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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 16:27

http://www.uuqc.ca/Tribune%20Libre/tribune1_1_0.html
 

Présentation : cap sur le Saint-Laurent, par Léo Poncelet

L’éditorialiste s’inquiète : pourquoi la greffe unitarienne ne prend-t-elle pas chez les francophones à Montréal en particulier (où il y a pourtant une Eglise unitarienne depuis les années 1840) et au Québec en général. Il cite Margaret Claveau (1), qui, dans une allocution donnée à Edmonton, en 1994, soutenait qu’on ne pouvait pas dissocier la sociologie et la théologie. S’inspirant de la " théologie contextuelle " de Mark De Wolfe (2), elle affirmait qu’il y aura, un jour, une Eglise unitarienne du Québec, et que celle-ci sera très différente des autres Eglises unitariennes. La " Révolution tranquille " contre l’emprise catholique au Québec fait qu’aujourd’hui le mot " Eglise " fait fuir ! Les rites cultuels et spirituels n’ont plus la cote. L’humanisme religieux des unitariens-universalistes est lui aussi englobé dans cette défaveur. Si bien que les unitariens francophones du Québec vivent une double solitude : francophones dans un pays à majorité anglophones, francophones au sein d’une Eglise de tradition anglophone …

et, j’ajouterai volontiers, rejet de leur spiritualité et religion d’une part par les chrétiens d’autres confessions, restés fidèles au christianisme, et par les athées qui considèrent que ce sont là des choses du passé ! Pas simple d’expliquer aux autres son identité et de l’affirmer … surtout si l’on est unitarien-universaliste (donc censé être anglophone et suspecté d’être selon les uns trop croyants ou pas assez croyants!

1. Margaret Claveau, Une Eglise unitarienne du Québec, A talk given at the Canadian Unitarian Council Annual General Meeting, Edmonton, AB, May 1994.

2. Mark DeWolfe, Our Corner of the Mosaic:Unitarian Universalism and the Canadian Contextual Theology. A paper given at the Canadian Unitarian Council Annual Meeting in Paris, ON in May 1985. Available from CUC headquarters, Toronto, ON.

3. Raymond Drennan, L’unitarianisme canadien: l’idée d’une possibilité, Tribune libre unitarienne, vol.1, no.1, 2005.


Une Américaine au Québec
, par Diane Rollert

Venue des Etats-Unis, Diane Rollert, nouvelle pasteur de l’Eglise unitarienne de Montréal, est arrivée (depuis2 mois) avec un " esprit neuf " pour reprendre une expression zen à la mode qu’elle s’applique volontiers. " Le défi, disent les maîtres zen, est de garder la même ouverture d’esprit que celle que vous aviez lors de votre arrivée. Le défi est de savoir envisager le monde avec le regard de l’enfant, plein d’émerveillement et d’admiration. ". […] " Tout ça pour vous dire qu’en tant qu’Américaine, transplantée au Québec récemment, j'ai probablement cette innocence de l’enfance. Je voudrais m’y accrocher, du moins pour un certain temps. Je m’efforce d’absorber l’histoire d’ici, si nouvelle encore pour moi. Il y a tant d’événements que j’aimerais relier ensemble et comprendre. "

" Comme nouvelle venue, il faut que je vous dise que j’ai découvert ici quelque chose de formidable. Il y a une franchise naturelle, une cordialité et une gentillesse que je n’ai jamais trouvées en Nouvelle-Angleterre. Alors que je me débats avec mon français, je ne rencontre que de l’amabilité. Après avoir vécu tant d’années dans un milieu terriblement homogène, je me réjouis de la diversité que je rencontre ici à chaque jour. J’adore la façon dont les conversations passent du français à l’anglais, à l'espagnol et à l'italien. Il y a ici une richesse culturelle que je n’ai jamais rencontrée ailleurs au monde. "

Découverte du Québec, donc, avec toutefois à l’appui deux documents d’archives de l’Eglise : "Coming to Quebec" (daté de 1995), où Emmanuel Freitas, dans son introduction, fait remarquer que la majorité des membres de l’Eglise unitarienne de Montréal proviennent d'en dehors du Québec, et "Growing up in Quebec" (1994) où des membres de cette même communauté, nés et élevés au Québec, expliquent comment, loin des passions politico-linguistiques, il est possible de vivre l’ouverture aux autres qui est requise par la foi inclusive des unitariens-universalistes. Certes les clivages sociologiques peuvent toujours être transcendés par des relations interindividuelles positives … mais jusqu’à quel point ? La nouvelle pasteur préfère parler de la diversité en général (ce qui est fort bien, et tout à fait dans la ligne de l’UUisme) mais ne dit rien sur la place qu’elle souhaite voir prendre par les unitariens francophones au sein de la congrégation qu’elle anime … (ce qui correspondrait mieux à notre attente, du moins dans le cadre d’une revue francophone !).


Survol de l’histoire du Québec et de sa culture, par Valmyre Bourdon,

texte paru en 1994 dans Growing Up in Québec A series of Sunday Services by Members of the Unitarian Church of Montreal,. Quebec History and Culture:An Overview ; adaptation française de Léo Poncelet.

" Dans son roman classique, Two Solitudes, Hugh McLennan a dépeint en détail les différences culturelles entre les Français et les Anglais. (1) Comme un Canadien-français protestant, j’ai pu connaître ces deux solitudes de l’intérieur, raison pour laquelle je m’identifie à chacune d’elles. "

1. Two Solitudes raconte le parcours de francophones et d’anglophones du Québec, entre la crise de la conscription de 1917 et l’aube de la Seconde Guerre mondiale. L’histoire révèle de nombreux contrastes présents dans le Québec de l’époque : ruraux et urbains, catholiques et protestants, pacifistes et partisans de la guerre. Ce roman canadien-anglais fut publié en 1945. 


Canada--ACM-Saint-John-mai-2006-nouveau-bureau.jpegle nouveau bureau du CUC, élu à la rencontre annuelle de 2006, à Saint-John, au mois de mai.

Le Conseil unitarien canadien (CUC) : de la dépendance à l’autonomie 1961-2002, par Charles W. Eddis

"The CUC : From Colony to Nation 1961-2002" (1) allocution du 24 juin 2002 à la Société d'histoire unitarienne universaliste, à Québec", par Dr Charles Eddis, pasteur émérite de l’église unitarienne de Montréal. Traduction de l’anglais.  Note de l’auteur : mon expression " De la dépendance à l'autonomie" est empruntée du livre, From Colony to Nation: A History of Canada (Toronto - Longmans, Green and Company 1946 4th rev. ed. 1964 5th ed. 1977 McLelland and Stewart Limited). Avec mes remerciements et mes excuses à Arthur R.M. Lower.

Il y a différence d’histoire, de tradition, de culture, de mentalité entre le Canada et les Etats-Unis, nous dit l’auteur : " Les Canadiens ne s’attendent pas d’être compris par les Américains, unitariens universalistes américains confondus. L’UUA est bien renseignée et efficace en tant qu’organisme national américain. Elle a entrepris, à toute fin utile, une vocation continentale, seulement après coup, présupposant que ce qui fonctionne aux États-Unis fonctionne aussi au Canada. Les Canadiens ont parfois été agacés d’être exclus des résolutions américaines votées sur les questions sociales, et parfois choqués d’être inclus, comme si les mêmes questions avaient la même pertinence et la même urgence au Canada qu’aux États-Unis. Pour les Canadiens, l’ordre du jour de l’UUA était parfois le mauvais programme. Les Canadiens ont souvent souhaité se rencontrer seuls, entre eux, pour définir leur propre programme, et y donner suite "

Ceci en (long) préambule avant de nous parler de l’acquisition d’une autonomie du CUC par rapport à l’Unitarian Universalist Association (UUA) of Congregations, de 1961 à 2002 (mais les premiers frémissements de cette histoire remontent à 1898 et surtout depuis 1946). Ce long processus a été émaillé de malentendus (il faut dire qu’on parlait surtout de gros sous !) sans qu’il y ait eu toutefois de divergences théologiques ou idéologiques, les protagonistes restant dans le pur style du pragmatisme anglo-saxon. Certains, nous confie l’auteur, coulèrent des larmes lorsque le cordon ombilical fut coupé … ce qui expliquerait pourquoi le titre de l’article ne fasse pas de vague car on en reste à l’autonomie ! En fait, il faudrait un épilogue pour savoir si, aujourd’hui, depuis le 1er juillet 2002, le CUC  est devenu tout à fait indépendant !

Eglise-unitarienne-de-Montr--al.jpgLes unitariens de Montréal : un sanctuaire de respect, par Nancy Labonté

article paru dans la revue Cité laïque, automne 2006

Première ville canadienne à accueillir les unitariens, Montréal les voit s’installer au début du 19e siècle. Ils proviennent de Nouvelle-Angleterre, d’Angleterre et d’Irlande. Ils se regroupent, en un premier temps, sous la bannière des presbytériens. Ils amassent des fonds considérables et établissent le siège de leur groupe au sud-est de l’actuel Square Victoria. Leur première célébration officielle, en 1832, attire 80 personnes, ce qui est respectable, compte tenu de la modeste population de Montréal qui s’élevait à moins de 30 000 habitants.

Les unitariens de Montréal ne sont plus uniquement chrétiens depuis les années 40 suite à la prédication du pasteur Angus Cameron. Par exemple, ils marient des personnes de confessions différentes, des personnes athées ou agnostiques, et aussi des couples de gais et de lesbiennes depuis les années 60. On compte aujourd’hui 250 membres.

Le sanctuaire situé au 5035, De Maisonneuve Ouest est un lieu neutre et inspirant où le divin est traité avec discrétion. Cette communauté exprime une acceptation à l'égard des croyances de ceux qui la fréquentent. Par exemple, ses membres peuvent être agnostiques, athées, humanistes, déistes, théistes, animiste, panthéistes, etc. D’autres sont chrétiens, bouddhistes, juifs ou hindous. "

" L’Église unitarienne de Montréal (ÉUM) est autonome et ses comités décident des orientations, des budgets, des actions engagées et même du contenu des célébrations selon un modèle démocratique. Il faut savoir que les assemblées unitariennes se définissent elles-mêmes, avec très peu de contrôle provenant des instances centrales comme la UUA ou le CUC.

La structure des célébrations est une alternance de lectures, de pièces musicales, de chants et de temps de méditation encadrant une réflexion personnalisée présentée par un pasteur ou un laïque. Les unitariens universalistes valorisent le caractère inspirant des textes de toutes sortes, qu’ils soient littéraires, philosophiques, scientifiques ou spirituels. Cette liturgie honnête et respectueuse propose des circonstances pour croître – et non pour croire !

Le rituel de base est épuré au maximum et, dénudé de toute référence biblique, si ce n’est que le calice, qui de toute façon contient une flamme au lieu du mythique vin. De plus en plus, les pratiquants apportent leurs expériences spirituelles et offrent parfois des cérémonies inspirées des rites néo-païens, juifs, autochtones ou autres.

L’ÉUM est active dans ses engagements progressistes : un sanctuaire écologiquement sain, une association avec Action Communiterre pour la réalisation de son jardin, des produits biodégradables pour l’entretien de l’immeuble — même le café est équitable ! Cela sans oublier que l’ÉUM manifeste depuis ses débuts un attachement à la culture. Déjà en 1920 elle abritait une troupe de théâtre importante à Montréal. On y présente des concerts, comme l’événement Jazz for Justice qui permet d’amasser des fonds qui sont ensuite versés à des œuvres humanitaires. ".

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Published by résumés et choix d'extraits par Jean-Claude Barbier - dans Tribune libre unitarienne
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 20:15

http://www.uuqc.ca/Tribune%20Libre/tribune1_1_0.html


Ce numéro sur la tolérance
, présentation par Maurice Cabana-Proux

 

1 - L'actualité :


La détresse du peuple libanais et les assassins de l’enfance, par Léo Poncelet (paru le 31 juillet 2006)


Lettre ouverte au gouvernement et au peuple canadiens, réflexion d’outre-tombe de Saja Al-Akhras, 
imaginée par Dr Najat Mustapha.

Cette lettre a été lue par la Docteur lors de l’émouvante cérémonie commémorative au Centre libanais de Montréal, dimanche soir le 23 juillet 2006, pour rendre un dernier hommage à la famille montréalaise Al-Akhras. Celle-ci a succombé, le 16 juillet, au raid israélien réduisant en cendres le village d’Aitaroun, dans le sud du Liban.


Projet de résolution des Nations-Unies
, commentaire de Normand Gosselin


Prenons du recul face à la détresse du peuple libanais
, commentaire de Fabrice Descamps


Qu’est-ce qu’Israël peut réaliser ?
 par Immanuel Wallerstein

 

2 - De la tolérance :


Hanoucca, fête des lumières, par Joshua Snyder

Larges extraits reproduits dans La Besace des unitariens, rubrique " des fêtes et des rites ", message du mardi 18 septembre 07.
A noter un passage où le pasteur unitarien-universaliste évoque la dissidence de l’American Unitarian Conference (AUC) en la traitant d’intolérante car ayant refusé la discussion interne, ce qui est bien insuffisant comme présentation d’un conflit  ! 
Voir dans le n° précédent, un article du même auteur " Qui te lie ? " La théologie de la libération et la croyance libérale


Michel Onfray et les passions françaises
, par Fabrice Descamps

L’auteur affirme une filiation historique entre le gallicanisme et l’anti-cléricalisme outrancier d’un Michel Onfray.


Unis vers celle, 
par Michael Abitbol

L’auteur est responsable de l’Association Spirituelle Laïque Unisson 06 et met cette prière en exergue de son intervention "Ô, Grand Esprit, aide moi à ne jamais juger un autre avant d'avoir chaussé ses mocassins pendant au moins trois lunes." sagesse amérindienne


Pierre-Bayle.jpgTricentenaire de la mort de Pierre Bayle
, par Maurice Cabana-Proulx

" Cette année, plusieurs activités auront commémoré le 300e anniversaire de la mort du philosophe Pierre Bayle. De Carla-Bayle, sa ville natale dans le sud-ouest de la France, à Rotterdam, grande ville commerciale des Pays-Bas où il a vécu en exil, des colloques et des conférences auront souligné (Paris en novembre, etc.) l’apport considérable de ce penseur. Poste France a émis un timbre et une nouvelle société consacrée à son œuvre a vu le jour. ". Large extrait du " Commentaire philosophique sur ces paroles de Jésus-Crist : Contrains-les d’entrer ou Traité de la tolérance universelle "


Les origines de la tolérance triomphante et du triomphalisme de la tolérance,
 par Maurice Cabana-Proulx

Critique du livre de Perez Zagorin, How the idea of Religious Toleration Came to the West, Princeton University, 2003, selon lequel les idées de tolérance religieuse auraient émergées au XVI° siècle européen.

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Published by Tribune libre unitarienne - dans Tribune libre unitarienne
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 17:14


Pasteur unitarienne américaine, l’auteur a donné ce discours en anglais devant la communauté unitarienne et universaliste de Sterling, dimanche le 12 mars 2000 ; traduit en français et publié dans la Tribune libre unitarienne, vol. 2, n°1, 2006 ; larges extraits choisis ici par Jean-Claude Barbier pour La Besace des unitariens.


Pour le texte intégral, voir  http://www.uuqc.ca/Tribune%20Libre/tribune1_1_0.html


"[…] Les gens sont mus par les mêmes besoins primaires quand ils cherchent une communauté ecclésiale : sens à la vie, relations significatives, affinité intellectuelle, émotionnelle et spirituelle, expérience d'un développement et d'une transformation personnels, et l'appartenance à une communauté spirituelle favorable à la croissance et la nouveauté. Ces besoins sont universels; ils ne sont pas propres aux unitariens universalistes. Mais, malgré tout, il y a quelque chose d'unique aux congrégations unitariennes universalistes; et il y a donc lieu de prendre compte de ces particularités lors de la formulation d'une théologie de l'adhésion. 

La liberté, la raison, la tolérance, l'intégrité et le don de soi. Combinez ces traits d'identité avec les besoins humains fondamentaux, quête de sens, sociabilité, croissance et transformation personnelles et vous avez une communauté unitarienne florissante ! Alors, quelle est la façon pour ces communautés-types de pratiquer la théologie? Bien que nos communautés, composées surtout de gens bien éduqués de la classe moyenne, soient à plusieurs égards très différentes des communautés ecclésiales de base en Amérique latine qui ont donné naissance à la théologie de la libération, il y a tant de points communs entre notre façon de pratiquer la religion et leur façon de pratiquer la théologie, que j'ose penser que nous pouvons apprendre beaucoup les uns des autres.

Pour l’auteur, la théologie de la libération se caractérise par :

1° une praxis réflexive. Ce qui veut dire que des personnes scrutent ensemble à la lumière de la pensée critique, leur expérience vécue, leur contexte culturel, leur histoire, et leurs croyances. Ensuite, ils amorcent des actions à partir de cette réflexion. Ce processus n'est pas linéaire, mais cyclique. La réflexivité et la praxis mettent en branle le processus continu d'un dialogue religieux avec le monde. […] En ce sens, une théologie de la libération est toujours située. Ce qui signifie que celle-ci est toujours enracinée dans un temps et un lieu donnés; elle surgit à partir des expériences vécues de personnes engagées dans le processus dialogique. C'est ce qui rend toute personne capable - peu importe son niveau d'instruction - de pratiquer la théologie. Bien que cette théologie soit ancrée dans la réalité quotidienne, elle est aussi en relation avec l'universel, et tendue vers la quête de sens. Le théologien afro-américain James Cone a dit : Je crois fermement que les questions qui intéressent la théologie devraient être celles qui surgissent à partir du vécu dans la société alors que les personnes cherchent du sens dans un monde déshumanisé.

" Je persiste à défendre l'idée que la théologie surgit à partir de solide et réelle expérience de vie: vient d'abord l'expérience (la religion) et ensuite vient la réflexion sur cette expérience (théologie) " pasteur Richard Gilbert.

2° C’est une théologie de l'action. Elle est en dialogue avec la culture, elle cherche à comprendre l'histoire d'un peuple à la lumière de leur expérience de l'oppression et de la liberté, de l'exploitation et de la justice. [..]

3° la théologie de la libération est optimiste. L'Histoire y est exploitée non seulement pour comprendre ce qui s'est passé mais ce qui aurait pu se passer et ce qui peut encore se passer. C'est, au fond, avoir recours à l'Histoire pour projeter un avenir plus prometteur, ce que Isasi-Diaz, représentante de la théologie mujerista, appelle l'avenir préférentiel comme une source d'espoir. L'universalisme unitarien a toujours eu une foi en l'espoir au point parfois d'être accusé d'un trop grand optimisme. Mais notre foi dans l'avenir ne vient pas d'une méconnaissance des souffrances actuelles, mais d'avoir su les transformer par voie d'un processus approfondi de réflexion et d'actions. C'est pourquoi le pasteur UU Fred Muir dit que notre utilisation de la théologie de la libération nous donne une raison d'espérer. L'engagement pour la construction d'une société juste, et, au bout du compte, une nouvelle humanité, présuppose la confiance en l'avenir.

4° le processus fondamental de la théologie de la libération est la réflexion critique. C'est sur ce point, je crois, que du travail passionnant peut se réaliser dans nos communautés unitariennes universalistes. Nous avons déjà une tradition qui valorise la raison. Nous avons trop souvent cru que seuls les gens bien éduqués sont en mesure de pratiquer la théologie unitarienne universaliste. Toutefois, la pasteur Lucy Hitchcock, dans un entretien avec la Commission UU d'évaluation, nous a rappelé que les gens pauvres, sans éducation, sont capables de comprendre le monde d'un point de vue réflexif. Hitchcock invoqua les travaux de Paulo Freire à cet égard. Freire a accompli un travail révolutionnaire parmi les populations incultes et analphabètes du Brésil. Son but a été d'activer le processus du passage de la conscience naïve à la conscience critique. […] nous pourrions tous devenir ce que Gustavo Gutierrez, le père de la théologie de libération, a appelé des intellectuels organiques; c'est-à-dire, des théologiens pleinement et personnellement engagés dans les réalités historiques.

5° - Un processus qui cherche la justice. Les théologies de libération sont toutes issues dans le contexte de l'expérience de l'oppression économique, sociale et raciale/ ethnique. Chacun des différents courants de la théologie de la libération pose des questions qui reviennent toujours à la même interrogation de base : Que signifie cette expérience douloureuse vu les promesses que notre croyance particulière dit que Dieu a faites ? En d'autres termes, où se situe Dieu dans le processus d'oppression ? La réponse, quelle qu'elle soit, est que Dieu manifeste nettement une option préférentielle pour le pauvre. Les Évangiles sont lus suivant cet éclairage comme aussi les prophètes dans les textes hébraïques. […]

Isasi-Diaz s'étend longuement sur le développement du sujet moral chez les femmes hispaniques. Être un sujet moral veut dire communiquer son expérience à d'autres; permettre à d'autres gens de devenir autonomes. Dans la théologie mujerista , le sujet moral se soucie des générations futures; c'est-à-dire, devenir un sujet moral signifie assumer une charge de responsabilité de plus en plus importante face à la communauté et à l'aide à lui donner. Ceci n'a rien à voir avec la réalisation de soi, mais concerne la transformation de l'expérience de toute une communauté. La vie dit-elle, est vie si elle est liée aux autres. Cette idée de relation générative a aussi été mentionnée dans notre sermon sur la théologie de l'amitié de Mary Hunt. C'est un concept important dans toutes les théologies relationnelles. Les relations significatives dans une communauté ecclésiale mènent à la transformation à la fois de l'individu et de la communauté.

Quoiqu'une grande partie de la théologie de libération soit issue de la tradition théiste, le thème du sujet moral connaît un écho chez le théologien unitarien universaliste William R. Jones, un humaniste convaincu. Certains d'entre vous aimeriez peut-être le livre de Bill intitulé Is God a White Racist? Jones nous incite à croire au principe d'humanité En d'autres termes, que vous soyez croyant ou pas, vous faites bien d'agir comme si un meilleur monde était de votre responsabilité !

6° - l'humanisme. Pas la définition contemporaine de l'humanisme en opposition au théisme, mais dans le sens plus traditionnel de la Renaissance qui plaçait l'expérience humaine au centre comme source de l'autorité pour la morale et les décisions éthiques. Gutierrez décrit bien cela. Le genre humain est vu comme assumant consciemment la responsabilité de son propre destin. […]


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Published by Roberta Finkelstein - dans Tribune libre unitarienne
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 17:07

http://www.uuqc.ca/Tribune%20Libre/tribune1_1_0.html


Présentation : l’espérance d’un monde alternatif
, par Léo Poncelet

Nous avons largué les amarres, il y a un an. Tribune libre unitarienne entreprend sa seconde année. Nous avons eu de la chance, seulement quelques cordages à renforcer, quelques filets à ravauder, aucuns trous dans le bois à calfeutrer. Ayant mouillés dans des rades lointaines, noués de nouveaux liens avec la terre, nous embarquons à nouveau dans "l’arche de Noé, version unitarienne contemporaine" dont nous parle Jean-Claude Barbier(voir précédent n°) pour appareiller. Larguons les amarres, hissons les voiles, puis sachons garder le cap sur d’autres horizons inconnus.


Les liens entre le communisme et le christianisme
, par Yann Germain

chrétien et membre du Parti Communiste Français


Communiste et chrétien
, par Bruno Cadez

Journaliste à Liberté hebdo (journal communiste du Nord de la France), membre du réseau de la " Correspondance unitarienne ", modérateur du groupe de discussion " Unitariens francophones "


Christianisme et communisme, 
par Jérôme Béguin

Une approche historique


Marxisme et christianisme pratique
, par Fabrice Descamps

L’auteur propose une définition de ce qu’il appelle le " christianisme pratique " : Ce que j'entends par christianisme pratique doit être très soigneusement séparé de la religion chrétienne. On peut être athée et être un chrétien pratique. Dans les Evangiles, Jésus nous apprend que la religion qu'il prêche s'appuie sur deux commandements qu'il considère comme équivalents. Le premier dit: " Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit ". Le deuxième dit : " Tu aimeras ton prochain comme toi-même ". Comme, pour le Christ, les deux commandements sont, je le répète, parfaitement équivalents, il est logique que, pour lui, le meilleur moyen de manifester son amour pour Dieu soit d'aimer son prochain. Un chrétien pratique est donc quelqu'un qui applique le deuxième commandement, quoi qu'il pense par ailleurs du premier. On peut être un chrétien pratique et bouddhiste, musulman, agnostique ou encore athée, voire fervent catholique. Inversement, on peut aller à la messe tous les jours et ne pas être un chrétien pratique. Mais, dans ce cas, je crois qu'on n'a rien compris au christianisme: mieux vaut aller à la pêche le dimanche. Il me semble que ce que les unitariens ont en tête, dans leur grande majorité, est un christianisme pratique qui laisse sagement chacun libre de croire ou ne pas croire qu'appliquer le deuxième commandement équivaut à appliquer le premier. Chaque unitarien pense ce qu'il veut du premier, mais il tient au deuxième. ".

Puis, après avoir établi le bilan du marxisme historique, il fait le procès du christianisme dogmatique : " En ce qui concerne le christianisme théorique, c'est-à-dire le christianisme dogmatique, il présente un certain nombre d'affirmations arbitraires qui peuvent difficilement emporter l'adhésion d'un être rationnel. C'est pourquoi l'unitarianisme est précisément né de la critique et de l'abandon de ces affirmations les unes après les autres. En France, un certain nombre d'unitariens se disent prêts à pousser très loin cette critique mais s'arrêtent au milieu du gué en refusant de critiquer le concept de dieu et la centralité de l'enseignement de Jésus **. Cette soudaine pusillanimité après tant d'audaces me surprend et me semble tout aussi arbitraire ".

* la revue a choisi le mot " unitarianisme " et non " unitarisme " (ce dernier ayant par ailleurs un sens politique auquel les Québécois sont très sensibles, celui d’unité d’un Etat par opposition au fédéralisme)

** allusion aux statuts de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) qui se réfèrent à la croyance en un Dieu Un et à l’enseignement de Jésus.

Enfin, à partir de la situation aux Etats-Unis, il espère en une Eglise unitarienne qui soit vraiment internationale, dégagée du modèle américain  : " Quand le christianisme dogmatique nord-américain aura cessé d'incarner le christianisme pratique, alors d'autres religions, adossées à des civilisations montantes, auront la capacité d'en prendre le relais et de traduire ce christianisme pratique en actes. Ou alors, ces civilisations prospères seront largement déconfessionnalisées, comme l'Europe aujourd'hui, et n'auront plus besoin de donner à ce christianisme pratique d'enveloppe ecclésiale. Le marxisme est mort avec la puissance soviétique et le fondamentalisme protestant est lié, pour le meilleur et pour le pire, à la puissance américaine. Mais le christianisme pratique, lui, est increvable. Quel que soit son futur nom.

Espérons que les unitariens sauront, mieux que tout autre courant religieux, lui donner une Eglise, je veux dire, une vraie Eglise internationale, pas un rejeton nord-américain de plus. S'ils y parviennent, l'unitarianisme a de beaux jours devant lui ".


Communisme chrétien, 
par Joshua Foust

L’auteur est un jeune universitaire américain, étudiant à l’université du Colorado à Boulder en sciences politiques et relations internationales.


L’Eglise catholique et le monde
, par Immanuel Wallerstein

L’auteur a été présenté dans le n° précédent. L’article correspond au " commentaire n° 159 ", du 15 avril 2005. Un bilan historique de l’Eglise catholique au moment de l’enterrement du pape Jean-Paul II
 

Th--ologie-de-la-lib--ration-E-L.jpg
illustration évoquant la théologie de la libération vue dans le cahier d'Evangile et liberté consacré aux nouveaux courants de la théologie :"Dire Dieu aujourd'hui", n° 201, août-septembre 2006,  http://www.evangile-et-liberte.net/


" Qui te lie ? " La théologie de la libération et la croyance libérale
, par Joshua Snyder

pasteur unitarien américain, l’auteur donna ce discours en anglais devant la communauté unitarienne de l’Omaha, le 9 mars 2003

Après avoir montré combien la théologie de la libération insiste sur la différence entre riches (dominants) et pauvres (dominés), l’auteur témoigne de sa foi en une humanité unie.

" Pour moi, il est clair que les unitariens universalistes doivent balayer d’un revers de la main cette division rigide de la race humain entre " nous autres, les bons " et " les autres, les méchants ". Ma citation préférée d’Oscar Wilde est " Il y a deux sortes des gens dans le monde. Ceux qui divisent le monde en deux groupes, et ceux qui ne le font pas ". Comme le sous-entend l’épithète de leur confession, les universalistes unitariens ont toujours plus ou moins refusé de diviser le monde en deux camps. Les universalistes croient que tous les humains, sans exception, sont sauvés et iront au ciel après leur mort. Dieu étant infiniment bon et miséricordieux, il ne peut donc pas diviser l’humanité en brebis et en boucs. Les unitariens quant à eux croient que Dieu est un, non divisé en trois parties. Kenneth Patton, un unitarien universaliste, a baptisé la spiritualité humaniste " la religion pour un monde unifié ". Il s’est efforcé tant bien que mal à évoquer les symboles religieux et l’esprit de tous les peuples de la terre. Il pressentit qu’il y a une humanité commune au-delà des différences culturelles et linguistiques. Cela anticipe sur ce qui fut plus tard connu comme le septième principe unitarien. Celui-ci encourage la révérence pour la toile interdépendante de la vie dont nous faisons tous partie. Dans les dernières vingt années, ce principe a pris de l’envergure et un sens pour nombre d’unitariens universalistes. On pourrait amasser un tas d’exemples qui attestent que ces derniers, sont, dans l’ensemble, parmi ceux qui refusent de diviser le monde en deux moitiés ".

" D’une part, j’aime bien la critique de théologie de la libération concernant l’injustice globale, et je lui donne raison de considérer la religion comme un moyen d’action sur notre propre situation. D’autre part, ce que j’aime moins, c’est sa conviction que son peuple sera parmi les vainqueurs de l’histoire, et que les autres, qui sont les ennemis, voire les suppôts de Satan, seront exterminés, à la fin des temps. Fred Muir (1), pasteur unitarien universaliste d’Annapolis dans le Maryland, a écrit abondamment sur cette question; il a même imaginé une théologie de la libération unitarienne universaliste. Il rompt avec le lieu commun d’un Dieu céleste en lutte continuelle contre le mal. Plutôt, prenant l’exemple sur la toile interdépendante de la vie, Dieu est le cosmos, la source de toute vie et de la création. Muir s’auto-définit comme panthéiste; il croit que Dieu et le cosmos sont synonymes, en quelque sorte. Dieu n’est pas un être séparé et distinct de la création. L’existence d’une toile interdépendante veut dire que le monde humain est lié au monde non-humain, des plantes, des animaux, et de la nature. Cette compréhension cosmique de l’interdépendance, qui est la définition de Muir de Dieu, élimine la victoire d’un camp au détriment d’un autre. Plutôt, elle suppose la recherche de la justice avec pondération.

Quand trois personnes ont plus de richesses que soixante des pays les plus pauvres, certes il y a quelque chose qui ne va pas. Il y a là des conditions propices pour inciter l’opprimé à renverser son oppresseur. Ces révolutions finissent la plupart du temps par échanger un tyran contre un autre, sans mettre fin une fois pour toute à la tyrannie. L’histoire démontre que troquer un Tsar pour un Staline, un Tito pour un Milosovic, un empereur pour un Mao, n’a pas grande utilité. La théologie de la libération unitarienne universaliste a le mérite de s’attaquer au problème systémique du déséquilibre et de l’injustice, faisant de celui-ci le problème de tout le monde, non seulement celui des soi-disant méchants. Cette théologie holiste et moniste de la libération, qui voit l’humanité comme faisant partie d’un monde interdépendant, recherche le bien commun, sans exclure personne. Quand d’un côté il y a le camp vainqueur des opprimés et de l’autre côté, le camp d’un dictateur défait, les graines sont semées pour voir germer encore une autre révolution sanglante. Le dualisme radical débouche sur beaucoup de souffrances ".

(1) Muir, Fredric John. A Reason for Hope: Liberation Theology Confronts a Liberal faith


Les théologies de la libération
, par Roberta Finkelstein

Voir larges extraits reproduits dans La Besace des unitariens, rubrique " Tribune libre unitarienne ", du 18 septembre 07


Tableau sélectif du communisme chez les chrétiens, de l’Eglise primitive à nos jours
, par Maurice Cabana-Proulx

Une chronologie avec auteurs et évènements ayant marqué cette longue évolution depuis les Esséniens, en passant par les anabaptistes du XVI° s.


La conférence de Montréal sur le climat brouille les cartes
(rubrique : " point de vue sur l’actualité "), par Léo Poncelet.

Des milliers de délégués de 188 pays et de l'Union européenne se sont réunis à Montréal, au Palais des Congrès, du 28 novembre au 9 décembre 2005, pour la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Leur but : débattre si on doit négocier de nouveaux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre suite à la première phase du protocole de Kyoto, se terminant en 2012.

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 10:12

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Présentation : quelle vie future ?  par Léo Poncelet


La vie future
, par Roger Sauter

fonds-Roger-Sauter--enseignant----Asmara-6--r--duction-50-.JPGThéologien laïc, membre de l’Union protestante libérale (ULP) de Genève, président d’honneur de l’Association unitarienne francophone (AUF). Homélie prononcée lors du culte de clôture de l’AG de l’AUG qui s’est tenue à Ferney-Voltaire le dimanche 21 octobre 2001. Voir sur le site de La Besace des unitariens la rubrique consacrée à l’auteur (SAUTER Roger).


L’histoire de Joseph
, par Denis Boudeau

Présentation de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tissérands, au Forum social mondial de Porto Alegre au Brésil en janvier 2002. L’auteur, dans un récit fictif, raconte l’histoire de Joseph en l’an 2050 pour mieux souligner l’impact de la mondialisation sur l’éducation dans ce moment des grands choix historiques.


Les jeux ne sont pas faits,
par Ilya Prigogine

reprise d’un texte mis en ligne sur le site de l’Unesco et paru dans " Lettres aux générations futures "  ; l’auteur, qui est chercheur en Belgique a reçu le prix Nobel de chimie ; ses réflexions sur le développement des techniques de l’information

" Mon message aux générations futures voudrait donner des arguments pour lutter contre la résignation et le sentiment d'impuissance. Les sciences récentes de la complexité nient le déterminisme, elles insistent sur la créativité à tous les niveaux de la nature. Le futur n'est pas donné. ". L’auteur évoque les sciences de la complexité avec le concept de bifurcation où la trajectoire d’un flux choisit l’une des branches parmi bien d’autres possibles et crée ainsi l’événement. " Ces bifurcations apparaissent à des points singuliers où la trajectoire suivie par un système se subdivise en " branches ". Toutes les branches sont possibles, mais une seule va être réalisée. Une bifurcation ne survient pas généralement seule, il apparaît une succession de bifurcations. Cela conduit à un aspect historique, narratif, même dans les sciences fondamentales. C'est la " fin des certitudes ", le titre de mon dernier ouvrage. Le monde est une construction, une construction à laquelle nous pouvons tous participer. ". Enfin, l’auteur constate l’importance des nouvelles techniques de communication : " Où en sommes nous ? Je suis persuadé que nous approchons d'un point de bifurcation lié aux progrès de l'informatique et de tout ce qui l'entoure, tels les multimédias, la robotique ou intelligence " artificielle ". C'est la networked society avec ses rêves de village global. ". L’individu y a toute sa place : " Nous sommes à la période des fluctuations où l'action individuelle reste essentielle ".


Le siècle dernier, le dernier millénaire
, par Immanuel Wallerstein

Commentaire n° 31, paru en anglais le 1er janvier, 2000 sur le site du Fernand Braudel Center, Binghamton University. L’auteur est un sociologue américain et directeur de ce centre. Il est bien connu pour ses travaux sur le système-monde moderne. Pour lui, le XX° siècle aura été marqué par l’hégémonie des États-Unis et la résurgence du monde non-occidental (la prise au pouvoir des mouvements de libération nationale à peu près partout en Asie, en Afrique et en Amérique latine). Mais grande désillusion liée à la survivance des inégalités et à leur accentuation au sein de l’économie-monde capitaliste

" Le second grand changement était d’ordre moral. Le système capitaliste est un système dans lequel l’accumulation incessante du capital est non seulement possible, mais légitimée, et auquel on accorde la priorité sociale. Ceux qui refusent de jouer selon ses règles deviennent perdants- économiquement, politiquement et culturellement. Le génie, qui fut toujours présent, a été libéré de la bouteille. Et tous ceux qui l’avaient auparavant gardé embouteillé- les leaders religieux, les dirigeants, et la majorité de la population mondiale - sont restés là quelque peu penaud. Ce génie n’est jamais apparu si puissant qu’en 2000. Quelques uns s’en réjouissent; beaucoup le déplorent; la plupart se résignent à prendre leur mal en patience. La stabilité de ce type de système repose en grande partie sur la passivité de la majorité. C’est ici que la désillusion de 1968 et des années subséquentes vient en ligne de compte. La désillusion détruit la passivité ".


La mondialisation et le nouvel ordre économique
, par Valmyre A. Bourdon

L’auteur est directeur commercial à la retraite, ancien président de l’Église unitarienne de Montréal et membre fondateur du Mouvement universaliste au Québec. Dans cet article, il dénonce l’Accord de libre-échange Nord-Américain (Alena) qui impose une certaine mondialisation, et débouche sur sur une réflexion relative à la démocratie : " Les unitariens posent, en principe, que tout être humain a droit à la liberté de conscience et de s'organiser suivant le processus démocratique qui en découle. Est-ce que les dirigeants des grandes entreprises donnent le même sens que nous au mot démocratie ? ".


Le dossier sur la mondialisation des grandes entreprises : un système axé sur la croissance économique infinie n’est pas durable
, par David C. Korten

L’auteur est président du People Centered Development Forum et auteur d’un certain nombre de livres sur le pouvoir des entreprises, entre autres When Corporations Rule the World). Article paru en février 2005 dans JUSTnews, revue publiée en anglais par les unitariens canadiens pour la justice sociale.


L’Extrême-Orient et le Monde : les prochaines décennies
, par Immanuel Wallerstein

Second article de l’auteur. Commentaire no. 157, paru en anglais le 15 mars 2005 sur le site du Fernand Braudel Center, Binghamton University : http://fbc.binghamton.edu/commentr.htm


Lors de nos cultes, le partage en paroles et en gestes
, par Jean-Claude Barbier, fondateur et animateur du réseau francophone " Correspondance unitarienne ", secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU).,

Publié dans la rubrique " Lettre à la Rédaction ". Dans le prolongement de l’article du pasteur R. Drennan qui, dans la livraison précédente (vol. 1, n° 1), nous invitait à ouvrir nos " possibilités " et de l’éditorial nous invitant à " larguer les marres ", l’auteur précise que cela ne va pas sans continuer à se référer aux grandes sagesses de l’humanité : "L’unitarisme contemporain a effectivement un rôle pionnier à jouer dans cette sortie des religions, comme nous y invite Raymond Drennan. Il y a bien sûr des amarres à larguer ! Mais aussi des cordages à renforcer, des filets à ravauder, des trous dans le bois à calfeutrer, un travail de marin en quelque sorte qui sait affronter la haute mer, mais à partir de la terre ferme ! Sachons embarquer dans l’arche de Noé, version unitarienne contemporaine, avec les biscuits et autres provisions que sont les patrimoines des grandes sagesses de l’humanité, dont le christianisme fait indiscutablement partie … " 

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 09:23

http://www.uuqc.ca/Tribune%20Libre/tribune1_1_0.html

un-trois-m--ts--r--duction-50-.JPGun trois mâts

 

Editorial : Larguez les amarres, par Léo Poncelet

L’unitarianisme canadien : l’idée d’une possibilité
, par Raymond Drennan

Le mouvement universaliste au Québec
, par Michel Lalonde

L’épître sur Mel Gibson
,
par Mark Belletini

Jésus, un radical égalitaire
, par Charles Eddis

Recensions, par Charles Eddis
 
une biographie du Prophète. Mahammad : A Bibliography of the Prophet par Karen Armstrong

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 09:14

  Lancée au 1er trimestre 2005, Tribune Libre unitarienne est une revue en ligne de réflexions. Indépendante, elle est hébergée sur le site du mouvement unitarien/universaliste du Québec. Elle propose un espace de liberté d'expression aux francophones d'ici et d'ailleurs dans l'esprit des valeurs de la tradition unitarienne et universaliste. Elle veut créer les conditions pouvant susciter des chocs d'idées dans un climat de fraternité et de compréhension. Elle compte profiter des prouesses d'Internet pour rejoindre des lecteurs partout sur le globe, à commencer par ceux qui vivent dans et autour de Montréal. 

* le site du Mouvement universaliste et unitarien au Québec (MUUC), http://www.uuqc.ca, rubrique Tribune libre ; ou encore : http://www.uuqc.ca/Tribune%20Libre/tribune1_1_0.html




logo du Mouvement universaliste et unitarien au Québec (MUUC), dont le site héberge la Tribune libre unitarienne : une colombe bleue qui s'envole du calice des unitariens-universalistes

Tribune Libre unitarienne prévoit de soulever un maximum de débats touchant notre condition humaine dans le cosmos de même que nos luttes ici-bas sur notre planète bleue. La rédaction acceptera donc de publier une vaste gamme d'articles de fond et de recensions de livres allant des questions existentielles aux enjeux de justice sociale en passant par des réactions sous forme de lettres à la rédaction. La seule ligne directrice: que les points soulevés soient argumentés par leur auteur dans un esprit d'ouverture et de dialogue.

Chaque auteur demeurera responsable de son texte et conservera son droit de le publier ailleurs, sans conditions.

Nous ne publierons en ligne que les textes en français. Mais le comité de rédaction pourra parfois accepter de traduire les textes soumis en anglais ou dans d'autres langues, selon leur pertinence.  

La revue dispose d'un comité de rédaction, dont la composition est la suivante à la date de septembre 07 : Maurice Cabana-Proulx, Fabrice Descamps, Léo Poncelet, Amine Tehami. Correcteur d’épreuves : Normand Gosselin. Webmestre : Hubert Émond.

Contact : Léo Poncelet, leo_poncelet@hotmail.com



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