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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 18:05
Encouragements et critiques
par
Alain Dupuis (Espagne), message du 27 mars 06 : " Je continue de déplorer que Correspondance unitarienne nous laisse totalement sur notre faim de connaissance de la pensée unitarienne, théologique, ecclésiale, spirituelle ... ".

ndlr : nous espérons que, depuis, nos sites ont pallié à cette déficience : celui de l’AFCU, notamment avec sa rubrique " le vocabulaire religieux " (http://afcu.over-blog.org), nos Actualités unitariennes (http://actua.unitariennes.over-blog.com) et surtout notre site documentaire La Besace des unitariens (http://labesacedesunitariens.over-blog.com)

Le christianisme de demain
par David Renom (Martinique), message du 31 mars 2006 : " votre chronique est édifiante. Vous posez les fondements du christianisme de demain. "

Jésus, vitrail de Dieu
par Michel Guillaume (Mouvement soufi international), le 1er juillet 2004 (lettre personnelle)

"Jésus comme Maître de sagesse ou bien encore comme idéal divin,
c'est-à-dire comme une personnalité idéale, mythique si l'on veut. 
Une personnalité à travers laquelle celui qui cherche Dieu peut le voir, 
comme on voit la lumière du soleil à travers un vitrail, lorsqu'on est dans le fond obscur d'une pièce"

Le chrétien est celui qui rassemble
par Paul Pistre (animateur du réseau " Lettre aux catholiques amis des maçons "), courrier reçu le 4 avril 06 : " Je reçois toujours avec plaisir votre bulletin, preuve d’un réseau qui s’organise et parvient à fédérer des individualités et, je l’espère, des petits noyaux vivants. Pour moi, le chrétien est celui qui rassemble, qui " fait Eglise ". Le dernier numéro de Correspondance unitarienne dresse un éventail très diversifié de positions par rapport aux institutions ecclésiales. Il me semble que votre revue gagnerait à compléter les positions théologiques, toujours abstraites, pour voir comment la foi et l’espérance de chacun s’incarnent concrètement ".

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 17:55
A Oberwesel, en Allemagne, du 3 au 7 novembre 2007

La première association unitarienne français fut fondée en juillet 1986, mais il a fallu attendre une vingtaine d’années pour que l’unitarisme français sorte enfin de son isolationnisme et participe aux rencontres internationales : Villanueva de Sijena (Instituto de estudios sijenenses ‘Miguel Servet’, octobre 2004 et années suivantes), Kolozsvar en Transylvanie (ELPN / IARF, juillet 2005), Monserrat (ICUU, novembre 2005), Barcelone (Servetus International Society, octobre 2006), Oberwesel (ICUU, novembre 2007). Demain, ce sera Ottawa (CUC, mai 2008), Belfast (ELPN, juillet 2008), Kolosvar (ICUU, novembre 2009).

ELPN = European Liberal Protestant Network
IARF = International Association for Religious Freedom
ICUU = International Council of Unitarians and Universalists
CUC = Canadian Unitarian Council

Ceci correspond à une politique promue par notre réseau depuis son lancement en 2002 et résolument appuyée par l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Celle-ci est la seule association française a avoir adoptée une telle attitude et passée aux actes. C’est tout naturellement qu’elle a été reconnue groupe émergent par le bureau exécutif de l’ICUU en mai 2006, et reconnue comme telle par le Conseil en novembre 2007 à Oberwesel. Soyons de plus en plus nombreux à participer à ces rencontres internationales.

Vous pouvez voir sur le site de l’AFCU (rubrique ICUU) et dans nos Actualités unitariennes des informations et des photos de cette importante rencontre. 


A Utrecht avec nos amis Remonstrants

Afin de relancer le réseau européen de l’ELPN, auquel participent nos Eglises historiques d’Europe de l’Est (Transylvanie, Hongrie), Jean-Claude Barbier, pour les chrétiens unitariens français, et Philippe Fromont (pasteur à l’ERF) ont participé à une réunion à Utrecht organisée par le mouvement Tochtgenoten (" les travailleurs compagnons spirituels "). D’importantes décisions ont été prises :

le réseau regroupera désormais exclusivement des personnes en leur nom personnel, celles-ci pouvant bien entendu faire valoir leur appartenance (à une Eglise, à une confession, à une association, etc.) ou leur fonction religieuse ;

les communautés religieuses sont invitées à s’inscrire directement à l’IARF.

la manifestation organisée par le réseau à la veille de la conférence de l’IARF à Belfast, les 24-27 juillet 2008, prévoira une journée thématique (une pré-conférence programmée le 24), plus une assemblée générale consacrée à l’organisation du réseau.

d’ici là, le mouvement Tochtgenoten assurera la conduite du réseau.

le courrier est à adresser directement à Wytske Dijkstra, responsable de l’IARF au niveau Europe-Proche Orient, avec copie éventuelle à Jean-Claude Barbier pour la tenue du fichier des membres.

le site de l’ELPN sera actualisé et un blog interne permettra le dépôt de textes (avec un résumé en anglais pour les articles rédigés en d’autres langues). Ce site est sous la responsabilité et à la charge de l’EME (Europe and Middle East) bureau de l’IARF.

Le site de l'AFCU a rendu-compte de ces deux importantes rencontres, photos à l'appui.

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Published by Barbier Jean-Claude - dans CU 2007 - articles
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 17:47

Michel Bellin : ancien prêtre catholique, auteur de " Ieschoua mon Amour, l’évangile selon Loïc ",roman publié cet été et présenté dans les Actualités unitariennes (messages des 26 et 27 septembre 2007) : " Loïc ou le drame de l’homosexualité vécu de l’intérieur ",L’évangile selon Loïc à l’usage des exclus de la prêtrise ",


Dans le journal de bord que je tiens depuis 1972, j’avais recopié durant l’été 1979 une interview du poète Claude Roy dans Le Monde (" Les débordements du divin ") dont les propos qui suivent m’avaient beaucoup marqué à l’époque. Ils sont toujours valables et peuvent éclairer à propos des "débordements" dogmatiques :

" (...) Prenant à dessein des exemples de climat intérieur plus modestes que l’illumination, l’extase ou le ravissement, le philosophe Wittgenstein constatait que la sensation de bonheur que donne le fait de se promener par un beau jour d’été, ou le sentiment de se sentir en paix, en sécurité, d’avoir sa conscience pour soi ou – à l’inverse – le sentiment de culpabilité constituent des expériences indéniablement concrètes, mais indicibles. " L’expression verbale que nous leur donnons, dit-il, est un non-sens. "

Il suffit d’avoir, comme tout un chacun, été soudain allégé par ces visitations et ensoleillé par ces épiphanies pour lesquelles " on ne trouve pas de mots ", pour ne pas songer à contester le témoignage de ceux qui, employant les signifiants religieux que leur culture leur propose, parlent de leur " rencontre avec Dieu " de Pascal au " Dieu est Dieu, nom de Dieu ! " de Maurice Clavel, de Victor Hugo, auteur de " Dieu ", à Didier Decoin, auteur de " Il fait Dieu " (comme il fait jour), de Jean de la Croix qui se fondit en Dieu à André Frossard qui le rencontre, etc. On s’étonne seulement qu’à partir de cela on puisse déduire et professer tant de croyances aussi contradictoires entre elles que catégoriques et péremptoires chacune.

Si un homme me dit : " J’ai vu Dieu ", je consens à le croire sur parole. même sans croire en Dieu, en sachant que son langage est symbole et cette façon de parler parabole. Si le même individu ajoute : " Et en conséquence je crois à l’Immaculée Conception et à l’Infaillibilité Pontificale ", j’épouse totalement ici la pensée de Wittgenstein. Il est sans doute le plus important des philosophes modernes et le plus méthodiquement ignoré en France. Il apparaît que ce philosophe a connu toute sa vie des expériences " spirituelles ". Mais toute sa vie aussi, il a refusé de confondre ces expériences avec sa pensée et il a constamment pratiqué avec rigueur la séparation du spirituel et du rationnel. En matière de religion, remarque-t-il, ne pas croire à un dogme auquel adhère un " croyant " n’est pas une " opinion contradictoire " de la sienne. Il s’agit de deux modes de pensée autres, de deux plans qui n’ont pas le moindre rapport.

Il me paraît simplement honnête de constater [ici, c’est Claude Roy qui donne sa propre opinion], d’une part, que " ça (me) parle " et de l’autre, que toute tentative de traduction de cette obscure parole intime aboutit obligatoirement, dans le meilleur des cas, à l’auto-illusion, dans le pire des cas à la ventriloquie des clercs et des clergés qui font parler Dieu ou les dieux. Ils utilisent dès lors les soi-disant décrets " divins " pour assurer le pouvoir d’une loi dont ils sont à la fois les rédacteurs rusés, les représentants patentés et les exécutants assermentés, quand ce n’est pas les exécuteurs à la Khomeiny… "


Cette dernière phrase lue en 1979 - à l’époque, j’avais quitté le ministère depuis un an à peine - m’avait beaucoup marqué. Je m’étais identifié à ces clercs ventriloques et manipulateurs, sous des dehors doux et mystiques… et c’est pour cela que j’avais rendu mon tablier ! J’avais fui horrifié.


Il me semble qu’aujourd’hui, que ce soit au Vatican, chez les intégristes catholiques ou chez les fondamentalistes musulmans, hier chez les maoïstes, demain chez d’autres doctrinaires volontiers sanguinaires… c’est le même jeu de dupe qui continue, machiavélique et souvent criminel : on aboutit toujours à l’ " Abêtissez-vous ! " de Pascal ou à la 13ème règle de saint Ignace : " Pour tomber juste en tout, il faut toujours être prêt, devant ce que moi je vois blanc, à croire que c’est noir, si l’Eglise hiérarchique le décide ainsi. " Perinde ac cadaver, terrible devise ignacienne ! (Locution latine issue des règlements de l’ordre religieux jésuite d’Ignace de Loyola (XVIe siècle), qui exigeait de ses membres une obéissance fidèle et silencieuse " comme un cadavre " (perinde ac cadaver) aux injonctions de leur hiérarchie. Cette locution est devenue proverbiale et emblématique de toute obéissance totale à une autorité incontestée.).


Mais nul parmi nous n’ambitionne de devenir un cadavre ou une momie ! mais un vivant. Car la foi est d’abord une passion et l’Evangile un savoir-vivre, n’est-ce pas ? Un vouloir-aimer plutôt et tout groupement ecclésial, aussi infime soit-il, est un laboratoire de cette pratique et de cette poétique. Comme le résume bien Jean-Claude Barbier à la fin de son article Le christianisme post-confessionnel

" Il s’agit de vivre l’Eglise autrement… naissance d’un christianisme alternatif, hors Eglises, sur les " parvis " et sur les " pavés " de nos espaces publics… un christianisme libéré des pesanteurs confessionnelles que l’Histoire nous a léguées "

 et, évidemment, en donnant raison à la Raison (en même temps qu’au Symbolique, ce qui n’est pas forcément contradictoire) quand des dogmes emberlificotés la musellent, la travestissent, la ridiculisent et ne sont qu’ossements desséchés d’où la Vie est absente.


Telle est la simple opinion du barbare que je suis devenu après avoir été hier homme d’Eglise et aujourd’hui… homme tout court – et c’est bien assez !

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Published by Michel Bellin - dans CU 2007 - articles
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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 15:19
Cet emblème fut dessiné en 1946 à Akron (Etat Ohio) lors d’une assemblée générale universaliste. Y participaient Albert Ziegler, Richard Knost, Fred Harrison, et Gordon McKeeman. Dans un article du Christian Leader (n° 7, décembre, 1946, p. 558), Albert Ziegler donne le sens de cet emblème.

nmuclogo-copie-1.jpgThe off-center cross (la croix décentrée) vue sur le site de la Convention universaliste du New Massachusetts.

" Le cercle représente l’Univers. Au centre le vide représente le mystère au sein de l’univers, auquel on attribue le nom de " Dieu ". La croix représente le christianisme, la source de l’universalisme, c’est-à-dire le sentier menant à Dieu que la plupart des croyants d’Amérique du Nord ont appris à suivre; mais elle est décentrée, faisant place à d’autres points de vue et reconnaissant ainsi la validité d’autres sentiers menant à Dieu ".

traduction de Pierre A. Godin parue dans le " wiki " du site du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU), http://wikirfuu.editme.com/ballou

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Published by Albert Ziegler traduit par Pierre A. Godin - dans sur l'universalisme
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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 15:11
Confession de foi universaliste élaborée lors des assemblées générales de 1935 et 1953


Nous confessons notre croyance

en Dieu en tant qu’amour éternel et qui triomphe de tout ;

à la prépondérance spirituelle de Jésus ;

à la valeur suprême de toute personnalité humaine ;

au pouvoir de la vérité connue ou à connaître ; 

et à la capacité des personnes de bonne volonté, ayant le sens du sacrifice, à triompher totalement du mal et à instaurer graduellement le Royaume de Dieu.

Ni la présente déclaration, ni aucune autre ne doit être imposée en tant que contrôle de croyance. 


Document traduit par Pierre A. Godin, 
paru dans le " wiki " du site du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU),  http://wikirfuu.editme.com/ballou


En 1961, l'Eglise universaliste d'Amérique fusionnait avec l'Association unitarienne américaine pour fonder l'Unitarian Universalist Association (UUA) of Congregations

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Published by traduction Pierre A. Godin - dans sur l'universalisme
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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 14:42
"Coup d’oeil sur le passé" par Charles Howe (paru dans UU World, mai-juin 2005, traduction de Pierre A. Godin), paru dans le " wiki " du site du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU), http://wikirfuu.editme.com/ballou


ballou-hosea.jpg
Hoséa Ballou (1771-1852)



L’année 2005 marquait le deuxième centenaire de la publication par Hosea Ballou de A Treatise on Atonement ("Traité sur l’expiation "). Cette œuvre devait être, tout au long du dix-neuvième siècle, au cœur même de la théologie du mouvement universaliste. Ballou y affirmait que tous méritent le salut. 


À notre époque, cette thèse est formulée par l’Association Universaliste Américaine (UUA) comme " la valeur et la dignité inhérentes de toute personne"


Ballou, fils d’un pasteur-cultivateur de l’État du New Hampshire, a grandi dans une famille chrétienne traditionnelle. Il ne pouvait réconcilier la croyance en un Dieu aimant, tout-puissant, avec la notion d’un châtiment éternel pour la majeure partie de l’humanité. C’est pourquoi il a procédé à une étude approfondie de la Bible ; ses réflexions l’ont amené à croire au salut pour tous. En 1791, à l’âge de 19 ans, il prononçait des sermons universalistes. Trois ans après, Ballou recevait l’ordination. Au cours des quinze années suivantes, il est devenu pasteur itinérant et pasteur en tournée, principalement dans l’État du Vermont. C’est à cette époque qu’il a publié son ouvrage.


Dans ce traité, Ballou a fixé son attention sur ce qu’était à ses yeux la pire faiblesse des idées officielles : la doctrine de l’expiation par la substitution, la thèse voulant que la mort de Jésus ait payé l’écot du péché pour toute l’humanité. Ballou était déterministe, reconnaissant que ce Dieu omniscient était tout-puissant. Il était aussi rationaliste, s’inspirant largement de la pensée déiste, il rejetait la doctrine de la Trinité – ce qui faisait de Ballou un universaliste unitarien.


Pour mieux comprendre A Treatise on Atonement ("Traité sur l’expiation ") il suffit d’en comparer les principaux éléments et ceux de l’orthodoxie chrétienne calviniste :


Selon cette orthodoxie, le péché était un mal infini, équivalent à un défi infini et absolu de la volonté divine. Par contre, Ballou voyait dans le péché un geste fini, donc beaucoup moins grave " contrevenant à une loi en vigueur dans l’esprit humain, loi constituant la connaissance imparfaite que possède l’homme sur le plan moral." L’être humain peut tout au plus viser à comprendre le mieux possible le bien sur le plan moral et agir en conséquence. C’est le fait d’agir autrement qui constitue le péché.


L’orthodoxie voyait, dans ce châtiment frappant le péché infini de l’humanité, une séparation l’éloignant d’un Dieu vengeur. Selon Ballou, les hommes et les femmes luttaient pour s’orienter vers le bien sur le plan moral, s’éloignant ainsi des péchés les séparant d’un Dieu d’amour.


L’orthodoxie exigeait que le Christ assume le fardeau des péchés de l’humanité en étant sacrifié sur la croix, expiant ainsi le péché et permettant qu’un Dieu apaisé se réconcilie avec l’humanité. Ballou pour sa part, affirmait que la mort du Christ avait libéré en ce monde un immense esprit d’amour, de sorte que les hommes et les femmes réceptifs envers cet esprit soient mieux en mesure d’expier leurs propres péchés et d’être réconciliés avec Dieu.


Ballou soutenait donc que l’orthodoxie voyait les choses de travers : c’est l’humanité qui avait besoin d’être réconciliée avec Dieu, et non pas Dieu, celui de l’être avec l’humanité. En outre, cet esprit d’expiation par l’amour était accessible non seulement aux chrétiens mais aussi à toutes les nations, indépendamment " de leur nom, de leur secte, de leur confession, de leur nationalité ou de leur royaume ". Jamais un Dieu d’amour ne frapperait quiconque d’un châtiment éternel. Aucun péché n’était d’une telle gravité : le salut était universel.


Le " Treatise " a eu des répercussions fortes et immédiates, conférant à tous les universalistes des fondements à partir desquels ils pouvaient diffuser leur message. On a vite reconnu chez Ballou le chef du mouvement universaliste. En 1809, il a mis fin à ses tournées pour accepter sa nomination à titre de pasteur permanent à Portsmouth, dans l’État de New Hampshire et, par la suite, des ministères à Salem et à Boston.


En 1845, après avoir prêché pendant plus de cinquante ans son message d’espérance et de liberté, Ballou, qui se faisait vieux, a renoncé à la direction quotidienne de sa paroisse à Boston. Il a vécu encore six années, au cours desquelles on lui a prodigué honneurs et respect à titre de Father Ballou (" Père Ballou "), de " pasteur chevronné " de l’universalisme. À la suite de son décès, bon nombre d’hommages lui furent rendus, dont l’un des plus justes fut celui du grand prédicateur unitarien Théodore Parker : " Il a parcouru notre pays en proclamant cette grande vérité, en fomentant, sur le plan des idées tout comme dans les esprits, une révolution plus profonde que toutes celles menées à la même époque par tous nos hommes politiques. " 

Ce texte est reproduit sur notre site conformément à l’accord de coopération établi en 2006 entre le réseau international du RFUU et les associations chrétiennes unitariennes francophones (voir le site de l’AFCU, rubrique " RFUU ").


Sur l'Eglise universaliste américaine, voir notre rubrique "sur l'universalisme"

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Published by Charles Howe - dans (hist) BALLOU Hosea
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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 10:30
Revue-fran--aise-d---tudes-am--ricaines.jpg2002 LAUGIER Sandra (sous la direction), " Ralph Waldo Emerson : l'autorité du scepticisme ", Revue française d’études américaines (aux éditions Belin), no91 –2002/1



à lire intégralement sur le "wiki" du site du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU)

http://wikirfuu.editme.com/Home

http://www.cairn.info/revue-francaise-d-etudes-americaines-2002-1.htm


Un grand merci à nos amis du RFUU pour cette mise en ligne.

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Published by le wiki du RFUU - dans (hist) EMERSON Ralph Waldo
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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 03:30
servet-1808-copie-1.JPGUne gravure sur cuivre de Michel Servet (1511-1553) envoyée à notre site par Valéry Anneville.
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Published by Valéry Anneville - dans (hist) SERVET Miguel
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 11:00
La-Biblioth--que---lectronique-de-Lisieux--lxlogo01.jpgPour notre bonheur, la Bibliothèque municipale de Lisieux met en ligne ses vieux livres.

Ainsi une " Remonstrance aux François pour les induire à vivre en paix à l'advenir ", publié en 1576 et réédité 3 siècles plus tard, en 1876 par Isidore Liseux.  

http://www.bmlisieux.com/curiosa/remonstr.htm

 
Ce texte, dont on ne connait pas l'auteur, est tout à fait dans l’esprit du " Conseil à la France désolé " (1562) de Sébastien Castellion.

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 10:06

ralph_waldo_emerson_bis.jpegHarangue prononcée le soir du dimanche 15 juillet 1838 devant les élèves de dernière année de la Faculté de théologie à Havard, en Nouvelle-Angleterre, par Ralph Waldo Emerson (1803-1882) après qu’il eut quitté le ministère unitarien en 1832.

Ce discours, qui prônait la réflexion par soi-même et de ne plus être à la remorque des théories antérieures, a été considéré comme un manifeste de la philosophie transcendantaliste appliquée au religieux. Il constitue une référence majeure pour les unitariens-universalistes (dont la plupart ont effectivement rompu les amarres d’avec le christianisme en tant que religion).
 

Les extraits ci-dessous ont été choisis par Olivier Abel, dans une traduction en français de Christian Fournier, pour les besoins d’une Journée du
Fonds Ricoeur organisée à Paris le 1er octobre et intitulée "Emerson, une théologie de la dissidence" (information reproduite dans nos Actualités unitariennes du samedi 29 septembre 07).

(…) Ces traits moraux qui sont tous concentrés dans chaque acte et chaque pensée vertueux, - dans le discours il nous faut les dissocier, les décrire ou les suggérer par l'énumération pénible de nombreux détails. Pourtant, comme ce sentiment est l'essence de toute religion, permettez-moi de guider vos yeux sur les objets précis de ce sentiment en énumérant certaines de ces catégories de faits dans lesquelles cet élément apparaît visiblement.


(…) Si un homme a le cœur juste, alors dans cette mesure il est Dieu ; la sécurité de Dieu, l'immortalité de Dieu, la majesté de Dieu pénètrent en cet homme avec la justice. Si un homme dissimule, trompe, il se trompe lui-même et perd connaissance avec son propre être. A la vue de la beauté absolue, un homme adore en totale humilité. Chaque pas fait si bas est un pas vers le haut. L'homme qui se renonce revient à lui.


(…) un seul esprit est partout actif, dans chaque rayon de l'étoile, dans chaque vaguelette de l'étang ; et tout ce qui s'oppose à cette volonté est partout entravé et bafoué, parce que les choses sont faites ainsi et pas autrement. Le bien est positif. Le mal n'est que privatif, pas absolu : il est comme le froid qui est privation de chaleur. Tout mal n'est que mort, ou non-entité. La bonne volonté est absolue et réelle. Un homme a autant de vie qu'il a de bonne volonté.


(…) La marée descendante est semblable à la marée montante. Que cette foi s'en aille, et les paroles mêmes qu'elle prononçait, les choses qu'elle effectuait, deviennent fausses et nuisibles. Alors c'est la chute de l'Eglise, de l'Etat, des arts, des lettres, de la vie. Une fois oubliée la doctrine de la nature divine, une maladie infeste et rapetisse la constitution humaine.


(…) Le christianisme historique est tombé dans l'erreur qui corrompt toutes les tentatives pour communiquer la religion. Tel qu'il nous apparaît, et tel qu'il apparaît depuis des siècles, ce n'est pas la doctrine de l'âme, mais une exagération du personnel, du positif, du rituel. Il a insisté, il insiste avec une exagération néfaste sur la personne de Jésus. L'âme ne connaît pas de personnes. Elle invite chaque homme à s'étendre jusqu'au cercle complet de l'univers,


(…) Mais l'homme qui vise à parler comme le permettent les livres, comme en ont l'habitude les synodes, comme l'indique la mode et comme l'ordonne l'intérêt, babille. Qu'il reste silencieux.


(…) Nous avons envie de nous envelopper de nos manteaux et de nous assurer du mieux que nous pouvons une solitude qui n'entende pas. Il m'est arrivé d'entendre un prédicateur qui me soumettait terriblement à la tentation de dire : Je voudrais ne plus aller à l'église.


(…) Le peu de vie que conserve le culte public, il le doit à la troupe clairsemée d'hommes pieux qui exercent ici et là dans les églises et qui, acceptant parfois avec trop de douceur le credo des anciens, n'ont pas accepté d'autrui mais de leur propre cœur les instincts authentiques de la vertu et ainsi commandent encore notre amour et notre respect pour la sainteté de leur caractère.


(…) Je pense que nul ne peut rentrer dans l'une de nos églises en toute connaissance sans ressentir que l'emprise que le culte public avait sur les hommes est morte, ou en train de mourir. Il a perdu son influence sur l'affection des bons et la peur des méchants.


(…) Et quelle plus grande calamité peut accabler une nation que la perte du culte ? Alors toutes choses tombent en décadence. Le génie quitte le temple pour hanter le sénat ou le marché. La littérature devient frivole. La science est froide. L'œil de la jeunesse n'est point éclairé de l'espérance d'autres mondes, et le grand âge est privé d'honneur. La société vit pour des babioles et, quand les hommes meurent, nous ne les mentionnons pas.


(…) L'immobilisme de la religion ; l'hypothèse acceptée que les temps de l'inspiration sont passés, que la Bible est close ; la peur de rabaisser le caractère de Jésus en le représentant comme un homme ; tout cela indique avec une clarté suffisante la fausseté de notre théologie. C'est la charge d'un prédicateur véridique de nous montrer que Dieu existe, non qu'Il a existé ; qu'Il parle, non qu'Il a parlé.


(…) Permettez-moi de vous recommander tout d'abord de marcher seuls ; de refuser les bons modèles, même ceux qui sont sacrés dans l'imagination des hommes, et d'oser aimer Dieu sans médiateur ni voile. Vous trouverez assez d'amis qui proposeront à votre émulation des Wesley et des Oberlin, des Saints et des Prophètes. Remerciez Dieu pour ces hommes vertueux, mais dites : "Moi aussi je suis un homme".


(…) On peut s'assurer à peu de frais les louanges de la société, et presque tous les hommes se contentent de ces mérites faciles ; mais, l'effet instantané d'une conversation avec Dieu sera de les balayer. Il y a des personnes qui ne sont ni des acteurs, ni des parleurs, mais des influences ; des personnages trop grands pour la renommée,


(…) toutes les tentatives pour projeter et établir officiellement un culte avec de nouveaux rites et de nouvelles formes me semblent vaines. C'est la foi qui nous fabrique, et non pas nous qui la fabriquons, et la foi fabrique ses propres formes.


(…) Le christianisme nous a donné deux avantages inestimables ; premièrement ; le sabbat, un jubilé pour le monde entier, dont l'aube luit aussi bien venue dans le cabinet du philosophe, dans la mansarde du labeur et dans les cellules de la prison, et suggère partout, même aux infâmes, la dignité de l'existence spirituelle.


(…) Et deuxièmement, l'institution du prêche, - le discours qu'un homme adresse aux hommes, - qui est essentiellement le plus flexible de tous les organes, de toutes les formes. Qu'est-ce qui empêche qu'à présent, partout, en chaire, dans les amphithéâtres, dans les maisons, dans les champs, partout où vous mènent l'invitation des hommes ou vos propres occasions, vous disiez la vérité pure, telle que vous l'enseignent votre cœur et votre conscience,


(…) Les Ecritures hébraïque et grecque contiennent des sentences immortelles qui ont été le pain de la vie pour des millions d'hommes. Mais elles n'ont pas d'intégrité épique ; elles sont fragmentaires ; elles ne se présentent pas à l'intellect dans l'ordre. Je cherche le nouveau prédicateur qui poussera si loin ces lois brillantes qu'il les verra revenir à leur point de départ ; qu'il verra leur entière grâce circulaire ; qu'il verra que le monde est le miroir de l'âme ; qu'il verra que la loi de la gravitation est identique à la pureté du cœur ; et qu'il montrera que le Devoir, que l'Obligation, ne fait qu'un avec la Science, la Beauté et la Joie.

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Published by Ralph Waldo Emerson traduit par Christian Fournier - dans (hist) EMERSON Ralph Waldo
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