de Dieu suscite le ressentiment des affamés ? " (Cheikh Hamidou Kane, L’aventure ambiguë, Paris, Gallimard, coll. 10/18, 1961)

Nous avons connaissance d’un certain nombre de grands théologiens chrétiens qui travaillent, de nos jours, avec beaucoup de rigueur et de sérieux dans le sens de la rencontre du christianisme avec les autres religions : le P. Jacques Dupuis, jésuite belge qui a vécu une quarantaine d’années en Inde, professeur à l’Université grégorienne de Rome, le P. Michaël Amaladoss, jésuite lui aussi, qui est indien, etc. L’un d’eux, le P. Claude Geffré, un dominicain français de renom, qui a dirigé l’Ecole Biblique de Jérusalem pendant plusieurs années, a eu cette parole que le Vatican ne lui pardonne pas jusqu’aujourd’hui puisqu’il vient d’empêcher que la faculté de théologie catholique de Kinshasa lui remette un doctorat honoris causa. Mais cette parole la voici : " Je considère seulement qu’on peut porter un jugement positif sur l’islam comme avertissement prophétique en matière de fidélité à un monothéisme strict ". Quant à nous, à " Chrétiens pour changer le monde ", cette parole et d’autres contribuent à changer notre regard sur l’islam.

A " Chrétiens pour changer le monde ", notre attachement est grand à l’homme Jésus. Nous avons découvert qu’il en était de même dans le Coran. Ce verset du Coran nous a toujours interpellés : " Quand le fils de Mariam a été donné pour exemple, son peuple s’écarte de lui ". Jésus donné pour exemple ! Pour nous révéler le vrai visage du Dieu de miséricorde qu’aucune de nos sociétés n’a su inventer.  Pour nous montrer comment vivre pour être heureux, pleinement hommes, et ainsi plaire à Dieu…

La miséricorde, justement, est un mot qui revient à chaque page du Coran. L’exemple-appel de Jésus, c’est la miséricorde. Nous sommes appelés à nous laisser toucher jusqu’aux entrailles, jusqu’au plus profond du cœur, par la misère d’autrui. Comment contribuer, en tant que chrétiens et musulmans, au triomphe de la miséricorde sur notre terre ?

Pour moi, la nouveauté chrétienne, c’est que le salut se fait dans la vie profane ; il ne dépend pas du respect des innombrables préceptes de Dieu, mais du service rendu à son prochain. Se faire le serviteur des autres, telle est la voie de l’Evangile. C’est aussi un message de salut universel, puisqu’il n’est lié à aucun culte et ne rejette personne du salut : est sauvé celui qui se fait le prochain de tout prochain, à l’exemple même de Jésus. Le cas échéant, ceci peut demander le sacrifice de sa vie… Je dirais même : l’homme peut se libérer du culte de Dieu. Dieu n’en a pas besoin. D’ailleurs, il n’en a jamais eu besoin et n’en réclame pas. Le meilleur culte à lui rendre, c’est le service du prochain, l’amour des autres, la justice rendue à tous, à la suite de Jésus lui-même. Voilà la Bonne Nouvelle ! " (Père Joseph Moingt).

L’idée d’une grande rencontre entre " Chrétiens pour changer le monde " et des musulmans : est-ce possible, envisageable, souhaitable, réalisable ? Et dans quel esprit ? Ce café rencontre a aussi pour but de nous permettre d’en décider à bon escient. 

En réaction contre le cléricalisme des Eglises nées des missions et contre une dogmatique étrangère à la culture africaine, des mouvements de chrétiens libéraux naissent en Afrique noire. Ils sont porteurs d’avenir. Les chrétiens unitariens les encouragent, voir http://afcu.over-blog.org, rubrique " relations extérieures ".

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Published by Albert Gandonou - dans CU 2007 - articles
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 11:20
Voici quelques renseignements sur la vie de notre groupement. Il se rattache à l’enseignement du soufi Inayat Khan, dont on peut dire qu’il est aussi unitarien, au sens large du terme.

De tels mouvements, religieux dans leur principe, ont du mal d’abord à se faire connaître, et ensuite à atteindre les personnes qui pourraient en bénéficier. La France est un pays frileusement laïque, où toute initiative à connotation religieuse soulève la méfiance.

Se faire connaître est pourtant une nécessité. Bien des esprits en effet tâtonnent à la recherche, parfois consciente, parfois seulement semi-consciente, d’un certain éclairement à donner à leur vie. Cependant ils se sont détournés de formes religieuses rigides qui ne leur apportaient plus rien. De même ils se sont éloignés de communautés au sein desquelles ils ne trouvaient pas ce climat de liberté ni cette parenté des esprits sans quoi toute démarche réellement sincère, profonde, et au sens large du terme, religieuse, risque de s’étioler et finit bien souvent dans le découragement.

Voici donc un bref historique des pérégrinations diverses par lesquelles sont passés les élèves d’Inayat Khan dans leurs efforts pour faire connaître son œuvre.

En 1946, les élèves de première génération étant morts ou ayant disparu, les quelques élèves – bien dispersés – de la génération suivante se sont trouvés (je parle de la France) réduits à leurs propres moyens. Ils se sont d’abord groupés autour des deux fils du Maître, Hidayat Khan, puis Vilayat Khan (plus tard Pir Vilayat). Cependant, dès 1956, l’orientation de ce dernier ne correspondant plus à ce que quelques-uns d’entre nous cherchaient, ceux-ci ont fait de leur mieux pour revenir à l’enseignement authentique du Maître, à la fois sur le plan intérieur et sur le plan philosophique et religieux.

Les difficultés n’ont pas manqué : manque de temps, manque de disponibilité des uns et des autres, manque de moyens en général, car tout se fait chez nous dans le bénévolat. La plus grande difficulté fut d’organiser des réunions régulières, et de faire connaître, surtout par le bouche-à-oreille, que cet enseignement soufi continuait à vivre. Il y a fallu quarante ans.

Actuellement, nous pouvons tenir trois séminaires par an, l’un au printemps, l’autre en août et le troisième à l’automne, qui accueillent une vingtaine de personnes francophones de divers pays. Deux fois par mois un groupe de huit à douze personnes se réunit dans la banlieue parisienne pour écouter les enseignements d'Inayat Khan, les commenter et les discuter dans une ambiance de bonne volonté, d'ouverture et de compréhension mutuelles. Des méditations et des prières en commun ont lieu à ces occasions. Une aide individuelle est aussi apportée par des seniors à ceux qui la désirent.

Depuis quelques années, notre site Internet http://www.soufi-inayat-khan.org offre un éventail étendu, sujet par sujet, des enseignements du Maître et de ses deux élèves Sharifa Goodenough et Nargis. Mais ce n’est pas un forum de discussion, l’expérience ayant montré le peu de motivation général des correspondants, qui cherchent davantage à " tchatcher " de manière superficielle " à propos " de spiritualité qu’à s’engager dans une démarche vraie.

Comme vous voyez, c’est peu. C’est au moins quelque chose. Ce serait probablement plus facile si, comme dans d’autres pays d’Europe, la religion avait meilleure presse.

J’espère que ces quelques précisions pourront intéresser les lecteurs de la Correspondance unitarienne, à laquelle je souhaite fraternellement bon vent, des lecteurs attentifs et une diffusion croissante.

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Published by Michel Guillaume - dans CU 2007 - articles
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 11:17
s.d., document non publié, 20 lettres, 49 p., Lettre n° 2, pp. 3-4.

Vous me confirmez donc votre volonté de vous engager sérieusement dans la vie intérieure, et vous m’interrogez, entre autres, sur la nécessité de trouver un " gourou ". Et vous me citez divers Maîtres hindous qui insistent sur cette nécessité. Notre époque possède en effet cet avantage de brasser les cultures et de mettre largement à la disposition de chacun les enseignements les plus divers. Ceci pour dire qu’il est certes très bon – et même nécessaire – de s’élargir l’esprit, mais qu’il n’est pas bon de tout mélanger.

La conception orientale, qui idéalise et même divinise le gourou*, me semble difficile à assimiler pour notre mentalité. Des siècles d’esprit critique et de laïcité l’ont rendue trop réaliste, pour le meilleur et pour le pire, et réticente quand il s’agit de la relation entre un maître et son élève tel que l’Orient la voit et la pratique. Le vieux fonds culturel, comme l’antique fonds religieux dans lesquels nous avons baigné, même sans en être très conscients, ne doivent pas, ne peuvent pas être effacés ni occultés, sauf rarissimes exceptions, et surtout quand il s’agit de laïcs (bien que dans certains Ordres religieux chrétiens, l'abdication de la volonté propre entre les mains d’un supérieur soit encore une pratique recommandée. Mais vous n’êtes pas dans ce cas). 
* ndlr : du moins dans certains cas extrémistes.

Donc, n’entretenez pas d’idées stéréotypées concernant cette relation. D’abord elle est spontanée. On ne va pas voir un gourou (puisque ce terme est entré dans le vocabulaire), dans l’état d’esprit profane avec lequel on va consulter un spécialiste de la peau. Et puis si la spontanéité, si l’attirance mutuelle n’existait pas, ce qu’il y a de très haut, de très sacré dans leur amitié ne pourrait ni germer, ni fleurir, du donner de fruit. Ensuite ne croyez pas que l’esprit du disciple, ces qualités qui font un disciple, se trouvent chez tous les aspirants orientaux. Mon Maître, qui était un soufi, avait désigné une de ses élèves parmi les autres en disant qu’en elle il avait trouvé " cet esprit du disciple, qui est si rare, même en Orient ".

Il avait aussi parfaitement assimilé notre mentalité. Quand il était en public, il privilégiait la compréhension, même lorsqu’il enseignait par le silence. Ce qui n’empêchait pas qu’il recommandait et exaltait la dévotion envers Dieu, mais non envers une personne. Son attitude n’encourageait nullement cette vénération démonstrative, cette mise sur piédestal que l’on pratique si facilement en Orient, et spécialement dans l’Inde, au point que l’on y vénère les vaches, les singes et même, en certains endroits, les rats. En tout cas, autour de Hazrat Inayat Khan, l’on ne voyait rien de tel.

Mais en quoi consiste cet " esprit du disciple " dont je viens de vous parler ? Je vais seulement vous raconter une anecdote, qui est vraie. On avait donné à un adepte débutant un certain exercice spirituel. Il le pratiqua d’abord de façon intermittente pendant quarante ans, sans constater en lui de changement bien notable. Néanmoins, comme il avait confiance en celui qui le lui avait prescrit et en sa propre vocation, il persista et surtout rendit quotidienne (au bout de quarante ans !) cette pratique. Trois ou quatre ans passèrent encore, avec des progrès fort lents. Enfin, après la quarante-cinquième année environ de sa pratique, il remarqua en lui que commençait la transformation interne pour laquelle on le lui avait proscrit.

Voyez-vous, notre époque moderne, qui est une époque d’impatience, veut des résultats rapides. Est réputé valable un procédé qui apporte, de manière quasi automatique, le bénéfice espéré. C’est comme de privilégier l’aspirine par rapport à un traitement moins spectaculaire, mais qui, allant plus au fond, est plus lent. C’est aussi toute la différence qui sépare une discipline extérieure, par exemple la gymnastique, du culte intérieur. L’une privilégie l’impatience dont j’ai parlée, l’autre la patience, l’une ce qui se voit, l’autre ce qui n’apparaît pas aux yeux des autres.

Ne soyez pas effrayé de ce qui peut apparaître comme de longs délais. Toute chose solide prend son temps. Et puis, il y a dans la durée un processus de purification le plus souvent imperceptible, qui se fait dans le caractère, l’intelligence, les sentiments d’un adepte avant les grands changements qui en feront un spirituel, un mystique à part entière. Il est juste aussi de dire que, chez certains, le processus est plus rapide. Il semble en effet qu’il y ait des individus déjà tout préparés pour les phases finales de l’ascension. Mais c’est exceptionnel. En outre, il est certain que, derrière l’impulsion qui pousse un être vers le chemin intérieur, il y a une intention divine qui désire le faire passer par telles et telles expériences plutôt que par telles autres ; car il y a une destinée intérieure comme il y a une destinée extérieure, des diversités d’aptitudes spirituelles comme il y en a d’intellectuelles et de corporelles.

Les vrais maîtres de la voie mystique dont d’une rencontre rare. Il se peut qu’elle survienne pour nous dès le début de notre démarche. C’est une grande chance qui n’échoit pas à tout un chacun. Il y a heureusement des personnes que l’on pourrait appeler des instituteurs, ou des conseillers. Ceux-là, ou celles-là, sont comme des frères ou des sœurs aînées, pleins de bonne volonté et de bienveillance et qui ont acquis assez d’expérience des difficultés à surmonter et des fourvoiements possibles pour assister ceux qui en sont à leurs débuts.

La nécessité d’un maître accompli, déjà parvenu au plus haut, à ce degré dont le Christ a dit : " Soyez parfaits, comme votre Père au Ciel est parfait ", et qui est devenu un pur miroir des Qualités divines, se sont produit dans les stades élevés de l’évolution. L’âme, la conscience, s’élève peu à peu d’un monde, d’un plan d’expérience, à un autre. Chacun de ces mondes est comme une contrée à traverser pour aller plus loin. Et chacun est plein de tentations et de mirages qu’il faut surmonter. Et ne croyez pas que les plus élevés soient les plus aisés à traverser ! " La Vérité est un pays sans chemin " a dit un spirituel. " Le pèlerin doit passer par mille mondes – a écrit un Maître – et dans chaque monde il perçoit des visions et éprouve des difficultés qui lui sont particulières. Oh Frères ! l’âme est pour le But. Elle doit crier hardiment : " Que je cesse d’exister, ou bien que j’atteigne le But ". Cependant, pour ce que je sais de vous, cela n’est pas encore d’actualité. Donc soyez rassuré, d’autant qu’il est aussi écrit : "Quand le cri du disciple atteint un certain diapason, le Maître vient pour y répondre ". Vous me demandez aussi : que dois-je faire maintenant pour avancer ? C’est simple : purifiez votre vie.

Notre vie est à purifier sur trois plans : physique, moral et mental. Je vous demande de réfléchir vous-même à la façon de vous y prendre pour commencer. Vous m’en ferez part, et nous en discuterons chemin faisant ".

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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 19:57
pour les n° antérieurs de la Correspondance unitarienne, voir sur le site de "Profils de libertés" http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/correspondance.unitarienne.htm 

" à Pâques ou à la Trinité ", par Michel Bellin *

L’expression " à Pâques ou à la Trinité " se retrouve dans la célèbre chanson " Malbrough s’en va en guerre ", où il est chanté : " Malbrough s'en va t'en guerre, / Ne sait qu'en reviendra. (Ter) / Il reviendra z'à Pâques, / Ou à la Trinité (Ter) / La Trinité se passe, Malbrough ne revient pas. (ter) "

Et voici le commentaire spontané de Michel Bellin à propos de la Trinité : " mais oui, mais c'est bien sûr, pourquoi s'encombrer de cette histoire à dormir debout ? Moi qui étais Maître en Théologie (!) *, je n'ai jamais rien compris à ce volatile apparenté à un vent qui soufflait à décorner les boeufs ou au vieillard envoyant son Fils au casse-pipe... " * ancien prêtre

* Michel Bellin est écrivain et il a récemment publié " Ieschoua Mon Amour, l’évangile selon Loïc ", livre émouvant dont nous avons rendu compte dans nos Actualités unitariennes (rubrique " vient de paraître ", http://actua.unitariennes.over-blog.com). Pour plus ample information sur l’auteur, voir son site perso

un mouvement adapté pour aujourd’hui , par Nicolas Semaille, message au groupe de discussion " Unitariens francophones " le 5 octobre 07

De tous les mouvements spirituels que je connaisse, l'unitarisme me semble être le plus sain et le plus adapté pour aujourd'hui. A côté, des groupes organisés comme tels, je pense qu'il y a beaucoup d'unitariens au sein des Eglises dites trinitaires.

Nous tentons de rassembler
, par Paul Pistre, éditeur de la Lettre aux catholiques amis des maçons (courrier reçu le 17 octobre 07)

Je reçois toujours votre Correspondance et le parcours avec plaisir. Nous travaillons tous les deux dans des conditions difficiles. Nous semons. D’autres récolteront. Nous tentons de rassembler, car la vie moderne éparpille sans répit.

Des propos " unitariens " de Marcel Légaut
, lus par Marie-Claire Lefeuvre dans "Méditations d'un chrétien du XXe siècle" (courriel du 19 octobre 07)

"Puissè-je ainsi devenir plus réellement l'adorateur en esprit et en vérité du Dieu unique, tandis qu'il est encore si commun de traiter avec vous, Jésus, comme avec un dieu, et cela selon une tradition et des pratiques qui relèvent d'au moins quinze siècles chrétiens..." (p. 96)

"...si, au début, par l'hérédité reçue, par l'éducation donnée, sous l'action du milieu ambiant, une certaine adoration a été la forme de relation que ces croyants avaient avec le Christ, alors réduit à leurs yeux à n'être que le substitut de Dieu ou une de ses dénominations, désormais la vénération qu'ils ont pour Jésus grâce à l'intelligence qu'ils atteignent de sa vie d'homme est à la base du mouvement de foi qui les porte vers lui..." p. 122.

ndlr : Nous avons mis " unitariens " entre guillemets car Marcel Légaut ne se rattachait pas nommément à notre tradition ni ne la citait. Catholique, il partage comme tous ses coreligionnaires une connaissance insuffisante de l’histoire du christianisme, et notamment des réformes protestantes du XVIème siècle. Nombre de catholiques, notamment parmi ceux qui s’intéressent au Jésus historique, sont en fait de théologie très proche de la nôtre, sinon unitarienne de fait. Il en est ainsi du fondateur du mouvement Jésus simplement, le père Georges Sauvage, un ancien capucin, de la mouvance des Amis de Marcel Légaut et qui fut encore plus explicite : Jésus, simplement … homme.

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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 19:47

les bulletins antérieurs de la Correspondance unitarienne sont consultables sur le site de "Profils de libertés", http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/correspondance.unitarienne.htm  

Michel Servet en Aragon, à Villanueva de Sijena 

  L’Instituto de Estudios Sijenenses Miguel Servet en hommage à Michel Servet et à l’occasion de l’anniversaire de son martyr (27 octobre 1553) organise une journée à la maison natale de Michel Servet à Villanueva de Sijena (province de Huesca), le samedi 27 octobre sur le thème : " Relations entre islam et Occident ; y eut-il influence de sources musulmanes sur les écrits de Michel Servet ? ". Pour informations 

A propos du Manifeste d’Avignon : dialogue au sein de la Fédération des réseaux du Parvis

Depuis le 5 décembre, à l’initiative de Gérard Warenghem, animateur du mouvement Partenia 7000, la Fédération a un groupe de correspondants sur le serveur Google où s’échange des informations entre la quarantaine de mouvements qui sont membres de cette fédération. Avec des personnes du bureau, ce groupe d’échange d’informations concerne 52 personnes. Nous y avons passé jusqu’à présent près d’une cinquantaine de messages, ce qui fait de l’AFCU l’association la plus communiquante (il s’agit de la transmission d’informations précises et non de discussions).

Voici un message que nous avons déposé le 6 septembre pour informé nos partenaires de la publication du Manifeste d’Avignon ?

" Chères Amies, Chers Amis. Lorsque les chrétiens unitariens présentèrent leur candidature à la Fédération, on leur fit remarquer - à juste titre - l'absence de textes collectifs (en dehors des statuts).

Effectivement, la liberté de conscience fait que, au sein de notre mouvance, les uns et les autres s'expriment en leur nom personnel. Il en résulte une diversité, mais qui n'est pas toutefois disparate puisque les auteurs sont nourris par une même tradition. Pour notre tradition francophone, par exemple, il y a ainsi une continuité entre ceux qui ont écrit le plus : Albert Blanchard-Gaillard, Roger Sauter, Pierre Bailleux, et en toute humilité moi même.

Cette (belle) cohérence existe au niveau international entre les associations chrétiennes unitariennes existantes (Royaume Uni, Italie, France, Burundi, Congo). Une récente rencontre à Avignon au mois d'août a permis de finaliser un texte collectif dont vous pourrez lire le contenu et les conditions de rédaction dans la rubrique << Le manifeste d'Avignon >> sur le site de l'AFCU. Je vous en souhaite une bonne lecture. Jean-Claude "

Et voici une réponse qui nous a été faite de la part d’un ami catholique : " Ami-e-s chrétiens unitariens, je ne regrette pas ma visite à votre over-blog (manifeste d'Avignon et l'expression de votre attachement à Jésus dont je me demandais quel sort vous lui réserviez). Fraternellement, Hubert Tournès (Droits et libertés dans les Eglises) ".

Manifeste d’Avignon : l’avis d’un ami soufi

Notre bulletin de la Correspondance unitarienne est diffusée très largement au-delà de nos seuls milieux unitariens, entre autres à des amis soufis. L'un d'entre eux, le Dr. Michel Guillaume, l'un des animateurs en France du Mouvement International Soufi, a apprécié la clarté de notre Manifeste d'Avignon.

"Grand merci de m'envoyer si fidèlement "Correspondance unitarienne" que je lis toujours avec beaucoup d'intérêt et de sympathie. [...] J'ai particulièrement apprécié le compte-rendu du Manifeste d'Avignon, qui me paraît très rassurant pour l'avenir des chrétiens unitariens. Il est nécessaire de se définir pour ne pas se diluer dans tout et n'importe quoi, sans pourtant se fermer aux autres ni s'enfermer dans la pensée unique - cette plaie de tout groupement religieux". (lettre du 12 septembre 07 à Jean-Claude Barbier).

La Fraternelle unitarienne continue malgré le départ de Pierre-Yves Ruff

Bernard Biro, message au groupe de discussion "Unitariens francophones", le 30 septembre 07, reproduit avec l’autorisation de son auteur.

" la Fraternelle Unitarienne s'est dotée lors de sa création en décembre 2006 d'un poste pastoral qui a été affecté à Pierre-Yves Ruff. Celui-ci a souhaité poursuivre un nouveau chemin et a présenté sa démission de notre association en septembre 2007. Il avait inscrit son action avec le projet de " réinventer une voie spirituelle dans le sillon de l'Evangile ". Cette œuvre ambitieuse n'a pu qu'être ébauchée en ces quelques mois mais a ouvert une voie pour d'autres chercheurs de sens. Nous lui sommes reconnaissants pour le travail qu'il a accompli.

Pour autant, en cette rentrée, nos travaux ont repris force et vigueur. Accessoirement, nous travaillons à un nouveau site web. A cet égard, notre comité directeur et moi-même remercions chaleureusement Jean-Claude Barbier de son aimable proposition d'hébergement. En troisième lieu, à propos de l'unitarisme, je suis un ardent défenseur de l'unité et de la paix. L'unité ne signifie pas l'uniformité. Le sens de la liberté de pensée qui nous anime, notre refus des dogmes religieux créent par définition de la diversité. Or, la force de conviction de certains, et surtout leur personnalité, produit des heurts. Ceci n'est pas propre à l'unitarisme, l'histoire des religions est marquée par cette réalité.

C'est pourquoi, je prône avec autant d'insistance la paix. C'est dans cet esprit, partagé avec Alain Lauzet, que nous avons co-fondé la Fraternelle unitarienne : créer une instance transverse à toutes les organisations permettant les échanges constructifs.

Réunion des unitariens le samedi 6 octobre à Paris

Les chrétiens unitariens ont tenu leur AG à Paris le 6 octobre et, le même jour, avec d’autres unitariens français, ils ont mis en route l’instance nationale qui nous représentera auprès de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU). Vous trouverez le compte-rendu de ces réunions sur notre site de l’AFCU

 
Les sites chrétiens unitariens de l’AFCU accroissent leur audience

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