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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 06:15
"Des intellectuels pour repenser le christianisme", par Jean-Claude Barbier, article à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 102, avril 2010 - suite

Et du côté des unitariens ? Du fait que la tradition unitarienne a toujours valorisé la liberté de penser et les recherches scientifiques en matière de religion, mais aussi du fait qu’il soit, en France et régions francophones voisines, un mouvement récent et qu’il a dû y trouver ses marques et son créneau, l’unitarisme français, suisse et belge, avec respectivement Albert Blanchard-Gaillard, Roger Sauter et Pierre Bailleux, a eu les ressources intellectuelles qui l’ont aidé à mieux se placer sur orbite (1). Depuis 2002, avec ses articles à la Une, la Correspondance unitarienne poursuit inlassablement cet effort ; elle le fait en tenant compte des progrès suivants :
(1) voir les rubriques à leur nom dans La Besace des unitariens (lien)


Suisse.jpg1 – Les théologies protestantes du Process et du panenthéisme ont renouvelé notre questionnement sur Dieu. Celui-ci n’est plus l’être surnaturel et providentiel répondant aux sollicitations de ses dévots, ni un Dieu garantissant notre éternité en nous récompensant de nos efforts. Dès lors, le vieux clivage entre croyants et non croyants s’estompe au profit d’un mystère de la Vie qui renvoie chacun à son propre itinéraire spirituel personnel et non plus à un credo confessionnel. L’Eglise unitarienne francophone accueille cette nouvelle problématique dans sa rubrique « croyants – non croyants »

2 – Contrairement au scepticisme d’un Rudolf Bultmann, les dernières recherches sur Jésus et des débuts du christianisme prouvent la réalité des faits historiques avancés par le Nouveau testament dès lors que l’on sait, bien entendu, faire la part aux styles littéraires que sont le merveilleux, les théophanies et les apocalypses et que l’on comprend mieux le contexte de l’élaboration des mythes. Il s’ensuit que la figure de Jésus est désormais beaucoup mieux connue ; celle d’un messianique juif qui a cru que la conversion de ses contemporains amènerait à l’avènement du Royaume, à savoir la fin des temps et l’irruption de Dieu dans l’Histoire. Voir le site des Etudes unitariennes aux rubriques « le Fils de l’Homme », « le tombeau de Jésus », « le tombeau vide ». Dès lors, la « Résurrection » proclamée par le kérygme de la Pentecôte, resitué dans ce contexte, devient compréhensible à partir du constat du tombeau vide et n’implique plus l’existence d’un miracle. Pour nous qui sommes d’un autre temps, il reste un enseignement moral et spirituel et l’exemple d’une personne qui a su vivre sa foi d’une façon sincère, en rupture avec le rigorisme des dévots et des bondieuseries de son époque.

3 – Nous avons aussi hérité, de la part des Communautés chrétiennes de base (CCB) de la mouvance catholique libérale, des célébrations libres qui, basées sur la liberté de pensée et d’expression, s’émancipent désormais des cultes avec une liturgie codifiée et une prédication cléricale et qui renouvellent le sens profond de la communion chrétienne. Dans le prolongement de cette très riche expérience , nous proposons une forme post-confessionnelle susceptible de réunir, dans des fois partagées, ceux qui s’assemblent pour faire Eglise. Voir, sur le site de notre Eglise, la rubrique « nos cultes mensuels »

Un nouveau mouvement ne vaut bien entendu que s’il sait se présenter, apporter un plus, proposer une approche inédite, faire entendre un autre son de cloche, être attractif par ses nouveautés. A une ère de consommation, le déjà vu est tout de suite laissé de côté. Ne pas s’endormir sur ses lauriers !

L’enjeu est d’importance, c’est celui du rebond d’un christianisme dépoussiéré de ses oripeaux, requinqué, renouvelé, de nouveau lisible et attirant pour les jeunes. Parmi les chrétiens libéraux, les unitariens français, belges et suisses apportent désormais leur voix.
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Published by Jean-Claude Barbier - dans CU 2010 - articles
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 12:25
ecoute moi vieillir"Ecoute-moi vieillir", par Bernard de Peufeilhoux, aux Editions Gabri Andre, compte-rendu par Roger Parmentier (dans sa 92e année), envoyé le 11 janvier 2010 et paru dans la rubrique "Bibliographie" du bulletin de la Correspondance unitarienne de mars 2010, n° 101

Un petit livre poignant, mais grand par sa générosité de cœur et d’esprit, évoquant les souffrances du grand âge, mais aussi celles des blessés, des malades, des débilités. Un beau livre par un professionnel qui a beaucoup aidé familles, soignants, accompagnants. On devine des océans de solitude, d’incompréhensions, de découragements.

Justement ce livre est là pour susciter nouveaux courages et tendresses. Il insiste sur l’immense besoin d’être écouté et entendu, par les proches et par les professionnels, par les institutions hospitalières, mais j’ajouterais aussi par les institutions ecclésiales ? Combien de retraités délaissés, de pasteurs à la retraite réduits au silence, au sort d’électrons libres ? Il n’est pas facile de vivre ; et encore moins de vieillir et de mourir.

Pensez-y pour ceux qui vous sont confiés … De plus votre tour viendra bientôt, ou celui de ceux que vous aimez.
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Published by Roger Parmentier - dans CU 2010 - articles
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 11:55
par Matt Grant, traduit en français par Noëlle Colle, article à la Une paru dans le bulletin de la Correspondance unitarienne de mars 2010.

“The Ongoing Search for Renewed Hope” / En chemin vers une nouvelle raison d’espérer ; The American Unitarian , Quarterly Journal of the American Unitarian Conference (AUC), volume 4, n° 4, décembre 2005 (lien)

Lors de mon adolescence et le début de mes vingt premières années, je me suis posé des questions à propos de chaque dogme, de la tradition chrétienne en commençant par la Trinité. Je me suis rendu compte que, rationnellement, je ne pouvais accepter la conception trinitaire de Dieu, pas plus que les théories du Rachat, du Péché originel, de la Naissance virginale, de la Résurrection physique ou de la Damnation éternelle. D'après les standards de la plupart des Eglises organisées et mouvements chrétiens, je savais que je ne pouvais plus être considéré comme chrétien. Cependant j'ai toujours considéré qu'un chrétien était celui (celle) qui étudie et suit les enseignements de Jésus. Et, bien que sachant que mon hérésie me fermerait les portes de toutes les Eglises, j'ai toujours senti dans mon cœur que j'étais chrétien et cela n'a pas changé.

Après avoir rejeté la doctrine traditionnelle de l'Eglise, j'ai d'abord cherché à la remplacer par d'autres religions telles que le soufisme, le taoïsme, le sikhisme, la Réforme [protestante], le judaïsme et le bouddhisme. J'ai apprécié la beauté de ces religions et de la culture qui les entouraient, mais j'ai toujours senti l'appel du christianisme (bien que les questions de doctrine soient restées un obstacle).

Après avoir cherché un chemin de retour vers le christianisme, j'ai failli renoncer.

D'abord j’ai décidé que j'avais simplement besoin de fréquenter plus souvent l'Eglise et de me "re-conditionner" en un croyant. Mais plus j'essayais, plus je sentais spirituellement et rationnellement que ce n'était pas le bon moyen. Le besoin de croire ne se satisfaisait pas en effet en assistant simplement à des cérémonies dans de luxueuses églises, pour y réciter le Credo et chanter des chants qui parlaient d'aider les pauvres ; c'était simplement « sauter à travers un cerceau pour atteindre un ciel imaginaire ».

Je m’apprêtai donc à me résigner à être un athée ou du moins un agnostique. Mais je ressentais dans cette position un vide intellectuel et éthique ; il y manquait en particulier l'espoir que donne la foi. Avancer simplement à travers les événements de la vie comme semble le proposer l'athéisme manquait d'espérance.

Je suppose que ce qui m'a toujours frappé au sujet du besoin de croire c'est finalement qu'il doit être centré sur l'espoir de quelque chose de grand, sur la pensée que nous les humains ne sommes pas de simples machines biologiques, que nous avons à tenir compte des actions de notre vie, que l'Humanité n’est qu’une partie d'un plan plus large et que le but est d'arriver tous ensemble comme un tout à ce grand but plutôt que de nous centrer sur nos besoins immédiats. Malheureusement la plupart des religions du monde sont plus préoccupées par la définition de ce qu'est ce grand but (souvent c'est un moyen d'affirmer leur pouvoir) plutôt que d'apporter ce message fondamental d'espoir dont l'Humanité à tant besoin.

Cork-Unitarian-Church--l-eglise.jpgCork-Unitarian-Church.jpg

Par Internet, j'ai finalement trouvé des informations sur l'unitarisme - un courant de pensée, religieux, provenant de chrétiens dissidents qui rejetaient le dogme de la Trinité. Malheureusement, aujourd'hui, ce mouvement, qui semble composé surtout de membres qui passent par le classique processus de remise en cause du christianisme traditionnel, n'a pas gardé le même désir de rester au sein de l'Eglise chrétienne. Il semble tellement se complaire dans le processus de questionnement que cela est devenu maintenant le cœur du mouvement. Il en résulte que les unitariens anglais et américains sont maintenant un mouvement qui, s'il facilite l'exploration spirituelle par ailleurs nécessaire pour beaucoup de gens, n'apporte pas beaucoup plus. [ndrl : nous laissons à l’auteur la responsabilité de son appréciation]


Ayant visité leurs églises et lu leurs journaux, je me suis rendu compte que ce qu'ils semblaient proposer était à peine plus que le vide de l'athéisme ou de l'agnosticisme, plus préoccupés qu’ils étaient par définir pourquoi ils n'étaient pas chrétiens ou pourquoi ils étaient "plus que chrétiens seulement" [ ndlr - allusion à l'unitarisme-universalisme qui s'est élargi à l'interfaith ] - plutôt que de chercher un changement de vie, un message enthousiasmant d'espérance et un objectif.

En fin de compte j'ai découvert que certains unitariens gardaient une identité chrétienne centrée sur l'étude, apprenant et suivant les enseignements et exemples de Jésus avec un esprit ouvert s’étendant à l'environnement. Lors d'une visite à une église unitarienne à Leeds, le pasteur - alors que nous regardions à travers les bans en direction de l'autel- a renforcé mon impression d'avoir finalement trouvé la place où je pourrai nourrir une perspective spirituelle, en m'expliquant que ce qui importait n'était pas la place mais la passion de donner de l'espoir aux gens, qu'ils soient en train de mourir d'un cancer, de se trouver sans abris, de se battre contre la drogue ou toutes autres épreuves.

Ce n'était pas l'espérance dont parlait Karl Max - lorsqu'il disait que la religion était l'opium du peuple - mais plutôt un moyen d'aider les gens à faire face à leurs problèmes, les aider à voir plus loin que leurs difficultés actuelles, à penser positivement et essayer d'obtenir quelque chose de meilleur.

Ces deux ou trois dernières années, j'ai été plongé dans le christianisme unitarien d'une façon ou d'une autre. En général cela a été une période constructive et qui valait la peine, pendant laquelle j'ai commencé à retrouver une approche spirituelle de la vie. J'ai commencé à retrouver l'espérance dont chaque être humain à besoin.

Mais mon problème a toujours été le suivant. Pourquoi les chrétiens unitariens qui continuent à se situer à l'intérieur de la traditionnelle dénomination unitarienne, doivent-ils toujours se défendre et se justifier auprès des unitariens qui ne le sont pas ? C'est parce que ces derniers - souvent arrivés chez les unitariens avec une expérience très négatives des Eglises traditionnelles - voient le christianisme comme un système intolérant de dogmes archaïques. Cette situation conduit souvent à des débats répétitifs qui n'apportent rien, qui ne peuvent être considérés comme une saine discussion théologique, mais pourraient être traités plus exactement de "nitpicking" [ ndlt - c'est-à-dire en français "chercher les poux dans la tête de quelqu’un, couper les cheveux en quatre" ].

Ceci n'est pas uniquement la faute des non-chrétiens - bien que, selon mes connaissances, ils aient souvent été les instigateurs de tels débats - mais aussi des chrétiens unitariens (y compris moi-même). Nous, chrétiens unitariens, sommes trop souvent préoccupés par ce qui fit dans le passé le succès de l'unitarisme à savoir "le souci de préserver la tradition chrétienne". Trop souvent nous nous laissons entraîner à argumenter et à discuter simplement dans le cadre de l'unitarisme. Et trop souvent nous sommes loin de prendre en considération la valeur des autres traditions, les nouveaux courants et autres dénominations de chrétiens libéraux, préférant rester confortablement à l'intérieur de nos associations et congrégations essentiellement bourgeoises.

Mais au XXIème siècle cela ne va plus. Il y a eu un brassage de peuples qui se sont ouverts au changement technologique, économique, politique et social ; leurs systèmes spirituels et éthiques ont du mal à s'adapter à ce monde complètement différent ; certaines religions ont essayé de s'élever contre ce changement en se construisant un "bunker" idéologique. Une partie du christianisme et de l'islam ont adopté cette position. Ils sont incapables d'adapter leurs communautés paroissiales au monde nouveau ; alors ils s'en retirent, souvent même le combattent. D'un autre côté des petits groupes de croyants comme les unitariens ou les quakers, incapables eux aussi de concilier leurs croyances avec le monde moderne, rejettent celui-ci [ndlr : jugement hâtif ! nous ne voyons pas à quels groupes unitariens et quakers l’auteur fait ici allusion].

Le christianisme unitarien a la possibilité d'offrir une autre solution. Il est assez souple et ses croyances peuvent être réévaluées et, si nécessaire, changées à la lumière des nouvelles connaissances. De plus, comme il est basé sur un solide message d'espérance, il peut continuer à apporter aux gens le sentiment d'avoir un but et la vision de quelque chose de plus grand - d'abord fondé sur les exemples et enseignements de Jésus, mais aussi parce qu’il est ouvert à d'autres sources de sagesse, de compréhension et d'intuition.

La position actuelle du christianisme unitarien peut cependant poser problème. Les chrétiens unitariens sont trop souvent un mouvement pour la préservation plutôt que pour le progrès, en tant que groupe primitivement bourgeois dans sa recherche, en tant que communauté qui, souvent à l'origine, s'est organisée pour réagir contre l'unitarisme moderne; et en tant que collectivité internationale apparemment gelée par son religieux respect pour l'Eglise fondatrice de Transylvanie - plutôt que de se tourner dans son propre pays vers d'autres groupes qui pourraient offrir un bien meilleur moyen pour construire au XXIème siècle un mouvement basé sur la foi. [ ndlr : là aussi, nous témoignons que l’Eglise unitarienne de Transylvanie est une Eglise tout à fait « moderne » dans le sens où l’entend l’auteur lui-même ].

J'ai commencé à penser quitter ce chemin. Parce que j'étais continuellement entraîné dans le jeu du chat et de la souris avec les autres unitariens qui ont peur des chrétiens parmi eux et, jusqu'à un certain point, je trouvai une mentalité de petite chapelle à beaucoup de communautés européennes de chrétiens unitariens où il semble, quoiqu'il en soit, que le plus important soit d'être vu comme allant régulièrement à l'Eglise, participant aux commissions et payant son dû à l’Eglise mère de Transylvanie. [ ndlr : chaque Eglise unitarienne locale gère ses propres ressources financières et l’aide qui a été envoyée à l’Eglise de Transylvanie l’a été bénévolement pour l’aider à sortir de la période du communisme roumain où elle a beaucoup souffert ]

Travailler en groupe pour ceux qui en ont le plus besoin, faire l'aumône, se battre pour la Justice, etc., ne faisait pas partie de ce plan. Ce que le révérend Cliff Reed écrivait dans une récente édition de The Unitarian Christian Herald montre un point de vue différent et je pense que cela restera en moi jusqu'à la fin de ma vie. Il écrit :

" Ce jour là le Fils de Dieu passait par là en route vers le pub, mais personne ne le remarqua. Ils étaient tous sur le chemin de l'église pour une fois. Dans une des églises, ils mangèrent le Fils de Dieu- ou pensèrent qu'ils le faisaient. Dans une autre église, ils acclamèrent son nom avec force mais semblèrent plus intéressés à s'en prendre les uns aux autres. Dans une autre église, ils se demandèrent s'il y avait un fils de Dieu, où s'il y avait un Dieu. Le fils de Dieu les laissa à leurs affaires comme il a toujours fait. Mais au pub, il parla avec un ami brisé par la vie et lui rendit l'espoir "

C'est un passage très émouvant et je trouve qu'il montre bien le sens des enseignements et exemples de Jésus. Jésus n'était pas concerné par ce qui se passait dans des endroits qui se proclamaient eux-mêmes "Maison de Dieu" ; il était concerné par la maison de l'Humanité. Il a apporté l'espérance aux peuples en mettant sans cesse en avant et en vivant la compassion et la justice, en mettant constamment en lumière le principe fondamental de notre union les uns avec les autres et avec la Grande force qui nous a donné naissance et nous conduit à travers nos existences.

Ainsi donc, je continue ma recherche pour une nouvelle espérance - le voyage avait commencé lorsque j'ai compris que le système d'espérance que proposait mon Eglise locale était à peine plus qu'un système de doctrines et de contrôle - je sens grandir en moi le besoin de quitter les chrétiens unitariens. Si tout ce que nous faisons, nous chrétiens unitariens est de simplement conserver "la tradition", de construire des Maisons de Dieu en briques et en mortier, de rester gelés dans le souci du respect de nos pères fondateurs, de rester en constante position de défense à l'intérieur de notre famille, alors ma place ne s'y trouve peut-être pas.

Si nous, chrétiens unitariens, voulons contribuer aux luttes de l'Humanité du XXIème siècle, alors nous avons besoin d'entreprendre un sérieux processus de réévaluation. Nous avons besoin de nous "reconnecter" avec la totale nouvelle forme de pensée que l'on trouve dans le mouvement des chrétiens progressistes. Et alors, utilisant cette source et forme de pensée héritée du passé, sortir de notre petit confort et nous engager dans la société avec une force de compassion, de justice et d'union, cherchant peut-être l'inspiration en regardant vers d'autres groupes de chrétiens socialement actifs tels que l'Armée du salut.

[ ndlr. d’une façon assez générale les unitariens sont très engagés sur les questions environnementales, d’écologie, de lutte contre les discriminations sexuelles notamment contre l’homophobie, de tolérance religieuse, etc. Aux Etats-Unis, au XIXème siècle, des pasteurs unitariens ont été les tout premiers à lutter contre la pauvreté ouvrière des grandes villes (1), à militer pour l’abolition de l’esclavage (2), à promouvoir, avec les universalistes, le mouvement féministe, etc. ]

(1) par exemple avec Joseph Tuckerman à Boston 1826-1838 (lien)
(2) par exemple Théodore Parker (lien)


Construire de nouvelles églises, sauvegarder la gloire de vieilles églises, prêcher la grandeur des fondateurs, publier un journal sans but [sic !], faire une conférence ici et là, critiquer pour le simple plaisir de critiquer, cela ne va pas. Le XXIème siècle demande de nous beaucoup plus que cela.

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Published by Matt Grant - dans CU 2010 - articles
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 13:09
Le Sermon de la montagne, traduit par Petrus, peintre et écrivain, catholique ; voir son site ; texte envoyé à la Correspondance unitarienne le 16 décembre 09 par son oncle, Michel Jamet (Nantes)

Jésus entama le mémorable Sermon sur la montagne par la haute invocation qui nous est parvenue sous la forme un peu naïve de : "Bienheureux les pauvres en esprit". Comme d’habitude, la traduction n’aide guère, le mot bienheureux ayant repris celui que le grec "makarioi/μακάριοι" avait benoîtement transcrit pour l’hébreu ashréi, suggérant le mouvement (dérivé de : marcher). L’expression christique serait sans doute mieux rendue par : "En avant !". Le docte André Chouraqui, dans son indispensable traduction de la Bible, a opté pour : "En marche !"

Ensuite, les pauvres ne le sont pas forcément puisque, le grec "ptokhos/πτωχος" désigne plutôt un mendiant (ce qui est plus qu'une nuance) et plus généralement quelqu’un qui se blottit, reprenant (selon le même processus) le mot hébreu ‘anawim évoquant ceux qui se courbent, les humiliés. On voit tout de suite la dynamique entre être blotti, prostré, et aller de l'avant, ce qui me semble une notion importante totalement occultée. Jésus (le rouge ?) appelle donc à la révolte les victimes d’oppressions ! physiques ou morales.

Enfin, la mention : en esprit que l’on peut lire dans Matthieu (5, 3) n’existe pas chez Luc (6, 20). Que l’un l’ait rajoutée ou que l’autre l’ait omise, peu importe : le sens est complété ou simplifié sans être dénaturé. "Debout ! les damnés de la Terre ..." serait donc à peine une interprétation d’une portée assez appropriée, voire plus que la formule usuelle à mon sens édulcorée, si ce n'est dénaturée ...

Christ Rédempteur ou autres Jésus, par Raymond Bath (Montignies-sur-Sambre, Belgique)

Réjouis parce que j’y trouve mes réflexions de juin dernier sur le comportement religieux. Attristé de constater combien de « chrétiens » tombent d’un excès dans l’excès contraire.

De Jésus-Christ égal au Père on refait un Jésus totalement homme à la convenance modernistes : un contestataire un peu exceptionnel, un moraliste, un révolutionnaire pacifique, un précurseur des francs-maçons, un socialiste avant l’heure, tout ce qu’on veut sauf un Rédempteur. Un gentil toqué qui se prend pour un enfant de Dieu. Un Spartacus sur le doux. Bref un Jésus conforme au « Da Vinci Code », un Jésus mari de Marie de Magdala et père de famille ordinaire.

La nuit précède le jour, l’ignorance est avant la connaissance, la mauvaise foi rend plus évidente la bonne. «La Moisson » est aux mains du Très-Haut et de ses anges. Nous ne sommes que des humains. Ne nous surestimons pas !

Le culte relie les fidèles entre eux, par Jean-Claude Barbier (Bordeaux), message du 1er juillet 2009 au groupe Yahoo « Unitariens francophones » (lien)

C'est effectivement en priant ensemble, en allumant notre calice, le même jour, et en échangeant ensuite que nous allons nous sentir plus proches les uns les autres. C'est çà qui est important et qui fera vivre notre Eglise pour tous, qui fonctionne sur la Toile (lien).


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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 12:41

Informations parues dans le bulletin de la Correspondance unitarienne du mois de février 2010 (n° 100)

Le décès d’une pionnière de l’ICUU, notre instance internationale

La révérende américaine Polly Laughland Guild (1924-2009) est décédée à Weston, dans le Massachusetts, où elle habitait le samedi 7 novembre 2009. Déjà très active au sein de l’International Association of Religious Freedom (IARF), elle s’est investie, avec son mari Ted, au début des années 1990, dans le programme international de l’Unitarian Universalist Association (UUA). Dans ce cadre, elle a participé à la mise sur pied du réseau mondial des unitariens, l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) en 1995. Coordinatrice bénévole, elle assura la gestion du site de cette organisation jusqu’en 2008, tenait les archives, était en relation avec les groupes émergents partout dans le monde. Sa disparition soulève beaucoup d’émotion. Ses obsèques ont eu lieu à la Follen Church Society (lien),

à Lexington, dans son Etat ; elle en était révérende émérite.

Le IIIème symposium théologique de l’ICUU

L’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) organise un 3ème symposium théologique (après Oxford, en Angleterre, en 2001, et Kolozsvâr, en Transylvanie, en 2006), sur le thème suivant : " 
Notre identité unitarienne dans le monde d’aujourd’hui ? que signifie une appartenance religieuse ? Celle-ci est-elle encore valable ? Comment cohabite-t-elle avec d’autres identités (géographiques, nationales, politiques, de genre, etc. ) ".

Il se tiendra au centre de conférences de Rolduc, à Kerkrade, près de Maastricht aux Pays-Bas, où l’accueil sera organisé par la Fraternité des Remonstrants (une Eglise libérale existant depuis le XVIème siècle, née d’une contestation du calvinisme), du mardi 13 juillet au soir au vendredi soir 6 juillet. Il sera précédé par une retraite à l’usage des ministres du culte unitarien, au même endroit, du 9 au 12 juillet.

L’AG annuelle de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)


Cette AG se tiendra à Nantes le samedi 6 mars. A cette occasion, la présidente, Noëlle Colle, lance un appel à candidature pour le renouvellement du bureau.

Naissance de l’Association unitarienne-universaliste francophone

Nous saluons la naissance, le jeudi 29 octobre 2009, d'une nouvelle association unitarienne basée en France : l'AUUF. Nos Actualités unitariennes du 30 octobre 2009 ont reproduit le communiqué qui a été fait par les cofondateurs.

" La noble tradition unitarienne-universaliste anglo-saxone constituera le socle de notre histoire, même si nous élaborerons une expression spécifique, adaptée à notre mentalité, à nos institutions et nos pratiques de vie. " (Hassan Aslafy). Contact

Le Conseil des unitariens et universalistes français élargit sa représentativité

Le CUUF, en plus de ses trois membres administratifs qui sont ses co-fondateurs : Jean-Claude Barbier, Alain Lauzet et Maël Strom, comprend désormais 5 représentants d’association ou autre activité : Régis Pluchet pour l’AFCU (chrétiens unitariens), Hassan Aslafy pour l’AUUF (unitariens-universalistes), Jean-Charles Sikner pour le réseau de la Correspondance unitarienne, Yohann Amal pour le groupe Yahoo Unitariens francophones (qui comprend à ce jour 111 membres) et Fabien Maisonneuve pour les Amitiés islamo-unitariennes

Notre identité unitarienne dans le monde d’aujourd’hui ? que signifie une appartenance religieuse ? Celle-ci est-elle encore valable ? Comment cohabite-t-elle avec d’autres identités (géographiques, nationales, politiques, de genre, etc. ) ".

Il se tiendra au centre de conférences de Rolduc, à Kerkrade, près de Maastricht aux Pays-Bas, où l’accueil sera organisé par la Fraternité des Remonstrants (une Eglise libérale existant depuis le XVIème siècle, née d’une contestation du calvinisme), du mardi 13 juillet au soir au vendredi soir 6 juillet. Il sera précédé par une retraite à l’usage des ministres du culte unitarien, au même endroit, du 9 au 12 juillet.

L’AG annuelle de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)


Cette AG se tiendra à Nantes le samedi 6 mars. A cette occasion, la présidente, Noëlle Colle, lance un appel à candidature pour le renouvellement du bureau.

Naissance de l’Association unitarienne-universaliste francophone

Nous saluons la naissance, le jeudi 29 octobre 2009, d'une nouvelle association unitarienne basée en France : l'AUUF. Nos Actualités unitariennes du 30 octobre 2009 ont reproduit le communiqué qui a été fait par les cofondateurs.

" La noble tradition unitarienne-universaliste anglo-saxone constituera le socle de notre histoire, même si nous élaborerons une expression spécifique, adaptée à notre mentalité, à nos institutions et nos pratiques de vie. " (Hassan Aslafy). Contact

Le Conseil des unitariens et universalistes français élargit sa représentativité

Le CUUF, en plus de ses trois membres administratifs qui sont ses co-fondateurs : Jean-Claude Barbier, Alain Lauzet et Maël Strom, comprend désormais 5 représentants d’association ou autre activité : Régis Pluchet pour l’AFCU (chrétiens unitariens), Hassan Aslafy pour l’AUUF (unitariens-universalistes), Jean-Charles Sikner pour le réseau de la Correspondance unitarienne, Yohann Amal pour le groupe Yahoo Unitariens francophones (qui comprend à ce jour 111 membres) et Fabien Maisonneuve pour les Amitiés islamo-unitariennes

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Published by La Besace des unitariens - dans CU 2010 - articles
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 12:00
En article à la Une, par Matt Grant (Royaume Uni), traduit par Noëlle Colle pour la Correspondance unitarienne (n° 100, février 2010). “The Unitarian Christian Shahada ? ”, The American Unitarian , Quarterly Journal of the American Unitarian Conference (AUC), volume 4, n° 1, mars 2005 (lien),

Pour devenir musulman on doit d’abord passer par ce qu’on appelle « Shahada ». Le Shahada, une des cinq règles fondamentales de l’islam, peut être considéré comme une confession de foi qui marque l’entrée dans l’« ummah » musulmane. « Ashadu la illaha il Allah,wa ash-hadu anna Muhammadur rasul Allah », ce qui peut être traduit ainsi : « j’atteste qu’il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et j’atteste que Mohammed est son Messager ».

shahada.gifLa beauté de cette déclaration de foi réside dans sa simplicité. Il est certainement beaucoup plus difficile de vivre sa vie en tant que musulman que de prononcer une déclaration et ceux qui la vivent vraiment sont généralement des gens très engagés avec une foi profonde et affirmée. Cependant l’important est que cette simple déclaration ne soit pas seulement un point de départ clair pour un musulman au niveau personnel mais aussi qu’elle serve d’unité à travers le grand monde islamique.

musulman récitant la shahada, dessin en calligraphie

La question que je me suis posée en lisant ces lignes était de savoir si ma propre déclaration de foi pouvait se résumer aussi simplement. Je suis devenu unitarien environ vers l’âge de vingt ans. En réalité j’ai toujours été un unitarien. Cependant, c’est en investiguant les doctrines des anglicans, des méthodistes, de l’Armée du salut (religions dans toutes lesquelles je me suis d’abord un peu engagé) que je me suis rendu compte que je n’étais pas trinitaire. Après quelques autres recherches, j’ai pris conscience que mes croyances étaient tout à fait unitariennes. Pendant toute ma vie, j’ai toujours senti que les bases de ma foi étaient « Un seul Dieu » et l’amour d’un homme appelé Jésus qui nous conduit à Dieu et nous montre comment vivre. Je n’ai jamais consciemment cru dans des concepts tels que la Trinité, le Péché originel, et n’ai certainement jamais accepté l’idée que Dieu, le sculpteur plein d’amour de ce monde si merveilleusement beau, soit le même qui ait voulu que le meilleur de ses hommes meure pour pouvoir pardonner à tous les autres.

Comme la plupart des unitariens je me pose constamment des questions et fais des recherches concernant mes croyances. Je peux dire que, malgré tout, mes croyances sont assez claires. J’admets que je ne suis pas certain de la résurrection et pense parfois que Jésus a pu survivre à la crucifixion. A d’autres moments, certaines lectures me font penser qu’il est simplement mort pour ses croyances et c’est tout. En d’autres occasions je me réjouis avec l’idée qu’il est ressuscité, en tant qu’esprit ou métaphore, ce qui le fait vivre dans les pensées, la mémoire, les mots et les actions de ses adeptes.

J’ai la même approche pour Dieu. Je croyais que « Dieu est partout », mais l’imaginais (oui, je croyais qu’il était un homme) assis dans le ciel. Cependant je me suis récemment fait une idée plus approfondie de Dieu et ai discuté de ces idées avec mes frères unitariens. Je pense maintenant que Dieu n'a pas de sexe et je vois sa présence partout et dans toute chose. J'ai même un terme technique pour présenter cette pensée à mes amis. C'est le "panenthéisme" [ndlr : Dieu à la fois Créateur, donc externe, et en même temps immergé dans sa Création, donc interne à elle] et je le leur dis avec conviction.

En dépit de mon esprit de recherche et de ma tendance à me plonger régulièrement dans le doute, une chose me reste certaine - il y a un Dieu. Une autre certitude est qu'une figure historique nommée Jésus a existée et, comme chacune de nous, a vécu sur cette terre en tant qu'être humain. En outre je pense que cet homme a donné à ce monde et à nos vies un sens que nul autre être connu n'a réussi à faire. Mais j'ai encore beaucoup de questions sans réponses. Entre autres : fut-il envoyé directement sur terre par Dieu ou a-t-il acquis lui-même la position de Messie par ses propres réflexions et actions qui l'ont rendu proche de Dieu ?

Pour faire le point je dirai ceci : Nous pouvons nous poser beaucoup de questions si nous avons une foi solide, si nous avons des croyances inattaquables dont nous sommes sûres qu'elles sont la vérité. Croire en Un Dieu ; considérer que toute la création est une ; et croire en un Jésus humain en tant que le plus grand leader, enseignant, et modèle que l'Humanité ait connu, voilà ma shahada. En dépit de toutes les questions, de toutes les incertitudes de ma foi, de tous les moments de doutes, c'est toujours le point de départ où je reviens. C'est le fondement de mes croyances et la base qui dirige ma vie.

C'est aussi ce qui m'unit à mes condisciples chrétiens unitariens. Nous sommes tous unis par notre croyance en Un Dieu et la conviction que Jésus nous offre la meilleure voie pour conduire nos vies. Nous pouvons avoir des différences dans la façon dont nous voyons Dieu et dans le rôle exact que Jésus a joué, dans le choix de ses enseignements que nous trouvons les plus importants, et dans la façon dont nous pensons que sa vie s'est terminée, MAIS il nous reste toujours une solide foi qui nous unit et nous réunit en une communauté de foi.

Beaucoup a déjà été dit sur ce site [ndlr : celui de l’American Unitarian Conference] au sujet de la division et du manque de direction que les idées du post-unitarisme chrétien ont apportées [ndlr : l’unitarisme-universalisme]. Je pense que pour nous, chrétiens unitariens, nous pouvons éviter ce problème en adoptant formellement une déclaration. Nous devons limiter cette déclaration à quelques lignes comme le shahada de l'islam. Nous devons prendre exemple sur eux pour cela et mettre au point une déclaration qui nous unisse en tant que communauté et donne à notre foi un point de départ qui soit clair. Voici une suggestion : " Nous croyons qu'il y a Un Dieu, nous affirmons l'unité de la Création et adoptons l'exemple et l'enseignement de Jésus pour guider nos vies ".

La beauté de cette déclaration est qu'elle ne nous lie pas par un long contrat de doctrine et n'interdit ni le débat, ni la pensée libre. C'est un point de départ partagé, une unité pour notre communauté et un message simple pour les gens qui cherchent un groupe de croyants. Une des raisons principales pour lesquelles les gens ne vont pas à l'église c'est que, ayant grandi dans une société où la pensée est libre et reçu une éducation de haut niveau, ils ont développé des esprits curieux et se trouvent pris dans la camisole de force des dogmes qui les étouffe et crée souvent en eux un sentiment de confusion et d'égarement.

Cependant le problème, avec l'unitarisme en l'état actuel des choses, est que, tout en nous permettant la discussion et la liberté de pensée, il n'y a rien d'autre qui nous unisse autour d'une cause commune et du sens de la communauté.

Un autre avantage d'une telle déclaration serait qu'elle nous permettrait de dire aux juifs, aux sikhs, aux musulmans, et aux hindous : "Voyez, nous avons la même croyance en Un Dieu. Nous essayons de connaître Dieu et de mener une vie utile en prenant Jésus pour guide tandis que vous choisissez un guide différent. Mais nous poursuivons tous le même but."

De cette façon nous permettrions à nos  amis des autres religions de savoir où nous en sommes, à qui ils ont à faire, et nous pourrions développer des relations basées sur un terrain commun. Entendant cela, les plus raisonnables fidèles des grandes religions du monde verraient immédiatement qu'à ce niveau de base nous partageons maintenant la même croyance, ensemble dans la communauté des monothéistes. Vraiment c'est un point de vue enthousiasmant !

Ndlr : l’Eglise unitarienne de Transylvanie a été fondée en 1568 précisément sur cette base là ! De même que les associations chrétiennes unitariennes en Europe (depuis 1990 avec l’Unitarian Christian Association au Royaume-Uni, depuis 1992 avec l’Association unitarienne francophone en France puis l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens en 1996, et depuis 2002 en Afrique noire francophone). L’auteur a donc du retard à l’allumage ; mais c’est toujours bon de rappeler les bases.

Quant au rapport entre chrétiens unitariens et unitariens-universalistes, les représentants des associations chrétiennes unitariennes, réunis à Avignon en août 2007, ont adopté une attitude positive de fraternelle cohabitation et collaboration.

Faut-il en revenir aux professions de foi d’antan ? Les chrétiens unitariens ont un manifeste, celui d’Avignon (lien), et les unitariens-universalistes des « principes », soit des formes peut-être plus modernes et plus souples qui portent à la réflexion et évitent le dogmatisme.

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Published by Matt Grant - dans CU 2010 - articles
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