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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 18:00

publiées dans le Bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 98, décembre 2009

En cette période de Noël … plus que jamais l’Espérance,
par Jean Riedinger, président d’Espérance 54 (Meurthe-et-Moselle), publié dans le Bulletin Espérance 54, n° 1, nouvelle série.  Espérance 44 est une association membre de la Fédération des réseaux des Parvis

(...) Nous nous souvenons de la naissance de Jésus que nous célébrons. Cette mémoire que nous faisons est pour nous l’occasion de témoigner concrètement de notre Espérance, y compris sur les places publiques dans nos combats pour la justice, la liberté, la priorité de l’humain. Ce petit enfant Jésus - dont nous ne savons ni quand exactement il est né, ni dans quelles circonstances, ni en quels lieux - va grandir, apprendre, expérimenter librement sa vie à la lumière de la culture de son peuple, méditer et devenir un grand maître spirituel et humain.

C’est un homme (Ecce Homo) que l’on a trahi de siècle en siècle, en le divinisant sous des aspects idolâtriques en contradiction avec le Dieu qu’il annonce, en faisant de lui un fondateur de religion dogmatique et hiérarchique, en lui donnant le rôle de garant de la violence des puissants contre les faibles et les pauvres, de la violence qui exclut. Mais nous partageons avec beaucoup de croyants de toutes les époques de l’histoire, une autre idée de l’homme Jésus, de son enseignement, de ses actes et de leur caractère profondément "révolutionnaire" ou "bouleversant" au sens fort pour chacun de nous et pour l’Humanité en général.

Ce message évangélique, nous en sommes aujourd’hui bien humblement et souvent bien insuffisamment les héritiers et nous avons à le redire avec les mots et les actes qui conviennent au monde dans lequel nous vivons. Noël est ce moment d’émotion où nous célébrons la venue au monde d’un bébé comme tous les bébés, conçu bien entendu comme les autres, et qui nous a historiquement interpellé dans ce qu’il y a de plus essentiel : la dignité de " fils de Dieu " de tout être humain, y compris (voir à commencer par) les plus méprisés, les exclus, les prétendus pêcheurs, ceux qui sont en prison, les malades, les femmes méprisées et infériorisées, les étrangers, etc., ce qui devrait faire de nous des responsables pour notre temps de l’incarnation réelle de ce que, dans les évangiles, en termes sans doute vieillis, on appelle le "Royaume".


S’informer sur les aspects positifs et négatifs de chaque religion.
lettre de Raymond Bath (Montignies-sur-Sambre, Belgique), à la Correspondance unitarienne, le 30 juillet 09


J’ai bien reçu le bulletin mensuel Correspondance unitarienne […]. L’unitarisme correspond bien à ce que j’en connaissais, sauf dans les détails.

Suis-je favorable à l’unitarisme ? Oui ... et non ... ! Il conviendrait, je crois, de faire la différence entre "anti-trinitaires", typiquement chrétiens, et unitariens "inter-religionnistes". Mais soit ! Il faut voir les choses avec circonspection. C’est une erreur – et non des moindres – de croire que toutes les religions ont la même valeur, la même "vérité". Je suis libre-penseur, détaché de toute obédience religieuse, mais avant tout et malgré tout, je reste chrétien.

J’estime que l’hindouisme est une religion d’iniquité avec son système de castes. Pourtant, l’homme que j’admire le plus après Jésus-Christ est ... Gandhi. Gandhi qui a payé de sa vie son courage à "ré-humaniser" les "Intouchables". Je ne puis admettre la croyance bouddhiste au nirvâna qui, pour moi, ressemble à une doctrine d’anéantissement pur et simple. Mais j’ai de la considération et du respect pour l’actuel dalaï-lama, prix Nobel de la paix. Telle est une religion, différent est l’homme qui la partage théoriquement. Il y a parfois un monde entre la doctrine officielle et la manière dont cet homme l’interprète et la pratique ! On peut faire du christianisme un usage criminel quand on détache un principe biblique de son contexte littéraire et historique. C’est la manière dont procédait l’Inquisition.

Il faudrait fonder une association d’information mutuelle des religions (aspects positifs et aspects négatifs), information aussi sereine et objective que possible. Existe-t-elle en germe ou déjà en réalité chez les unitariens ? J’en doute fort. Ce serait, je m’en rend compte, une entreprise périlleuse. A défaut de mieux, pour l’instant, l’unitarisme a probablement un rôle historique à jouer sur le plan de l’évolution de la pensée philosophique et religieuse débordant parfois dans le domaine scientifique.

Redécouvrir l’Ancien Testament en lisant L’Institution chrétienne de Jean Calvin
article intitulé "premier bilan de lecture" (n° 282) de Marie-Claire Lefeuvre paru le 17 08 09 sur son site

 

J’en suis à la page 617 sur environ 1450. Si j’ai fait bien des critiques négatives de détail, ou majeures, de l’œuvre, il n’en reste pas moins que mon admiration pour elle marche de pair, en particulier sa vaste culture biblique, la création probable de pensées nouvelles sur des textes anciens ; il suit Luther, et la Bible, mais qu’en est-il de ses propres créations ? j'ignore quelle est sa part exacte d'interprétations nouvelles face à celles des autres réformateurs. Malgré tout, Calvin est-il encore un suiveur ? Pour ma part, je constate plutôt, avec mes yeux d'aujourd'hui, qu’il abdique son intelligence et la remplace par une argumentation basée sur des citations-preuves tirées du Nouveau Testament ou de l’Ancien. Ceci dit, les protestants ont fait déjà pas mal de ménage, et il ne voudrait peut-être pas donner raison à l’adage : " Qui trop embrasse mal étreint ".

En réalité, ce serait tout le Nouveau Testament qui serait à revoir, à refonder, pour moi, sur la base du Christ-uniquement-homme, mais pleinement habité du Saint-Esprit, et sur la base du rejet du "sacrifice expiatoire", un Nouveau Testament encore plus loin des coutumes primitives, des "légendes mythiques" dont sont remplies nos religions.

Curieusement, à lire L’Institution, où à chaque pas je butte contre "le sacrifice expiatoire", la présence du Christ affirmée dès l’Ancien Testament, par une extrapolation à mes yeux mensongère, liée à cette fameuse Trinité, à lire Calvin, je me découvre de plus en plus …juive, car il a sans cesse des citations de l’Ancien Testament pour prouver ses dires, et je distingue ainsi mieux la beauté de celui-ci, sa pérennité, sa grandeur. Tout, ou presque tout, y a été dit. Il n’est encombré d’aucun dogme humain, trop humain. C'est par son extrapolation mensongère - Calvin met partout le Christ dans l'Ancien Testament - que je peux justement voir que l'Ancien Testament - sans le Christ - a "tout" dit... curieuse inversion de la volonté "trinitaire" de Calvin ! Je vais peu à peu dans cette découverte essentielle à l'inverse de ce qu'il voudrait ! Calvin et d'autres ne voudraient-ils pas accaparer ce merveilleux Ancien Testament au profit du christianisme ? Ce dernier a sa grandeur propre : qu'il ne soit pas trop "convoitant", ni gourmand.

M
aintenant, ma religion, c’est L’Ancien Testament + le prophète Jésus, qui le clôt, et lui donne sa véritable ampleur, sa juste grandeur, son aboutissement authentique. Oui, Jésus est bien le surprenant Messie attendu. Il est uniquement spirituel, sans violence ; il paye totalement de sa personne, abandonne le terrain aux "forts" de ce monde et laisse libre l’homme dans ses choix. Il discerne admirablement les failles juives de l’interprétation de la Loi, et sa grandeur véritable, là où elle nous mène ; il est le Chemin vers Dieu.

à propos de Calvin en général et de la prédestination en particulier
par Michel Jamet, Lettre ouverte "théologique" adressée à deux amis pasteurs de l’ERF le 27 septembre 2009

Vous avez été, vous êtes l’un comme l’autre pasteurs de l’Eglise réformée de France - un courant du protestantisme issu (pour faire simple) de la mouvance calviniste. Contrairement à vous deux, je suis issu comme vous le savez de la "société civile" et donc sans aucune formation théologique universitaire. Avec le risque induit d’exprimer en toute bonne foi des contre vérités d’autodidacte ! Cette précaution oratoire posée, j’en viens à mon propos "simpliste" d’aujourd’hui.

Avec mon épouse, nous avons suivi ici à Nantes un cycle de conférences organisé par l’ERF locale à l’occasion du 500ème anniversaire de la naissance de Calvin : notamment ses années d’étudiant en droit d’abord à Paris puis à Orléans et Bourges. On avait déjà senti le conférencier (un pasteur nîmois) assez gêné aux entournures pour parler de la réputation "contrastée" de son modèle à propos notamment de l’épisode Michel Servet qui vit la conjonction complice de Calvin avec les autorités catholiques de Vienne pour envoyer au bûcher un Juste "non-trinitaire", unitarien avant la lettre !

Mais comment peut-on défendre cette indéfendable conceptualisation de la double prédestination
que Calvin a reprise en copié-collé de saint Augustin : déjà immortalisé, lui, inter generationes par son… invention du péché originel ! Et quand on sait ce qu’en ont fait - de cette double prédestination - les Presbytériens d’Ecosse (eux aussi d’origine calviniste), ça fait littéralement froid dans le dos : pour attirer des prospects vers un Dieu soi-disant Infiniment Bon et Infiniment Juste, comme repoussoir, on n’aurait pas pu inventer mieux ! Alors qu’on a chanté dans les monastères durant des siècles : " Ubi caritas et amor, Deus ibi est ... "

Message d’adieu
reçu le 28 novembre 2009, ce message de Jean-Pierre Babin (*) est son testament spirituel, (*) ancien président et secrétaire général actuel de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU).

Mes amis, Ces lignes expriment-elles noirceur ou lumière ? Peu importe !
ATARAXIA MON AMOUR - Personne n’est responsable d’avoir vu le jour dans ce monde matériel, aussi absurde qu’inutile. Par contre, nous ne sommes pas innocents des autres nous-mêmes que nous engendrons. Certes, souvent le mal est déjà fait avant que nous prenions conscience de notre crime. Néanmoins, il nous demeure encore possible d’alerter celles et ceux qui n’ont pas encore jeté de victimes dans l’enfer. Sur ma pierre plate et sans signe distinctif, je ferai graver :
" Désormais les atomes qui composèrent mon corps
Se recyclent lentement en nouveaux organismes du terreau,
Tandis que ma conscience s’est dissoute à la seconde de mon extinction
Dans l’ataraxie-nirvana où aucun mal ne peut plus l’atteindre ".
Ainsi je demeure, serein, ne craignant aucun jugement, n’espérant aucun paradis, attendant en confiance la paix totale de l’esprit.

Aimer Jésus
- é
chos du forum des "Unitariens francophones", messages échangés en novembre 09


Jean-Claude Barbier
(chrétien unitarien) - La relation avec un maître spirituel - c'est le cas des chrétiens unitariens ou autres chrétiens ou autres croyants et non croyants vis-à-vis de Jésus - est une relation d'amour. Depuis qu'Hassan a, dans notre forum, déposé la prière du Seigneur (le Notre Père) en araméen, la langue qui fut celle de Jésus, je l'écoute en boucle avec émotion, les larmes de joie aux yeux et l'exultation au coeur (lien).
C'est ainsi quand on aime quelqu'un ou quelqu'une. Depuis, oui ! Je l'avoue, je pleure sa mort sur la croix et je lis ses dernières paroles qui furent rapportées par ses disciples dans les Evangiles. Je fais moi aussi mon travail de deuil.

Il me nourrit chaque jour, à chaque instant. Je suis en osmose avec son être. Il ne m'indique rien, ne me dit pas quoi faire, me laisse libre ; il est lui et je suis moi ; il n'y a aucune dépendance et je ne pense pas toujours comme lui le fit à son époque ; je n'applique pas ses paroles à la lettre, je suis d'une autre culture et d'une autre idéologie ; mais, grâce aux évangiles, il m'est une présence et cela me suffit, amplement. J'en suis infiniment heureux.

J'ai lu ce matin dans des Antiennes des Cantiques évangéliques, cette magnifique prière au goût antique : le matin : " Depuis si longtemps que je sers le Christ, il ne m'a fait aucun mal. Comment pourrais-je blasphémer mon sauveur et mon Roi ? " ; et le soir : " Je te bénis, Seigneur [ndlr Dieu le Père], toi qui me donnes part à la coupe du Christ".

Yohann Amal
(musulman unitarien, éditeur de "Spiritualités plurielles à l’usage des unitariens et sympathisants" - lien) – Cela signifierait aussi, si l'on prête foi à ces textes ou si l'on s'en inspire, que Jésus, homme comme nous, pourrait être notre Modèle dans notre union avec Dieu. Non pas le médiateur unique entre Dieu et nous, mais un Cadeau divin de la part du Père envoyé dans notre Humanité pour nous montrer le chemin. Un Exemple que nous pouvons suivre pour vivre notre union à la Source de toute chose, et pour cheminer dans l'accomplissement de notre pleine humanité. A titre personnel, c' est ainsi que je comprend Jésus. Même si je ne revendique pas le titre de chrétien (titre que je respecte profondément chez mes frères croyants dans lequel ils se reconnaissent ), je l'aime de plus en plus : Il est mon Maître spirituel... Excusez moi, mais quand je commence à penser à Jésus et à parler de lui, mon "coeur" se met à "brûler" !


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Published by la Correspondance unitarienne - dans CU 2009 - articles
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:42

Informations parues dans le bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 98, décembre 2009


Après le signe du baptême fait par Séverine sur sa grand-mère peu de temps avant que celle-ci ne décède (lien), il va y avoir Grégoire, notre président du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), en accueil à la paroisse protestante de l’Oratoire du Louvre, puis la petite Sara (la fille aînée de Séverine), Romain, un étudiant à Bordeaux, et, plus tard, les deux autres enfants de Séverine, Esther et Gabriel.


Le baptême chez les unitariens se fait au nom de Jésus. Que Dieu bénisse notre jeune communauté.

Jourdain.jpg

 

le Jourdain (en peinture), le cours d'eau où Jean baptisa Jésus 
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:35

par Roger Parmentier, pasteur ERF, article à la Une du bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 98, décembre 2009

 

Jésus n’est pas le Jésus-Christ qui nous a été présenté, le Jésus-Christ des Eglises, des traditions, des doctrines, des liturgies, des prédications. Jésus n’est pas ce personnage céleste et divin qui serait à adorer, cette deuxième personne d’une Trinité impensable ; il n’est pas le fondateur de la théocratie chrétienne, la chrétienté dominatrice qui lui aurait fait horreur ; il n’a institué ni religion, ni Eglise, ni sacerdoce, ni hiérarchie ; tout cela a été inventé par des générations "chrétiennes" successives, et – d’une façon ou d’une autre, nous a été imposé. On nous a obligé à croire que Dieu l’avait fait mourir "pour expier nos fautes" selon un prétendu péché originel, on nous a martelé que son cadavre avait repris vie, qu’il était un christ ressuscité et qu’en plus il était allé aux Enfers et qu’il était monté au Ciel, on ne sait pas trop où, et même (étant Dieu lui-même) qu’il siégeait sur un trône à la droite de Dieu … et beaucoup d’autres choses semblables.

Jésus de Nazareth, au contraire, a été un simple homme de foi et de courage, s’inscrivant dans la lignée des sages de tous les peuples, s’efforçant de trouver pour tous des façons de survivre et de vivre ensemble ; s’inscrivant ainsi dans le sillage des prophètes contestataires des injustices et des crimes, de la tyrannie des puissants de toute sorte, mais aussi des prophètes utopiques, proposant un sauvetage de l’Humanité et des jours heureux en recherchant la vérité dans tous les domaines, l’authenticité et non les illusions et les superstitions, bref le sauvetage de l’Humanité si folle et si fragile.

Jésus n’a pas été un prêtre ni un saint. Vêtu comme tout le monde et vivant comme tout le monde, il a inventé et proposé une nouvelle façon de penser et de vivre, de croire aussi, qui renverse l’ordre abominable actuel du monde et propose à des poignées d’individus sans compétences particulières pour cela, de vivre le contraire de tout ce qui fait souffrir et mourir, en s’engageant à corps perdu dans ce combat. Bien sûr il l’a vécu lui-même et il l’a payé de sa vie, car les pouvoirs religieux hypocrites et les pouvoirs politiques tyranniques n’ont pas pu supporter cet agitateur populaire. Mais sa proposition dérangeante et magnifique tient encore la route et suscite plus que jamais des poignées d’audacieux solidaires, généreux et capables d’aimer même ceux qui les combattent.

Sa grandiose façon de vivre peut-être vécue dans toutes les cultures, non religieuses comme religieuses, qu’elle transforme, dans nos sociétés sécularisées comme dans les christianismes traditionnels, le judaïsme et l’islam : tous ont, en effet, un grand respect et une reconnaissance pour ce rabbi inspiré exceptionnel, même s’ils ne comprennent et n’accueillent que très partiellement sa proposition inouïe, entraînant parfois des séparations et des engagements.

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Published by Roger Parmentier - dans CU 2009 - articles
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 04:05

Deutsche Unitarier Religionsgemeinschaft (DUR), lien, "Communauté religieuse allemande", texte traduit en français par Michel Luciani, le 15 septembre 09, document publié dans le n° 97, novembre 2009, de la Correspondance unitarienne.

Nos idées fondamentales.
Nous, unitariens, avons comme ligne directrice des idées fondamentales que nous avons élaborées et formulées en commun. Elles ne sont pas fixées une fois pour toutes. Chaque génération a la liberté d’exprimer de façon nouvelle ce qui nous est commun et, ce faisant, de prendre en compte de nouvelles compréhensions et évolutions, ainsi que de la transformation de la sensibilité et d’un sens de la langue adapté à son temps.

A l’heure actuelle, est en vigueur une version des idées fondamentales qui fut adoptée en 1995
[à l’assemblée générale du 29 avril à Hitzacker] - "Dans la Communauté religieuse des unitariens allemands, se sont réunis des hommes de conviction et responsabilité religieuses personnelles ; ils se sont donnés une constitution démocratique. Chaque membre peut apporter ses conceptions religieuses et participer à l’élaboration de formulations de foi communes.

Les unitariens allemands sont ancrés dans une tradition multiséculaire de religion et de vision du monde libres, et sont en union avec les démarches qui, dans le monde entier, procèdent du même esprit. Ils ont conscience de la difficulté d’exprimer par des mots des conceptions religieuses. Tout en gardant la liberté de leurs visions personnelles, ils sont tombés d’accord sur les idées fondamentales suivantes :

Sur la religion -
La religiosité est une composante fondamentale de la condition humaine. Elle permet à l’homme de se référer à la vie en tant que totalité et le motive à chercher du sens. Par les expériences qu’il fait, son interprétation de la vie et la forme qu’il lui donne, il parvient à des conceptions qui font sens et constituent sa religion. Celle-ci lui octroie un sentiment de sécurité, le courage de vivre et une orientation dans la vie.

De la religion d’individus naît la religion d’une communauté, quand des hommes ayant des conceptions religieuses semblables s’unissent et développent des formes d’expression communes.

Sur la vie -
La vie est un déroulement permanent et auto-créateur de naissances, évolutions et disparitions. Elle s’accomplit dans des conditions de dépendance changeantes et réciproques.

Nous éprouvons du respect envers la vie, lors même que nous en savons les contradictions et les duretés. La diversité de ses manifestations signifie pour nous une richesse. Nous nous opposons avec fermeté aux actions visant à limiter cette diversité. Le caractère éphémère de la vie individuelle est une condition nécessaire du développement de cette même diversité.

Sur l’homme -
L’homme est une des innombrables manifestations de la nature, il est intégré dans l’évolution de la vie. Il constitue un tout indivisible. Sur les plans physique, psychique et intellectuel, il se développe en interaction avec son environnement. Tous les hommes, avec leurs différences individuelles, sont à égalité de droits.

En raison de son aptitude à appréhender et évaluer des contextes complexes, chaque homme porte la responsabilité de tous ses actes vis-à-vis de l’environnement et de lui-même. Dans tout ce qu’il décide et ce qui lui advient, résident des chances d’épanouissement, mais aussi des possibilités de mise en danger. Forces et faiblesses, coups du sort et implications qui relèvent de sa faute, exigent de l’homme qu’il s’y confronte et les maîtrise.

La mort met un terme à la vie de l’homme. Sur ce que nous pouvons dire qui aille au-delà, n’existe aucune certitude. Cela nous le savons, et cela renforce notre effort à vivre de façon consciente et en donnant sens à cette vie. Chaque homme laisse des traces qui survivent à sa mort.

Sur la vie en commun -
L’épanouissement personnel s’accomplit dans un champ de tension entre notre aspiration à l’autonomie et le besoin d’amour et de sécurité. C’est pour cette raison que l’homme a besoin de communautés, qui le portent et qu’il peut aider à construire.

Notre vie s’épanouit le mieux dans la vie en commun paisible d’hommes responsables d’eux-mêmes. C’est avec ce but que nous voulons agir activement dans la société, l’Etat et l’Humanité. Nous voulons régler les conflits sans violence en nous efforçant de comprendre autrui. Nous reconnaissons qu’il existe des conflits que nous ne pouvons résoudre et que nous devons donc supporter.

Nous vivons dans la nature et sommes une partie de celle-ci. C’est pourquoi nous ressentons l’obligation morale de la traiter avec prévenance, fût-ce au prix de renoncements personnels.

Ndlr : il existe deux autres communautés unitariennes allemandes :
- l’Unitarische Freie Religionsgemeinde Frankfurt (lien),
à Francfort-sur-Main,
- l’Unitarische Kirche in Berlin, l’UKIB, qui est une Eglise chrétienne (lien)

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Published by traduit par Michel Luciani - dans CU 2009 - articles
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 03:51

"Le paysage unitarien francophone évolue : une génération montante", Information parue dans la Correspondance unitarienne n° 97, novembre 09.
 

A l’exception des autres croyants libéraux (catholiques, protestants, baha’ïs, soufis, etc.) qui sont bien connus pour leur engagement au sein de leurs propres mouvances et qui reçoivent notre bulletin, soit près d’une centaine de personnes, la mouvance unitarienne francophone et européenne (France et pays francophones voisins) proprement dite peut être estimée à environ 200 personnes.

Ce décompte est obtenu à partir de nos diverses activités : abonnement au bulletin de la Correspondance unitarienne, participation au groupe Yahoo Unitariens francophones, inscription aux newsletters de nos divers sites, adhésion comme "fans" à notre Eglise unitarienne francophone sur sa page de Facebook, et/ou partage de notre culte mensuel chaque premier du mois.

Effectifs certes modestes, mais il s’agit d’actifs et non pas d’une adhésion de type "sociologique", et puis nous sommes une mouvance encore jeune, l’unitarisme n’ayant été introduit en France qu’en 1986.

Mais c’est aussi et surtout qualitativement que notre mouvance évolue avec l’arrivée d’une nouvelle génération, plus jeune, n’attendant pas la retraite pour s’engager avec nous, plus soucieuse d’un vécu spirituel et moins préoccupée par les distinctions confessionnelles, plus à l’aise dans l’inter-religieux, plus priante aussi et se joignant volontiers à notre culte mensuel, plus charismatique, moins préoccupée par les dogmes et croyances … assurément plus porteuse d’avenir.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans CU 2009 - articles
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 19:51

Eglise réformée du Mans. Culte d’entrée dans l’Avent.

Dimanche 30 novembre 2008. Culte avec concert (cantates de Bach).

Evangile de Marc chapitre 1, versets 32 à 37. Prédication de Didier Travier.
article à la Une dans le n° 97, novembre 09, de la Correspondance unitarienne.


Nous entrons aujourd’hui dans le temps liturgique de l’Avent, temps de la préparation de Noël, de l’attente de la venue du Christ. Et c’est bien de cette attente dont il est question dans l’évangile du jour et dans la cantate BWV36 de Bach.


Un mot d’abord sur la cantate. Vous avez pu suivre sur vos feuilles la traduction des paroles et vous aurez peut-être été frappés par le fait que la rencontre avec le Christ est décrite comme une rencontre entre des fiancés. Ce thème d’inspiration piétiste se situe dans la lignée des commentaires allégoriques du Cantique des cantiques. L’essentiel est ici que, pour Bach, le temps de l’Avent est le temps d’une attente amoureuse et l’on comprend l’allégresse qui s’exprime dans la cantate, tant l’attente amoureuse est par avance habitée par la joie de la rencontre à venir.


Le texte de l’évangile du jour nous propose une toute autre image de l’Avent. L’avènement du Royaume est ici comparé à un maître de maison rentrant de voyage. Il y est question d’un veilleur de nuit qui doit guetter le retour du maître. Et gare à lui s’il s’assoupit et si le maître doit lanterner à la porte ! Ainsi après la figure du fiancé ardemment désiré, voici celle du maître craint. Alors on peut légitimement se demander s’il n’y a pas là deux évangiles, deux manières opposées de vivre le temps de l’Avent, l’une dans l’impatience du désir, l’autre dans l’angoisse de la crainte. En vérité, je rejette de toutes mes forces une religion qui asservit l’homme par la peur et je ne crois pas que ce soit là le sens véritable du texte. Regardons donc le texte de plus près.


Je commencerai par replacer le texte dans son contexte. Notre passage se situe dans le chapitre 13 de l’évangile de Marc que les commentateurs désignent parfois comme le petit apocalypse de Marc, par comparaison avec le grand apocalypse de Jean. Ce chapitre traite en effet tout entier de la fin des temps, de ce que les théologiens appellent l’"eschatologie". L’attente de la fin des temps, du "jour du Seigneur" était forte à l’époque de Jésus, avec des nuances diverses. Certains (comme les zélotes) espéraient la venue d’un messie politique qui allait libérer la Palestine de la domination des Romains. D’autres mettaient surtout l’accent sur une intervention spectaculaire de Dieu à l’échelle du monde, un événement cosmique. L’annonce prophétique de la venue du Royaume de Dieu par Jésus relève manifestement de ce type d’espérance. Jésus pensait du reste que la venue du Royaume était imminente : "cette génération ne passera point [avant] que tout cela n’arrive" (Mc 13, 30). De même les premiers chrétiens attendaient le retour glorieux du Christ comme un événement immédiat. Ces croyances semblent bien étranges à nos esprits modernes et l’on peut se demander si le texte a encore quelque chose à nous dire.


Or que dit Jésus au sujet de l’avènement du Royaume ? "Pour ce qui est du jour ou de l’heure – le "grand soir" politique ou cosmique – personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père seul " (v. 32). On ne saurait dire plus clairement la chose suivante : l’avenir n’est pas un objet de connaissance possible, ce n’est pas un objet de prédiction, de spéculation. L’avenir ne nous regarde pas, il est l’affaire de Dieu. Et aussitôt, cette ignorance de l’avenir nous renvoie à un impératif d’action dans le présent : "Prenez garde, veillez, car vous ne savez quand ce sera le moment" (v. 33). Autrement dit : ne vous préoccupez pas de quand le Royaume va arriver, agissez ici et maintenant comme si le Royaume arrivait. Donc nous voyons que ce texte nous invite à un renversement de perspective : là où les auditeurs de Jésus attendent sans doute une révélation sur ce qui va arriver dans l’avenir, Jésus les renvoie à une responsabilité dans le présent.


Ce renversement de perspective opéré par le texte du futur vers le présent nous donne peut-être une clé pour comprendre la part de vérité contenue dans la croyance en la venue immédiate du Royaume. La conscience de l’imminence du Royaume ne résulte pas d’un pronostic historique mais d’un sentiment d’urgence spirituelle éprouvé dans le présent par une conscience sur le qui-vive. Le discours de Jésus sur la fin proche des temps est, si l’on veut, la projection, à travers un langage historiquement daté, celui de la littérature apocalyptique juive, de la conscience aiguë que l’heure d’une décision radicale a sonné. Et je vois là une légitimation à une entreprise de ce que le grand théologien allemand Rudolf Bultmann appelait la "démythologisation" de l’évangile : enlever l’habillage mythologique qui entoure en l’occurrence l’idée de Royaume de Dieu pour mieux en saisir, dans toute sa pureté, la profondeur spirituelle.


L’exigence spirituelle qui est au cœur de la prédication du Royaume est exprimée dans notre texte par un mot d’ordre, "veillez", répété à trois reprises et une quatrième fois sous la forme négative "craignez qu’il ne vous trouve endormis". Cette exigence répétée n’est pas une proposition facultative, une invitation molle ; elle présente au contraire un caractère impérieux, ce que la parabole, dans son langage imagé, exprime par la figure du maître sévère.


En second lieu, il s’agit est une vigilance de tous les instants ainsi que le montre la référence aux quatre veilles de la nuit ("soir", "milieu de la nuit", "chant du coq", "matin"), qui correspondent au découpage ancien du temps nocturne.


Enfin, il s’agit d’une exhortation universelle. Dans la parabole, le maître de maison confie des responsabilités différentes à chacun de ses serviteurs ("à chacun sa tâche"). La tâche spécifique de la veille, qui consiste à guetter le retour du maître, concerne spécifiquement le portier dont il est seul question. On pourrait donc penser que l’exhortation de Jésus ne concerne qu’une catégorie de disciples – les apôtres, les prêtres ou les pasteurs, les moines ou qui sais-je encore ? Mais le dernier verset du texte généralise expressément ce commandement : "Ce que je vous dis, je le dis à tous : veillez ". L’exhortation à la veille spirituelle s’adresse donc bien à tout homme.


Que signifie cette exhortation à la vigilance ? Ce texte paraît d’abord spécialement écrit pour la première communauté chrétienne. Celle-ci attend, nous l’avons dit, le retour prochain de Jésus. Mais force est de constater qu’il tarde à venir. Bien plus, loin de la gloire promise, ce sont les persécutions qui s’annoncent. Alors la déception des premiers chrétiens a dû être immense et avec elle le risque de découragement et de relâchement. Ces paroles placées dans la bouche de Jésus m’apparaissent comme une réponse à cette situation. Réponse qui vise à conforter leur espérance (le maître tarde mais finira par venir) et à les exhorter à rester fidèles dans leur foi et dans la pratique des œuvres bonnes.


Nous ne sommes plus dans l’état d’esprit des premiers chrétiens mais notre situation n’est peut-être pas aussi éloignée que cela de la leur, au sens où nous aussi nous vivons dans un monde désenchanté, c’est-à-dire un monde d’où Dieu est absent. Dans l’ordre de la connaissance, l’existence de Dieu est métaphysiquement indémontrable et scientifiquement inutile. Le monde est rempli de souffrance et d’injustice et l’idée que celles-ci sont, sinon voulues, du moins permises par Dieu révolte légitimement notre conscience morale. Il y a là un silence de Dieu qu’il faut assumer jusqu’au bout contre les consolations fallacieuses d’une religion à bon marché. Et c’est dans cette absence, que le veilleur guette les signes d’une présence.


Il me semble trouver dans la suite de l’évangile de Marc une confirmation de cette situation. L’exhortation à la vigilance est en effet répétée, à trois reprises encore, dans le chapitre suivant (chapitre 14), dans un contexte bien particulier, celui du jardin de Gethsémani. Jésus, affronté à la perspective de sa mort prochaine, veille et demande à ses disciples de veiller : "Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici et veillez" (Mc 14, 34). Et par trois fois, vous le savez, il les trouve endormis. La mort, la nôtre et celle de nos proches, menace de plonger toute chose dans l’absurde et le dérisoire. Et la vigilance apparaît ici comme un affrontement lucide de la mort et la recherche d’une affirmation de sens qui lui tienne tête. Et on pourrait du reste lire le texte du jour lui-même comme une méditation sur la mort, car n’est-ce pas de la mort que l’on peut dire "veillez, car vous ne savez quand ce sera le moment" ? La perspective de notre mort souligne avec acuité l’urgence de la vie. C’est donc bien ici encore dans l’obscurité que le veilleur guette l’apparition d’une lumière.


Mais où nous tournerons-nous pour apercevoir cette lumière ? Le mot d’ordre "veillez" me paraît rempli d’espérance, car il ne nous est pas demandé de nous réveiller, comme si nous étions déjà endormis, mais de résister à la tentation du sommeil. Un texte de l’Apocalypse le dit de manière encore plus vigoureuse "sois vigilant, ranime ce qui te reste de vie défaillante" (Ap. 3, v. 2). Il ne nous est pas demandé de faire exister la vie là où elle serait absente, mais de ranimer la vie qui est encore en nous. Il me semble donc que l’exhortation à la vigilance vise à préserver et activer une vie de l’esprit qui existe déjà en chacun de nous, croyants ou non-croyants. Et ce de multiples manières.


Contre le sommeil de la conscience morale et politique, la vigilance préserve notre capacité d’indignation devant l’injustifiable, l’intolérable.


Contre le sommeil de l’intelligence, la vigilance nous affranchit des idées reçues et des formules creuses, elle étend le champ de notre curiosité et stimule notre désir de vérité.


Contre le sommeil de nos sens, la vigilance aiguise notre sensibilité à la beauté, beauté de la nature, beauté de l’art, d’une cantate de Bach qui est comme la promesse d’une vie meilleure.


Contre le sommeil de notre désir, la vigilance attise notre aspiration à un bonheur qui dépasse la satisfaction consumériste de nos besoins terre-à-terre.


Et par-dessus tout, contre l’endormissement dans nos relations avec autrui, la vigilance ravive la présence de l’autre; elle nous expose à lui, dans la douleur de la compassion et l’émerveillement de la découverte ; elle empêche l’éloignement de devenir de l’indifférence, l’intimité de dégénérer en une familiarité de mauvais aloi, où l’autre finit par disparaître dans l’habitude.


Voilà différents domaines où la vie de l’esprit est sans cesse menacée par la tentation de l’endormissement et où le mot d’ordre "veillez" prend sens. Qu’est-ce qui peut nous soutenir dans l’éveil ? C’est, je crois, l’espérance, et c’est là où nous retrouvons Bach. Seule la visée d’un horizon qui transcende notre présent peut nous porter au-delà de nous-mêmes. Cet horizon nous met en mouvement dans notre désir du bien, du vrai, du beau, du bonheur, de l’unité des consciences et, j’ose à peine le dire tant ce mot doit être employé avec retenue, dans notre désir de Dieu. C’est pourquoi, pour répondre à notre question initiale, il n’y a pas deux évangiles, mais bien un seul qui est en même temps évangile de la vigilance selon Marc et évangile de l’espérance selon Bach. "Ce que je vous dis, je le dis à tous : veillez". Amen !

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Published by Didier Travier - dans CU 2009 - articles
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 16:25

La prière mondiale des unitariens du mois d’août 2009 a été publiée dans la rubrique "Document" de la Correspondance unitarienne, n° 96, octobre 09. Elle a été écrite par Jean-Claude Barbier pour le compte de l’Eglise unitarienne francophone et traduite en anglais par Noëlle Colle et en portugais par Jean Monod. Elle a été présentée au programme "Lighting Chalice" de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) par l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU, France).


C’est la seconde fois que les unitariens français voient leur prière retenue à l’attention de toutes les communautés unitariennes du monde entier, la première fois étant en mai 2008 avec la prière des chrétiens unitariens pour allumer leur calice, laquelle a été traduite en plusieurs langues, en anglais, italien, espagnol, portugais et tout récemment en basque (
lien).


Cela va de pair avec l’émergence d’un unitarisme francophone au niveau international, au sein d’un unitarisme contemporain largement anglophone. Nos efforts s’inscrivent dans la suite du Manifeste francophone d’Ottawa proclamée en mai 2008 lors d’une rencontre annuelle des Canadiens unitariens. Voir la rubrique à ce nom sur le site de l'AFCU.


Toutes les prières mensuelles sont traduites en français et mises en ligne sur le site de notre Eglise, à la rubrique "la prière du mois".

Allumons le calice qui symbolise notre foi !
Faisons ce geste tous ensemble,
ou bien encore le même jour pour ceux qui sont isolés et se joignent à nous.
Encourageons-nous mutuellement et fraternellement.
Partageons notre foi avec notre cœur, de grande convivialité.
Agissons pour un monde plus vert,
développons notre planète en la laissant bleue,
transmettons l’espérance arc-en-ciel à nos enfants.
Donnons la Vie à notre tour.

Rappel : chaque premier dimanche du mois, un culte est organisé par l’Eglise unitarienne francophone à l’attention de tous ceux qui sont cultuellement isolés pour des raisons géographiques ou encore à la suite d’une rupture idéologique avec leur communauté de naissance ou d’appartenance.
Voir la rubrique "notre culte mensuel" de son site.

 

"Une Eglise libre et ouverte, pour un christianisme de partage", par Jean-Claude Barbier, message du 29 juin au groupe Yahoo "Unitariens francophones"

 

Notre Eglise, l'EUfr, est ouverte à toutes les composantes contemporaines de l'unitarisme et de l'universalisme ; toutes les identités peuvent s'y exprimer et dire leur foi, méditer et prier selon leur théologie, faire culte selon leurs propres traditions.


Cela suppose que ces identités approfondissent chacune leur propre foi, réfléchissent à leur théologie, balaient si nécessaire devant leur porte, présentent en partage ce qu’elles ont de meilleur, de plus universel.


le logo de l'Eglise unitarienne francophone (EUfr) : sur fond bleu, le calice des unitariens et le cercle de la francophonie. Il a été dessiné par l'artiste Petrus Fecit (lien) sur une idée de Jean-Claude Barbier.

Parmi tous les grands sages de l'Humanité, les chrétiens unitariens ont choisi précisément Iéshoua de Nazareth comme maître à penser et à imiter. Ce choix n'est pas exclusif bien entendu des autres grandes sagesses, mais il est pour eux central, important, vital. Ce lien à Jésus, est d'ailleurs à l'origine même de l'unitarisme. Les chrétiens unitariens sont donc en totale continuité avec nos Eglises historiques du XVIème siècle en Pologne et en Transylvanie. Mais à eux peuvent s’adjoindre d’autres personnes qui accordent elles aussi de l’importance à Jésus : des Juifs, des musulmans, des humanistes, etc.

Et puis, au-delà du christianisme, d’autres croyants et des non-croyants partagent les mêmes valeurs, la même vision d’un monde où l’homme est appelé à la transcendance afin d’œuvrer à un monde plus fraternel, plus responsable, plus juste, plus accueillant, assurément meilleur.
 

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Published by Jean-Claude Barbier - dans CU 2009 - articles
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 15:39

"Le point de vue d’un témoin de Jéhovah" par Fabien Girard dans les "libres propos" de la Correspondance unitarienne, n° 96, octobre 09

La Trinité est un point important dans le sens où :
1) la Bible enseigne qu'on doit adorer Dieu avec la vérité,
2) et affirme clairement l'unité de Dieu et jamais qu'il est trois,
3) la Trinité pseudo-chrétienne trouve son origine dans l'ensemble des religions non-chrétiennes et
4) elle est un sophisme, une doctrine futile forgée par des intellectuels qui ont obscurci l'image de Dieu alors que la Bible nous dépeint celui-ci d'une manière simple.


écu représentant un dauphin mettant en déroute une hydre à 3 têtes. Les antitrinitaires du XVIème siècle comparaient volontiers la Trinité à une hydre à 3 têtes, provoquant ainsi la fureur des autres chrétiens qui hurlaient alors au blasphème  !

Voir aussi le point de vue d’un pasteur protestant de l’Eglise réformée de France (ERF), Marc Pernot, sur le site de la paroisse de l’Etoile, à Paris, en réponse à un internaute.

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 14:17
note bibliographique parue dans le bulletin n° 96, octobre 2009, de la Correspondance unitarienne.

Yves Roucaute
, 2008 - Vers la paix des civilisations : le retour de la spiritualité, Paris : Alban, paru en février, coll. " Politique et Géopolitique ", 259 p., 20,00 €

Présentation par l'éditeur : Le conflit des civilisations est une chimère, l'humanité avance vers la paix des civilisations ! judaïsme, christianisme, islam, hindouisme, taoïsme, confucianisme, certaines mythologies aussi, convergent avec la raison éclairée pour dire la nécessité de défendre l'homme dans sa diversité. car, nous dit le philosophe Yves Roucaute, si l'humanité a souffert et souffre encore, ce n'est pas d'un excès de spiritualité, mais bien de son manque, qui laisse place au mercantilisme, au relativisme, à l'intolérance, au matérialisme vulgaire et au communautarisme étroit. lorsque aucune solution ne peut réconcilier les peuples, l'homme spirituel, qu'il soit religieux ou laïc, défend la seule guerre juste, la guerre humanitaire.

Mais punir les injustices ne suffit jamais à établir une " paix durable ", la " paix d'humanité ". que de traités de Versailles qui, au lieu de paix, distillèrent chez les battus ressentiment, haine et soif de vengeance ! l'homme doit aller au-delà de la compassion, au-delà du pardon même, pour adopter cette morale de la miséricorde qui permit de construire la paix en Europe, et qui permettra, demain, la paix durable au Moyen-orient et sur le globe.

En recomposant une chaîne, sans cesse brisée et offensée, de l'humanisme et de la spiritualité, Yves Roucaute retrouve aussi ce qui fit la grandeur de la philosophie française. regrettant que l'Europe ne soit pas encore en mesure d'être la Sparte d'aujourd'hui et que la France vive dans l'oubli de sa propre culture, il nous rappelle ces temps de l'hégémonie de la civilisation française, qui laïcisa la miséricorde par la théorie de la générosité issue de Descartes. avons-nous oublié que cet esprit universel porta son idéal de liberté, d'égalité et de fraternité en Europe, puis sur l'ensemble du globe, par ses La Fayette, ses instituteurs, ses "french doctors" ? pour Yves Roucaute, seul cet esprit français est apte à donner les clefs universelles d'une paix durable, car il est l'esprit même de l'histoire.

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Published by d'après Yves Roucaute - dans CU 2009 - articles
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 12:19

Un unitarisme positif

par Jean-Claude Barbier, message du 21 juillet 09 au groupe Yahoo d’information et de discussion "Unitariens francophones",

En France et régions voisines francophones, dans un premier temps, le recrutement dans les rangs unitariens s'est fait auprès de chrétiens qui contestaient leur Eglise d'origine, les protestantes ou la catholique, entres autres pour leur dogmatisme, ou n'y avaient pas trouvé leur place. Ils sont arrivés, certains avec de la rancune pour leur ancienne appartenance, parfois avec de la violence.

Une page est en train de se tourner avec l'arrivée dans nos rangs d'unitariens et sympathisants, moins marqués par ce passé, plus indépendants vis-à-vis des appartenances d'origine, moins préoccupés d'anti-trinitarisme, plus jeunes, plus ouverts à toutes les spiritualités du monde d'aujourd'hui, sensibles à plus d’universalisme, etc.

Un unitarisme pour ses propres valeurs, et non un unitarisme contre les autres.

Nous sommes unitariens (ou anti-trinitaires) parce que nous refusons le Dieu compliqué des philosophes trinitaires et ne reconnaissons que le Dieu unique que la Bible dépeint de manière simple ! Ce n'est pas à nous d'entrer dans des considérations personnelles et métaphysiques au sujet de Dieu qui ne nous a rien révélé sur sa personne (je veux parler de son "corps" spirituel).

Pour un christianisme aux idées claires et simples

par M. Chenevière, pasteur et professeur à Genève, introduction à son livre "Du système théologique de la Trinité" (1831), document signalé à la Correspondance unitarienne par Fabien Girard


Au lieu de ces idées claires et simples qui font sentir la vérité et la grandeur du christianisme, qui satisfont la raison et touchent le cœur ; ce ne sont, dans plusieurs cours de théologie, qu'idées métaphysiques, que questions curieuses, que termes obscurs ; c'est une théologie si embarrassée que les apôtres eux-mêmes, s'ils revenaient au monde, ne l'entendraient pas sans le secours d'une révélation particulière. Cette théologie scolastique a fait plus de mal qu'on ne saurait le dire à la religion.


Credo alternatif

par Pierre Castaner, fondateur du "Café du Courant d’Air" (Marseille), publié dans "Nouvelles de communautés", spécial Angers novembre 2008, n° 90, mars 2009, p. 30.


Je crois que "le Verbe s’est fait chair" et qu’il nous faut trouver les mots et les gestes pour le redécouvrir en nous-mêmes et dans l’Autre.

Je crois que la question du Christ est à soumettre encore et toujours, à temps et à contretemps dans un souci d’épanouissement de l’homme, pour l’élévation de l’âme et pour l’incendie de la foi qui fait feu de tout bois, dans ce monde blasé et résigné.

J’ose croire que boire, chanter, parler, cogiter, créer et prier font bon ménage hors de la pensée unique et inique.

Je crois au questionnement et à l’étonnement de l’homme. Il nous faut mijoter des projets de solidarité, prier et méditer, ramasser les forces égarées en nous ; je crois que c’est là ce qu’on nomme l’Esprit.

Je crois que Jésus comme tout le monde fréquentait les cafés de tout le monde, que Jésus mangeait et buvait à la table des hommes. Et c’est à table et autour d’un verre qu’on refaisait le monde et que la parole divine et créatrice soufflait, pour retrouver le sens de l’amitié et de la fraternité.

Je crois de plus en plus que dans nos villes, l’Evangile si fragile ne peut se dire que dans un climat de sympathie et d’appétit.


L’existant du chrétien aujourd’hui

Café rencontre organisé à Cotonou le samedi 27 juin 09 par le mouvement "Chrétiens pour changer le monde" animé par Albert Gandonou


L’existant du chrétien en Afrique, on peut dire que d’une manière générale, le chrétien tel qu’on peut le voir aujourd’hui en Afrique présente les traits caractéristiques suivants :


- il tend à se montrer intolérant envers les cultes traditionnels africains mais aussi envers les Eglises différentes de la sienne ; chacun considère qu’il a le vrai culte, la vraie religion ;

- il se préoccupe de rites, de sacrifices, de lois religieuses, de mariage, de famille,… comme les adeptes de toutes les religions du monde ;

- il fréquente les églises et les groupes de prières pour chercher des solutions à ses divers problèmes personnels : avoir un bon mari, être en bonne santé, obtenir un poste lucratif, réussir dans ses affaires ou en politique, conjurer ses peurs, etc. ;

- dans la vie sociale et en politique, par exemple, rien ne le distingue des autres : pillage des biens publics, hypocrisie, prévarication, individualisme, …

- il se préoccupe de son salut personnel, voire éternel, et ne s’intéresse pas à l’amélioration des conditions de vie du plus grand nombre ;


Est-ce cela la bonne nouvelle de Jésus-Christ ?


Rassembler des isolés au nom de Jésus-Christ

Paul Pistre, message à la Correspondance unitarienne reçu le 10 juillet 09


Je reçois, toujours avec plaisir, votre revue qui trouve, çà et là, de nouveaux adeptes. A votre manière, surtout par le Web, vous faites Eglise, en rassemblant des isolés au nom de Jésus-Christ.


A propos de " La pratique libérale qui nous unit "

Message de Paul Renato G.  à Jean-Claude Barbier en date du 23 juillet 09


C’est un message très important que celui de l’histoire - le passé, le présent et l’avenir - de l’unitarisme et de son combat pour la liberté, le respect et l’amour fraternel entre tous les hommes. Fraternellement

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