Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

Rechercher

Archives

Articles Récents

30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 11:40
dans les Informations :


Les Ariens étaient chrétiens mais indépendants de Rome car ils avaient suivis les enseignements du prêtre Arius d’Alexandrie qui, au IV° siècle, avait estimé que, dans le cadre de la Trinité, Jésus (Dieu le Fils) n’était pas l’égal de Dieu (Dieu le Père) car il avait été créé par ce dernier. Jésus était bien Dieu, mais un dieu créé, et donc en position seconde. Il était " subordonné " dans le charabia théologique de l’époque. C’étaient les ariens, les disciples d’Arius. Nombre de peuples " Barbares " avaient été christianisés dans cette version : les Burgondes, les Ostrogoths, les Wisigoths, les Vandales, etc.
 

Pour plus amples informations voir notre dossier dans La Besace des unitariens, à la rubrique " sur l’arianisme ".

Repost 0
Published by chrétiens unitariens - dans CU 2008 - articles
commenter cet article
30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 11:35
Dans les Informations :


Les chrétiens unitariens animent trois blogs : celui de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), les Actualités unitariennes qui traitent d’évènements où les unitariens peuvent avoir quelque chose d’intéressant à dire, et La Besace des unitariens, qui est un site documentaire.

Ils ont choisi l’opérateur Over-blog car c’est l’un des très rares à notre connaissance, qui dispose d’une catégorie " religion ", également pour des raisons techniques (qualité de la présentation, des images, etc.), et aussi parce qu’il n’y a pas de publicité intercalée entre deux messages ou en bandeau.

Les articles sont bien captés par les moteurs de recherches (de 10 à 20% de nos visiteurs utilisent un moteur de recherche) et lus (au total pour les trois sites, pas moins de 478 articles en décembre !)

En plus, les chrétiens unitariens ont lancé une communauté de blogs au sein de la plate-forme d’Over-blog, intitulée " Religions en toute liberté ". Celle-ci se présente ainsi : " Vivre sa religion, sa spiritualité ou sa philosophie en conscience et liberté, d'une façon intelligente, avec raison et réflexion critique, avec tolérance et amour des autres".

http://www.over-blog.com/com-1001794035/Religions+en+toute+libert%C3%A9.html

 L’intérêt des communautés de blogs est d’établir une liste des articles les plus commentés (classés par le nombre des commentaires reçus) et une liste des articles qui viennent d’être publiés, ceci avec le début des articles et la possibilité de les avoir en entier par simple clic. Cela double ainsi la probabilité d’un article d’être saisi par les moteurs de recherche. Mieux, des relations amicales peuvent s’établir entre blogueurs.

" Religions en toute liberté " regroupe actuellement 14 blogs de la plate-forme sus mentionnée. Elle s’agrandit par cooptation avec le soucis de rester dans le champ du libéralisme théologique.

En font partie :
[ndlr : situation en janvier 2008, car depuis la communauté s'est considérablement étoffée]

les blogs des chrétiens unitariens : http://afcu.over-blog.org, http://actua.unitariennes.over-blog.com, http://labesacedesunitariens.over-blog.com

Miettes de théologie ", par le pasteur (de l’ERF) Eric George, http://miettesdetheo.over-blog.com/,

Une vie à la recherche de la liberté intérieure, morale, politique ", par Michel Benoît, http://michelbenoit17.over-blog.com,

Vivre, faire vivre ", par Michel 64, un prêtre catholique marié, http://michel64.over-blog.com,

Cecyl, poète breton, philosophe croyant ", par Cecyl [devenu en juillet 2009 "le grand souk", avec un receuil en téléchargement gratuit "Aube mystique"], http://cecyl.over-blog.com 
Et si c’était vrai … ", par Adeline, diplômé de Droit à Lille, récemment baptisée dans la foi catholique, http://et-si-c-etait-vrai.over-blog.fr/,

Le petit trou joli d’Alguboogi ", par Alguboogi, une étudiante catholique, [fermé en 2009]
Le Nouvel islam de France ", par Salam, http://www.lenouvelislamdefrance.com/

Métazet ", par Miky, agnostique, http://metazet.over-blog.com,

Marike, amorce d’une étude de l’évangile de Marc ", par une protestante libérale, http://marike.over-blog.com/,

Jean Gropper 1503-1559 ; histoire – philosophie – théologie ", par un couple d’anciens séminaristes allemands, http://le-cardinal-gropper.over-blog.com/

Vers une spiritualité laïque " par Jean-Yves, marin et romancier, http://spi.laique.over-blog.com/

Repost 0
Published by chrétiens unitariens - dans CU 2008 - articles
commenter cet article
30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 11:31
prédication du pasteur Roger Parmentier (pasteur de l’ERF, dans sa 90e année), lors de l’inauguration du temple rénové de Les Bordes-sur-Arize (Ariège), le vendredi 25 janvier 2008


Soyez accueillis avec bonheur dans ce temple rénové où j’ai été baptisé l’été 1918 par mon grand-père, pasteur de cette paroisse pendant plus de 40 ans, Auguste Peloux. Mais vous êtes accueillis surtout par celui qui désire vous faire entendre aujourd’hui sa parole bienfaisante et dérangeante, parfois difficile à exprimer, mais aussi à entendre.

Il y a dans l’évangile un petit récit qui peut paraître choquant (Luc 11. 27-28) : dans l’auditoire de Jésus une femme s’écrie : Comme celle qui t’a fabriqué dans son ventre et dont les seins t’ont nourris a eu de la veine d’avoir un nourrisson comme toi. Traduisez " comme Marie a eu de la chance " (pour certains la " vierge Marie "). Mais Jésus lui répond : Jamais de la vie, heureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent. Traduisez : les véritables auditeurs de l’évangile sont bien plus importants que Marie et le culte que certains lui rendent.

Ainsi dans ce temple il n’y a rien de sacré, à l’exception de l’évangile, s’il est correctement proclamé, si la parole autrefois vivante, puis congelée en écriture, est décongelée et redevient la parole inspirée que Dieu veut dire à nos contemporains ; et d’autre part l’auditoire hétéroclite, vous qui êtes ici, si du moins vous êtes les auditeurs que Jésus espère.

Ce qui compte dans un temple c’est le toit, ici enfin réparé, grâce auquel ce lieu devient un abri, un lieu où tout est fait pour écouter et entendre, comprendre et réfléchir, recevoir des appels, prendre les décisions les plus importantes de la vie. Dans un temple il n’y a rien à voir, mais beaucoup à entendre. Dans un temple il n’y a pas de décoration, pas d’ornement, pas de spectacle, pas de shows (comme on dit aujourd’hui), pas de peintures, pas de statues, pour bien faire pas de déguisement. Circulez, il n’y a rien à voir ; mais que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ; et que celui qui a une intelligence, s’en serve !

Ce qui compte vraiment, c’est l’évangile de Jésus et vous.

Aujourd’hui vous êtes entrés dans un temple rebelle, construit en 1784, c’est-à-dire 5 ans avant la Révolution française, ou 3 ans avant l’édit de tolérance, donc à l’époque où il était interdit de construire un temple ; et même où pendant 3 siècles les pouvoirs religieux et politiques de l’époque s’acharnaient à détruire tous les temples de France et de Navarre. Il s’agit donc d’un temple rebelle, construit par des rebelles à l’ordre religieux et politique dominant et pour des rebelles qui allaient s’engager en faveur de la liberté de conscience et de la liberté de culte ou de non culte.

Pourquoi ? Parce qu’ils étaient les disciples de Jésus le Rebelle, que les chrétiens connaissent si mal, car on l’a remplacé par un christ Seigneur, Dominus-Dominateur. Remplacé.

Or, Jésus a été un rebelle, un refuznik, un contestataire, un utopiste, un vrai révolutionnaire. Il ne s’est pas laissé dicter ce qu’il devait croire ce qu’il devait dire, ce qu’il devait faire, il ne s’est pas laissé dicter la tradition religieuse de son peuple, ni ses orientations politiques anti-romaines. Il a osé réfléchir par lui-même, conclure par lui-même, décider par lui-même. Et tout cela parce qu’il demandait le secours de l’esprit, ce qu’il y a avait de meilleur dans le conscient et l’inconscient collectif, cette conviction élaborée au cours des millénaires par les humains généreux qui voulaient la survie de l’humanité et son épanouissement.

Comme bien des prophètes, des porte paroles de " Dieu " qui l’avaient précédé, Jésus a été un inspiré et un rebelle. Et il a osé parler et agir malgré toutes les oppositions qu’il voyait dressées devant lui, toutes les contradictions, les jalousies, les indifférences. Il a osé parler au nom de Dieu, comme les autres, sans demander d’autorisation (ou d’autorité) aux prêtres, au Sanhédrin, aux Grands prêtres, autorités pourtant spécialistes de l’Écriture sainte du temps, ni aux Pharisiens, moralistes autoproclamés, surtout soucieux de la moralité des autres et de leur orthodoxie, ni aux Sadducéens, défenseurs de la pure tradition sacerdotale, ni aux moines esséniens, perdus dans leur isolement volontaire et pieux ; ni aux pouvoirs politiques de droite ou de gauche, ni à Hérode et à ses lettrés, ni à Pilate et son administration, ni aux philosophes porteurs de la belle culture gréco-romaine, ni aux Zélotes, les révolutionnaires nationalistes ; ni même à sa mère qui (comme toutes les mères) croyait savoir ce qui était bien pour lui, ni à son père (sur lequel on ne sait pratiquement rien) ; et encore moins à ses frères particulièrement obtus au début (ce n’est pas parce qu’on est " frères " qu’on est généreux, compréhensifs, vraiment fraternels – on voit ça dans les communautés chrétiennes pour qui les fréquente un peu…).

Non, Jésus a osé être Jésus, devenir vraiment Jésus l’inspiré, l’inventeur des propositions pour changer radicalement le monde en prenant le contre-pied de tout ce qui va mal, tout ce qui fait souffrir et mourir, l’entrée immédiate dans ce qu’il appelle, faute de mieux, son " royaume de Dieu ", devenu célèbre, mais refusé, méconnu, dénaturé, remplacé par des élucubrations de disciples qui préféraient plaire, flatter, séduire, avoir du succès, plutôt que de suivre la voie (et la voix) de Jésus.

Oui, Jésus a osé être un rebelle inspiré, un méditatif perspicace, un observateur de toutes les menaces, un initiateur du chemin de guérison, de salut, de délivrance et donc d’innovations incomprises et de résistances malmenées.

Jésus a été un rebelle inspiré, un insurgé spirituel et il l’est resté malgré toutes les incompréhensions et les oppositions. Et il continue à inspirer par sa parole ineffaçable (qui a failli être étouffée, perdue à jamais sans les disciples intelligents qui ont mis par écrit les mots dont ils se souvenaient, bénis soient-ils à toujours).

Voulez-vous à votre tour et à vos risques et périls devenir les compagnons (les partageurs de parole et de pain, de mission aussi) de ce grand rebelle ? Des gens qui ne cherchent ni à plaire, ni le succès, ni la popularité, ni les décorations, ni les avantages matériels, ni à se faire élire pour être glorieux (mais peut-être pour rendre service avec discernement), en sachant que sur ce chemin, dans ce compagnonnage, il y a beaucoup de coups à recevoir, Et que d’ailleurs, la croix n’est pas là pour nous parler d’une illusoire vie après la mort, mais pour nous avertir de ce qu’il peut en coûter d’être un rebelle inspiré ou d’accompagner des rebelles inspirés.

Le christianisme vrai, ce n’est pas un pitoyable conformisme…

C’est pour entendre cela que ce temple rebelle a été bâti par des rebelles et pour des rebelles. Mais le véritable évangile y sera-t-il prêché ? Et vous-mêmes, aurez-vous le courage de venir l’écouter.

Repost 0
Published by Roger Parmentier - dans CU 2008 - articles
commenter cet article
28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 19:34

Les Wisigoths pénètrent en Gaule par les Alpes en 410, pillent l’Auvergne et s’installent dans la Narbonnaise, à Toulouse et en Aquitaine. Avec l’intervention des Francs et des Burgondes, ce qui reste alors de la partie occidentale de l’Empire romain va se réduire bientôt à un royaume gallo-romain entre la Loire et Somme, avec comme capitale Soisson. En 416, Wallia, roi des Wisigoths, accepte le statut de " fédéré " de ce royaume en échange de terres au sud de la Loire.


D’ailleurs, l’alliance est plus que jamais nécessaire face à la menace des Huns d’Attila. En 451, celui-ci attaque la Gaule et vise Toulouse ou des sujets à lui sont partis d’Ukraine sans rien lui dire pour retrouver leurs frères Wisigoths. Paris résiste grâce à sainte Geneviève . Finalement Attila est battu à la bataille de Mauriacus (Moirey, commune de Dierrey-St-Julien, dans l’Aube). Théodoric, le roi Wisigoth, est tué à cette bataille.


Quelques signes de cette présence des Wisigoths :


La légende de Gaudens, jeune berger qui aurait été tué pour sa foi (chrétienne romaine) en 475, par les Wisigoths (chrétiens ariens). Dans la moyenne vallée de la Garonne, sur la voie romaine reliant Toulouse à Dax existait un domaine rural dénommé "Mansus" qui, après l'introduction du christianisme, devint le "Mas-Saint-Pierre". C’est là que Gaudens fut enseveli. Une église et un monastère y sont construits vers le VIII° siècle, donnant naissance à l’agglomération de Saint-Gaudens. Le 20 janvier 1309, par sa bulle "Vita perennis gloria", le pape Clément V reconnaîtra l'authenticité des reliques de saint Gaudens, proclamant que ce dernier était bien un personnage historique.

Le camp des Ariens (Camp arian) à Canéjan, au sud de Bordeaux. 
Il y existe toujours le chemin de Camparian. 


A la même époque des Mérovingiens se sont établis sur la paroisse comme en témoignent des sarcophages découverts devant l'église. 

On peut imaginer que le camp disparut avec la retraite des Wisigoth suite à leur défaite à Vouillé. 

A la sortie de Gradignan, sur la nationale 10 en direction de Bayonne, tourner à droite vers Cestas (départementale 214), longer le Lac vert, puis tourner à droite. Le chemin de Camparian mène au bourg de Canéjan.
 

Le chemin de Camparian est visible sur Google Maps France et sur Mapquest (cliquer sur "carte")

Le lieu resta célèbre, mais cette fois ci de par la présence (début XIII° siècle) d’un hôpital qui accueillait les pèlerins de St-Jacques de Compostelle. Camparian, qui était alors le plus important établissement humain au sud de Bordeaux, fut aussi le siège d'une prévôté royale créée par Edouard 1er Roi d'Angleterre. Elle comptait 7 paroisses : Canéjan, Mérignac, Pessac, Cestas, Gradignan, Léognan et Villenave d'Ornon. Au déclin du pèlerinage, l'hôpital devint un prieuré jusqu'à la Révolution où il fut vendu comme bien national.

Et dans la toponymie régionale pour les villages fondées ou ayant été habités par des "Goths" : Goudourvielle (ils y fondèrent une colonie agricole, commune de Lias-Goudourville, par l’Isle-Jourdain à l’est de Toulouse), Goudourville (par Valence d’Agen, Tarn et Garonne), Gourville (par Rouillac, Charente), Gaudonville (par Saint-Clar, Gers), Villegoudou (par Escroux, Tarn), etc.


Les Wisigoths sont ariens et Clovis Ier, le roi des Francs a opté, par son baptême (en 496 ou 498 ou 499 ?), pour l’alliance avec l’épiscopat gallo-romain fidèle au pape. Les Francs battent les rois ariens : les Burgondes en 500, puis les Wisigoths en 507 à Vouillé. Alaric II y est tué. Le fils de Clovis poursuit les Wisigoths jusqu’aux Pyrénées. Ceux-ci restent toutefois dans la Narbonnaise (le littoral languedocien des bouches du Rhône aux Pyrénées) suite à l’intervention des Ostrogoths (conduits par leur roi Théodoric Ier), résidents en Italie, qui stoppent les Francs à Arles en 508. La Narbonnaise reste ainsi aux mains des " Goths " et sera appelé le marquisat de Gothie (le pays des Goths) ou encore la Septimanie*. La Provence quant à elle reste romaine.

 * Le nom de Septimanie viendrait de la présence des vétérans de la septième légion romaine qui auraient occupé la région, ou, autre version, des sept villes sièges d’évêchés qui jalonnaient le territoire : Elne, Agde, Narbonne, Lodève, Béziers, Maguelonne et Nîmes.


En 541, Clotaire 1er et Childebert 1er tentent d’envahir l’Espagne, où les Wisigoths ont développé un important royaume avec Tolède comme capitale, mais ils sont forcés de se retirer.


En 711, les Arabes envahissent l’Espagne, puis en 720 ils occupent Narbonne. Les derniers Wisigoths ariens se convertissent alors à l’islam. Ce sera désormais contre les " Sarrasins " que les Francs devront lutter pour reprendre la Narbonnaise. Ce sera chose faite en 759.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans sur l'arianisme
commenter cet article
28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 08:19

Ulfilas est né en 311, benjamin d’une famille chrétienne originaire de Cappadoce qui avait été capturée par des Goths dans les années 257/8 et qui s’était retrouvée au nord du Danube. Il fut envoyé étant jeune à Constantinople pour y exercer la fonctions ecclésiastique de lecteur et se retrouva à l’âge de 30 ans, en 341, consacré évêque par le célèbre évêque arien Eusèbe de Nicomédie.

Il retourna alors en Dacie, parmi les paysans goths, en qualité de missionnaire, donc au-delà des régions de Grèce et de Thrace qui avaient déjà été évangélisées par saint André. Il inventa un alphabet (en ajoutant à l’alphabet grec des lettres runiques et romanes) et traduisit la Bible en langue goth (à partir du grec de la Septante et de celui du Nouveau Testament), hormis les livres des Rois afin de ne pas encourager les Goths dans leur humeur qu’il estimait trop guerrière !

Il resta 40 ans, jusqu’à la fin de sa vie, au service des Goths, mais après 8 à 10 ans en Dacie, il dût se replier en Moésie, au sud du Danube, sous la protection de l’empereur arien Constantin II, à la suite d’une persécution contre les chrétiens.

Il assista au concile de Constantinople en 360 où les thèses ariennes et semi-ariennes furent encore discutées, mais non rejetées (ce sera le concile de Chalcédoine en 451 qui condamnera définitivement toute velléité arienne).

Selon des sources d’information "nicéennes", l’adhésion d’Ulfilas aux thèses ariennes aurait été tardive, autour de 360 (date du concile de Constantinople). Le débat est en cours entre historiens (voir Hagith Sivan, "Ulfila’s Own Conversion," Harvard Theological Review 89 (octobre 1996): p. 373-86). Il mourut en 380/381.

L’un de ses disciples, le scythe Ausence de Durostorum sur la rive droite du Danube (actuelle Silistra en Bulgarie au sud-est de Budapest), qui sera plus tard évêque de Milan, écrivit une lettre élogieuse sur lui, laquelle lettre est considérée comme " le credo de Ulfilas " dans la mesure où elle comporte une claire déclaration des principes centraux de l’arianisme : séparation du Dieu Père et de son Fils, celui-ci ayant été créé dieu " avant la création du monde " selon le Prologue de l’évangile de Jean - donc non coexistant au Père,  en quelque sorte dieu en second, subordonné au Dieu créateur -  ; et le Saint-Esprit créé par Dieu Père à travers son Fils.

Pour l'unitarien d'aujourd'hui, cela reste de la haute envolée méthaphysique ! mais c'est assurément un mieux par rapport à la position trinitaire.

Une interrogation : le qualificatif d’apôtre qui lui est décerné, rappelle celui attribué (ou auto-attribué) à  Paul, l’apôtre des Gentils ; comment passe-t-on du statut de missionnaire à celui d’apôtre ? Les apôtres ne seraient-ils pas donc seulement et exclusivement les premiers disciples qui entouraient le rabbi Yéshoua de Nazareth ? Quant à l’auréole et à la canonisation, Ulfilas n’y a pas eu droit, tant du côté de Byzance que du côté de Rome ...  

Pour en savoir plus, voir La Cuestión Arriana http://lacuestionarriana.wordpress.com/

article publié le mardi 13 mars 07 dans les Actualités unitariennes ; transféré ici
Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans sur l'arianisme
commenter cet article
28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 08:16

Le baptistère des ariens à Ravenne (en Italie), fut édifié par le roi des Ostrogoths, Théodoric l’Amale au tournant des Ve et VIe siècles. En effet, les Goths, comme d'autres peuples germaniques, avaient embrassé le christianisme sous la forme prêchée par Arius et considérée comme hérétique à la suite des premiers conciles œcuméniques. Le baptistère devait donc permettre aux ariens de disposer de leur propre lieu, tout comme les autochtones auxquels était réservé le baptistère des orthodoxes.

 

Le monument est de forme octogonale avec quatre absidioles

Il possède une coupole décorée d'une mosaïque représentant le baptême du Christ par Jean-le-Baptiste, avec un dieu païen figurant le Jourdain qui se tient près d’eux et porte une outre de cuir de laquelle sourd l’eau du fleuve. Au dessus, l’Esprit-Saint est sous la forme d’une colombe dont le bec répand l’eau lustrale (voir photo dans le message précédent).

Plus bas, une procession des douze apôtres, menés par Pierre et Paul tout autour de la coupole, se dirige vers un trône sur lequel un crucifix précieux est posé sur un coussin de pourpre.

Toute cette composition est d'une grande similitude avec celle du baptistère des orthodoxes, sinon dans la facture, tout au moins dans l’inspiration et les grandes lignes. En 565, après la condamnation de l’arianisme, il fut converti en oratoire catholique sous l’invocation de sainte Marie.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Baptist%C3%A8re_des_Ariens

 
article publié le vendredi 9 mars 2007 dans les Actualités unitariennes, transféré ici
Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans sur l'arianisme
commenter cet article
28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 08:13
 

livre d'Angeles Alonso Avila, 1985, "Visigodos y romanos de la provincia de la Rioja", Bibliothèque Gonzalo de Berceo, n° 108-109. Photo du pont romain sur l'Ebre, à Logroño

 

La province de la Rioja est en Espagne, entre le Léon et l'Aragon, sur la rive droite de l'Ebre. Sa capitale est Logroño, lieu de franchissement du grand fleuve qu'est l'Ebre depuis l'époque romaine. Les vestiges d'une église arienne du VII° siècle ont été découverts au lieu-dit "Las Tapas", non loin du village d'Albelda de Iregua, dans la vallée de la Najerilla, province de la Rioja. Une petite église rurale en forme de croix grecque, avec un baptistère et des sarcophages.

 

Vu sur le site "La cuestion arriana" (http://lacuestionarriana.wordpress.com/).

 

 
article publié le jeudi 8 mars 2007 dans les Actualités unitariennes, transféré ici
Repost 0
Published by La Cuestion Arriana - dans sur l'arianisme
commenter cet article
28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 08:07
 célèbre mosaïque du baptistère arien à Ravenne, capitale des Lombards

 
 Suite à une controverse théologique avec son nouvel évêque (Alexandre d’Alexandrie), en 318 ou 319, le presbytre Arius (256-336) se retrouva condamné pour ses idées et exilé. Il alla se plaindre à Eusèbe de Nicomédie et la "controverse arienne" dura jusqu’au concile de Constantinople en 381. Elle fit rage puisque, alternativement, les "nicéens" (vainqueurs au concile de Nicée en 325) et les "ariens" eurent le dessus au sein de multiples conciles et auprès de la cour impériale. Evêques "catholiques" et évêques "ariens" furent destitués, exilés, empoisonnés, ou encore rappelés à leur poste.

Plusieurs peuples "Barbares" furent évangélisés dans la foi arienne (Jésus est une créature de Dieu, de nature divine ou divinisée, mais il n'est en aucun cas égal ou co-existant au Père) : les Goths (Ostrogoths et Visigoths), les Vandales, les Suèves, les Lombards, les Burgondes, etc. Suèves et Visigoths se retrouveront en Espagne.

Mais à partir de 500, les rois ariens se convertissent au catholicisme. En 610, le roi visigoth Viterico, qui était soupçonné de vouloir rétablir l’arianisme en son pays, meurt assassiné. Désormais, la parole est aux archéologues et aux historiens, à moins que des militants revivalistes ne réveillent l’ "hérésie" …

Un historien espagnol, se souvenant de ses cours de collège, vient d’ouvrir, ce mois de février, un blog formidablement bien documenté : "la cuestion arriana" http://lacuestionarriana.wordpress.com/ Nous l’assurons bien entendu de toute notre amitié unitarienne. Nous remercions Jaume de Marcos, président de la Sociedad Unitariana Universalista de España (SUUE voir notre lien UU hispanico) de nous avoir signalé ce site de grande qualité et de noble cause.

 
publié le jeudi 8 mars 2007 dans les Actualités unitariennes ; transféré ici
Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans sur l'arianisme
commenter cet article
21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 12:04
le bulletin mensuel de la Correspondance unitarienne

texte envoyé par l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)  le 23 janvier 07 à la revue Les réseaux des Parvis, paru dans le n° 33 de cette revue, en mars 2007, p. 10, dans la rubrique " Vie des réseaux ". Cette revue arbore en sous titre : " Chrétiens en liberté pour d’autres visages d’Eglise ". 


Pour l’instant, la mouvance unitarienne en France n’est pas encore très étoffée (une cinquantaine de personnes tout au plus dont une trentaine se déclarent chrétiens unitariens). Cela est dû à sa jeunesse en notre pays. La première association (qui a cessé toute activité peu après 2003) fut lancée en 1986 et eut Théodore Monod comme premier président d’honneur ; l’AFCU elle-même date de 1996. Cela est également dû au fait que, en l’absence d’une Eglise historique nous ne bénéficions pas d’un substrat paroissial (nos Eglises sont dans les pays hungarophones, en Roumanie et en Hongrie, et les pays anglo-saxons). Dans ces conditions les bulletins internes n’ont guère d’audience.


Ce constat a motivé le lancement, en octobre 2002, d’un réseau complémentaire aux associations alors existantes et indépendant, la Correspondance unitarienne, lequel publie un bulletin mensuel de 4 pages en format A4, diffusé gratuitement par messagerie électronique et, à défaut, par voie postale (dans ce cas l’abonnement est de 15 euros). Au mois de février, le bulletin était à son 64ème numéro. Il est largement diffusé auprès d’autres croyants libéraux, tant protestants que catholiques ; au total à environ 250 destinataires. Il est mis en ligne par le site " Profils de liberté " (http://prolib.net/unit/correspondance.unitarienne.htm).


Lieu d’expression, il donne la parole à bien d’autres auteurs qu’unitariens, par exemple pour la mouvance catholique libérale vous trouverez des articles à la Une de Michel Benoît, Guy Lecomte, Jacques Musset, François Trubert, etc. - et la reproduction d’articles ou de conférences de Yves Burdelot, Mgr Jacques Noyer (évêque émérite d’Amiens), Jean-Marie Mallet-Guy (aumônier national catholique des scouts et guides de France). Depuis la fin de l’année dernière, il est doublé (par voie électronique seulement) par un " agenda à l’usage des unitariens et sympathisants " qui fait part des manifestations de nos milieux libéraux unitariens, protestants et catholiques.


Pour recevoir ce bulletin et cet agenda, s’adresser à Jean-Claude Barbier, Résidence " Les Saules ", bât. C1, avenue du Maréchal Juin, tél. 05 40 32 56 12, courriel : correspondance.unitarienne@wanadoo.fr

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans CU présentation
commenter cet article
16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 14:16
En 1993, Pierre-Jean Ruff, alors pasteur à l’Eglise réformée de la Bastille, au célèbre " Foyer de l’âme " qui avait été fondé par Charles Wagner au début du siècle, avait déjà cette vision selon laquelle la dynamique libérale qui animait le protestantisme européen depuis le milieu du XIXème siècle n'était pas sans toucher aussi les milieux catholiques.


Son livre sur le protestantisme libéral, publié cette année là, portait en sous-titre : " vers un christianisme d’ouverture ". Il faisait d’ailleurs part à ses lecteurs, dès sa préface, d’une anecdote significative :

" Certains demanderont […] non sans pertinence : pourquoi faire un livre sur le protestantisme libéral plutôt que sur le christianisme libéral ? J’appelle de tout mon cœur le moment où nous pourrons faire un livre sur le christianisme libéral. Toutefois cela me paraît malheureusement prématuré.

Certes le libéralisme n’est pas l’apanage des seuls protestants. Heureusement ! Je connais beaucoup d’amis catholiques dont les convictions sont communes aux nôtres ou voisines d’elles. Alors que je faisais une conférence sur le protestantisme libéral en avril 1986 à Bastia, un médecin corse et catholique avait pris la parole pour dire que mon propos n’avait rien de provocateur ou de bouleversant et que lui, catholique, le partageait entièrement. Je crois que certains prêtres présents avaient modérément apprécié son intervention !

Il y a des catholiques libéraux comme il y a des protestants libéraux. Pour moi, ces amis catholiques sont une grâce du ciel !

En revanche, si je ne me trompe pas, à ce jour ces amis catholiques et libéraux n’ont guère la possibilité officielle ou statutaire de se réunir et de s’affirmer dans leur différence comme tels ", p. 12.


En note, l’auteur évoquait le catholicisme libéral qui exista vers 1830 : " Il fut l’œuvre des abbés La Mennais et Lacordaire et de Charles de Montalembert. Il s’exprimait notamment au travers du journal L’Avenir dont la devise était : " Dieu et liberté ". Les oppositions à ce mouvement ne tardèrent pas à se manifester. Le 15 août 1832, le pape Grégoire XVI publiait l’encyclique Mirari Vos qui condamnait les idées principales de ce mouvement, notamment celle qui réclamait pour tous la liberté de conscience "


Depuis cette première publication, la situation a changé grâce à la création de la Fédération des réseaux des parvis qui regroupe aujourd’hui quelques 50 mouvements catholiques soit réformateurs soit libres, fonctionnant en dehors de tout contrôle de l’Eglise catholique de France.


Pierre-Jean Ruff a suivi cette évolution avec attention. Il fut l’un des organisateurs de la célébration libre à Paris, en juin 2004, qui a réuni des catholiques, des protestants et des unitariens autour d’un partage du pain et du vin au nom de Jésus.


Lors de la réédition de son livre sur le protestantisme libérale en 2005 par Théolib, il en confia la préface à Paul Abela auteur de " Je crois, mais parfois autrement ", publié aux éditions L’Harmattan en 2002 : " L’amitié et la collaboration en vue d’un avenir spirituel plus généreux ont présidé à ce choix. Mais également, je conçois comme un signe prophétique fort que la préface de ce livre sur le protestantisme libéral émane de l’un des représentants les plus autorisés du catholicisme libéral français d’aujourd’hui ".


Paul Abela lui renvoie bien volontiers l’écho :

" De lui à moi, et sans doute à d’autres catholiques, il y a probablement des différences de sensibilité religieuse, notamment concernant l’importance que nous accordons à l’église et aux sacrements. Mais que d’approches semblables lorsque, moi catholique, je parle de Marie, mère de Jésus ou que je déclare que " l’on traîne trop d’erreurs bloquées par une prétendue infaillibilité ", ou encore, à propos du péché originel " l’avenir de l’humanité se serait-il joué en une seul épreuve, sans rattrapage ? " (" Je crois, mais parfois autrement, pp. 87 et 177).

Catholiques libéraux et protestants libéraux, nous sommes engagés dans un même combat – reconnaissant une priorité à l’Esprit qui se conjugue toujours avec la liberté : liberté de Dieu lui-même et liberté qu’il a voulu nous donner, non seulement pour la conduite de notre vie personnelle, mais aussi dans notre accueil de la Parole de Vie. " (p. 5-6).


Les chrétiens unitariens ont joué un certain rôle dans cette mise en relation entre protestants et catholiques libéraux.  Voir la Correspondance unitarienne, bulletin n° 25, novembre 2003 "
Lettre à mes ami(e)s du protestantisme libéral" par Jean-Claude Barbier

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans RUFF Pierre-Jean
commenter cet article