documents en français sur l'unitarisme
http://www.uuqc.ca/Tribune%20Libre/tribune1_1_0.html
Présentation : l’espérance d’un monde alternatif, par Léo Poncelet
Nous avons largué les amarres, il y a un an. Tribune libre unitarienne entreprend sa seconde année. Nous avons eu de la chance, seulement quelques cordages à renforcer, quelques filets à ravauder, aucuns trous dans le bois à calfeutrer. Ayant mouillés dans des rades lointaines, noués de nouveaux liens avec la terre, nous embarquons à nouveau dans "l’arche de Noé, version unitarienne contemporaine" dont nous parle Jean-Claude Barbier(voir précédent n°) pour appareiller. Larguons les amarres, hissons les voiles, puis sachons garder le cap sur d’autres horizons inconnus.
Les liens entre le communisme et le christianisme, par Yann Germain
chrétien et membre du Parti Communiste Français
Communiste et chrétien, par Bruno Cadez
Journaliste à Liberté hebdo (journal communiste du Nord de la France), membre du réseau de la " Correspondance unitarienne ", modérateur du groupe de discussion " Unitariens francophones "
Christianisme et communisme, par Jérôme Béguin
Une approche historique
Marxisme et christianisme pratique, par Fabrice Descamps
L’auteur propose une définition de ce qu’il appelle le " christianisme pratique " : Ce que j'entends par christianisme pratique doit être très soigneusement séparé de la religion chrétienne. On peut être athée et être un chrétien pratique. Dans les Evangiles, Jésus nous apprend que la religion qu'il prêche s'appuie sur deux commandements qu'il considère comme équivalents. Le premier dit: " Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit ". Le deuxième dit : " Tu aimeras ton prochain comme toi-même ". Comme, pour le Christ, les deux commandements sont, je le répète, parfaitement équivalents, il est logique que, pour lui, le meilleur moyen de manifester son amour pour Dieu soit d'aimer son prochain. Un chrétien pratique est donc quelqu'un qui applique le deuxième commandement, quoi qu'il pense par ailleurs du premier. On peut être un chrétien pratique et bouddhiste, musulman, agnostique ou encore athée, voire fervent catholique. Inversement, on peut aller à la messe tous les jours et ne pas être un chrétien pratique. Mais, dans ce cas, je crois qu'on n'a rien compris au christianisme: mieux vaut aller à la pêche le dimanche. Il me semble que ce que les unitariens ont en tête, dans leur grande majorité, est un christianisme pratique qui laisse sagement chacun libre de croire ou ne pas croire qu'appliquer le deuxième commandement équivaut à appliquer le premier. Chaque unitarien pense ce qu'il veut du premier, mais il tient au deuxième. ".
Puis, après avoir établi le bilan du marxisme historique, il fait le procès du christianisme dogmatique : " En ce qui concerne le christianisme théorique, c'est-à-dire le christianisme dogmatique, il présente un certain nombre d'affirmations arbitraires qui peuvent difficilement emporter l'adhésion d'un être rationnel. C'est pourquoi l'unitarianisme est précisément né de la critique et de l'abandon de ces affirmations les unes après les autres. En France, un certain nombre d'unitariens se disent prêts à pousser très loin cette critique mais s'arrêtent au milieu du gué en refusant de critiquer le concept de dieu et la centralité de l'enseignement de Jésus **. Cette soudaine pusillanimité après tant d'audaces me surprend et me semble tout aussi arbitraire ".
* la revue a choisi le mot " unitarianisme " et non " unitarisme " (ce dernier ayant par ailleurs un sens politique auquel les Québécois sont très sensibles, celui d’unité d’un Etat par opposition au fédéralisme)
** allusion aux statuts de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) qui se réfèrent à la croyance en un Dieu Un et à l’enseignement de Jésus.
Enfin, à partir de la situation aux Etats-Unis, il espère en une Eglise unitarienne qui soit vraiment internationale, dégagée du modèle américain : " Quand le christianisme dogmatique nord-américain aura cessé d'incarner le christianisme pratique, alors d'autres religions, adossées à des civilisations montantes, auront la capacité d'en prendre le relais et de traduire ce christianisme pratique en actes. Ou alors, ces civilisations prospères seront largement déconfessionnalisées, comme l'Europe aujourd'hui, et n'auront plus besoin de donner à ce christianisme pratique d'enveloppe ecclésiale. Le marxisme est mort avec la puissance soviétique et le fondamentalisme protestant est lié, pour le meilleur et pour le pire, à la puissance américaine. Mais le christianisme pratique, lui, est increvable. Quel que soit son futur nom.
Espérons que les unitariens sauront, mieux que tout autre courant religieux, lui donner une Eglise, je veux dire, une vraie Eglise internationale, pas un rejeton nord-américain de plus. S'ils y parviennent, l'unitarianisme a de beaux jours devant lui ".
Communisme chrétien, par Joshua Foust
L’auteur est un jeune universitaire américain, étudiant à l’université du Colorado à Boulder en sciences politiques et relations internationales.
L’Eglise catholique et le monde, par Immanuel Wallerstein
L’auteur a été présenté dans le n° précédent. L’article correspond au " commentaire n° 159 ", du 15 avril 2005. Un bilan historique de l’Eglise catholique au moment de l’enterrement du pape Jean-Paul II

illustration évoquant la théologie de la libération vue dans le cahier d'Evangile et liberté consacré aux nouveaux courants de la théologie :"Dire Dieu aujourd'hui", n° 201, août-septembre 2006, http://www.evangile-et-liberte.net/
" Qui te lie ? " La théologie de la libération et la croyance libérale , par Joshua Snyder
pasteur unitarien américain, l’auteur donna ce discours en anglais devant la communauté unitarienne de l’Omaha, le 9 mars 2003
Après avoir montré combien la théologie de la libération insiste sur la différence entre riches (dominants) et pauvres (dominés), l’auteur témoigne de sa foi en une humanité unie.
" Pour moi, il est clair que les unitariens universalistes doivent balayer d’un revers de la main cette division rigide de la race humain entre " nous autres, les bons " et " les autres, les méchants ". Ma citation préférée d’Oscar Wilde est " Il y a deux sortes des gens dans le monde. Ceux qui divisent le monde en deux groupes, et ceux qui ne le font pas ". Comme le sous-entend l’épithète de leur confession, les universalistes unitariens ont toujours plus ou moins refusé de diviser le monde en deux camps. Les universalistes croient que tous les humains, sans exception, sont sauvés et iront au ciel après leur mort. Dieu étant infiniment bon et miséricordieux, il ne peut donc pas diviser l’humanité en brebis et en boucs. Les unitariens quant à eux croient que Dieu est un, non divisé en trois parties. Kenneth Patton, un unitarien universaliste, a baptisé la spiritualité humaniste " la religion pour un monde unifié ". Il s’est efforcé tant bien que mal à évoquer les symboles religieux et l’esprit de tous les peuples de la terre. Il pressentit qu’il y a une humanité commune au-delà des différences culturelles et linguistiques. Cela anticipe sur ce qui fut plus tard connu comme le septième principe unitarien. Celui-ci encourage la révérence pour la toile interdépendante de la vie dont nous faisons tous partie. Dans les dernières vingt années, ce principe a pris de l’envergure et un sens pour nombre d’unitariens universalistes. On pourrait amasser un tas d’exemples qui attestent que ces derniers, sont, dans l’ensemble, parmi ceux qui refusent de diviser le monde en deux moitiés ".
" D’une part, j’aime bien la critique de théologie de la libération concernant l’injustice globale, et je lui donne raison de considérer la religion comme un moyen d’action sur notre propre situation. D’autre part, ce que j’aime moins, c’est sa conviction que son peuple sera parmi les vainqueurs de l’histoire, et que les autres, qui sont les ennemis, voire les suppôts de Satan, seront exterminés, à la fin des temps. Fred Muir (1), pasteur unitarien universaliste d’Annapolis dans le Maryland, a écrit abondamment sur cette question; il a même imaginé une théologie de la libération unitarienne universaliste. Il rompt avec le lieu commun d’un Dieu céleste en lutte continuelle contre le mal. Plutôt, prenant l’exemple sur la toile interdépendante de la vie, Dieu est le cosmos, la source de toute vie et de la création. Muir s’auto-définit comme panthéiste; il croit que Dieu et le cosmos sont synonymes, en quelque sorte. Dieu n’est pas un être séparé et distinct de la création. L’existence d’une toile interdépendante veut dire que le monde humain est lié au monde non-humain, des plantes, des animaux, et de la nature. Cette compréhension cosmique de l’interdépendance, qui est la définition de Muir de Dieu, élimine la victoire d’un camp au détriment d’un autre. Plutôt, elle suppose la recherche de la justice avec pondération.
Quand trois personnes ont plus de richesses que soixante des pays les plus pauvres, certes il y a quelque chose qui ne va pas. Il y a là des conditions propices pour inciter l’opprimé à renverser son oppresseur. Ces révolutions finissent la plupart du temps par échanger un tyran contre un autre, sans mettre fin une fois pour toute à la tyrannie. L’histoire démontre que troquer un Tsar pour un Staline, un Tito pour un Milosovic, un empereur pour un Mao, n’a pas grande utilité. La théologie de la libération unitarienne universaliste a le mérite de s’attaquer au problème systémique du déséquilibre et de l’injustice, faisant de celui-ci le problème de tout le monde, non seulement celui des soi-disant méchants. Cette théologie holiste et moniste de la libération, qui voit l’humanité comme faisant partie d’un monde interdépendant, recherche le bien commun, sans exclure personne. Quand d’un côté il y a le camp vainqueur des opprimés et de l’autre côté, le camp d’un dictateur défait, les graines sont semées pour voir germer encore une autre révolution sanglante. Le dualisme radical débouche sur beaucoup de souffrances ".
(1) Muir, Fredric John. A Reason for Hope: Liberation Theology Confronts a Liberal faith
Les théologies de la libération, par Roberta Finkelstein
Voir larges extraits reproduits dans La Besace des unitariens, rubrique " Tribune libre unitarienne ", du 18 septembre 07
Tableau sélectif du communisme chez les chrétiens, de l’Eglise primitive à nos jours, par Maurice Cabana-Proulx
Une chronologie avec auteurs et évènements ayant marqué cette longue évolution depuis les Esséniens, en passant par les anabaptistes du XVI° s.
La conférence de Montréal sur le climat brouille les cartes (rubrique : " point de vue sur l’actualité "), par Léo Poncelet.
Des milliers de délégués de 188 pays et de l'Union européenne se sont réunis à Montréal, au Palais des Congrès, du 28 novembre au 9 décembre 2005, pour la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Leur but : débattre si on doit négocier de nouveaux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre suite à la première phase du protocole de Kyoto, se terminant en 2012.