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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 12:00

La Politique en citations est un véritable " Petit manuel de sagesse politique" : plus de 2 500 "Bons mots" empruntés à 600 auteurs par Sylvère Christophe "La politique en citations de Babylone à Michel Serres", 176 p., 12,50 euros, voir sur le site personnel de l’auteur.

"La différence entre l'homme politique et l'homme d'État est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération" (George Bernard Shaw, 1856-1950).

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux l'autorité de personne, alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie" (Platon, IVe siècle av. J.C.)

"Celui qui se conduit vraiment en chef ne prend pas part à l'action." (Lao Tseu, 570-490 av. J.C.)

"S'il n'y avait pas les socialistes, le socialisme gouvernerait le monde entier" (James Freeman Clarke, 1810-1888).

A faire aussi pour les religions !

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 11:38

Le Grand rassemblement de Lyon en novembre 2010

La Fédération des réseaux des Parvis prévoit à Lyon, en novembre 2010, en plus de son assemblée générale annuelle, un " Grand rassemblement " (GR). Dès l’annonce de cette manifestation, nos Actualités unitariennes ont ouvert une rubrique à ce titre.

On peut consulter la Correspondance unitarienne dans plusieurs bibliothèques

Bibliothèque nationale de France (BNF), département du dépôt légal, service de gestion des périodiques (collection complète depuis octobre 20002), quai François-Mauriac, Paris VIème

Bibliothèque du Saulchoir (tenue par des dominicains), 43bis rue Glacière, Paris XIIIème

Bibliothèque de la Faculté libre de théologie protestante de Montpellier, 13 rue du docteur Louis Perrier.


Avec 95 numéros en septembre 09, notre bulletin prend de la valeur et se présente déjà comme une belle série couvrant déjà 7 ans (2002-2009). Il constituera dans l’avenir, assurément, une source historique incontournable pour les étudiants et chercheurs qui se pencheront sur notre mouvance. Garder aussi précieusement votre série de bulletins : ils sont une page d’histoire !


Un Centre écologique et spirituel au Burkina Faso, dans la tradition de l’unitarisme-universalisme


Message d’Hassan Aslafy, le 28 juin 09, à la Correspondance unitarienne : "Vous avez toutes mes salutations et celles de l'équipe de l'Orange Bleue Afrique du Burkina Faso où je suis arrivé il y a une semaine. Nous avons plusieurs chantiers :

- plantation de 5 000 arbres, dont une majorité de fruitiers dans le centre éco-culturel universaliste qui comprendra un centre de formation à l'agro-écologie, un espace culturel sur les traditions et spiritualités africaines, une infirmerie / centre de santé naturelle et un centre de séjours solidaires.

- préparation à la création d'une entreprise en économie solidaire pour la fabrication de tofu à base de soja. Le tofu est une protéine végétale de qualité qui permet de suppléer aux manque de protéines animales. Elle est de meilleur marché, et plus écologique à la production.

- préparation du lancement d'une filière de coton biologique.


Nous nous occupons actuellement du siège de notre structure à Ouagadougou, qui comprend des locaux assez vastes pour le lancement, en novembre, d'un Centre unitarien-universaliste au Burkina Faso. Ce centre, à Ouagadougou, aura son pendant en zone rurale comme indiqué ci-dessus.


La parole aux laïcs dans une paroisse protestante


Depuis très longtemps, au nom du sacerdoce universel, les protestants ont des prédicateurs laïcs qui sont habilités à monter en chaire pour l’édification de leurs fidèles. On en reste cependant à une certain monopolisation de la parole humaine ... pour enseigner la Parole de Dieu ! La paroisse ERF de Luneray, en Haute Normandie, au sud-ouest de Dieppe, va désormais plus loin. Une fois par mois, elle organise des groupes de méditation et d’échange à la place de la prédication habituelle, quitte ensuite à faire le compte-rendu en assemblée (plénière !). Cela se fait à partir d’un texte des Evangiles ou du Nouveau testament (information donnée par le pasteur Philippe Vassaux, entretien téléphonique du mardi 21 juillet avec Jean-Claude Barbier).


Cette méthode, déjà employée par les Communautés chrétiennes de base (CCB) de la mouvance catholique libérale, prouve bien le besoin, au sein des cultes, d’une parole plus libre, moins codifiée, plus respectueuse des diversités. Les unitariens ne peuvent qu’encourager à cette libération de la parole (humaine) qui découle de la liberté de pensée.


Les unitariens sont en deuil de leur évêque de Hongrie


Csaba Razmany, suite à un long traitement contre le cancer, s’est éteint le mercredi 15 juillet. Né en 1946 à Kolozsvar (Cluj en roumain), en Transylvanie, il était évêque de l’Eglise de Hongrie depuis février 2001. Nous avons adressé les condoléances des unitariens français à l'Eglise unitarienne de Hongrie Actualités unitariennes.


Etudes unitariennes, un nouveau site lancé par la Correspondance unitarienne


et consacré aux études innovantes sur la naissance du christianisme, lien
 

La Correspondance unitarienne mène campagne contre la burqa


Les Actualités unitariennes ont publié plusieurs articles sur cette question de la burqa ... et des salafistes qui se trouvent derrière. Déjà un article en date du 11 juillet 08, puis, plus récemment un autre le 20 juin de cette année, puis enfin trois autres le 23 juillet. Ils constituent ainsi un premier dossier d'information. Ils peuvent être consultés à la rubrique "les dérives sectaires" du site.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 11:32

par Jean-Claude Barbier (chrétien unitarien, Bordeaux), article à la Une paru dans la Correspondance unitarienne, n° 95, septembre 2009

Abrahâm s’entremet auprès de Dieu pour qu’il épargne Sodome et Gomorrhe et marchande le nombre de justes pouvant sauver leur cité. Dieu accepte de descendre jusqu’à dix. " il (Abrahâm) dit : " Que cela ne brûle donc pas Adonaï, je parlerai seulement cette fois : peut-être dix se trouveront là ? ". Il (IHVH) dit " Je ne détruirai pas pour les dix ". IHVH va quand il a achevé de parler avec Abrahâm. Abrahâm retourne à son lieu [aux Chênes de Mamré] " (Genèse, 18, 32-33, traduction André Chouraqui).

icône de la Trinité par Roubbliev

La loi française en 1901 est encore plus généreuse que le Dieu d’Abraham puisque les associations à but non lucratif ont seulement besoin de 3 personnes pour constituer un bureau avec un président, un secrétaire et un trésorier. Or, par les temps qui courent certains mouvements ont bien de la peine pour trouver des volontaires. Certains doivent même fermer boutique, d’autres se contenter d’équipe de niveau aléatoire.

Les yeux (envieux) se tournent vers les charismatiques et la nébuleuse pentecôtiste – néo évangélique. On s’étonne aussi de constater que les catholiques traditionalistes, voir franchement réactionnaires, réussissent mieux que les libéraux et réformateurs et remplissent leurs églises et séminaires. Même tabac chez les musulmans où les soufis et les "laïcs" sont dilués dans des communautés toutes acquises au communautarisme religieux en terre étrangère.

Alors les croyants libéraux ? Que se passe-t-il ? N’avons nous pas pourtant des bulletins et des journaux, des idées et des entrepreneurs, des rassembleurs d’hommes et des chefs d’orchestre, des communautés de base et des mouvements, des réseaux et des invitations à nous rencontrer ? Les engagements se raréfieraient-ils avec la liberté de pensée, loin des slogans mobilisateurs, des mots d’ordre, des affirmations dogmatiques et sans nuance, des encadrements cléricaux sécurisant ? Faut-il se résoudre à un retour aux institutions pourtant tant décriées ?

L’Evangile ne nous dit-il pas que si des personnes se réunissent au nom de Jésus, leur maître spirituel est au milieu d’eux. Trois militants par cité, de pleine conviction et fraternité, capables de soulever des montagnes. Quand on parle de la foi est-ce cela ? Est-ce chose de plus que nos simples opinions, croyances et convictions ? Une énergie, un enthousiasme, une persévérance conforme au projet initial, et puis la joie d’un monde meilleur à construire, à transmettre à nos enfants. Trois militants par cité, bien décidés ...

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Published by Jean-Claude Barbier - dans CU 2009 - articles
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 10:10
Message du 30 mai 09 de David Renom au groupe Yahoo "Unitariens francophones", publié dans les "Libres propos" de la Correspondance unitarienne, bulletin n° 93, juillet 2009, 1/2 p.

Agnostiques spirituels, païens christocentriques, théistes bibliques, panenthéistes, chrétiens unitariens et bien d'autres forment la richesse de ce forum comme un arc-en-ciel d'idées, de croyances et de convictions.

Pour ma part, moins original, le Jésus de l'Histoire, auquel je suis attaché et à qui j'accorde une préséance spirituelle, fait de moi un chrétien ayant foi en un Dieu-amour. Mon goût pour la philosophie, d'aucuns diraient l'abstraction, m'incite à m'intéresser à une certaine théologie et à associer l'intellect et la foi comme un Arius disputant sur le Père inengendré. Sans certitude sur la vie après la mort, j'aimerais que Jésus fût un maître spirituel sans souci eschatologique, mais ce n'est pas le cas et le rabbi galiléen, quoique inclassable, fut autant un prophète apocalyptique qu'un sage itinérant, sauf erreur.

Mais si je crois que Jésus s'est trompé sur la venue imminente de Dieu sur terre, "l'achèvement de l'ère", cette "fièvre apocalyptique" semble être ce qui l'a conduit à épurer la Torah, à en extraire l'essentiel, comme si cette disposition d'esprit était la condition nécessaire à son inspiration, de même que le cycle des renaissances pour Bouddha. Et qu'est-ce que cet essentiel, si ce n'est l'Amour inconditionnel, hic et nunc, envers Dieu et envers son prochain, l'abandon de soi en Dieu et la quête de Dieu dans la profondeur de l'être humain, notre prochain.

Et si le souffle de Dieu se manifestait dans l'intersubjectivité, la communication des consciences. Dans la conscience de sa propre conscience, il y a régression à l'infini ; mais dans la conscience de la conscience d'autrui, n'y a-t-il pas saisie d'un absolu, le divin en nous ? Shalôm

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Published by David Renom - dans CU 2009 - articles
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 09:17

La jubilation sensorielle dans l’amour de Dieu
par Eric Agier,

publié en article à la Une dans le bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 93, juillet 2009, 1 p.

Saint Augustin nous apprend que nos cinq sens peuvent, parallèlement à notre cœur ou à notre âme, nous servir de lieu de communion avec le divin. Exaltées en profondeur, ils dépassent leurs fonctions utilitaires pour s’ouvrir à de vrais jubilations.
Il dit : " L’amour de Dieu, c’est une lumière, un chant, une senteur, la saveur d’un mets, ou une étreinte pour moi qui suis un homme ". Ce qui signifie que la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher, nous permettent d’éprouver le sentiment du cosmique, de l’universel.

La contemplation d’un paysage ou d’une toile de maître, l’écoute d’une fugue de J.S. Bach, le fait de bien humer une fleur, de savourer un foie de canard, ou de faire l’amour à une belle fille peuvent devenir des moments divins.
Les animaux semblent d’ailleurs être capables d’éprouver de telles émotions jubilatoires en prise directe avec le cosmique. N’essayez pas de les déranger en train de dévorer leur proie, ou lorsqu’ils boivent ou qu’ils copulent en de vibrants assauts. Ils pourraient vous mordre.

Sandy 06Hélas, les petits bourgeois que nous sommes devenus avons beaucoup perdu de nos facultés de jubilation sensorielle primaire, que les savants appellent " cinesthésie " et " coenesthésie ". Nous ne savons plus voir, écouter, sentir, savourer, aimer dans le tréfonds de notre âme. A qui la faute ?

La débile imagerie TV, la chansonnette Pop, le bavardage Natel, la mal bouffe Mac Do, le coït dix minutes sont l’image de notre actuel mal être. Le rapport direct et en profondeur avec les éléments naturels, qui étaient encore l’apanage de nos récents ancêtres, n’est plus réservé aujourd’hui qu’à une élite d’initiés. Il nous faut réapprendre d’urgence ce que signifie cinesthésie et coenesthésie. Sans parler encore d’un nécessaire retour à des aspirations plus affectives et spirituelles grâce à la pratique de nouveaux modes de pensée, d’échange et de créativité.

Certains pourraient aussi se demander si Jésus a eu le loisir de s’exprimer lui-même sur le problème de la spiritualité et du sensoriel ? Je réponds oui, pour autant que l’on veuille bien relire les évangiles de manière plus attentive car ces récits tardifs ne nous ont transmis que quelques bribes de réflexions philosophiques. 


A propos de notre ouïe seconde, de cette faculté que nous avons de percevoir comme une divine mélopée, ce chant silencieux qui nous enlace parfois au cours d’une méditation, Jésus avait déclaré : "Celui qui entend le Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, ou celle-là ma sœur". Et concernant notre œil, ce regard que nous pouvons lever vers les beautés de la nature, il dit avec simplicité : "Regardez les oiseaux du ciel ... " et aussi "Les fleurs des champs ne travaillent ni ne filent, cependant Salomon avec toutes ses richesses n’a jamais eu d’aussi beaux vêtements".

Quant à la perception d’une profonde saveur dans les mets, on peut dire de Jésus, à la différence des ascètes de son temps, qu’il aimait bien manger : " Le fils de l’homme est venu, il mange, il boit, et l’on dit : voilà un glouton et un ivrogne ". Et ceci : " Il leva les yeux vers le ciel et remercia Dieu pour ces aliments". Il avait aussi du palais : " Si le sel devrait perdre sa saveur, avec quoi la lui rendrait-on ? ". Après qu’il eût changé de l’eau en vin aux noces de Cana, " le maître de la fête vint lui dire : tout le monde sert d’abord le meilleur vin, mais toi, tu l’as gardé pour la fin ! ". Sa réflexion, magnifiant nos nutriments : " Ceci est mon corps et cela est mon sang ", placée par Jean au début de son ministère, n’était pas destiné à devenir un rite mortuaire théophagique (1). Jésus était opposé, par ailleurs, à tout interdit alimentaire : " Ce n’est pas ce qui entre dans le corps qui le souille, mais ce qui en sort ! ".
 

Eric Agier est auteur d’un livre publié en 2006 par les éditions L’Harmattan dans la collection "Cheminements spirituels " : Interview de Jésus-Christ. Les questions de Benoît, 166 p. (le bulletin n° 63, janvier 2007 en avait fait part). Il habite en Suisse, à Buchillon. Il est membre de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU
).

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Published by Erice Agier - dans CU 2009 - articles
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 08:38

billet paru dans Golias Hebdo, n° 68, semaine du 19 au 25 février 2009 (lien), reproduit avec l’autorisation de l’auteur dans les Libres propos du bulletin n° 92, juin 2009 de la Correspondance unitarienne.

Entendu à la radio en ce début février : des habitants des Landes dévastées par la récente tempête ont été trouver un prêtre exorciste du diocèse de Dax, pour demander son aide à propos de ce qui venait de leur arriver. Aussitôt je me suis mis à penser à la vieille théorie théologique de la rétribution, dont je vois là l’incarnation vivante.


Elle consiste à faire un lien entre ce qui nous arrive et ce que nous méritons. Est-ce un bonheur, c’est un signe de la bienveillance de Dieu. Un malheur, de sa colère. Cette tempête est donc une malédiction, le signe d’une punition divine. Notez que cette idée affleure souvent encore dans le langage, quand nous disons devant un malheur qui nous frappe :
" Mais qu’est-ce que j’ai donc fait au Bon Dieu pour mériter cela ? ".


Dieu a-t-il puni les Landais de ne pas aller assez souvent à la messe ? Par quel démon ont-ils été habités, qu’il faudrait chasser par des prières ? Nous voilà, à l’époque d’Internet, en plein Moyen Âge, où les Flagellants se fouettaient pour expier les fautes leur ayant amené la peste.


Albert Dürer 1503-1504, Job moqué par sa femme, Staatliche Kunslinstitut, Francfort


On sait que ce problème de la justice de Dieu (théodicée) est posé dans le Livre de Job. Comment se fait-il qu’un juste soit frappé ? Aux justes récriminations de son serviteur, Dieu ne répond que par une manifestation de puissance superlative qui ne peut que l’écraser : " Prendras-tu le crocodile à l’hameçon ? Saisiras-tu sa langue avec une corde ? " (40/20). Mais je me demande si on peut vraiment se vanter d’avoir créé le crocodile ...


Abandonnons cette idée pernicieuse d’un Dieu punissant ou récompensant, que nous formons à notre image. Il n’est que l’alibi de nos peurs et de nos espoirs. Laissons aussi derrière nous toute idée de souffrance expiatoire, et cette double peine qu’est la rétribution théologique.


C’est bien assez il me semble de dire que parfois nous sommes dans nos vies déjà punis par nos erreurs, sans aller jusqu’à dire que nous devons l’être pour elles. Cette notion manque singulièrement de charité. À un malheur n’en ajoutons pas un autre, en lui adjoignant l’idée d’une culpabilité, et celle d’un châtimen
t
.

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Published by Michel Théron - dans CU 2009 - articles
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 08:22

Deux avis dans les Libres propos de la Correspondance unitarienne n° 92, juin 2009, concernant notre groupe d’information et de discussion fondé en avril 2005 (lien),


Le fait que ce groupe soit d'inspiration chrétienne ne me pose pas de problème car il est indépendant et ouvert. Après tout  OXFAM* vient aussi du christianisme bien qu'étant pluraliste aujourd'hui.

Mes valeurs morales sont souvent plus conservatrices que celles de l'unitarisme mais ce courant me plaît notamment car il pratique l'honnêteté intellectuelle. Il est vraiment plaisant donc de débattre avec ses membres et bien que n'étant pas monothéiste au sens strict mais plutôt "païen" (quelque part entre panthéisme, polythéisme et "monolâtrie") ! j'apprécie les chrétiens unitariens car ils sont en général plus ouverts que les autres (Nicolas Semaille, le 5 mai 09, Mons)


* ndlr - Le nom " Oxfam " vient de " Oxford Committee for Relief Famine ", une organisation fondée en Grande-Bretagne en 1942. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, ce groupe milita pour que des vivres soient envoyés, malgré le blocus naval des alliés, aux femmes et enfants qui mourraient de faim en Grèce, pays alors occupé par l’ennemi. En France, cette Ong est connu sous le nom d’OXFAM – Agir ici.


Je suis dans le même état d'esprit que Nicolas. J'apprécie l'ouverture de ce groupe, même si, sur le fond, je ne suis peut-être pas tout à fait unitarien au sens où vous l'entendez. Mon christianisme s'inspire surtout des théologies de la libération. Je crois dans un Dieu qui se donne à nous, qui aime l'humanité jusqu'à s'exprimer dans son Fils (en quelque sorte, je crois dans l'Incarnation), qui est intervenu dans l'Histoire, qui continue de le faire par ce Christ qui demeure Vivant, en priorité parmi ceux qui souffrent ("j'avais faim..."). Agir en chrétien, c'est entretenir cette espérance de la Vie plus forte que la mort, de l'Amour victorieux de la haine, pour transformer le monde et qu'il retrouve l'unité dans le Christ (Teilhard est une source d'inspiration pour moi).


Je profite de ce message pour dire toute l'amitié que je porte à Jean-Claude *, et l'admiration pour son travail et le souci qu'il a d'aider à mettre en réseau des chrétiens et d'autres croyants qui cherchent hors des chemins dogmatiques à agir pour le bien commun (Bruno Cadez, Lille).
* ndlr - Jean-Claude Barbier, co-fondateur de ce groupe et actuel modérateur

Ce groupe Yahoo est ouvert aux unitariens et sympathisants. N'hésitez pas à vous y inscrire. Les discussions s'y font en toute convivialité et sympathie.

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 12:56

"Les bases de ma foi", par Michel Jamet, le 16 février 09 en réponse à un ami, paru dans les Libres propos de la Correspondance unitarienne n° 91, mai 2009

Tu m'interpelles sur "les bases de ma foi"... Vaste programme aurait dit le Général, alors je te livre le tout un peu dans le désordre.

Mon premier est prosaïque
: comme le dit Myung Wun Chung, "je ne suis pas assez fort pour vivre sans", pour admettre que le monde est absurde, né du hasard (?) sans la nécessité, que je sors du néant et que j'y retourne. Plus difficile encore d'imaginer que les êtres qui ont compté pour moi et ne sont plus là à mon côté se seraient évanouis définitivement dans je ne sais quel vide sidéral - pour ceux/celles qui sont hic et nunc la trame de ma vie terrestre : donc une foi plus nourrie par l'espérance qu'autre chose (voir la formule de Jean Guitton nonagénaire, moins de trois mois avant de s'en aller au Père et qui personnellement me ravit : Je ne sais rien mais j'espère tout
...). Pas d'horloge donc sans horloger, sans Conscience primordiale, c'est tout simple.
Preuve impossible (mais la preuve inverse, Chers Athées, l'est tout autant. Alors un but partout, la balle au centre) , j'ai opté pour le terme le plus... gratifiant de l'alternative.
Mon sort perso dans l'affaire est tout à fait secondaire : courageux physiquement (on peut pas avoir tous les défauts cumulés), je ne redoute absolument pas ma mort. Seulement la "mauvaise manière" d'y parvenir (j'en ai tellement vus se déliter, se "défaire" et c'est malheureusement cette pitoyable image-là que ceux qui restent garderont, nolens volens.

Deuzio je vais faire court : la figure fascinante de Jésus. Même s'il n'y avait d'authentique que la moitié de ce qui nous est rapporté par les évangiles, ce qu'il me dit est totalement fascinant. Y compris quand il parle du Père.


Tertio, je ne cherche pas "la complication pour la complication". Donc pas de controverse de théologiens byzantins sur le sexe des Anges (dans Constantinople assiégée). Plus simplement et sans me séparer de l'Evangile (mon missel) j'ai quitté l'Eglise catholique de mes origines parce qu'il m'était impossible d'y rester. Vu mon incrédulité (et ce depuis l'adolescence) pour la quasi-totalité de ses dogmes : la Trinité, le Péché originel (et la Rédemption qui va avec), l'Immaculée conception, l'Enfer, la Résurrection des corps (liste non exhaustive). J'en connais qui disent : J'y reste : c'est mes racines. Mais 
j'en prends, j'en laisse...

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Published by Michel Jamet - dans CU 2009 - articles
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 15:16

"Au nom de l’Evangile, crions, supplions ! ", par Philippe de Briey (catholique, Belgique), envoyé à la Correspondance unitarienne le 27 mars 09


Comme beaucoup de catholiques, j’ai mal à mon Eglise, plus que jamais… Mais que faire ? sinon crier que nous avons mal, très mal ! Le crier d’abord à Dieu dans la prière, c’est essentiel, Le supplier de nous apporter Sa Lumière et Sa Force. Mais le crier aussi à tous nos frères et sœurs, aux prêtres et aux évêques, et au pape aussi, via le nonce ou le cardinal. Les supplier de nous écouter. Qu’ils se rendent compte que le problème de communication n’est pas uniquement imputable aux médias ou à un monde qui refuse les exigences de l’évangile (même s’il y a sans doute beaucoup de cela dans la dernière question du Sida).

Car la crise actuelle n’est-elle pas le symptôme et la conséquence d’une crise bien plus profonde et ancienne ? Vatican II avait ouvert des portes, mais elles se sont refermées petit à petit, en posant un tabou sur quelques grandes questions pendantes, telles que :

- la possibilité égale pour les femmes d’accéder à tous les ministères ;

- la possibilité d’être prêtre et marié, comme dans les autres Eglises ;

- l’excommunication infligée aux divorcés remariés ;

- la possibilité pour tous, y compris évêques, théologiens, prêtres, d’exprimer des opinions différentes, notamment en matière de bioéthique (contraception par des moyens " non naturels ", préservatifs, avortement et euthanasie dans certains cas, etc.) ;

- la recherche avec nos frères protestants et orthodoxes de " ce que l’Esprit dit aux Eglises " ;

- un fonctionnement plus collégial et plus démocratique.

 


L’idéal serait un concile Vatican III ou à défaut, des Etats généraux des catholiques d’Europe. Mais en attendant que la hiérarchie catholique en comprenne l’urgence, et pour qu’elle puisse la constater clairement, ne devrions-nous pas organiser sans attendre un grand débat du peuple chrétien ? Si pas au niveau européen, au moins au niveau francophone (Belges, avec si possible les Français et les Québécois).

On nous dira sûrement : " vous voulez provoquer un schisme ! ". Mais non, nous voulons au contraire l’éviter et tenter de stopper l’hémorragie actuelle, l’abandon silencieux de tant de jeunes, et même d’adultes, femmes, divorcés remariés, personnes fort engagées dans la société ou dans la recherche intellectuelle, etc. etc. Stopper aussi la perte considérable de crédibilité de notre Eglise catholique dans le monde d’aujourd'hui.

Ceux qui, parmi nous, ont peur de ces grands changements inéluctables, respectons-les, mais nous ne devrions pas permettre qu’ils imposent leur opinion à toute l’Eglise, car il s’agit de l’Evangile, qui est Amour, tolérance, humilité, compassion, considération et confiance égale pour tous, respect de la conscience de chacun, et par conséquent refus du juridisme, des jugements, des castes, des exclusions...

Prions Jésus Christ de nous aider à agir calmement, mais obstinément et avec amour pour notre Eglise, mais aussi pour le monde qui a tellement besoin d’une BONNE nouvelle : d’être sauvé, plutôt que toujours condamné ! Remplissons donc les boîtes aux lettres de nos évêques, du nonce, du cardinal ! Plus nous serons nombreux à crier et à supplier, plus on finira par nous entendre, même à Rome.

La goutte d’eau qui fait déborder le vase par Hervé Le Duc (Angers), envoyé à la Correspondance unitarienne le 5 mars 09, suite au billet de Michel Théron paru dans l’hebdomadaire Golias et reproduit dans les Actualités unitariennes le vendredi 20 mars sous le titre " La logique des principes absolus, la folie d’un pape ",

Pour mon épouse et moi, cette phrase est LA goutte d'eau ; celle qui fait, avec la violence d'un tsunami, déborder le vase. Comme beaucoup d'autres, nous avons été baptisés (à un âge où les choix sont bien loin de pouvoir être exprimés) au sein de l'Eglise de Rome. Aujourd'hui, nous pensons très sérieusement à faire une demande auprès de cette dernière afin, premièrement, de nous faire débaptiser et deuxièmement, que nos noms ne figurent plus sur ses registres.

L'Eglise de Rome est pour nous une organisation politico-socio-financière à laquelle non seulement nous ne souhaitons plus nous référer d'une quelconque manière, mais à laquelle, désormais, nous refusons la moindre des cautions.

Et pour ma part, je ne puis que remercier, et le mouvement unitarien, et la Libre pensée chrétienne
(site) d'avoir, ces dernières années, éclairé ma petite lanterne et considérablement fait progresser mon humble réflexion. Paix et Bien à vous tous !

 

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Published by Hervé Le Duc, Philippe de Briey - dans CU 2009 - articles
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 15:05

envoyé à la Correspondance unitarienne le jeudi 26 mars 09.

La Trinité ? C’est pour moi tout au plus une station de métro ...

Le Père
 ? qui aurait " livré " son Fils, qui aurait sacrifié un innocent pour donner la vie sauve (et éternelle, en plus) à d’abominables gredins qui pullulent depuis l’origine ? Je n’aurais pas aimé avoir un père aussi injuste et cruel ! Le mien se serait mis en quatre pour que je sois épargné par les maladies, les méchancetés, les malheurs ...

Le Fils
 ? En avoir fait le " Dominateur " céleste, lui qui dénonçait les tyrans chefs des nations ? En avoir fait le " Messie " rétablissant la monarchie sacerdotale et la " charia " politico-religieuse juives, c’est n’avoir rien compris à ses propositions. Et le Curios, à l’image des empereurs grecs et romains autocrates disposant de vie et de mort (et ne se privant pas de cette dernière), donner ce titre à Jésus, c’est lui faire injure ...

L’Esprit 
? Si c’était celui qui inspire sages et prophètes, ce serait magnifique. Mais le " Saint Esprit " qu’évoque le livre des Actes des Apôtres, c’est plutôt celui qui fait adhérer avec enthousiasme au " kérygme " mythologique exaltant élaboré par les " Hellénistes " (Actes 6-8) dès la mort de Jésus et mis à la place du projet grandiose de Jésus… Quelle erreur ! Quelle horreur !

En plus de la Trinité, deux " Dieux " ?

Un de mes amis dominicains (quelques peu protestantisant, il est vrai) m’a raconté l’histoire vraie suivante. Un aumônier de scouts célèbre la messe en plein air dans une forêt. Survient un violent coup de vent qui emporte l’hostie consacrée. L’aumônier bouleversé appelle à l’aide pour qu’on retrouve d’urgence la précieuse hostie, en criant : " Le bon Dieu, le bon Dieu ". Un jeune scout, levant les bras et se remémorant son catéchisme, lui répond : " Le bon Dieu est au ciel ". L’aumônier contrarié lui répond ! : " Mais non, pas celui-là, l’autre… ".

On nous avait déjà imposé la très étrange " Trinité " avec trois personnes divines. Où allons-nous s’il en surgit une quatrième ?

P.S. : On se souvient que les calvinistes des origines, pour polémiquer contre la notion catholique de transsubstantiation, évoquaient un " Dieu de farine ".

Roger Parmentier est pasteur de l'ERF. Voir ses publications dans la rubrique "les protestantismes" sur le site des Actualités unitariennes.

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Published by Roger Parmentier - dans CU 2009 - articles
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