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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 21:38

Florence Nightingale (1820-1911) ", par Roger Sauter (Le Lignon, Genève), texte paru dans Approches unitariennes, n° 41, hiver 2001, pp. 41-43.Florence Nightingale appartenait à une famille unitarienne anglaise. Son grand-père maternel, sir William Smith, lutta au Parlement pour faire abolir une loi qui imposait la doctrine de la Trinité. Elle fut enfin abolie en 1813 et l’unitarisme devint licite.

Les parents de Florence étaient de riches bourgeois vivant à la campagne, mais ils aimaient voyager sur le continent. Et c’est à Florence, en Italie, que naquit la petite Florence, en 1820. Enfant, elle accompagnait son père et sa sœur aînée allant le dimanche à une chapelle unitarienne des environs. A la maison, elle reçut une belle instruction, à la fois classique et moderne, sans oublier la musique dont elle raffolait. Son charme et sa gentillesse agrémentaient les soirées mondaines organisées par ses parents.

Toutefois, ce que Florence appréciait le plus, c’était d’aller rendre visite, envoyée par sa mère, aux pauvres et aux malades du voisinage, leur apportant aide et réconfort. Aider ces déshérités éveilla sans doute sa vocation à servir son prochain.

Florence sera infirmière.

A Londres, où elle fréquente la célèbre chapelle unitarienne d’Essex Street, Florence rend visite à une vieille quakeresse, Elizabeth Fry, connue pour son aide aux femmes emprisonnées. Florence lui demande comment servir son prochain et la vieille dame lui répond : " comme infirmière ". Elle sera donc infirmière, en dépit de ses parents qui ne conçoivent pas que leur fille travaille, et surtout pas pour accomplir une tâche laissée aux femmes pauvres, incultes, souvent alcooliques, ou à des religieuses.

Aussi, c’est à l’insu de sa famille qu’elle va visiter quelques hospices et hôpitaux, pour s’initier à l’art de soigner. Mais ses parents découvrent sa vocation et s’en lamentent, s’y opposant. Florence devient triste et perd un peu de sa bonne santé. Alors ses parents l’envoient faire un tour en Italie et en Egypte. Elle en revient enchantée de ce qu’elle a vu, d’autant plus que le grand philanthrope sir Sidney Herbert, rencontré à Rome, l’a encouragée à devenir infirmière. Lui-même a fondé un hôpital. Dès lors, Florence se sent plus forte et décidée vis-à-vis de sa famille.

Agée maintenant de trente ans, Florence n’est pourtant pas indépendante de sa famille . L’occasion se présente d’épouser un homme de son rang social et qui lui plaît. Elle y renonce car cet homme ne partage pas son idéal humanitaire.

Profitant du fait que ses parents font une cure à Carlsbad, en Allemagne, Florence va apprendre comment on soigne les malades chez les diaconesses de Kaiserswerth. L’année suivante, elle va à Paris parfaire son instruction auprès des filles de la charité.

Un comité de bienfaisance anglais l’engage pour diriger un " home " accueillant des dames pauvres. Elle améliore leur confort sans faire augmenter les frais, grâce à son grand sens pratique. Lors d’un congé dans sa famille, une épidémie de choléra s’abat sur Londres. Florence y accourt afin de soulager les victimes.

Florence dirige un hôpital militaire

Lors de la guerre de Crimée, en 1854, le gouvernement britannique décide d’envoyer des infirmières à l’hôpital militaire de Scutari. Appuyée par Sir Herbert, Florence en est nommée la directrice, avec mission de choisir ses collaboratrices parmi les nombreuses volontaires qui s’offrent. Ce seront des Filles de la Charité et des dames de bonne volonté. Ces infirmières devront respecter une neutralité confessionnelle dans leur travail.

A Scutari, elles commencent par nettoyer les salles, installer une buanderie et à améliorer le confort des malades pour qu’ils guérissent plus vite. Florence s’occupe de tout et de tous, circulant de nuit comme de jour dans les salles. Les journaux anglais publient bientôt des articles élogieux sur cet hôpital, louant l’hygiène, la discipline et les bons soins donnés aux soldats blessés. Les parents de Florence comprennent enfin la beauté de l’idéal animant leur fille.

Le siège de Sébastopol cause des milliers de blessés. Aussi Florence s’y rend-elle avec une équipe afin de les secourir sur place. Mais dans le froid et l’inconfort, elle est terrassé e par une terrible fièvre. On la croit perdue. On la transporte à Scutari où on la soigne. Dès qu’elle s’en sent capable, la voilà qui retourne à Sébastopol, y créant une bibliothèque, des cours et un café pour les soldats désoeuvrés. Elle les convainc d’envoyer à leur famille une partie de leur solde, car l’alcool les guette.

Elle crée une école d’infirmières

Florence rentre enfin en Angleterre pour mieux se soigner, mais elle ne se repose guère : de nombreuses personnes viennent lui rendre visite, un courrier abondant requiert son attention et souvent des réponses. Puis le Gouvernement lui demande un rapport sur l’état sanitaire de l’Armée. En suivant ses recommandations, un hôpital militaire moderne sera construit et organisé.

Son rêve se réalise lorsqu’elle peut créer une école d’infirmières avec l’argent d’une souscription mis à sa disposition. Elle fait également construire une école de sages-femmes. Elle dirige ces deux institutions bien que sa santé ne soit pas rétablie. Afin de multiplier son action éducative, elle rédige et publie des " Notes sur l’hygiène des hôpitaux ", puis des " Notes sur les soins aux malades ". Ces livres contribueront à faire de l’Angleterre un modèle dans le domaine de l’hygiène.

Certains s’étonnaient en constatant que Florence n’était pas une religieuse et n’allait pas à l’église le dimanche. Elle leur fit savoir ceci : " La vraie religion, c’est le service de Dieu par le service des hommes ". Elle était consciente d’être un instrument dans la main de Dieu pour soulager la misère humaine.

Avec l’âge, Florence dut diminuer puis cesser ses activités car sa vue baissait. L’ouïe devint mauvaise et bientôt la mémoire ne répondait plus. Florence supporta ces ennuis vaillamment, continuant à sourire à ses visiteurs. Sa solide constitution lui permit de fêter son quatre-vingt-dixième anniversaire. Elle s’éteignit en 1911.

 

Bibliographie : le livre d’Alice Descoeudres (1935 - Héroïnes et héros, La Chaux-de-Fond, Suisse) et un article de 1906 dans " Memorable Unitarians ".

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 21:34

Roger Sauter (1919-2007) - Théologien laïc, habitant au Lignon, agglomération de Genève, membre de l’Union protestante libérale (UPL) de Genève, membre de l’Association unitarienne francophone (AUF) depuis 1990, et président d’honneur de cette association depuis 1998 [ndlr : l’AUF a cessé toute activité en janvier 2006]. 

photo : Roger Sauter enseignant la chimie à Asmara (Ethiopie).
 

Cette bibliographie est exhaustive. Elle renvoie aux sites où les articles ont été mis en ligne (principalement Profils de libertés). La Besace des unitariens  a publié elle-même les articles qui ne l'avaient pas encore été. Elle a été mise à jour le lundi 3 septembre 2007. Jean-Claude Barbier
 

1971 – La conspiration de Compesières, Genève, Faculté des lettres (thèse de licence soutenue en 1972).
 

1989 - " L’antitrinitarisme au XVIe siècle ", conférence faite au Lignon, le 8 avril 1989 dans le cadre de la journée thématique " Jésus est-il Dieu ? " ; publiée dans Dialogue (Revue internationale de la nouvelle théologie libérale), Bruxelles, mai 1990, pp. 15-26 ; reproduite dans la Correspondance unitarienne, n° 4, octobre 2002,
http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/cu003.anti_sauter.htm ;
puis dans Approches unitariennes n° 52, hiver 2003 , pp. 24-30.


1990 - " L’exécution de Jacques Gruet à Genève ", Le Protestant (Genève), n°7, juillet-août, p. 6 ; mis en ligne sur le site Profils de libertés,
http://prolib.net/pierre_bailleux/histoire/204.009.gruet.sauter.htm
reproduit par Théolib n° 24, décembre 2003, " Hommage à Michel Servet ", pp. 27-31.


1990 – " Genève 1632 : Nicolas Antoine condamné à mort pour s'être converti au judaïsme, un crime de "lèse-majesté divine" pour les pasteurs de l'époque ", conférence à l'Union protestante libérale, le 17 septembre 1990 à Genève ; publiée par Le Protestant (Genève) ; document remis au Gravis (Groupe d’aide aux victimes de la scientologie, Suisse) en septembre 2005 et mis en ligne sur le site Anti-Scientologie
 , http://www.anti-scientologie.ch/nicolas-antoine.htm#haut ; et sur le site Profils de libertés, sous le titre "Le bûcher de Nicolas Antoine", http://prolib.net/pierre_bailleux/histoire/204.048.antoine-sauter.htm

1990 – " Les divers visages des confessions de la foi ", Evangile et Liberté, septembre 1990.


1992 ( ?) " Pourquoi nous sommes unitariens ", reproduit dans la Correspondance unitarienne, n° 12, janvier 2003,
http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/cu008.pq_sauter.htm  ; mentionné sur le site de l'AFCU le 6 décembre 2006.

vers 1993 – A la mémoire des martyrs unitariens, publié dans Approches unitariennes (date ?), mis en ligne par La Besace des unitariens  le 19  mai, dans la rubrique consacrée à l’auteur.


1994 – conférence à l’ULP de Genève, le 7 mars 1994, sur le suaire de Turin, non publiée.


1995 – " De Zoroastre (Zaratoustra) à Jésus : une véritable révolution : une vie heureuse après la mort ", conférence faite à l'Union protestante libérale, Genève le 2 février 1995 ; mise en ligne sur le site Anti-scientologie,
http://www.anti-scientologie.ch/zaratoustra.htm ; reproduite sur le site de Profils de libertés, http://prolib.net/pierre_bailleux/spiritualites/211.037.zoroastre.sauter.htm

1996 - " Unitarisme et libéralisme à Genève ", Actualités unitariennes, n° 27, septembre, octobre 1996, pp. 7-8 ; mis en ligne par La Besace des unitariens le 19 mai 2007, dans la rubrique consacrée à l’auteur.


1997 – Mithra et le christianisme, conférence à l’Union protestante libérale le 13 octobre 1997 ;  publiée dans Le Protestant ( date ?) ;  reproduite dans les Approches unitariennes, n° 32, été 1998 ; mise en ligne par La Besace des unitariens, le 14 août 2007, dans la rubrique consacrée à l'auteur.


1998 – " Mateo Gribaldo à Farges ", Journal de Farges  ;  reproduit dans Théolib, n° 24, décembre 2003, " Hommage à Michel Servet ", pp. 24-26 ; mis en ligne par Profils de libertés,
http://prolib.net/pierre_bailleux/histoire/204.047.gribaldi.htm


avant 2001 - " Florence Nightingale (1820–1911) ", Approches unitariennes, n° 41, hiver 2001, pp. 41-43 ; mis en ligne par La Besace des unitariens le 18 mai 2007 dans la rubrique consacrée à l’auteur.


2001 – " La vie future", homélie prononcée lors du culte de clôture de l’AG de l’AUG qui s’est tenue à Ferney-Voltaire le dimanche 21 octobre 2001, reproduit dans la Tribune libre unitarienne, vol. 1, n° 2, 2005, revue mise en ligne sur le site du Mouvement universaliste unitarien du Québec,
http://www.uuqc.ca/http://www.uuqc.ca/Tribune%20Libre/2005-Vol1%20No2/tribune2_3_la_vie_future.htm  

notes manuscrites non publiées
 :


L’activité de Jésus

Les dernières pages des évangiles (étude comparative)
Deux verbes grecs chers aux chrétiens [ndlr : se lever, ressusciter]
Henri Michaud, Neuchâtel, 1960 - Jésus dans le Coran, notes de lectures
Karl Herbst, 1992, Kriminalfall Golgotha, Econ Verlag, Düsseldorf, 1992, notes de lecture à propos du suaire de Turin).

Récapitulatif des articles de Roger Sauter publiés dans La Besace des unitariens, http://labesacedesunitariens.over-blog.com

18 mai 2007 : Florence Nigtingale
19 mai 2007 : A la mémoire des martyrs unitariens
19 mai 2007 : Unitarisme et libéralisme à Genève
14 août 2007 : Mithra et christianisme

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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 19:13

Catéchisme de l’Eglise unitarienne de Transylvanie en Roumanie, écrit par Ferencz Jozsef, édité en 1864, réédité de nombreuses fois et modifié en 1991 (20ème édition).

Jozsef Ferencz, 1835-1928, auteur du catéchisme unitarien en hongrois plusieurs fois réédité, sera évêque de l'Eglise unitarienne de Transylvanie de 1876 à sa mort.

Traduit du hongrois à l’anglais par le révérend Gyorgy Andrasi, conseiller de l’évêque de l’Eglise roumaine en collaboration avec Byron C. Miller, publié en anglais dans " Unitarian Universalist Christian " par la Fraternité unitarienne universaliste chrétienne, automne/hiver, 1994, volume 49, n°3 et n°4). Traduction en français par Pascal Acker. Mis en ligne sur le site de l'AFCU le 7 décembre 2006 et transféré ici.

Note : ce catéchisme n'est pas celui de l'AFCU. L'AFCU n'en a pas rédigé. C'est celui de nos frères chrétiens unitariens roumains et hongrois.

Voir le Cahiers Michel Servet n° 3, février 2005 pour la version italienne de ce catéchisme, ainsi que le site des chrétiens unitariens italiens (dans la liste des liens de l'AFCU).

 

I). Généralités


1) Qu’est la religion ? La religion est l’amour envers Dieu et envers son prochain tous ses prochains).

Marc XII, 28-31 ; Jean IV, 21 ; Matthieu VII, 21


2) Comment savons nous que Dieu existe ? Lorsque nous regardons l’univers et son ordre, ou nous même et nos talents, nous obtenons la conviction qu’il existe un Dieu, qui a créé, maintient et gère tout.


3) En quoi consiste l’amour pour Dieu ? L’amour envers Dieu consiste en notre respect pour Ses lois et nos efforts à les accomplir. L’enfant aime sincèrement et respecte ses parents si il leur obéit et si il se conduit afin de mériter leur amour. De la même manière, nous respectons et aimons Dieu si nous sommes obéissant et essayons de vivre selon sa volonté.


4) Quel est le but de la religion ? Le but de la religion est de purifier nos âmes par l’amour de Dieu et du prochain, pour ennoblir nos sentiments et pour encourager le service de Dieu et du prochain.


5) L’humanité a-t-elle besoin de religion ? Le dessein de la religion montre clairement que l’humanité a besoin de religion ; l’histoire humaine le montre également, d’après l’évidence qu’il n’y a jamais eu personne qui n’avait pas une religion.


6) Comment obtient-on une religion plus pure ? D’après les enseignements de l’histoire des religions, on obtient une religion plus pure car Dieu a envoyé des maîtres religieux éclairés, sages et moraux qui nous guide vers une conviction religieuse plus claire, conciliable avec la raison. Nous appelons les messagers de Dieu, prophètes, apôtres et fondateurs de religion. Au cours de l’histoire, de tels messagers de Dieu ont été Zoroastre pour les Perses, Confucius pour les Chinois, Bouddha pour les Indiens, Moïse et les prophètes pour les juifs et Mahomet pour les Arabes. Nous appelons habituellement "messagers de Dieu" les prophètes, les apôtres et les fondateurs de religion.


7) Qui a été le plus grand prophète de Dieu ? Le plus grand prophète de Dieu a été Jésus, le fondateur de la religion chrétienne. Il nous a appris la connaissance et l’amour de Dieu.

1 Corinthiens III, 11


8) Comment connaissons-nous les enseignements des prophètes et de Jésus ? Nous connaissons les enseignements des prophètes et de Jésus par la Bible. Nous appelons la Bible , les Saintes Ecritures.


9) Qu’est-ce que la Bible ? La bible est une compilation de 66 livres antiques dont les auteurs et les contenus diffèrent.


10) Combien la Bible contient-elle de parties ? La Bible est divisée en deux : L’Ancien et le Nouveau Testament. L’Ancien Testament contient 39 livres. Le Nouveaux testament, 27.


11) Qui a écrit l’Ancien Testament ? Les livres de l’Ancien Testament ont été écrit avant la naissance de Jésus par des maîtres et des prophètes du peuple juif en Hébreu et en Araméen. L’ordre des livres de l’Ancien Testament : Les cinq livres de Moïse, Josué, Juges, Ruth, premier et second livre de Samuel premier et second livre des Rois, premier et second livres des Chroniques, Esdras, Néhémie, Néhémie, Esther, Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantiques des Cantiques, Esaïe, Jérémie, Lamentations de Jérémie, Ezéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie.


12) Que contient l’Ancien Testament ? L’Ancien testament contient les lois religieuses et morales du peuple juif et les enseignements des prophètes.


13) Quel est l’enseignement fondamental de l’Ancien Testament ? L’enseignement fondamental de l’Ancien Testament est les dix commandements de Moïse qui peuvent être résumés ainsi : Dieu est un et n’adore que Dieu, ne fais pas d’idôles et ne les adore pas, ne prononce pas le nom de Dieu en vain, respecte le jour du sabbat, honore ton père et ta mère, ne tue pas, ne vole pas, ne ment pas, ne soi pas envieux et jaloux. Voir Exode XX, 1 – 17.


14) Qui a écrit les livres du Nouveau Testament ? Les livres du Nouveau Testament ont été écrit après la mort de Jésus en grec par les évangélistes et les apôtres. L’ordre des livres du Nouveau Testament : les Evangiles selon Matthieu, Marc, Luc et Jean, les Actes des Apôtres, les épîtres de Paul aux Romains, I et II, aux Corinthiens, aux Galates, aux Ephésiens, aux Phillipiens, aux Colossiens, aux Thessaloniciens, I et II, à Timothée, à Tite, à Philémon, aux Hébreux, Les épîtres de Jacques, de Pierre, I et II, de Jean I, II et III, de Jude et le livre des Révélations (L’Apocalypse).


15) Que contient le Nouveau Testament ? La première partie du Nouveau Testament : les Evangiles selon Marc, Matthieu, Luc et Jean contient l’Histoire de la vie et les enseignements de Jésus, l’autre partie nous fais connaître le travail et l’enseignement des Apôtres. A cause de son contenu, le Nouveau Testament est aussi appelé la " Bonne Nouvelle ".


16) Pourquoi est-t-il nécessaire de connaître la Bible ? Il est nécessaire de connaître la Bible car ses enseignements sont la base de la religion chrétienne et la base de la conduite d’une vie chrétienne. C’est pour cette raison que nous devons lire et étudier la Bible avec amour et raison.

Matthieu IV, 4 / Romains V, 4.


17) Comment savons nous que cette religion est basée sur l’enseignement de Jésus ? Ceux, dont la religion est basée sur l’enseignement de Jésus, sont appelés chrétiens, nom dérivé du latin " chrétien " qui signifie : appartient à Jésus, le suiveur de Jésus. Actes XI, 26.


18) Les chrétiens sont-ils unis ? La chrétienté n’est pas unie. Au court de l’Histoire la religion chrétienne s’est divisée en différentes dénominations. Mais tous les chrétiens vivant sur la Terre sont liés par l’enseignement de Jésus et l’unité fraternelle. Les chrétiens sont près d’un milliard.

Corinthiens 1 XII, 12-13


19) Pourquoi la chrétienté s’est-t-elle divisée en différentes dénominations ? Parmi les chrétiens de l’Antiquité et plus tard à l’époque de la Réforme , différentes pensées à propos de la personnalité et de l’enseignement de Jésus ont émergé. Les dénominations ont été formées par les tenants de ces différents concepts religieux.


20) Quelle est votre religion ? Je suis unitarien.


21) Qui a été le fondateur de l’Eglise unitarienne ? Le fondateur de l’Eglise unitarienne était François David (Dávid Ferenc).


22) Que savons-nous de la vie de François David ? D’après la tradition, François est né à Clausenbourg en Transylvanie (Cluj-Napoca en Roumain et Kolozsvár en Hongrois) vers 1510. Il a étudié à Clausenbourg, Alba Iulia (Gyulafehérvár) et à Wittemberg (Allemagne). Après un retour de pélerinage, il a été directeur d’école et pasteur à Beszterce, Petres et Clausenbourg.


23) A quel dessein François David a-t-il dévoué sa vie ? Le dessein auquel François David a dévoué sa vie a été la restauration de la pure chrétienté de Jésus.


24) Comment François David s’est-il efforcé à réaliser son dessein ? François David s’est efforcé à réaliser son dessein en prêchant et en étendant la pure chrétienté de Jésus par la prédication, le débat et l’édition de livres. Les collaborateurs de François David étaient Gaspard Heltai, Etienne Basilius, Benoît Óvári, Nicolas Bogáti Fazekas, George Blandrata et d’autres.


25) Comment les habitants du pays ont-il accepter les enseignements de François David ? La majorité des Hongrois partageait les idées de François David et pendant le règne du roi Jean Sigismond, devinrent fidèles de la chrétienté pure de Jésus, tel qu’il avait été enseigné par François David. La confession a été appelé unitarienne, de la doctrine de l’unité de Dieu. Le mot "unitarien" est d’origine latine " unus, unitas " qui veut dire "croyant en un Dieu, qui professe l’unité indivisible de Dieu". Le nom unitarien a été utilisé pour la première fois en 1600 à la diète de Lécfalva.


26) Quel a été le plus important résultat du développement de l’unitarisme ? Le plus important résultat du développement de la foi unitarienne a été la proclamation de la liberté religieuse à la diète de Torda en 1568. Il a été déclaré pour la première fois au monde en Transylvanie, que chacun pouvez exercer sa religion librement " car la foi est un don de Dieu ". Nous considérons la fondation de l’église unitarienne comme la proclamation de Sa loi. La diète de Marosvásárhely a confirmé la liberté religieuse en 1571.


27) Combien de temps François David a-t-il pu servir la chrétienté pure de Jésus ? François David a servi la chrétienté pure de Jésus seulement jusqu’en 1579; les ennemis de la liberté religieuse l’ont condamné à la prison à vie comme innovateur. Ils l’ont emprisonné au château de Deva, où il est mort le 15 novembre 1579. La tombe de François David est perdue. A l’endroit de souffrance, dans une cellule du château de Deva, une colonne commémorative rappelle son nom et proclame le travail de sa vie. Le premier mémorial a été posé en 1910 par notre Eglise à l’occasion de la célébration du 400ème anniversaire de la naissance de François David. Le mémorial actuel a été posé par des fidèles unitariens en 1948. (Note de Sandor Leta : il a été détruit par des inconnus et une plaque a été posé en 1997.)


28) Qu’est-t-il arrivé à la mort de François David ? La mort de François David a été suivie par une période difficile pour notre Eglise. D’abord, l’intolérance religieuse puis la suppression politique ont oppressé notre Eglise. Au lieu de construire, nos ancêtres ont été forcés à rassembler leurs forces pour se défendre. Dans cette lutte difficile beaucoup de nos Eglises et congrégations furent perdues, ainsi que près des trois quarts de nos fidèles. Seule la providence divine, la liberté religieuse et la persistance héroïque d’une partie de nos fidèles ont sauvé notre Eglise de la destruction totale.


29) Combien de temps dura cette période difficile ? Cette période difficile a duré près de 300 ans. Après cela, après des développements historiques virent des temps plus libres. Notre église a été autorisée, rassembla ses forces restantes et a été capable de bâtir le royaume de Dieu librement. Par les sacrifices des croyants, des églises furent bâties et le nombre de leurs membres augmenta. Puis il fût possible de mentionner le nom de François David et de prêcher à sa suite. En 1879, notre Eglise pût célébrer pour la première fois la mémoire de son fondateur, François David, à l’occasion du 300ème anniversaire de sa mort.


30) Quelle est votre confession de foi ? Ma confession de foi est : Je crois en un Dieu, le créateur de la vie, notre père providentiel. Je crois en Jésus, le meilleur parmi les fils de Dieu, notre véritable maître enseignant. Je crois au Saint Esprit. Je crois en la mission de l’Eglise unitarienne. Je crois en la repentance et la vie éternelle.


II - Dieu

III - enfant de Dieu

IV - Jésus

V - Le Saint Esprit

VI - L'Eglise unitarienne

VII - Péché et repentir

VIII - la Vie éternelle

IX - Services liturgiques

 

à suivre (dans la même rubrique où l'ensemble de ce catéchisme a été traduit en français, lien) ...

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Published by Pascal Acker pour la traduction en français - dans les catéchismes
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 16:12

Suite de l'article de Susan Perlman "Une lumière pour deux croyances" (mis en ligne par le site "Juifs pour Jésus"). Voir la première partie dans notre message précédent : "l'historique de la fête d'Hanouka"

Pour l'auteur : "Le but de la célébration de la fête de Hanouka est d’accueillir le Messie. La paix, c’est le Messie. Nous allumons les bougies de la paix pour renouveler notre foi dans le triomphe final de la paix sur la guerre. Et nous nous engageons à nouveau à tout faire pour arriver à ce dénouement."

 

 Hanouka et Noël

 Combien l’observance de Hanouka a changé au cours des années ! Dans un article écrit en 1985 et intitulé : " Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir un arbre de Noël ? ", le Rabbin Harold Schulweiss du Temple Valley Beth Shalom remarque : " Les pères se déguisent en Oncle Mardochée, cachent leurs visages avec des barbes hassidiques, mettent un costume bleu, et apportent plein de jouets enveloppés avec du papier décoré avec des ménorahs. Ils placent les jouets autour de l’arbre de Hanouka qui est brillamment illuminé avec lumières clignotantes bleues et blanches - des couleurs authentiquement juives – et crient joyeusement : " Joyeux Hanouka ! ".

Noël ne dure qu’une nuit ; Hanouka dure 8 jours. Donc, chaque soir, les enfants reçoivent des cadeaux. À 8 contre 1, la fidélité des enfants juifs pour Hanouka est certaine ! (2) Herman Wouk, le philosophe existentialiste juif, a dit :

" Ce serait agréable de croire que la pertinence criante de Hanouka dans la vie des Juifs est la raison du regain d’intérêt pour cette fête. Mais c’est une cause bien différente et parfaitement évidente qui est opérante. Par un accident du calendrier tout à fait fortuit, cette petite fête hébraïque tombe près d’un grand jour saint de la foi chrétienne. C’est cette coïncidence qui est à l’origine de nouveau Hanouka… ". (3)

Hanouka, contrairement à la Pâque ou Roch Hachana, ne fait pas partie des fêtes prescrites par les Écritures hébraïques. Néanmoins, il est toujours intéressant de la célébrer, mais pas seulement pour satisfaire les enfants juifs qui pourraient se sentir lésés parce que le père Noël ne visite pas les foyers juifs. Cela vaut la peine de célébrer Hanouka, car cela nous apprend quelque chose sur le Dieu d’Israël, le Dieu de la paix et le Dieu de la puissance.

Herman Wouk médite encore sur Hanouka dans Voici mon Dieu : La manière de vivre juive (4) : " Notre histoire entière est la légende fantastique d’une quantité d’huile suffisante pour une journée qui dure huit jours ; d’un buisson ardent qui ne s’est pas consumé ; d’une vie nationale qui, dans la logique des événements, auraient dû vaciller et s’éteindre il y a longtemps et qui brûle toujours ". On peut critiquer son usage du mot " légende ". Néanmoins, Wouk a évoqué le miracle de notre peuple et le prodige de notre Dieu. Dommage qu’il nuit à cette réflexion impressionnante en ajoutant : " C’est l’histoire que nous racontons à nos enfants en allumant les petites lumières, alors que la grande fête chrétienne flambe autour de nous avec ses arbres brillamment décorés et ses cantiques familiers ". Les deux fêtes ont chacune un vrai point de contact. Si Antiochus avait réussi à effacer les Juifs un siècle et demi avant la naissance de Jésus, il n’y aurait pas eu de Noël. La fête de la Nativité repose sur la victoire de Hanouka.

Mais en fait, la naissance de Jésus (Yechoua), ne dépend pas de Hanouka. Elle n’est pas si fragile. Elle dépend de la fidélité et de l’exactitude des Écritures juives. Il y a une autre relation entre Hanouka et Noël. Hanouka est souvent appelée " la Fête des Lumières ". L’explication donnée par l’historien Josèphe est que le droit de servir Dieu est venu au peuple subitement, comme une lumière soudaine. Noël aussi est une fête qui parle d’une " lumière soudaine ". L’histoire de la Nativité comprend ce récit :

" Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer " (Matthieu 2 :1-2).

La première réaction d’Hérode fut l’inquiétude. Après tout, le Roi des Juifs que les mages cherchaient représentait sûrement un danger pour ses alliés romains qui lui permettaient de régner sur le peuple juif. Même si les Juifs avaient à nouveau dédicacé le Temple en 165 de notre ère, ils étaient toujours opprimés et sous la domination de puissances étrangères. Hérode avait néanmoins suffisamment de connaissance de la religion du peuple qu’il gouvernait pour réunir le Grand Prêtre et les scribes de Jérusalem. Il leur a demandé où ce " Roi " annoncé devait naître. Ces dirigeants religieux érudits se référèrent au prophète Michée qui avait dit presque 800 ans plus tôt :

"Et toi, Bethléhem Ephrata, la plus petite des villes de Juda, de toi il sortira pour moi celui qui régnera sur Israël ! Son origine remonte aux temps passés, aux jours anciens " (Michée 5 : 1).

Hérode a demandé aux mages de revenir le voir quand ils auraient trouvé l’enfant. Plus loin, nous apprenons que Dieu les a empêchés de dire à Hérode où se trouvait Jésus. Puis Matthieu 2 :16-18 décrit la réaction meurtrière d’Hérode. Dès que les mages se sont dirigés vers Bethléem, l’étoile, qui avait disparu temporairement, est réapparue et les a conduits à la maison de Bethléem où ils ont vu l’enfant Yechoua. Ironiquement, l’histoire de Noël et la naissance de Yechoua rajoutent du sens à Hanouka, " la Fête des Lumières ". C’est à l’époque de la " Fête de la Dédicace ", quand tout Jérusalem était illuminée des lumières de Hanouka que Yechoua a parlé dans la cour du Temple :

" Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie " (Jean 8:12).

Les mèches dans l’huile des lampes de Hanouka avaient à peine fini de brûler quand la lumière du monde, Yechoua, est arrivée sur la scène :

" Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : C’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Messie, le Seigneur " (Luc 2 :9-11).

Se pourrait-il que le Rabbin Nachman n’ait pas été si novateur après tout quand il a dit que le but de Hanouka est d’accueillir le Messie ?

NOTES :

2 Rabbi Harold M. Schulweis, "Why Can’t We Have A Christmas Tree?" dans The Detroit Jewish News, 20 décembre, 1985, p. 25.

3 Herman Wouk, "Hanukkah Today" dans The Hanukkah Anthology (Philadelphia The Jewish Publication Society of America, 1976) p. 121.

4 Herman Wouk, This is My God (New York : Pocket Books, 1970), p. 80.  Ce texte peut aussi être trouvé en version originale à : http://www.jewsforjesus.org/publications/issues/6_8/twofaiths

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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 15:44

Les 8 flammes d'Hanouka (Hanouccah) vues sur le site de Beth Loubavitch , consulté en décembre 2006

L'historique de la fête d'Hanouka

Éternel notre rocher, que notre chant / Loue Ta puissance salvatrice ; / Toi, au milieu de nos ennemis déchaînés, / Tu as été notre tour protectrice. / Ils nous ont attaqués furieusement, / Mais Ton bras nous a soutenus, / Et Ta parole a brisé leur épée / Quand la force nous a manqué.  Maoz Tzur, 13e siècle.

Si les paroles de ce cantique " Éternel notre rocher" de Maoz Tzur expriment le sens traditionnel de la célébration de Hanouka, le Rabbin Nachman (1) propose une autre explication : une fête de paix. Certains voient Hanouka comme une petite occasion pour sortir les ménorahs, les latkes ou beignets, les dreydls ou toupies et les sous de Hanouka. D’autres enfin disent que Hanouka est le " Noël juif ". Ces explications sont-elles exactes ? Pour le savoir, vous devez connaître l’histoire de Hanouka.

Les événements célébrés par Hanouka se sont passés pendant la période des 400 ans qui séparent l’écriture du dernier livre des Écritures hébraïques et le premier livre du Nouveau Testament. Le peuple juif a été soumis à la Perse jusqu’à ce que cette dernière soit vaincue par Alexandre le Grand en 331 avant notre ère. Dix années plus tard, Alexandre mourrait et son royaume était divisé entre ses généraux. Si tous étaient grecs, ils étaient loin de s’entendre. Les Séleucides domineraient la Syrie et les Ptolémées, l’Egypte. La Judée fut prise entre les deux pouvoirs.

Le système de gouvernement des Juifs a changé sous la domination grecque. Les Perses s’étaient contentés de nommer un gouverneur en Israël, gouverneur qui s’occupait essentiellement de faire appliquer les lois civiles impériales et le paiement des impôts. Les nouveaux conquérants grecs ont exigé que les Juifs adoptent aussi leurs pratiques religieuses païennes. Le peuple juif fut ainsi soumis aux Gréco-égyptiens pendant la plus grande part du 3ème siècle avant notre ère.

Les Perses avaient nommé un gouverneur étranger, mais ce ne fut pas le cas des Ptolémées. À la place, le Grand Prêtre d’Israël devait servir à la fois de dirigeant politique et de représentant religieux. Cette autonomie s’accompagnait de pressions pour que le peuple juif se conforme aux coutumes grecques. Cette situation produisit différentes factions politiques en Judée, certaines mieux disposées envers les Gréco-syriens, d’autres envers les Gréco-égyptiens. Les guerres furent fréquentes et à la fin, les Syriens conquirent Israël.

Les Séleucides étaient encore plus décidés à inculquer au peuple la culture et les coutumes grecques que les Egyptiens. Pour se conformer, les Juifs prirent des noms grecs, se mirent à porter des vêtements grecs et adoptèrent les façons de faire grecques. Le monarque syrien (séleucide) était Antiochus IV (pièce de monnaie à son effigie ci-contre). Il s’était fait appeler " Epiphane " (le dieu visible). La fonction maintenant corrompue de Grand Prêtre était assumée par un Juif hellénisé, Jason, qui s’appelait auparavant Josué. Jason était considéré comme un helléniste " modéré " et il fut donc remplacé par un certain Ménélaüs, appelé auparavant Ménahem, encore plus hellénisé.

Les Perses ne recherchaient chez le peuple juif que le butin. Les successeurs grecs d’Alexandre, surtout Antiochus IV, croyaient à la supériorité de la civilisation grecque et voulaient beaucoup plus. L’hellénisme encourageait les poursuites intellectuelles et une société hautement civilisée, mais il intégrait aussi l’idolâtrie et exaltait la sagesse humaine. Les hellénistes n’avaient que du dédain pour la religion juive et la manière de vivre juive et ils décidèrent de " civiliser " le peuple de Judée en les forçant à entrer dans le moule grec.

Seuls ceux qui se détourneraient des " anciennes manières de faire " et adopteraient les nouvelles, y compris l’adoration des dieux grecs, pourraient avoir une place dans cette société grecque idéalisée. Il fut décrété que : " Quiconque refusera sera mis à mort ". Et beaucoup le furent. Ce rejet de l’hellénisme rendit furieux le roi syrien et ce fut la persécution décrite dans 1 Maccabées :

" Les Livres de la Loi qu’ils (les hellénistes) trouvaient étaient mis en pièces et brûlés. Si quelqu’un possédait un livre de l’alliance ou respectait la Loi, le décret royal lui imposait la peine de mort. Mois après mois, ils brutalisèrent tous les Israélites qu’ils trouvaient dans les villes… Selon le décret, ils mirent à mort les femmes qui avaient circoncis leurs enfants, suspendant les nouveaux-nés autour de leurs cous ; et ils mettaient à mort toute la famille de ceux qui avaient circoncis des bébés… "

Le Saint Temple fut souillé. L’autel d’or, les candélabres et tous les ustensiles d’or et d’argent du Temple furent pillés et désacralisés. Et pour montrer son mépris souverain envers le judaïsme, Antiochus IV offrit une truie sur l’autel pour honorer le dieu grec, Zeus.

Durant ces sombres moments d’horreur, on raconte que Mattathias, un vieux prêtre de Modin, défia un soldat syrien qui lui avait ordonné de s’incliner devant une idole. Il le frappa et s’enfuit dans les collines de Judée. Avec ses cinq fils et quelques Juifs fidèles, Mattathias forma un groupe de combattants. Ils étaient fidèles au Dieu d’Israël, ne voulaient pas accepter l’idolâtrie grecque et, avec zèle et mépris, rejetaient la culture grecque. On les appelait les Hasmonéens, bien que personne ne sache d’où vient ce nom.

Contrairement aux autres résistants juifs, ils croyaient que pour se défendre, on pouvait se battre le jour du Chabbat. Jusque-là, les Grecs réussissaient à les battre en ordonnant de les attaquer le jour du Chabbat. Les résistants connurent bien des succès dans leurs échauffourées courageuses contre les soldats syriens. Le nombre de rebelles augmenta ainsi que leur capacité de combat et ils nuisirent grandement aux forces syriennes grâce à leur tactique de " frapper et s’enfuir ".

Selon ce récit extrabiblique, Mattathias mourut un an après et son fils Judas pris sa suite. On l’appelait " Maccabée ", ce qui signifie " marteau ", car on disait qu’il était le marteau de Dieu pour frapper les Syriens. La légende et l’histoire semblent bien emmêlées, mais il semblerait que ces valeureux combattants juifs résistèrent pendant trois ans de combats, d’attaques surprises ou nocturnes et d’embuscades.

Antiochus envoya son meilleur général, Lysias, pour détruire les Hasmonéens. Du haut de leur camp de montagne, un groupe de 3 000 Juifs observèrent 47 000 soldats syriens avancer dans la plaine pour les affronter. L’histoire raconte que le groupe fidèle des Maccabées, avec Dieu de leur côté, fut victorieux des Syriens à Emmaüs.

Judas Maccabée entra dans Jérusalem et purifia le Temple. On arracha les idoles et l’autel qui avait été souillé par le sacrifice de porcs fut enlevé et un nouveau construit. On fabriqua de nouveaux récipients sacrés. On fixa une date pour la nouvelle dédicace du Temple, le 25 du mois de Kislev, le jour même où Antiochus avait proclamé son décret trois ans auparavant.

Selon la tradition, quand Judas offrit des prières de dédicace dans le Temple en 165 avant notre ère, on ne trouva qu’un seul récipient d’huile sanctifié – juste assez pour un seul jour. Miraculeusement, cette huile brûla pendant huit jours. C’est ce que l’on commémore en allumant les bougies pendant huit jours.

NOTE :

1 Rabbi Yaakov Bar Nachman, The Hanukkah Haggadah, (San Francisco : Barah Books, 1986), p. 17

première partie de "Une lumière pour deux croyances", article de Susan Perlman mis en ligne sur le site "Juifs pour Jésus" (mouvement présenté dans nos "Actualités unitariennes",  dans le message du 11 avril 2007 "Les Juifs qui aiment Jésus sous le coup de la lapidation", rubrique Judaïsme)

Lire la suite (du même auteur) "la fête juive d'Hanouka et la Noël des chrétiens" dans le message suivant.

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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 12:41

Les unitariens ne sont pas les seuls à s'intéresser à Michel Servet. En plus des Témoins de Jéhovah (voir la rubrique qui est consacrée à cette source), bien d'autres chrétiens fondamentalistes américains constatent eux aussi que le dogme de la Trinité n'est pas dans les Ecritures -  pas même en filigrane !

Il existe bien la formule ternaire - le Père, le Fils et le Saint-Esprit - mais non point la formule trinitaire "Dieu le Père qui est en même temps Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit".

Et puis, à cette époque, on n'avait pas encore emprunté le truc des "avatars" aux hindouistes de l'Inde et aux vodouistes d'Afrique de l'Ouest !

Un site américain antitrinitaire est consacré en partie à Michel Servet : "Dieu glorifié", http://www.godglorified.com 

Cette bonne trouvaille nous est rapportée par Fabien Girard, membre de notre groupe de discussion "Unitariens francophones"

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 09:42

Depuis son célèbre sermon prononcé à Baltimore, aux Etats-Unis, en 1819 et intitulé " Le christianisme unitarien ", William Ellery Channing (1780-1842) apparaît à juste titre comme le père de l’unitarisme en son pays. C’est dire combien cet auteur mérite d’être connu et ses œuvres (en plus de ses sermons de pasteur, il fut écrivain de renom) d’être traduites.

 

Didier Le Roux, sur son site " Unitariens ", vient de sortir une biographie très détaillée. Par ailleurs, Christian Phéline a fait paraître le sermon non moins célèbre " La liberté spirituelle " (prononcé en 1830) sur le site Profils de libertés.

 

 

Il reste beaucoup à faire, d’autres traductions bien entendu ... 

 

Enfin, il faudrait retrouver dans les bibliothèques belges les  notes de lecture publiées dans une revue trimestrielle éditée en Belgique en 1856-57 et liée aux sociétés savantes du pays : traductions faites par François Ven Meenen, comptes-rendus par P.A.F. Gérard, etc.

Lues dans l’annuaire de cette revue, les références suivantes (avec leur n° d’ordre) :

10. GÉRARD, P.A.F., Les idées et les illusions de Channing. III, 1 (1856), vol. 9, 209-220.

12. * CHANNING, W.E., Principes du christianisme unitaire. Traduit de l'anglais par M. François Van Meenen (Bruxelles, s.d.). III, 1 (1856), vol. 9, 346-348. (L.A.)

76. * CHANNING, Oeuvres sociales. Traduites de l'anglais (Paris, 1854). I, 2 (1854), vol. 2, 283-287. (F.V.M. = Fr. Van Meenen)

86. * CHANNING, W.E., De l'Esclavage (Paris, 1855). III, 1 (1856), vol. 9, 348-352.

415. * CHANNING & EMERSON, Vie et caractère de Napoléon Bonaparte (Bruxelles, s.d.). IV, 4 (1857), vol. 16, 395-398. (A.Lx.)

749. MORHANGE, Salvador, De la nationalité littéraire au point de vue de la Belgique. IV, 3 (1857), vol. 15, 202-230.

 

Par ailleurs, le même annuaire nous apprend que des conférences eurent lieu à Bruxelles, Gand et Liège, par François Van Meenen, " La vie et les écrits de Channing ", au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles, et Salvador Morhange, " L'influence et le rôle de la littérature nationale d'après les idées de Channing " (au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles), " Les idées de Channing sur l'esprit et les tendances de notre époque " (à la Société littéraire de Gand), " De l'influence et du rôle de la littérature nationale d'après Channing " (à la Société libre d’émulation de Liège).

Nous remercions Pierre Bailleux de nous avoir transmis ce document et nous lançons un avis de recherche pour retrouver ces précieuses publications.

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 10:14

De lignée aristocratique, le comte Ferdinando Bracciforti (Fermo 1827 - Milan 1907), introduisit les idées de l’Américain William Ellery Channing (1780-1842) en Italie. Il participa activement à la Renaissance nationale (Risorgimento) italienne et aux combats contre les Autrichiens en 1848. Plus tard il enseigna l’anglais à Milan, dans plusieurs écoles et à Polytechnique.

Dans les années 1860, il quitte le catholicisme pour se joindre à l’Eglise évangélique libre (libérale), mais peu de temps après il milite pour l’unitarisme. Il publia " Le christianisme sans miracle " en 1866 et quelques courts autres écrits sur le même sujet. De 1869 à 1872, il fit paraître une revue intitulée " La Réforme au XIX° siècle, l’unitarisme religieux ", laquelle fit sa célébrité. Il redécouvrit Socin et le socinianisme qui devenaient d’actualité dans les milieux francs-maçons de la gauche démocratique, comme en témoigne le succès du livre du polémiste Pietro Sbarbaro (1838-1893) intitulé " De Soccini à Mazzini " (Savone, 1866).

Dans sa revue néo-socinienne, il donna la parole à de nombreux Italiens célèbres comme Garibaldi, Ausonio Franchi, Aristide Gabelli ,Terenzio Mamiani, Aurelio Saffi et de l’ancienne soeur bénédictine napolitaine Enrichetta Caracciolo di Forino (1821-1901).

Il fonda à Milan, en 1875, une Eglise unitarienne qui compta jusqu’à quelques 80 membres.

Il faudra attendre mai 2004 pour que l’unitarisme se manifeste de nouveau en Italie, cette fois-ci à l’initiative d’un étudiant de la philosophie ancienne (depuis docteur avec une thèse sur Aristote soutenue début 2005), Roberto Rosso, fondateur de la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU).

La CICU est en partenariat avec l’AFCU, voir site de l’AFCU, rubrique " Relations extérieures ", message du 12 avril 07.

traduction par Jean-Claude Barbier d'un article de Roberto Rosso publié sur le site "Unitariani" (message du 1er mai 2007) - en lien réciproque avec le site de l'AFCU 

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 09:45

église unitarienne "Essex Street" à Kensington. L'église de T. Lindsey à Essex Street fut détruite par un incendie. On reconstruisit une autre église dans un quartier, Kensington, où les terrains à bâtir étaient encore disponibles. A Essex Street, même, se trouvent maintenant le siège administratif des unitariens de Grande-Bretagne et une librairie (information Jaume de Marcos, SUUE).


 

 

Théophile Lindsey (1723-1808), ministre anglican, fonde à Londres, en 1774, la première congrégation unitarienne puis ouvre pour un culte public, en 1778, dans la même ville, la première église unitarienne, en dépit de la peine de mort toujours en vigueur pour les hérétiques. Il est aidé par Joseph Priestley (1733-1804), par ailleurs chimiste et découvreur de l'oxygène. Celui-ci donne au mouvement, une impulsion déterminante, mais il est chassé de son église unitarienne de Birmingham en 1794 et doit s'exiler aux Etats-Unis. Thomas Belsham (1750-1829) fonde en 1791 une société unitarienne, la Unitarian Society for Promoting Christian Knowledge and the Practice of Virtue by the Distribution of Books. Il faudra toutefois attendra 1813 (une Bill de Tolérance), pour la levée des sanctions contre les anti-trinitaires ; à cette date, leurs droits civils sont garantis - mais ce n’est qu’en 1844 que seront confirmés les droits de propriété d'édifices cultuels. En 1825, une nouvelle société unitarienne vise l'expansion du mouvement à l'étranger : la British and Foreign Unitarian Association.

pour plus de détails, voir le site de Didier Le Roux "Les unitariens" (en lien avec le site de l'AFCU).

 

 

Cet élan missionnaire va mettre à profit le changement politique qui a eu lieu en France avec les Trois glorieuses. Louis Philippe, jusqu’alors duc d’Orléans, succède à Charles X. la Monarchie dite de Juillet rénove la charte royale. Celle-ci est votée par la chambre le 9 août 1830. Plus libérale, elle met fin au monopole du catholicisme, lequel n’est plus " religion d’Etat ". C’est la porte ouverte à d’autres Eglises. Un catholique dissident, Mgr Chatel en profite pour lancer son Eglise catholique française avec des restes de l’Eglise constitutionnelle datant de la Révolution française.


 

A la même époque, un missionnaire unitarien, Israël Worsley arrive d’Angleterre et ouvre un lieu de culte au 12 rue de Choiseul, à l’est de l’Opéra, dans l’actuel 2ème arrondissement. Il déménagera dans un hôtel particulier de la rue de Provence, cette fois-ci au nord de l’Opéra. Le culte réunit pas moins de 70 fidèles et une Association unitarienne française est fondée (à la même adresse).


Mais une épidémie de choléra frappe la ville en 1832 et les étrangers repartent. Les " autochtones " (mais combien étaient-ils ?) ne semblent pas avoir été suffisamment nombreux pour continuer l’œuvre missionnaire. En mars 1833, il ne restait plus rien de cette tentative.


 

Il faudra attendre plus d’un siècle - juillet 1986 - pour qu’une nouvelle association unitarienne voit le jour, cette fois-ci avec l’aide du protestant libéral Théodore Monod.


 

Source : d’après un message de John Eichrodt, après qu’il eut participé à un " tour de Paris " organisé le 23 avril 2006 par l’Unitarian Universalist Fellowship of Paris (UUFP) avec Carrie Landfried comme guide.

 

Suite : biographie de Israël Worsley, dans La Besace des unitariens du dimanche 11 avril 2010 (lien)


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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 05:57

Ralph Waldo Emerson (1803-1882) suivit la lignée de pasteurs qui était celle de sa famille, mais il ne dura que 3 ans dans le ministère puis jeta sa robe aux orties, préférant s’adonner à la philosophie trancendantaliste où il excella. Ses biographes universitaires ne s’arrêtent d’ailleurs pas sur ce passé unitarien. Il est donc assez surprenant de constater l’engouement dont il jouit de la part des anglo-saxons unitariens d’aujourd’hui. En fait, c’est surtout de la part des unitariens-universalistes, lesquels ont rompu les amarres d’avec le christianisme.


Quoi qu’il en soit, il était inconnu au bataillon des unitariens si l’on en croit le catéchisme de Minot Judson Savage (1841-1918) (1). Sans doute, un écho de la bataille qui fit rage aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle entre les unitariens qui voulaient maintenir l’identité chrétienne de leur Eglise et ceux qui désiraient l’ouvrir à tous les hommes vertueux - croyants, agnostiques ou non croyants.


Voir, à propos de cette problématique, l’article à la Une de la Correspondance unitarienne n° 65, mars 2007 " Christianisme d’ouverture et post-christianisme. Faut-il inviter les autres à faire partie de nos communautés chrétiennes ? "

 

(1) Chap. VIII – Eglise

 

32L’unitarisme date de quand ? - Les Juifs étaient unitariens [sic !], donc Jésus et les apôtres

33Que voulons-nous dire par là ? - Qu’ils croyaient à l’unité de Dieu et non à la Trinité. Mais nous ne voulons pas dire par là qu’ils croyaient déjà ce que nous pensons aujourd’hui.

34Et l’unitarisme dans sa version moderne ? - Il y eut beaucoup d’unitariens lors de la Réforme. L’Eglise unitarienne en Hongrie [l’Eglise de Transylvanie, aujourd’hui en Roumanie] a duré depuis ce temps.

35Et sous sa version encore plus moderne ? - En Angleterre et en Amérique à partir du XVIII° siècle.

36Quels furent les premiers prêcheurs unitariens en Angleterre ? - Le révérend Dr. Lindsey, Milton, Newton, Locke et Priesley furent unitariens.

37Et les premiers unitariens en Amérique ? - Le Révérend Dr. James Freeman, de la King’s Chapel, Adams, Franklin, Jefferson et d’autres qui étaient pratiquement unitariens et qui comprenaient peut-être parmi eux Washington.

38 – Quels ont été les plus célèbres leaders dans ce pays ? Channing et Parker.

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