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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 21:38

Florence Nightingale (1820-1911) ", par Roger Sauter (Le Lignon, Genève), texte paru dans Approches unitariennes, n° 41, hiver 2001, pp. 41-43.Florence Nightingale appartenait à une famille unitarienne anglaise. Son grand-père maternel, sir William Smith, lutta au Parlement pour faire abolir une loi qui imposait la doctrine de la Trinité. Elle fut enfin abolie en 1813 et l’unitarisme devint licite.

Les parents de Florence étaient de riches bourgeois vivant à la campagne, mais ils aimaient voyager sur le continent. Et c’est à Florence, en Italie, que naquit la petite Florence, en 1820. Enfant, elle accompagnait son père et sa sœur aînée allant le dimanche à une chapelle unitarienne des environs. A la maison, elle reçut une belle instruction, à la fois classique et moderne, sans oublier la musique dont elle raffolait. Son charme et sa gentillesse agrémentaient les soirées mondaines organisées par ses parents.

Toutefois, ce que Florence appréciait le plus, c’était d’aller rendre visite, envoyée par sa mère, aux pauvres et aux malades du voisinage, leur apportant aide et réconfort. Aider ces déshérités éveilla sans doute sa vocation à servir son prochain.

Florence sera infirmière.

A Londres, où elle fréquente la célèbre chapelle unitarienne d’Essex Street, Florence rend visite à une vieille quakeresse, Elizabeth Fry, connue pour son aide aux femmes emprisonnées. Florence lui demande comment servir son prochain et la vieille dame lui répond : " comme infirmière ". Elle sera donc infirmière, en dépit de ses parents qui ne conçoivent pas que leur fille travaille, et surtout pas pour accomplir une tâche laissée aux femmes pauvres, incultes, souvent alcooliques, ou à des religieuses.

Aussi, c’est à l’insu de sa famille qu’elle va visiter quelques hospices et hôpitaux, pour s’initier à l’art de soigner. Mais ses parents découvrent sa vocation et s’en lamentent, s’y opposant. Florence devient triste et perd un peu de sa bonne santé. Alors ses parents l’envoient faire un tour en Italie et en Egypte. Elle en revient enchantée de ce qu’elle a vu, d’autant plus que le grand philanthrope sir Sidney Herbert, rencontré à Rome, l’a encouragée à devenir infirmière. Lui-même a fondé un hôpital. Dès lors, Florence se sent plus forte et décidée vis-à-vis de sa famille.

Agée maintenant de trente ans, Florence n’est pourtant pas indépendante de sa famille . L’occasion se présente d’épouser un homme de son rang social et qui lui plaît. Elle y renonce car cet homme ne partage pas son idéal humanitaire.

Profitant du fait que ses parents font une cure à Carlsbad, en Allemagne, Florence va apprendre comment on soigne les malades chez les diaconesses de Kaiserswerth. L’année suivante, elle va à Paris parfaire son instruction auprès des filles de la charité.

Un comité de bienfaisance anglais l’engage pour diriger un " home " accueillant des dames pauvres. Elle améliore leur confort sans faire augmenter les frais, grâce à son grand sens pratique. Lors d’un congé dans sa famille, une épidémie de choléra s’abat sur Londres. Florence y accourt afin de soulager les victimes.

Florence dirige un hôpital militaire

Lors de la guerre de Crimée, en 1854, le gouvernement britannique décide d’envoyer des infirmières à l’hôpital militaire de Scutari. Appuyée par Sir Herbert, Florence en est nommée la directrice, avec mission de choisir ses collaboratrices parmi les nombreuses volontaires qui s’offrent. Ce seront des Filles de la Charité et des dames de bonne volonté. Ces infirmières devront respecter une neutralité confessionnelle dans leur travail.

A Scutari, elles commencent par nettoyer les salles, installer une buanderie et à améliorer le confort des malades pour qu’ils guérissent plus vite. Florence s’occupe de tout et de tous, circulant de nuit comme de jour dans les salles. Les journaux anglais publient bientôt des articles élogieux sur cet hôpital, louant l’hygiène, la discipline et les bons soins donnés aux soldats blessés. Les parents de Florence comprennent enfin la beauté de l’idéal animant leur fille.

Le siège de Sébastopol cause des milliers de blessés. Aussi Florence s’y rend-elle avec une équipe afin de les secourir sur place. Mais dans le froid et l’inconfort, elle est terrassé e par une terrible fièvre. On la croit perdue. On la transporte à Scutari où on la soigne. Dès qu’elle s’en sent capable, la voilà qui retourne à Sébastopol, y créant une bibliothèque, des cours et un café pour les soldats désoeuvrés. Elle les convainc d’envoyer à leur famille une partie de leur solde, car l’alcool les guette.

Elle crée une école d’infirmières

Florence rentre enfin en Angleterre pour mieux se soigner, mais elle ne se repose guère : de nombreuses personnes viennent lui rendre visite, un courrier abondant requiert son attention et souvent des réponses. Puis le Gouvernement lui demande un rapport sur l’état sanitaire de l’Armée. En suivant ses recommandations, un hôpital militaire moderne sera construit et organisé.

Son rêve se réalise lorsqu’elle peut créer une école d’infirmières avec l’argent d’une souscription mis à sa disposition. Elle fait également construire une école de sages-femmes. Elle dirige ces deux institutions bien que sa santé ne soit pas rétablie. Afin de multiplier son action éducative, elle rédige et publie des " Notes sur l’hygiène des hôpitaux ", puis des " Notes sur les soins aux malades ". Ces livres contribueront à faire de l’Angleterre un modèle dans le domaine de l’hygiène.

Certains s’étonnaient en constatant que Florence n’était pas une religieuse et n’allait pas à l’église le dimanche. Elle leur fit savoir ceci : " La vraie religion, c’est le service de Dieu par le service des hommes ". Elle était consciente d’être un instrument dans la main de Dieu pour soulager la misère humaine.

Avec l’âge, Florence dut diminuer puis cesser ses activités car sa vue baissait. L’ouïe devint mauvaise et bientôt la mémoire ne répondait plus. Florence supporta ces ennuis vaillamment, continuant à sourire à ses visiteurs. Sa solide constitution lui permit de fêter son quatre-vingt-dixième anniversaire. Elle s’éteignit en 1911.

 

Bibliographie : le livre d’Alice Descoeudres (1935 - Héroïnes et héros, La Chaux-de-Fond, Suisse) et un article de 1906 dans " Memorable Unitarians ".

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Published by Roger Sauter - dans SAUTER Roger
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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 21:34

Roger Sauter (1919-2007) - Théologien laïc, habitant au Lignon, agglomération de Genève, membre de l’Union protestante libérale (UPL) de Genève, membre de l’Association unitarienne francophone (AUF) depuis 1990, et président d’honneur de cette association depuis 1998 [ndlr : l’AUF a cessé toute activité en janvier 2006]. 

photo : Roger Sauter enseignant la chimie à Asmara (Ethiopie).
 

Cette bibliographie est exhaustive. Elle renvoie aux sites où les articles ont été mis en ligne (principalement Profils de libertés). La Besace des unitariens  a publié elle-même les articles qui ne l'avaient pas encore été. Elle a été mise à jour le lundi 3 septembre 2007. Jean-Claude Barbier
 

1971 – La conspiration de Compesières, Genève, Faculté des lettres (thèse de licence soutenue en 1972).
 

1989 - " L’antitrinitarisme au XVIe siècle ", conférence faite au Lignon, le 8 avril 1989 dans le cadre de la journée thématique " Jésus est-il Dieu ? " ; publiée dans Dialogue (Revue internationale de la nouvelle théologie libérale), Bruxelles, mai 1990, pp. 15-26 ; reproduite dans la Correspondance unitarienne, n° 4, octobre 2002,
http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/cu003.anti_sauter.htm ;
puis dans Approches unitariennes n° 52, hiver 2003 , pp. 24-30.


1990 - " L’exécution de Jacques Gruet à Genève ", Le Protestant (Genève), n°7, juillet-août, p. 6 ; mis en ligne sur le site Profils de libertés,
http://prolib.net/pierre_bailleux/histoire/204.009.gruet.sauter.htm
reproduit par Théolib n° 24, décembre 2003, " Hommage à Michel Servet ", pp. 27-31.


1990 – " Genève 1632 : Nicolas Antoine condamné à mort pour s'être converti au judaïsme, un crime de "lèse-majesté divine" pour les pasteurs de l'époque ", conférence à l'Union protestante libérale, le 17 septembre 1990 à Genève ; publiée par Le Protestant (Genève) ; document remis au Gravis (Groupe d’aide aux victimes de la scientologie, Suisse) en septembre 2005 et mis en ligne sur le site Anti-Scientologie
 , http://www.anti-scientologie.ch/nicolas-antoine.htm#haut ; et sur le site Profils de libertés, sous le titre "Le bûcher de Nicolas Antoine", http://prolib.net/pierre_bailleux/histoire/204.048.antoine-sauter.htm

1990 – " Les divers visages des confessions de la foi ", Evangile et Liberté, septembre 1990.


1992 ( ?) " Pourquoi nous sommes unitariens ", reproduit dans la Correspondance unitarienne, n° 12, janvier 2003,
http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/cu008.pq_sauter.htm  ; mentionné sur le site de l'AFCU le 6 décembre 2006.

vers 1993 – A la mémoire des martyrs unitariens, publié dans Approches unitariennes (date ?), mis en ligne par La Besace des unitariens  le 19  mai, dans la rubrique consacrée à l’auteur.


1994 – conférence à l’ULP de Genève, le 7 mars 1994, sur le suaire de Turin, non publiée.


1995 – " De Zoroastre (Zaratoustra) à Jésus : une véritable révolution : une vie heureuse après la mort ", conférence faite à l'Union protestante libérale, Genève le 2 février 1995 ; mise en ligne sur le site Anti-scientologie,
http://www.anti-scientologie.ch/zaratoustra.htm ; reproduite sur le site de Profils de libertés, http://prolib.net/pierre_bailleux/spiritualites/211.037.zoroastre.sauter.htm

1996 - " Unitarisme et libéralisme à Genève ", Actualités unitariennes, n° 27, septembre, octobre 1996, pp. 7-8 ; mis en ligne par La Besace des unitariens le 19 mai 2007, dans la rubrique consacrée à l’auteur.


1997 – Mithra et le christianisme, conférence à l’Union protestante libérale le 13 octobre 1997 ;  publiée dans Le Protestant ( date ?) ;  reproduite dans les Approches unitariennes, n° 32, été 1998 ; mise en ligne par La Besace des unitariens, le 14 août 2007, dans la rubrique consacrée à l'auteur.


1998 – " Mateo Gribaldo à Farges ", Journal de Farges  ;  reproduit dans Théolib, n° 24, décembre 2003, " Hommage à Michel Servet ", pp. 24-26 ; mis en ligne par Profils de libertés,
http://prolib.net/pierre_bailleux/histoire/204.047.gribaldi.htm


avant 2001 - " Florence Nightingale (1820–1911) ", Approches unitariennes, n° 41, hiver 2001, pp. 41-43 ; mis en ligne par La Besace des unitariens le 18 mai 2007 dans la rubrique consacrée à l’auteur.


2001 – " La vie future", homélie prononcée lors du culte de clôture de l’AG de l’AUG qui s’est tenue à Ferney-Voltaire le dimanche 21 octobre 2001, reproduit dans la Tribune libre unitarienne, vol. 1, n° 2, 2005, revue mise en ligne sur le site du Mouvement universaliste unitarien du Québec,
http://www.uuqc.ca/http://www.uuqc.ca/Tribune%20Libre/2005-Vol1%20No2/tribune2_3_la_vie_future.htm  

notes manuscrites non publiées
 :


L’activité de Jésus

Les dernières pages des évangiles (étude comparative)
Deux verbes grecs chers aux chrétiens [ndlr : se lever, ressusciter]
Henri Michaud, Neuchâtel, 1960 - Jésus dans le Coran, notes de lectures
Karl Herbst, 1992, Kriminalfall Golgotha, Econ Verlag, Düsseldorf, 1992, notes de lecture à propos du suaire de Turin).

Récapitulatif des articles de Roger Sauter publiés dans La Besace des unitariens, http://labesacedesunitariens.over-blog.com

18 mai 2007 : Florence Nigtingale
19 mai 2007 : A la mémoire des martyrs unitariens
19 mai 2007 : Unitarisme et libéralisme à Genève
14 août 2007 : Mithra et christianisme

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Published by Roger Sauter - dans SAUTER Roger
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