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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 10:42

" Quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire … "

commentaire par Jacques Musset de l’évangile de Matthieu 25, 31-46

prédication au temple de l’Eglise réformée de Nantes le dimanche 16 novembre 08

 

31 - Quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous les messagers, il siègera sur le trône de sa gloire. 32 - Et tous les goîm (païens) se rassembleront en face de lui. Il les séparera les uns des autres comme le berger sépare les moutons des boucs. 33 – Il mettra les moutons à sa droite et les boucs à sa gauche.

34 – Alors le roi dira à ceux de sa droite : ‘Venez, bénis de mon Père, héritez du royaume préparé pour vous dès la fondation de l’univers. 35 – Oui, j’étais affamé, et vous m’avez donné à manger ; j’étais assoiffé, et vous m’avez donné à boire ; métèque, vous m’avez accueilli ; 36 – nu, vous m’avez vêtu ; infirme, vous m’avez visité ; en prison, vous êtes venus à moi ".

37 – Alors les justes lui répondent et disent : " Adôn, quand t’avons-nous vu affamé, pour te nourrir, assoiffé, pour te donner à boire ? 38 - Quand t’avons-nous vu métèque, pour te recueillir, ou nu, pour te vêtir ? 39 – Quand t’avons-nous vu infirme ou en prison pour venir à toi ? ". 40 – Le roi répond et leur dit : " Amen, je vous dis : pour autant que vous l’avez fait à un de mes frères, le dernier, vous l’avez fait à moi-même ".

41 – Alors il dira à ceux de sa gauche : " Allez loin de moi, honnis, au feu de pérennité, préparé pour le diable et pour ses messagers. 42 – Oui, j’étais affamé, et vous ne m’avez pas donné à manger ; assoiffé, et vous ne m’avez pas donné à boire ; 43 – métèque, et vous ne m’avez pas recueilli ; nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; infirme, en prison, et vous ne m’avez pas visité ". 44 – Alors ils répondent aussi et disent : " Adôn, quand donc t’avons-nous vu affamé, ou assoiffé, ou étranger, ou nu, ou infirme, ou en prison, et ne t’avons nous pas servi ? " 45 – Alors il leur répond et dit : " Amen, je vous dis : pour autant que vous ne l’avez pas fait à l’un de ceux-ci, le dernier, à moi non plus vous ne l’aurez pas fait. ".

46 – " Ceux-là s’en iront vers la punition de pérennité, et les justes vers la vie de pérennité. "

traduction André Chouraqui, éditions Lidis, Paris, 1985

  

Si la lecture incessante des évangiles a pour but d’entretenir en nous la vigilance spirituelle sur ce qui donne sens à notre vie, le texte que nous lisons ce matin est à coup sûr une référence essentielle. Tout est dit dans ces quelques lignes de la fin de Matthieu sur ce qui fonde la valeur de nos existences, de toute existence. C’est en effet notre disponibilité à servir autrui et notamment nos semblables éprouvés par la vie qui détermine de quel poids pèse nos existences. Selon notre texte, aucune excuse n’est recevable, tout humain est concerné, chrétien ou non, puisque les critères sont identiques. Voilà donc un texte salutaire pour nous demander chacune et chacun où nous en sommes.

 

Replaçons-le d’abord dans son contexte pour en percevoir tout le sens. Notre passage est une grande mise en scène imaginée par l’évangéliste Matthieu qui se situe en fin du 5ème et dernier grand discours de son évangile. Le thème de ce discours, c’est l’avènement du monde nouveau qu’inaugure Jésus et la question sous-jacente peut se résumer ainsi : où la présence de Dieu se manifeste-t-elle désormais au milieu des hommes ?

 

Assurément, ce n’est plus au cœur du temple de Jérusalem, considéré jusque là comme le lieu très saint de la présence de Dieu au milieu de son peuple et des nations. " Il n’en restera pas pierre sur pierre " dit le Jésus de Matthieu au début du 5ème discours. La réponse est finalement donnée dans le récit de la passion qui suit. Au moment de la mort de Jésus, les ténèbres couvrent la terre ; celle-ci tremble et le voile du Temple se déchire de haut en bas. Cette mise en scène de l’évangéliste reprend les images bien connues exprimant à travers la Bible la fin du vieux monde et l’apparition du monde nouveau. Le message est clair : c’est en Jésus de Nazareth, apparemment mort comme un réprouvé de Dieu (Celui qui pend au bois, dit le Deutéronome, est maudit de Dieu) ; c’est en lui, à travers ses paroles et ses actions, et nulle part ailleurs qu’on trouve désormais la présence du Dieu vivant.

 

Mais une autre question surgit aussitôt pour les chrétiens de la communauté de Matthieu : comment accueillir Jésus présence de Dieu, puisqu’il n’est plus visiblement de ce monde ? La réponse de Matthieu est double : c’est d’une part dans le service des frères humains souffrants – et cette exigence s’adresse à tout homme. D’autre part – et cela vaut spécifiquement pour les chrétiens - c’est dans la célébration de la Cène en mémoire de Jésus.

 

Notre texte d’aujourd’hui rappelle donc l’un des deux critères fondamentaux de l’accueil de Dieu qui vient vers nous. Et ceci concerne autant nos Eglises en ce début du 21ème siècle que les chrétiens de la communauté de Matthieu.

 

Reprenons maintenant en détail notre passage et voyons ce qu’il dit et ne dit pas, ce que parfois on lui fait dire et qui va à contresens de la parole évangélique. Dans la mise en scène grandiose de Matthieu, Jésus s’adresse d’abord à une première catégorie de personnes. Rien ne précise qu’ils sont chrétiens. En fait les destinataires de ses paroles sont tout simplement des humains, croyants, disciples ou non du Galiléen, agnostiques ou athées : Venez les bénis de mon Père, leur dit-il, traduisons : Je vous l’assure, aux yeux de Dieu, vous avez réussi votre vie. Puis Jésus en décline la cause : J’ai eu faim et vous m’avez donné à mangé, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité,  en prison et vous êtes venus à moi. Ses interlocuteurs lui disent que jamais ils ne l’ont vu dans ces situations mais Jésus d’ajouter cette précision décisive : Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits c’est à moi que vous l’avez fait.

 

Le message est clair. D’abord, la valeur d’une vie humaine réside dans le service rendu à autrui souffrant. L’appartenance à une religion, la fréquentation de la catéchèse et du culte, les temps de prière, la participation active à la vie paroissiale, tout cela ne semble pas compter ou du moins cela n’a d’importance qu’orienté vers le service d’autrui le plus démuni. Remarquons encore que Jésus ne dit pas à chacun :  tu as réussi ta vie parce que tu m’as reconnu dans la personne de ton frère souffrant, mais : parce que tu as aimé ton frère souffrant pour lui-même tu m’as accueilli et donc tu as accueilli Dieu. Il y a de quoi surprendre ceux qui prétendent n’aimer leur prochain que pour l’amour de Dieu. Cette conception est le contraire du message évangélique. L’accueil de Dieu dans nos existences et dans la vie sociale se vit donc d’une manière non-religieuse, sur des enjeux humains essentiels. Cette perspective est une révolution en christianisme. Dieu ne peut être qu’en ce qui aide les êtres humains à s’humaniser ; c’est là qu’on le rencontre réellement sans s’illusionner.

 

Il y a mille façons d’être au service de notre prochain qui a faim et soif, est étranger, nu, malade et en prison. Ne réduisons pas ces mots à leur sens premier, si essentiel soit-il : on peut avoir à sa porte, dans son milieu de travail et dans sa propre maison des gens qui ont faim de sens, de dignité, de reconnaissance, de vraies relations ; on peut côtoyer des gens qui ont soif de vie spirituelle, d’espaces fraternels, de lieux de ressourcement ; on peut découvrir dans sa vie quotidienne des gens qui nous sont étrangers spirituellement, religieusement, politiquement, socialement, idéologiquement ; on peut croiser des gens qui sont nus, accablés par des deuils, dépouillés de leurs certitudes à la suite d’épreuves, plongés dans les ruines d’un passé mal assumé ; on peut connaître des gens malades de leurs attachements, de leurs possessions, de leur refus de voir la réalité comme elle est ; on peut trouver sur sa route des gens emprisonnés dans leurs préjugés, leurs fausses sécurités, leur histoire malaisée dont ils n’arrivent pas à émerger. A chacun de nous d’ouvrir ses yeux et son coeur : le service d’autrui est à la portée de tous et les grandes misères ne sont pas toujours les plus spectaculaires. Regardons Jésus : sa pratique est toujours inspiratrice.

 

Je n’insiste pas sur la seconde catégorie de personnes auxquelles le Jésus de Matthieu s’adresse : vous l’avez compris, leur fermeture systématique à autrui démuni et souffrant quelles qu’en soient les raisons est synonyme de vie ratée dès maintenant, en dépit des apparences. Cette situation existe-t-elle dans la réalité ? En tout cas, l’essentiel du texte est de nous rappeler sur quels enjeux se joue la valeur de nos existences.

 

Nous voilà donc encouragés dans cette belle aventure de la fraternité, la seule qui vaille, que nous partageons avec tous les humains, au-delà des chapelles et des appartenances particulières. Chacun y participe selon ses propres dons ; là où la vie l’a placé. La contribution de tous est indispensable, irremplaçable.

 

Si l’évangile d’aujourd’hui dit vrai comment ne pas nous émerveiller devant les actes de fraternité qui irriguent notre monde et dont nous sommes témoins, d’où qu’ils viennent et quelles qu’en soient les formes ! Dieu est là présent et nous l’ignorons parfois. Comment ne pas nous sentir encore davantage mobilisés là où nous vivons quotidiennement pour la tâche immense d’humanisation d’un monde si douloureux ! Dieu nous convie à ce rendez-vous. Puissions-nous ne pas le manquer !

 

Jacques Musset est auteur de plusieurs livres dont " Les chemins de la naissance à soi-même. Un itinéraire spirituel  " (Paris, Karthala, juillet 2007, 182 p., collection " chrétiens en liberté ").

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 12:41

par Jean-Pierre Babin (président de l'AFCU de novembre 2005 à mars 2006) :

message le 6 août 08 à un ami canadien qui est catholique romain, paru dans les Libres propos de la Correspondance unitarienne, n° 83, septembre 08


" Je suis d’origine catholique romain parce que mes parents ne m’ont pas donné le choix. Baptisé sitôt né pour ne pas finir dans les limbes ou déjà en enfer ? Plutôt pour assurer un " client " dès la naissance ? En grandissant j’ai réfléchi tant en philosophies qu’en religions. J’ai pensé que :

1 - Dieu existe mais n’est pas celui des religions abrahamiques car ce dieu juge, condamne, demande à être craint, et s’il est tout puissant….

2 - Jésus est mon guide spirituel, social, politique, surtout par le sermon sur la montagne, mais il est un homme né d’une femme et d’un homme…

3 - La hiérarchie papale ne me convient pas, elle laisse des prêtres sincères dans la misère de l’argent, du célibat mal vécu, voir de choix sexuel différent.

4 - L’unitarisme permet de demeurer ami de tous les chrétiens, de musulmans, de juifs, de baha’is, et autres religions orientales

5 - L’unitarisme ne cherche pas à convaincre une personne qui ne voudrait pas devenir elle-même unitarienne par choix adulte, libre, et personnel.

6 - L’unitarisme chrétien est une chrétienté pré nicéenne, et a formé des Eglises importantes

7 - enfin cette religion répond bien à mes interrogations et m’a fait connaître des amis et frères très chers à mon cœur.

8 - Mais les chrétiens romains sont nos cousins même si nous rejetons certaines doctrines magiques ou fabuleuses.

Je te souhaite surtout, cousin du Canada, la santé, la paix, et l’amour, pour toi, ta famille, et tous ceux qui te sont chers. Jean-Pierre Babin

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 17:15

le point de vue des catholiques libéraux
communication de Louis Piveteau (Angers), animateur d’Evangile et modernité 49 , à la Semaine unitarienne de Nantes (1er-4 mai 2008) ; mis en ligne sur le site de l'AFCU à la rubrique "Les semaines unitariennes de Nantes".

personnellement, la renaissance du religieux m’inquiète
 
message du 24 juin 08 de Jacques Cecius (Spaa, Belgique)

Il est un fait indiscutable : les religions monothéistes ont toujours tenté, et parfois réussi, à éradiquer les religions et la culture des peuples qu’elles soumettaient. Sur ordre de YHVH quant aux populations ennemies, les Hébreux les éliminaient. L’islam a imposé la dimi (la dîme) aux peuples conquis. Les chrétiens ont assassiné des populations entières qui refusaient le baptême (le " glorieux " Clovis agissait ainsi). Les puritains anglais arrivés en Amérique mirent à mal les diverses tribus indiennes et tentèrent de les convertir, parfois par la force. Une exception : les quakers qui firent preuve d’une grande tolérance, et respectèrent toujours les accords pris avec les vrais américains, c'est-à-dire Sioux, Apaches, Micmacs, etc. Les mormons furent persécutés par les protestants, et leur rendirent parfois la pareille. Plus proche de nous, les Oustachis croates exécutaient les serbes orthodoxes, ce y compris des enfants, qui refusaient la conversion à Rome. En Iran, une fois arrivé au pouvoir, Komeini, qui fut accueilli et protégé de bonne foi par la France, fit procéder à la persécution des Bahaïs.

Cela étant, des peuples polythéistes firent de même, même si ce fut nettement plus rare. Il y a le cas, aujourd’hui, des Hindous (intégristes) et des musulmans (du même métal) en Inde. Les mazdéens (parsis), en Inde, ne furent pas persécutés, mais ce pays a interdit les " Tours du silence ", où les cadavres étaient déposés pour y être mangés par les oiseaux charognards. Pourquoi cette mesure, sinon pour humilier la minorité constituée par les parsis ? Survolons un instant d’autres organisations : certaines obédiences maçonniques " régulières ", sous la coupe des Anglo-saxons, excommunient les maçons " irréguliers ".

Le danger des religions est de vouloir imposer LA (leur) vérité. Il faut sauver les humains malgré eux, et vouer aux gémonies ceux qui " résistent ". Certaines sectes jettent l’anathème à ceux qui quittent la communauté. In fine on peut se demander s’il n’existe pas un danger venant du religieux. Même si des gens admirables
(abbé Pierre, Mère Teresa, sœur Emmanuelle, Albert Schweitzer, le Père Damien, William Booth de l’Armée du Salut), George Müller des Frères larges, etc.), et ils se comptent par milliers (car il y a aussi les anonymes et sans grades) sont l’honneur du christianisme.

Courrier reçu

Jean-Pierre Babin (Nantes)
, le jeudi 28 février 08 - Les musulmans ne sont pas trinitaires ...
Extrait de la Sourate 4 : Les femmes (An-Nisa'), verset 171. Ô gens du Livre, n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites de Dieu que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager de Dieu, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Dieu et en Ses messagers. Et ne dites pas "Trois". Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Dieu n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Dieu suffit comme protecteur. "

A propos de l’article d’Albert Gandonou
paru à la Une de la Correspondance unitarienne " spécial Afrique ", n° 77, mars 2008 " Le christianisme endogène " : 

Bruno Cadez
(Lille)
, au sein du groupe de discussion " Unitariens francophones ", le samedi 15 mars 07, " J'ai beaucoup apprécié l'article de notre ami Albert Gandonou sur le christianisme endogène qui nous parle d'un Jésus invitant à la conversion personnelle, par l'amour inconditionnel, le partage et la célébration de Dieu dans le secret de son Temple individuel. Surtout, il nous rappelle que Jésus peut être suivi au sein de la religion à laquelle on appartient, quelle qu'elle soit. Il n'y a pas de "vrai" christianisme. Il n'y a que des disciples de Jésus. Cette réflexion fait écho à "La source intérieure" de notre ami Michel Théron (livre qui fut une vraie révélation pour moi), ou encore au 'Christ philosophe' de Frédéric Lenoir, que je viens de dévorer avec passion ! " 
et Chantal Guillemain-Gauthier
(ethnologue, Bordeaux) – " Enfin le discours que j'attendais ! "

A la suite de l’Appel francophone d’Ottawa (mai 2008),
la réaction immédiate de Jaume de Marcos (Barcelone), fondateur et président de la Sociedad unitaria universalista de España (SUUE) " Merci, Jean-Claude. C'est une bonne nouvelle. I will post it (in English) in my blog http://uuwithoutborders.blogspot.com for everyone to see. Saludos".

Notre bilan
(la Correspondance unitarienne de mai et celle de juin 2008) ont permis, à nos sympathisants et à tous ceux qui ne nous connaissent que d’une façon ponctuelle, de voir l’ensemble de notre action depuis quelques années. " Merci, Jean-Claude pour la richesse de ces bulletins d'avril et de mai qui situent l'étendue des croyants qui en Eglise, sur les parvis ou en dehors, se retrouvent à la suite de Jésus pour promouvoir un humanisme évangélique. En union." Antoine Girin (Amis de Marcel Légaut, Saint-Etienne), le 13 mai 08.

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 18:52

n° 80, juin 2008 – Spécial Canada – " Emergence d’une communauté unitarienne francophone (Montréal – Ottawa, 2000-2008) " par Jean-Claude Barbier, suivi de " Réflexion " par le même auteur au culte en français du dimanche 25 mai 2008 de l’Eglise unitarienne de Montréal (1ère partie),  mis en ligne sur le site de l'AFCU, à la rubrique "Canada"
http://afcu.over-blog.org/categorie-10451563.html 

Information : annonce du lancement du
site portail de l'Eglise unitarienne francophone.

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 15:35

"Les chrétiens unitariens sont en relation avec tous les autres croyants libéraux" - suite du bilan au 15 avril 2008 des activités de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU (depuis 1997) et du réseau de la Correspondance unitarienne CU (depuis 2002), par Jean-Claude Barbier

Pour certains unitariens la tentation sectaire ou du moins élitiste peut être grande avec le sentiment d’avoir raison sur d’autres chrétiens (en théologie ou en exégèse des textes) ou encore par la promotion d’une forme religieuse plus rationnelle, de pointe.

En fait, le christianisme est pluriel comme toutes les autres grandes religions et nous devons respecter cette diversité où chacun peut se sentir à l’aise en toute démocratie. L’essentiel, n’est-il pas que le chrétien se sente dans l’amour des autres avec Jésus et dans la joie de la présence de Dieu au sein d’un Monde qui est une Création ?

la rondelle, peinture de Thierry Moralès vue sur son site "le jardin", plate-forme d'Over-blog (en lien réciproque avec le site de l'AFCU)


Parmi nous, les positionnements sont également multiples du fait même que nous mettons en avant la liberté de conscience et la liberté, pour chaque communauté, de s’organiser à sa guise. En cela la théologie et l’ecclésiologie unitarienne sont nécessairement de type libéral.

Plus que des croyances intellectuelles, l’unitarisme est un art de vivre sa religion et d’être en relation avec les autres, en toute modestie et charité, comme le fit Jésus en son temps.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans CU 2008 - articles
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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 15:23

 

L’heure du bilan pour les chrétiens unitariens de l’Europe francophone (France, Wallonie, Communauté francophone de Bruxelles, Suisse romande) - bilan au 15 avril 2008 des activités de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU (depuis 1997) et du réseau de la Correspondance unitarienne CU (depuis 2002) - par Jean-Claude Barbier

Fondateur et responsable du réseau de la Correspondance unitarienne (CU) depuis octobre 2002 et secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) depuis octobre 2004, j’ai pu conduire, avec le soutien et la participation des uns et des autres, à la fois une affirmation de notre identité chrétienne - avec en point d’orgue le Manifeste d’Avignon en août 2007 - et à la fois une politique de re-dynamisation et de désenclavement de l’AFCU.

Cela valait le coup ! Le christianisme unitarien est en effet bien particulier et unique en Europe francophone. C’est dire qu’il ne vient pas se surajouter à d’autres mouvements, mais qu’il représente l’une des couleurs indispensables de l’arc-en-ciel chrétien. Mieux, il nous paraît tout à fait opportun dans la reconstruction d’un christianisme moderne et pleinement en phase avec notre siècle. Il est porteur d’une théologie spécifique (l’anti-trinitarisme et, plus largement, le rejet des dogmes), héritier d’une des réformes protestantes du XVI° siècle qui, bien qu’importante, est restée méconnue dans nos pays.

Il s’est développé dans nos pays francophones depuis 1986 (date de la fondation de l’Association unitarienne française) grâce à des hommes de qualité et qui ont fait oeuvre de pionniers : Théodore Monod (1902-2000), Albert Blanchard-Gaillard, Roger Sauter (1917-2007), Pierre Bailleux (1942-2008), Pierre-Jean Ruff, etc. Nous nous devions de prendre le relais de leurs efforts.

Notre mouvement répond à l’aspiration de nombreux chrétiens qui, décrochant des dogmes qu’on leur a enseignés, se sentent hérétiques et isolés par rapport aux autres chrétiens, au sein de leur paroisse catholique ou protestante, privés de culte selon leurs convictions. Grande est alors leur joie d’apprendre notre existence et de savoir qu’ils ne sont pas les seuls à penser ainsi. Pour d’autres, notre mouvement est un complément bienvenue à leur propre spiritualité et aux engagements qu’ils ont déjà pris.

Il restait à faire davantage connaître notre mouvement en utilisant les moyens modernes mis à notre disposition par Internet : mise en place d’un large réseau touchant les unitariens et leurs sympathisants grâce aux messageries électroniques (c’est le rôle de la Correspondance unitarienne, lancée en octobre 2002), organisation d’un groupe de discussion sur le serveur Yahoo (ce fut fait en mai 2005 avec " Unitariens francophones "), participation au site " Profils de libertés " édité par Pierre Bailleux, puis ouverture de nos propres sites (le site de l’AFCU en décembre 2006, les " Actualités unitariennes " et " La Besace des unitariens " en février 2007). Pour cela, nous avons bénéficier des talents des uns et des autres en informatique : Pierre Bailleux, en premier lieu, également Luc Norbert Schneider pour l’utilisation des groupes sur Yahoo, Pascal Acker et Didier Le Roux pour l’utilisation des blogs.

Grâce à ces nouveaux moyens, nous avons pu mener à bien une large mise en relation avec les autres associations unitariennes (chrétiennes et autres), les autres milieux croyants libéraux (protestants, catholiques, quakers, baha’is et soufis), ce qui va de pair avec une reconnaissance réciproque. En point d’orgue, notre cooptation au sein de la Fédération des réseaux des Parvis, en mai 2006, et notre reconnaissance en tant que groupe émergent représentant la France par l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), en avril 2006.

Je veux dire ici - et le souligner - que ce ne fut pas un exercice solitaire. Loin de là. En effet, cette action a mis à profit de nombreuses collaborations, certes parfois occasionnelles mais qui se sont révélées décisives au moment opportun. Chacun y a apporté du sien et son apport a été valorisé. Dans notre bilan, ci-dessous, nous mettrons d’ailleurs en caractère gras ces acteurs qui ont permis, ces dernières années, une avancée tout à fait remarquable du christianisme unitarien francophone. Je me suis retrouvé dans le rôle d’un chef d’orchestre qui utilise les talents des uns et des autres, distribue les partitions en conséquence, rassemble, encourage et anime. Il n’est pas lui même l’orchestre, loin de là, mais il assume une fonction indispensable sans laquelle les synergies ne se réalisent pas.

Si, dans nos pays, l’unitarisme jouit désormais d’une très bonne audience, du moins dans les milieux libéraux, il reste encore à œuvrer pour que l’AFCU puisse s’appuyer sur un nombre plus important de militants . C’est cette mobilisation qu’il nous faut désormais réussir. C’est le but précisément des Semaines unitariennes de Nantes dont la première se déroulera du 1er au 4 mai prochain.

Au vue du bilan très positif de notre mouvement, nous avons toute légitimité pour lancer une campagne de recrutement
 :

Oui, nous vous demandons de vous inscrire à l’AFCU (la cotisation annuelle a été laissée au tarif ancien de 20 euros afin de permettre à chacun la possibilité de faire cet effort) (1), de soutenir le réseau de la Correspondance unitariennes par vos dons (ce que font déjà spontanément plusieurs membres de ce réseau) (2), de participer dans la mesure de vos possibilités à nos activités, entre autres les rencontres que nous organisons, de vous exprimer dans nos libres propos ou les articles à la Une de nos bulletins, etc.

(1) AFCU : les cotisations sont à envoyer au trésorier de l’AFCU : Michel Jamet,
10 rue Francis Merlant, 44000 Nantes,
tél. 02 53 45 02 21, lesmichel@numericable.fr.
En dehors de la France, payer avec un billet de 20 euros en le mettant dans une simple enveloppe, ceci afin d’éviter les frais bancaires.
(2) pour nos bulletins de la CU : les dons sont à adresser à Jean-Claude Barbier,
résidence Les Saules, bât. C1, avenue du Maréchal Juin, 33170 Gradignan, tél. 05 40 32 56 12,
correspondance.unitarienne@wanadoo.fr

Oui, nous insistons car la vie associative dépend des efforts de chacun, fussent-ils minimes. Le christianisme que nous promouvons est l’œuvre d’une communauté vivante, capable de se réunir en assemblée (= ekklesia) au nom de Jésus, pour louer Dieu et lui rendre grâce pour la Vie qu’il nous a donnée. C’est une communauté de convaincus et de volontaires pour s’organiser, mettre en commun les talents de ses membres.

Qu’on se le dise, sans cet effort des uns et des autres, il n’y a plus d’association, plus d’activités, plus de bulletin mensuel, plus de projet en commun ...

Nous ne sommes pas une Eglise avec son assise historique, son clergé et ses recettes. Nous sommes un Petit Poucet associatif. Nous avons besoin de votre participation active ou, du moins, de votre aide en talents, en relations, en aide financière, etc. Que vive le christianisme unitarien car il est porteur d’un message d’espérance pour beaucoup de nos contemporains.

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 04:57

 

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Informations :

Chrétiens pour changer le monde
 se veut un mouvement, mais non une nouvelle chapelle " A nos yeux, il y a assez de partis politiques et une chapelle ne peut être le cadre de diffusion de la bonne nouvelle de Jésus-Christ à l’humanité entière ". "Dans la réalité, Chrétiens pour changer le monde est un grain de moutarde, un petit groupe d’amis, un cercle de réflexion philosophique et de recherche spirituelle (une recherche spirituelle pouvant être religieuse, athée ou agnostique). Mais attention ! Dans la foi et l’espérance, Chrétiens pour changer le monde est un arbre aussi grand qu’une moutarde ou que le bois " pini " des Haïtiens. Comme l’International, il sera le genre humain "  (A. Gandonou à la même manifestation de Ouidah 2008).

Fondé en mars 1997, en compagnonnage spirituel avec les Amis de Jean Sullivan, le mouvement fait route depuis quelques années avec l’Institut de Développement et d’Echange endogène (IDEE), fondé et dirigé par le professeur Honorat Aguessy. Il a fêté son 10ème anniversaire à Ouidah, à Ifangni et à Cotonou, du 17 au 24 février 2007, en mettant l’accent sur l’ouverture aux intellectuels endogènes (rois, prêtres des cultes vodun, devins et guérisseurs) et une ouverture aux religions et aux savoirs endogènes. A l’occasion de cet anniversaire, les Chrétiens pour changer le monde se sont engagés à être présents chaque année à la marche du repentir.

Tous les derniers samedis du mois à l’Institut Universitaire du Bénin (dont Albert Gandonou est le directeur), les amis de Chrétiens pour changer le monde organisent un " café-rencontre ". Le thème général de cette année académique est le dialogue inter religieux. La séance du 23 février 08, a bénéficié de la contribution de deux hauts dignitaires du culte Vodoun, Dah Aligbonon, prêtre hounnon, bien connu au Bénin et Armand Elisha, médecin nutritionniste et, de son nom traditionnel, hounnon Ata Adjigo (car prêtre du dieu Adjigo à Agoué, à la frontière Sud-Ouest avec le Togo). Dah Aligbonon, empêché, a confié le texte de sa communication à sa fille Sègbédé Aligbonon, épouse Adanhounmè.
 

En conclusion des débats
 : " La trahison, le mensonge, le meurtre, la domination, etc. sont des pratiques qu’on retrouve dans toutes les religions du monde. C’est pourquoi nous pensons à Chrétiens pour changer le monde que pour rendre l’homme meilleur, on n’a pas besoin de lui faire changer de religion. Celle-ci est un produit de la culture, de la patrie. 

C’est même à l’intérieur de sa religion que l’homme est appelé à opérer la mutation nécessaire, à changer de comportement dans le sens de la montée humaine qui l’élève vers Dieu et le rend plus humain. C’est en réalité ce à quoi nous invite la bonne nouvelle de Jésus-Christ. C’est là même le caractère universel du christianisme : faire du monde un monde toujours plus humain " (compte-rendu fait par Ignace Sossou).

La Correspondance unitarienne a parlé des " Chrétiens pour changer le monde " dans ses bulletins  
n° 37, novembre 2004, " Propos non conformistes d’un chrétien d’Afrique noire " par Samson Dossoumon, et n° 60, octobre 2006 pour relater la rencontre à Paris d’Albert Gandonou et des responsables de l’AFCU

Les chrétiens unitariens refusent eux aussi de diaboliser les religions coutumières
et prônent leur plus grand respect. Nous avons à nous entraider pour que nos religions respectives soient vraiment au service de l’humain

Pour en savoir plus sur les "Chrétiens pour changer le monde" 
http://www.cpcm-benin.org/

 

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 04:44

Albert-G.jpgpar Albert Gandonou, fondateur du mouvement Chrétiens pour changer le monde, http://www.cpcm-benin.org , conseiller honoraire de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), extrait du discours tenu à Ouidah, au Bénin, le dimanche 20 janvier 2008, à la " Marche du repentir " (pour inviter les Béninois à se repentir de leur participation à la traite des esclaves),


La vérité sur Jésus, selon Chrétiens pour changer le monde, la voici en deux mots :

1) Jésus, c’est l’endogène par excellence.

Il n’a pas fondé de religion : il est resté fidèle à celle de ses ancêtres toute sa vie. Sa religion, ce n’est pas le christianisme, mais le judaïsme qui se pratique toujours. Jésus se comporte en bon juif quand il se rend dans les synagogues ou au Temple à Jérusalem, quand on lui donne à lire une page du prophète Isaïe, ou quand, en bon rabbin, il enseigne la règle d’or : " Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur et de tout ton esprit ; et tu aimeras ton prochain comme toi-même ". (Mc 12, v. 29-31; cf. Lév. 19 v.18). 

Suivre Jésus, ce n’est donc pas avoir à renoncer à sa religion, à sa culture. Au contraire, c’est reconnaître que la religion est un fait culturel, social, qu’il n’y a pas de communauté humaine sans langue, sans religion, sans ordre social. Et chacun, autant que faire se peut, est appelé à développer les siennes pour le plus grand bénéfice de la diversité culturelle. 

De même qu’il n’y a pas de langue plus valable que d’autres, de même il n’y a pas de religion plus vraie que d’autres. Jésus n’est pas venu nous apporter une religion soi disant la vraie, que nous devons chercher à imposer aux autres. Toute religion est vraie religion, religion de " sacrifices et de sacrificateurs ", religion du décalogue, c’est-à-dire des commandements si indispensables pour le vivre ensemble dans nos sociétés.

Pas de communauté humaine sans langue, sans religion, sans commandements : Tu ne voleras pas, tu ne tueras pas, tu ne commettras pas d’adultère, tu ne mentiras pas, tu honoreras ton père et ta mère… Partout, des prêtres et des prêtresses, des lieux sacrés, des objets du culte, des jours sacrés, etc. Jésus nous laisse à nos religions. Toutes les religions sont au service de l’ordre social et de la promotion humaine.

Au-delà de leur diversité, les religions ont un fond anthropologique commun : la mise en relation avec la transcendance au nom varié (Zeus, Dieu, Allah, Mawou, Vodun, God, Olou, etc.). La religion comme la langue est un produit des communautés humaines ; sous ce rapport, elle est un fait socioculturel. Mais le fond anthropologique commun propre aux différentes religions les rend aptes à être transculturelles. 

L’homme commence souvent par la religion de ses pères mais, comme pour les langues, il peut trouver son compte en passant d’une religion à l’autre. La religion de Jésus, nous l’avons dit, c’est le judaïsme, la religion de ses pères. Il y est resté toute sa vie. Mais à la Samaritaine, il a pu dire que la religion, dans sa forme habituelle, sociologique, n’était pas un absolu. Il peut être donné à certains de s’en passer pour chercher Dieu au fond d’eux-mêmes et l’adorer en esprit et en vérité. Chaque personne humaine est en effet un temple vivant de Dieu et, le plus souvent, c’est en ce temple que Jésus priait. C’est en ce temple qu’il nous invite à prier, dans le secret. Le temps de comprendre cela vient, et pour certains il est déjà là. 

Mais en attendant de comprendre cela, et tant qu’on a besoin des béquilles d’une religion établie quelconque, il importe de se dire que toutes les religions sont vraies et sont un secours pour nos fragilités et nos angoisses. Elles correspondent à un besoin de l'homme et l'homme de tout temps en a été le créateur. Jésus n’est pas venu fonder une nouvelle religion. Sans lui, nous avons toujours su nous débrouiller comme il faut dans ce domaine.

2) Qu’est-ce donc que la bonne nouvelle de Jésus-Christ ? 

C’est avant tout un message de joie, destiné à nous rendre heureux. C’est pourquoi il est si bien nommé " bonne nouvelle ". Jésus est venu pour nous parler de miséricorde, nous proposer le vrai visage de Dieu qu’il appelle " Abba", Papa, Père très aimant. Il nous appelle à sortir de notre paradigme habituel, qu’est l’égocentrisme. Il nous invite à opérer pour notre bonheur le choix entre Dieu et Mammon. 

Dieu, c'est le souci de l'autre jusqu'au sacrifice de soi si nécessaire. Mammon, c'est le souci de soi jusqu'à la mort des autres (on s'en fout !) si nécessaire. Dieu et Mammon sont en interaction en chacun d’entre nous. Mais Jésus est venu nous dire que pour être heureux, c'est Dieu qu'il nous faut suivre. Ce qui pour chacun de nous est un paradoxe parfois trop difficile à vivre, à accepter. Mais Jésus nous dit que c’est la seule voie du bonheur pour nous : se trouver en se perdant… Par l’exemple de sa vie et de sa mort, il nous invite à prendre cet appel divin au sérieux. 

D’une manière générale, Jésus a choisi de servir Dieu, c’est-à-dire d’aimer les autres jusqu’au don total de lui-même. D’une manière plus concrète, il a choisi de défendre les droits de l’homme, de combattre l’exclusion sous toutes ses formes. Après s’être fait sa propre idée de la situation, Jésus a identifié l’exclusion comme le mal suprême dont il faut délivrer les hommes. A ses yeux, la propension à exclure son semblable, son prochain, est la tare la plus caractéristique de l’humanité. Et il a décidé de s’y attaquer. Il a choisi de se faire le champion toutes catégories des droits de l’homme, l’anti-exclusion par excellence. Il a choisi d’élargir la fraternité humaine : Vous quand vous priez, dites : " Notre Père qui es aux cieux… ". Vous êtes tous frères. Vous êtes des dieux ! 

Comment devenir disciple de l’homme Jésus ?

C’est en changeant de comportement et non forcément de religion. Ce que Jésus nous demande c’est de suivre son exemple, c’est de faire comme il a fait au milieu de nous, en nous souciant de l’homme, notre prochain : " Le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ". 

C’est de devenir capables de pardon et de partage. Partage d’avoir, de savoir et de pouvoir. Le pouvoir est partagé quand il est mis au service des autres, quand le plus grand se fait véritablement et non métaphoriquement le serviteur de tous, quand il fait passer l’intérêt des autres avant le sien. 

Ainsi la bonne nouvelle de Jésus concerne au premier chef notre bonheur sur cette terre : c’est pour que nous soyons heureux sur cette terre qu’il est venu, et non pour nous donner une religion de plus ! Ce que Jésus attend de nous, c’est le dialogue entre des religions qui se reconnaissent les unes les autres comme des religions. C’est la fin de toutes les formes d’exclusions et de dénigrements en matière religieuse. Il faut lire Celse, un philosophe platonicien de langue grecque du IIe siècle après J.-C., pour se souvenir que le christianisme, quand les hommes l’ont créé à la mort de Jésus, a commencé comme une secte du judaïsme, une " petite " religion (par le nombre de ses adeptes). 

Le dialogue inter religieux, c’est reconnaître partout le fond anthropologique commun et respecter l’humanité à l’œuvre dans toutes les religions, comme dans toutes les langues. C’est aussi reconnaître et respecter les différences culturelles et historiques. C’est nous tolérer les uns les autres entre croyants. Toutes les religions sont vraies si tant est qu’elles sont ordonnées pour le bonheur de l’homme et pour son élévation humaine et spirituelle. 

C’est dès ici-bas que nous avons à éprouver que l’Evangile est vraiment quelque chose de nouveau, de bon, de différent. Et non dans un paradis extra-terrestre, qui nous amènerait à bâcler notre vie ici-bas !

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 21:03
par Michel Jamet (de février 2007 à février 2008), dans les Libres propos . 

M. Jamet est trésorier de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir ses autres articles publiés dans La Besace des unitariens, à la la rubrique "JAMET Michel"


Dès lors que pour ma pomme l’Échéance (au sens actuariel du terme) c’est pour dans pas très-très longtemps et que ça serait bien d’y songer : il est temps que Tu saches que j’ai une requête en magasin :


Bien que pour Toi je n’aie pas été vraiment un cadeau (enfin pas tous les jours) je devrais a priori pas trop faire le difficile et pourtant…Autant dire, l’Eternité à laquelle je devrais aspirer ça n’est pas trop mon truc. C’est long l’Eternité surtout vers la fin, si ça consiste à Te contempler face à face jusqu’à la Fin des Temps-qui-n’auront-pas-de-fin, eh bien (sans vouloir offenser) je suis pas partant.


Déjà que (Tu le sais parfaitement bien toi l’Omniscient) avec pas mal de devanciers illustres (Spinoza si tu m’écoutes…) je suis un " intermittent de la foi " un peu mieux loti par chance pour l’Espérance (où je suis en C.D.I. donc peinard).


Ma préférence pour tout dire irait (de préférence au " Paradis " évoqué plus haut : (Dieu face à face, etc.) à une cohabitation éternelle avec Jésus de Nazareth.


Le même que les disciples ont eu la chance de côtoyer tout au long des trois années de sa vie publique terrestre. Pas bêcheur pour un sou, qui se prenait pas pour Dieu son Père (qui d’ailleurs est aussi le mien, le nôtre : Notre Père, quoi !).


Ce Jésus je le trouve si humain, bien sûr, il me laissera " l’approcher " il prendra tout le temps de répondre à mes questions et mes questionnements. Sur tout et sur rien (des fois je me risquerai même à faire un peu de provoc…) . j’attends entre autres ses réponses sur le Mal, problème récurrent pour son/notre Père dit le " Tout-Puissant " et qui laisse faire (j’espère qu’Il a une excuse). J’en ai tellement accumulées des questions. Qui restent en attente de vraies réponses qu’à mon avis l’Eternité ça sera pas de trop. Surtout qu’on pourra prendre son temps. 


Et puis Jésus des fois il ne dira pas non à une " petite bouffe sympa " entre amis comme autrefois avec les Douze sur les chemins de Galilée avant l’étape de la nuit. Accompagnée tant qu’à faire d’un bon millésime de Chateauneuf-du-Pape ; y faut ça. Au Paradis ça sera " coordonné " : on dit bien " un petit jésus en culotte de velours " ...


Alors oui comme ça, l’Eternité c’est jouable. Si c’est pas trop demander. 

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 20:58

par " Alguboogi ", sur son blog [fermé en 2009] , message du lundi 26 novembre 07 " Considérations philosophiques sur Dieu ", dans les Libres propos de la CU.

Jeune étudiante catholique, " Alguboogi " est membre de la communauté des blogs " Religions en toute liberté "


Dieu est la Vie. Un bon jour n'est pas déterminé par la couleur du ciel, mais par ce qu’on en fait. Tout le reste n'est qu’endoctrinement. Tout le reste n'est pas réel. Tout le reste, Dieu s'en fout. Le but du jeu, c'est de trouver sa place et d’être sain d’esprit. C'est tout. Toute personne saine y croit. Qui peut être à sa place sans croire en la Vie ? Toute personne saine le vénère. Qui peut sincèrement jouir de son existence sans vénérer la Vie? Toute personne saine est guidée par lui. Qui peut trouver son chemin sans être porté par les aléas de la vie ? J'irais même plus loin: Dieu est au delà de la vie, sinon la mort n’existerait pas.


Dieu est bon. Comment pourrait-on expliquer l’ordre du Monde, sinon ? Quand je regarde ma main qui tape ces lettres, je comprends à quel point mes doigts sont des outils compliqués, je pense au mécanisme de mon coeur, de mes poumons, je pense que mes ongles et mes cheveux poussent sans que j’aie besoin de le leur demander, que chaque petit carré de ma peau est une machine sophistiquée, et que tout ça fonctionne en même temps. Que c'est pareil pour les voisins d’à côté.


Bien sûr, il y a des dysfonctionnements : La famine, la guerre, la pollution, la folie qui gangrène les masses riches et protégées, le racisme, ... Qui peut nier le pouvoir d'attraction du néant ? Mais justement. Il y a l'adaptabilité. Il y a les ressources qu’on trouve et dont on n'aurait jamais soupçonné l’existence. Il y a ceux qui se sentent la vocation de soigner autrui, de se battre pour la paix, d'informer les gens, de faire en sorte qu il y ait des balises dans le chaos ambiant, de réparer le trou de la couche d ozone, d’aider les populations affamées. Il y a la complexité incroyable de mon cerveau qui est capable de me créer des souvenirs et une personnalité sans que je sache comment.


Je crois que Dieu est la vie. Savoir que la vie vous dépasse vous remet à votre place.

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Published by Alguboogi - dans CU 2008 - articles
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