documents en français sur l'unitarisme
par Fabien Girard. Message au groupe de discussion " Unitariens francophones " du 30 août 07
Anglais, originaire de Birmingham, Henry Grew s’embarqua à l’âge de 13 ans avec sa famille pour les États-Unis, où il arriva le 8 juillet 1795. La famille s’établit à Providence, dans le Rhode Island.
En 1807, alors qu’il avait 25 ans, H. Grew, lecteur assidu de la Bible, fut invité à devenir pasteur de l’Église baptiste de Hartford (Connecticut), mais il en fut renvoyé en 1811.
En 1824, il rédigea une réfutation bien étayée de la Trinité. Notez la logique de son raisonnement dans cet extrait de ses écrits :
"Quant à ce jour-là, et à cette heure-là, aucun homme ne sait, ni les anges qui sont dans les cieux, ni le Fils, mais le Père seul " (Marc 13:32). Observez la progression : l’homme, les anges, le Fils, le Père. [...] Notre Seigneur nous enseigne que seul le Père connaissait ce jour, ce qui serait faux si, comme certains le prétendent, le Père, la Parole et l’Esprit Saint étaient trois personnes en un seul Dieu ; car, selon cette [doctrine de la Trinité ,] le [...] Fils devait le savoir aussi bien que le Père. ".
il semble qu’il n’ait pas fondé de communauté indépendante et qu’il se soit contenté d’une pratique solitaire. Par contre, il diffusa des tracts et fit des discours. Voir par exemple " An appeal to pious trinitarians " (1857).
site anti-trinitaire américain
Il rencontra en 1844 un autre anti-trinitaire, George Storrs, ancien pasteur méthodiste qui avait quitté son Eglise en 1840 . Ce dernier faisait lui aussi cavalier seul, prêchant entre autres contre la croyance en " l’enfer de feu ". Il avait, en 1843, adopté l’espérance adventiste prêchée par W. Miller sans pour autant rejoindre l’Eglise adventiste car celle-ci enseignait des doctrines contraires aux siennes. Il mourut en 1879.
La plupart des idées de H. Grew et de G. Storrs furent reprises par Charles Russell, lequel devint anti-trinitaire dès l’année 1870.