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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 20:03

document à intérêt historique rédigé aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle

V – JESUS

01
. En quelle année Jésus est-il né ? - Vers l’an 5 ou 4 avant JC.
02. Comment le Christ peut-il être né avant le Christ ? - La date n’avait pas été fixée à l’époque , et plusieurs années après l’erreur à été faite.
03. A quelle période de l’année est-il né ? - Nous ne le savons pas.
04. N’est-il pas né à Noël ? - Non: cette date n’a pas été fixée avant quatre ou cinq cent ans après la naissance de Jésus.
05. Pourquoi cette date a t-elle été choisie pour célébrer sa naissance ? - Parce qu’elle était déjà une fête populaire.
06. Quel genre de fête était-elle ? - C’était un peu comme notre Noël d’aujourd’hui. C’était la naissance du Dieu-soleil, et donc de l’année.
07. Que faisaient les gens à cette date ? - Ils échangeaient des cadeaux, et en ont fait un jour d’égalité entre les hommes et de bonté. Les esclaves était fêtés et servis par leur maîtres.
08. Où Jésus est-il né ? - A Nazareth, une petite ville en Galilée.
09. Pourquoi Mathieu et Luc ont dit qu’il était né à Bethléem ? - Les histoires au sujet de sa naissance sont tardives et sans réels fondements. Les Juifs s’attendaient à ce que leur Messie naisse à Bethléem, donc après que les gens aient reconnu en Jésus leur Messie, alors la croyance s’est enracinée.
10. Qui étaient ses parents ? - Joseph et Marie.

11. Quel genre de personne étaient-ils ? - Des gens simples. Son père était charpentier.
12. Avait-il des frères ou des soeurs ? - Oui il était issu d’une famille nombreuse.
13. Que savons-nous de son enfance ? - Pratiquement rien, sauf si l’on se concentre sur ce que l’on sait d’une enfance juive à cette époque.
14. Qu’apprenait un enfant juif à cette époque ? - Il apprenait à la synagogue à réciter les sagesses de l’Ancien testament et des Pères.
15. Quelle langue parlait-il ? - L'araméen.
16. Avait-il appris des sciences ou de la philosophie ? - Non: à son époque, les gens n’avaient pas de connaissances en sciences, et ne pensaient pas que le monde obéissait aux lois de la nature.
17. Ses biographes ne disent rien de son enfance ? - Il y a juste une histoire rapportée par Luc. Elle raconte comment ses parents l’ont amené au Temple de Jérusalem quand il avait 12 ans.
18. Pourquoi l’avaient-ils amené là-bas ? - C’était une coutume juive, un peu comme la confirmation des Eglises actuelles.
19. Que fait Jésus dans cette histoire ? - Il apparaît comme un enfant précoce, aimant et obéissant.
20. Que nous dit Luc sur lui et son retour à la maison ? - Qu’il " avait grandi en sagesse et en stature, en bonté avec Dieu et les hommes ".
21. Quand le voit-on plus tard ? - A l’âge de trente ans, quand il va voir Jean le Baptiste pour se faire baptiser.
22. Pourquoi le fait-il ? - Après l’emprisonnement de Jean, il a commencé à voyager à travers le pays, et a annoncer que le Royaume de Dieu était à portée de main.
23. Que signifait le "Royaume de Dieu" ? - Les Juifs en étaient arrivés à penser que Dieu était sur le point, par un miracle soudain, d’établir l’ordre parfait des choses sur terre.
24. Est-ce que Jésus voyageait seul ? - Non: il a choisi 12 amis, appelés les "apôtres", la plupart étaient avec lui.
25. Comment vivaient-ils ? - Ils étaient hébergés par des amis lors de leur voyage à travers le pays.
26. Pourquoi cette façon étrange de voyager ? - Non : à cette période, dans ce pays et avec ce climat, c’était simple et naturel.
27. Pouvons-nous suivre le déroulement de ces déplacements et de ses enseignements ? - Non, les histoires ne sont pas assez claires.
28. Combien de temps à durer sa période de prédication ? - Probablement un petit peu plus d’un an, même si Jean semble indiquer une durée de 3 ans et demi. Il y a même une tradition plus tardive qui dit qu’il a vécu jusque 50 ans.
29. En combien de parties sa vie publique peut elle être séparée ? - En deux parties, la première son travail en Galilée, et en deuxième son travail en Judée.
30. Où prêchait-il ? - Sur la bordure d’un lac, depuis un bateau, ou d’autres endroits pratiques.
31. Comment prêchait-il ? - Très simplement, sous forme de discussion, tirant ses leçons des fleurs, du travail des fermiers, des Ecritures.
32. Est-ce qu’il faisait de long sermons ? - Probablement pas. Le sermon sur la montagne ne fut pas entièrement dit en une seule foi, ni à un seul endroit.
33. Qu’est-ce qu’il enseignait d’autre ? - Souvent il enseignait par paraboles, en racontant des histoires avec une leçon dont les gens se rappelleraient.
34. Comment était-il reçu ? - Les gens étaient contents de l’entendre.
35. En quoi était-il différent des enseignants usuels ? - Ils étaient en général rigides et formels dans leurs méthodes.
36. Qu’enseignaient-ils ? - La loi de Moïse et les traditions.
37. Qu’enseignait-il ? - L’amour de Dieu et les devoirs des hommes.
38. Qui choisissait-il comme partenaires ? - Les gens du peuple.
39. Quel était son tempérament ? - Il était tendre et aimant, toujours prêt à aider et à réconforter.
40. Il n’était jamais sévère ? - Seulement avec les gens qui étaient durs et fiers, et qui regardaient avec mépris les autres gens.
41. Qui étaient ceux qui étaient dignes du Royaume de Dieu selon lui ? - Ceux qui avaient laissé de côté leurs défauts et étaient devenu aimants et voulaient aider les autres comme lui.
42. Est-ce qu’il a posé d’autres conditions ? - Non ; il ne l’a pas fait.
43. Qui représentaient la religion d’Etat à l’époque ? - Les prêtres, les pharisiens, et les scribes.
44. Est-ce qu’ils l’aimaient ? -
Non
45. Pourquoi ? - Parce qu’il ne respectait pas leur règles et coutumes, et disait que si les gens étaient aimants et voulaient aider les autres, rien d’autre ne comptait.
46. Pourquoi cela les gênaient-ils ? - Parce qu’ils pensaient que Dieu leur avait commandé de garder le Temple, la Loi, et toutes leur cérémonies, et aussi , parce que si Jésus prenait de l’importance, leurs fonctions et leurs commerces seraient menacés.
47. Qu’ont-ils fait alors ? - Ils ont monté le peuple contre lui, et ont fait croire au peuple qu’il était un ennemi de Dieu, et donc leur ennemi.
48. Qu’ont-ils fait d’autres ? - Ils ont fait croire aux autorités romaines qui gouvernaient la région qu’il était en train de préparer une rébellion.
49. Y avait-il eu des rébellions auparavant ? - Oui de nombreuses, de sorte que les romaines était très sensible sur ce sujet.
50. Y avait-il des fondements à ces accusations ? -
Non, à part qu’il prêchait le Royaume de Dieu. Mais ils se rendaient compte que cela réduisait leur pouvoir sur les gens : et donc ils ont rendu les Romains suspicieux.
51. Quand ont-ils conçu leur plan ? - A la grande fête annuelle, quand ils ont su que Jésus serait à Jérusalem.
52. Comment s’y sont-ils pris ? - Ils ont engagé Judas, un des apôtres pour trahir Jésus et le leur livrer.
53. Qu’ont-ils fait par la suite ? Ils l’ont poursuivi devant le Sanhédrin, le tribunal suprême juif.
54. Ont-ils pu prouver leurs accusations ? - Cela leur importait peu de le faire. Ils étaient déterminés à se débarrasser de Jésus.
55. Pouvaient-ils le condamner à mort ? - Non : ils devaient obtenir l’accord de Pilate, l’administrateur romain.
56. Est-ce que Pilate pensait que Jésus était coupable ? - Probablement pas; mais cela l’importait peu, et il voulait satisfaire le peuple.
57. Qu’ont-ils fait à Jésus alors ? - Ils lui ont mis une couronne de ronce sur la tête, une toge pourpre sur ses bras, un roseau dans les mains parce qu’il prétendait être un roi, et que la toge, la couronne et le sceptre étaient les symboles de la royauté.
58. Prétendait-il être un roi ? - Seulement par figure de style, être un roi de la vérité.
59. Et ensuite ? - Ils l’ont crucifié sur une petite colline à l’extérieur de la ville.
60. Où a t-il été enterré ? - Dans une nouvelle tombe, creusée dans un rocher, dans un jardin qui appartenait à Joseph d’Arimathie.
61. Est-ce qu’il est revenu d’entre les morts ? - Il n’y a aucune raison de supposer que son corps a revécu.
62
. Pourquoi alors ses disciples ont dit qu’ils l’avaient revu après sa mort ? - Peut être ont-ils revu son corps spirituel.
63. Quel jour sa supposée résurrection est-elle célébrée ? -
Le jour de Pâques.
64. Pourquoi ? - Parce que comme Noël, Pâques était déjà célébrée de la même façon longtemps auparavant.
65
. Que signifiait ce jour avant qu’il devienne une fête chrétienne ? - Il célébrait l’arrivée du printemps après la fin de l’hiver.
66. Quand ces histoires de naissance miraculeuse et de résurrection de Jésus se sont-elles développées ? - Longtemps après sa mort.
67. Est-ce que Jésus a fait des miracles ? - Pas dans le sens de braver les lois naturelles.
68. Est-ce qu’il avait des pouvoirs spéciaux ? – Probablement, il avait le pouvoir de guérir et de soigner ceux qui souffraient de maladies nerveuses.
69. Est-ce que d’autres ont les mêmes pouvoirs ? - Oui ; beaucoup d’autres.
70. Pourquoi alors ces histoires ce sont-elles développées ? - Comme dans le cas de Gautama, et dans bien d’autres cas. Les gens ont souvent raconté des histoires fantastiques à propos de personnes fantastiques qu’ils admirent et célèbrent.
71. Est-ce que des histoire de naissance virginale et de pouvoirs miraculeux ont déjà été dites à propos d’autres personnes ? - Oui à propos de beaucoup d’autres personnes. Il y en a eut sur Gautama, Platon, Caesar, d’Apollonius et de beaucoup de saints catholiques.
72. Est-ce que les gens de cette époque avaient besoin de preuves ? - Non: ils croyaient facilement aux histoires qui leur plaisaient.
73. Pourquoi ? - Parce qu’ils n’avaient pas étudier les lois et l’ordre naturel du monde.
74. Quel genre d’homme était Jésus ? - Il était un grand réformateur et dirigeant de son époque.
75. Quel était son enseignement ? - Il a enseigné peu de choses réellement nouvelles, mais il a enseigné avec une telle force et une telle simplicité qu’il a fait grande impression.
76. Quel est son rang parmi les hommes ? - Il est le plus grand chef religieux du monde.
77. Quel était son état d’esprit ? - Il était plein de l’esprit et de l’amour de Dieu, et il aimait tellement les hommes qu’il nous semble avoir été très proche de la perfection.
78. A t-il établi une Eglise ? - Non il ne l’a pas fait. Si c’est correctement rapporté, il espérait revenir peu de temps après sa mort, et avec des anges établir le Royaume de Dieu sur terre.
79. Est-ce que Jésus à enseigné les sciences, la politique ou a t-il aider à résoudre de grandes questions sociales ? - Non, il partageait les croyances de son époque et de son peuple sur de tels sujets.
80. Quelles étaient-elles ? - Que "à la fin des temps", Dieu établirai soudainement et miraculeusement son Royaume.
81. A t-il aidé le monde à s’interroger sur un grand problème intellectuel ? - Non : sa grandeur était dans son tempérament et sa spiritualité intérieure.
82. Devons-nous parler de lui comme Jésus ou comme le Christ ? - Comme Jésus. Le Christ ou le Messie est le nom du titre qui lui a été donné, pas son nom à lui.
83. Qu’est ce que Jésus pour nous aujourd’hui ? – Son exemple spirituel dont nous devons nous inspirer.
84. En quel sens est-il notre Sauveur ? - Dans le sens où il nous a aidé à aimer Dieu et l’homme , et donc nous devons essayer de le suivre.
85. Est-ce suffisant de connaître le bon chemin ? - Non, nous devons l’aimer, et être prêt à travailler et même à mourir pour cela.
86. Pourquoi Jésus a dit que la chose la plus important est l’amour ? - Parce que l’amour est le pouvoir le plus important qui mène à faire les choses les meilleures qu’il soit.
87. Doit-on se nommer chrétiens alors ? - Oui, si nous disons que par cela nous sommes les disciples de l’esprit de Jésus dans l’amour de Dieu et de l’Homme.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 19:40

document à intérêt historique rédigé aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle

VI - LE MAL ET LE DIABLE
 

01. Que voulons nous dire par le Mal ? - Tout ce qui est mauvais et qui fait souffrir.
02. Quelle est l’ancienne croyance à ce sujet ? - Qu’il n’existait pas au commencement.
03. Comment son origine est-elle expliquée ? - Comme la conséquence de la chute de l’homme.
04. Quelle est cette histoire ? - L’homme à été créé parfait et placé dans le Jardin d’Eden.
05. Comment l’a t-il quitté ? - Il est dit que le diable, sous forme d’un serpent a tenté Eve.
06. Qu’est-il supposé être arrivé ensuite ? - Adam et Eve ont été chassés du paradis. Puis les gens ont commencés à souffrir et à mourir.
07. Qui était ce diable ? - Au début racontent-ils, il était un archange intelligent, un ange en chef.
08. Comment est-il devenu le diable ? - Il est raconté qu’il s’est rebellé contre Dieu au Paradis et a été chassé en Enfer.
09. Pourquoi a t-il tenté Eve ? - Il est dit qu’il l’a fait pour fâcher Dieu et gâcher son nouveau monde.
10. Est-ce que les Juifs croyaient au diable au début ? -
Non.
11. Quand ont-ils commencé à y croire ? - Il semble qu’ils aient emprunté l’idée aux perses durant leur captivité, vers 550 avant JC
12. Pourquoi ont-ils accepté cette idée ? - Parce qu’ils en étaient venu à penser qu’un Dieu bon ne pouvait pas permettre tout ce Mal, et donc qu’il devait y avoir une créature maléfique qui le causait.
13. Est-ce une explication satisfaisante ? - Non; si Dieu ne pouvait pas permettre le Mal , alors il n’aurait pas permis l’existence du Diable.
14. Y a t-il une raison pour croire à l’existence du Diable ? - Non, il n’y en a aucune. Les histoires à son sujet ne prouvent pas du tout son existence, comme le fait que les histoires au sujet d’Hercules ne prouvent pas non plus son existence. 
15. Qu’est ce que les gens ont cru au sujet du diable ? - Que lui et ses anges malfaisants étaient partout, à faire toutes sortes d’actes mauvais.
16. Quels genres d’actes ? - Comme causer la maladie, des tornades.
17. Est-ce qu’il pensaient que les gens puissent entrer en relation avec le Diable ? - Oui, c’est le cas de Faust et des sorcières. Ils pensaient que les hommes et les femmes pouvaient marchander avec lui, et quelques fois, vendre leur âme pour de l’argent ou du pouvoir.
18. Est ce que le Mal est quelque chose qui est venu au monde ? -
Non.
19. C’est quoi ? - C’est simplement le résultat de ne pas connaître et respecter les lois de Dieu.
20. Depuis combien de temps cela existe ? - Depuis que la Vie existe sur terre.
21. Qu’est ce que la souffrance ? - Un sentiment que nous n’aimons pas.
22. Quelle en est sa cause ? - Toute créature qui peu ressentir, peut avoir de la souffrance comme du plaisir. Et la souffrance est le résultat du non respect de la loi de Dieu.
23. Si les gens étaient parfaits, il n’y aurait pas de souffrance ? - Non; ou alors très peu. S’ils connaissaient toutes les lois de Dieu et les respectaient, ils ne souffriraient pas.
24. Est-ce que la souffrance signifie qu’une personne est mauvaise ? - En aucun cas. Par exemple parfois nous ne respectons pas la loi de Dieu, sans le savoir, ou alors d’autres gens font que nous souffrons.
25. Est-ce que la mort est le Mal ? – Non : même si une mort précoce ou cruelle peut l’être.
26. Est-ce que la Mort est causée par le péché ? - Non: il est aussi naturel de mourir que de naître.
27. Quels sont les plus grands maux du monde ? - Ceux que les hommes mauvais se font entre eux.
28. Est-ce que les maux ont besoin d’exister ? - Non: ils existent car les gens sont ignorants, passionnés et égoïstes.
29. Est ce qu’une personne peut devenir meilleure si elle s’en prend à une autre personne ? - Non : l’égoïsme est toujours une folie et un mal.
30. Qu’est ce que l’égoïsme ? - Avoir la volonté d’obtenir ce que nous voulons au détriment du bonheur ou du bien-être de quelqu’un d’autre.
31. Est-il mauvais d’espérer avoir de bonnes choses ? - Non, c’est mauvais seulement lorsque vous êtes prêt à blesser quelqu’un pour les obtenir.
32. Est-ce la volonté de Dieu que l’homme souffre ? -
Non.
33. Pourquoi ne l’empêche t-il pas ? - Nous pouvons apprendre le Bien et le Mal seulement par expérience, donc Dieu doit permettre le Mal, même si nous devons souffrir.
34. Est-ce que les gens doivent tout le temps souffrir ? - Non jusqu'à ce qu’ils apprennent à vivre correctement.
35. Est-ce que la souffrance et la mort, donc, rendent impossible de croire en la bonté de Dieu ? - Non, pas si nous les comprenons ainsi que leur usage.
36. Y a t- il alors, un signe quelconque que Dieu nous en veuille ? - Non, Dieu n’est jamais en colère avec personne.
37. Quelles sont alors les causes du Mal ? - L’ignorance, la passion et la folie.
38. Avons-nous besoin d’un diable quelconque pour les expliquer ? - Non .
39. Dieu, alors ne veut pas que nous souffrions ? - Non , il souhaite que nous connaissions la bonne voie, et que nous évitions le Mal.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 19:24

document à intérêt historique rédigé aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle.

VII - SALUT 


0
1. Qu’est-ce que le salut ? - C’est la bonne relation entre Dieu et l’homme.
02. Qu’est ce que les Eglises "orthodoxes" [ndlr : au sens de classiques, non hérétiques] enseignent au sujet de l’homme ? - Qu’il fut perdu et ruiné, sous la malédiction et le courroux de Dieu, et jeté dans un enfer sans fin.
03. Pourquoi selon eux, l’homme est sous la malédiction ? - A cause du péché d’Adam.
04. Comment ? - Selon eux, Dieu a arrangé les choses pour que toute l’espèce naisse dépravée et perdue.
05
. Quelle est cette histoire ? - L’histoire d’Adam et Eve, créés parfaits et placés dans l’Eden. Quand tentés par Satan, ils chutent, et ainsi tous leurs enfants sont nés perdus et mauvais.
06. Qu’enseignent-ils que Dieu ai fait ? - Quand les années passèrent, il choisit un petit groupe de gens, leur enseigna et les prépara à la venue de son Fils, qui était supposé être le Sauveur de ceux qui l’accepteraient.
07. Et ensuite ? - Tout le reste du monde a été laissé dans l’obscurité et la mort pendant 4 000 ans.
08. Et puis ? - Il a envoyé son Fils, la seconde personne de la Trinité, né d’une vierge, pour souffrir et mourir.
09. Quels sont certains des autres enseignements "orthodoxes" ? - Une révélation miraculeuse et infaillible , que Jésus était Dieu ; que l’Eglise était faite seulement de ceux qui acceptaient ses enseignements, et que ceux qui les acceptaient allaient au paradis après la mort, et ceux qui ne les acceptaient pas allaient en enfer.
10. Quelle est la plus importante de ces doctrines ? - La Chute de l’homme ; sans cela le reste n’existerait pas.
11. Que pense t-on de cela aujourd’hui ? - Nous ne croyons pas seulement, nous savons qu’il n’y jamais eu de Chute de l’homme.
12. Que devient le reste des doctrines alors ? - Elles ne sont pas nécessaires.
13. Est-ce que les juifs anciens y croyaient ? - Non, ils ont emprunté l’histoire de l’Eden aux Perses, et ils n’ont jamais cru dans les autres, sauf que l’Ancien Testament était une révélation.
14. Est-ce que Jésus y croyait ? – Non, il n’en a jamais enseigné une seule.
15. N’a t-il pas dit que Dieu était son père ? - Oui et il a aussi dit que Dieu était le père de tous les hommes.
16
. Que savons-nous de l’homme ? - Qu’il s’est développé a partir de formes de vie plus primitives et est sur terre depuis 200 000 ou 300 000 ans et qu’il n’a jamais chuté.
17. A t-il besoin d’être sauvé alors ? - Non, pas dans le sens où il serait sous la malédiction de Dieu, jeté en enfer.
18. De quoi a t-il besoin ? - Il a besoin d’éducation et d’entraînement, de savoir comment vivre.
19. Il n’y a pas d’enfer alors ? - Seulement l’enfer de la souffrance, ou ailleurs, qui est causée par un mauvais comportement.
20. De quoi a t-on besoin d’être sauvé alors ? - De l’ignorance, de la passion et de l’égoïsme.
21. Est-ce que cela nous mènera au paradis ? - Etre délivré de cela fera le paradis.
22. Est-ce qu’une personne mauvaise pourra aller au paradis ? - Non: pas plus qu’un piano cassé ne peut faire de musique.
23. Le paradis est-il un endroit alors ? - Il pourrait y avoir de nombreux endroits qui pourraient être appelés paradis, mais le paradis est surtout en esprit. Etre dans une belle maison ne rend pas forcément l’enfant triste heureux.
24. Qu’est-ce que le salut alors ? - C’est avoir un bon esprit.
25. Mais si quelqu’un a mené une mauvaise vie, que devons-nous faire ? - Arrêter de faire le mal et commencer à faire le bien.
26. Est-ce que Dieu va nous pardonner d’avoir fait des choses mauvaises ? - En un sens, oui, dans un autre, non.
27. Comment cela ? - On peut se réconcilier avec Dieu, mais cela n’efface pas pour autant les conséquences de nos actes.
28. Que peut-on y faire ? - Autant que possible, on peut essayer de réparer ce qu’on a fait de mal.
29. Pourquoi ? - Parce que si j’ai blessé quelqu’un, demander à Dieu de me pardonner n’est pas suffisant. Il faut si possible corriger le mal.
30. Est-ce que quelqu’un peut être sauvé tout seul ? -
Non.
31. Pourquoi pas ? - Parce que le bien-être et le bonheur d’un individu dépend du bien-être et du bonheur de tous.
32. Pourquoi cela ? - Quelqu’un qui aime ses semblables ne peut jamais être entièrement heureux tant que le Mal et la souffrance existent.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 18:53

document à intérêt historique rédigé aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle

VIII - EGLISE

01
. Qu’est ce que l’Eglise ? - Cela vient du grec. C’est une congrégation, une assemblée.
02. Quel âge à l’Eglise ? - Elle a été organisée immédiatement après la mort de Jésus.
03. Est-ce que les juifs avaient des organismes comme des Eglises ? - Oui, des synagogues. Il y en avait une dans chaque ville, et dans les grandes villes, il y en avait plusieurs.
04. Qu’y faisaient-ils ? - Ils lisaient et expliquaient la Loi.
05. Sont-elles liées d’une certaine façon aux Eglises ? - Oui les églises ont été copiées sur elles, et sans elles, les églises n’auraient sans doute pas existées.
06. Quelles étaient les Eglises ? - Des associations volontaires d’hommes et de femmes pour étudier, enseigner et pratiquer le christianisme.
07. Au début, y avait-il des évêques, des dirigeants ? - Non, seuls les apôtres étaient naturellement écoutés et suivis.
08. Comment les Eglises se sont-elles développées et changées ? - Comme elles se sont multipliées, elles se sont divisées en groupes avec des superviseurs, qui furent appelés des Anciens et enfin des évêques.
09. Que signifie évêque ? - Seulement superviseur.
10. Comment l’Eglise catholique s’est-elle développée ? - Après que l’empire romain devienne chrétien , les évêques de Rome ( la capitale) avaient naturellement plus de pouvoir que les autres.
11. Quand l’empire romain est-il devenu chrétien ? - Au début du quatrième siècle, sous l’empereur Constantin.
12. Etait-il un homme bon ? - Non.

13. Pourquoi alors se désignait-il comme chrétien ? - Beaucoup de ses sujets étaient devenus chrétiens et pour lui c’était un choix politique de le devenir.
14. Jusqu’où l’église romaine s’est-elle étendue ? - Pratiquement sur tout le monde civilisé.
15. Qui était à la tête de l’Eglise ? - Le pape, un mot latin voulant dire père.
16. Est-ce que l’Eglise garda le mode de vie simple et les enseignements de Jésus ? - Non : c’est devenu un grand empire, avec le pape comme prince. Il a affirmé être le vice régent de Dieu sur terre.
17. Est-ce que les gens étaient libres de penser et d’étudier ? - Non, les hérétiques étaient persécutés et punis.
18. Qui était hérétique ? - Tous ceux qui refusaient d’accepter les enseignements de l’Eglise.
19. Combien de temps cette Eglise a t-elle régnée en Europe ? - jusqu’au 16ème siècle.
20. Qu’est-il arrivé ensuite ? - Ce qui s’est appelé la Réforme
21. Qui l’a menée ? - Un moine qui s’appelait Luther.
22. Quel en fut le résultat ? - Un grand désengagement de nombreuses personnes de l’Eglise catholique et le développement de nombreux groupes religieux appelés protestants.
23. Pourquoi étaient-ils appelés protestants ? - Parce que lors de la seconde diète de Spire, la minorité, au nom de la liberté religieuse a protesté contre la position de la majorité.
24. Quelles sont les principales Eglises protestantes ? - Les luthériens en Allemagne, l’Eglise d’Angleterre en Angleterre, les presbytériens en Ecosse et en Amérique, les méthodistes, les congrégationalistes et beaucoup d’autres.
25. Quel autre nom ont toutes ces Eglises ? - Elles sont appelées "orthodoxes".
26. Que signifie "orthodoxe" ? - C’est un mot grec qui veut dire "la vraie doctrine".
27. Comment sont appelés les autres ? - Les hérétiques
.
28. Qu’est-ce que cela signifie ? - Cela provient d’un mot grec qui veut dire faire un choix. Donc un hérétique est quelqu’un qui pense librement, et qui choisit ses croyances.
29. Est-ce que nous, les unitariens, sommes hérétiques ? - Oui du point de vue des orthodoxes. Mais nous pensons être les orthodoxes au vrai sens du terme, parce que nous pensons détenir et enseigner la vraie doctrine.
30. Comment les Eglises orthodoxes se différencient-elles entre elles ? - Principalement selon les types de cérémonies et les méthodes de gouvernance.
31. Quelles cérémonies et quel type de gouvernance peuvent avoir les unitariens ? - Celles qu’ils souhaitent. Cependant leur type de gouvernance est généralement congrégationaliste ou démocratique.
32. Quel âge à l’unitarisme ? - Les juifs étaient unitariens, de même que Jésus et les apôtres.
33. Que veut-on dire par là ? - Qu’ils croyaient en l’unité de Dieu et pas en la Trinité. Nous ne disons pas qu’ils partageaient toutes nos croyances actuelles.
34. Quel âge à l’unitarisme actuel ? - Il y avait beaucoup d’unitariens à l’époque de la Réforme. En Hongrie, il y a une Eglise unitarienne depuis cette période.
35. Quand le mouvement moderne des unitariens a t-il commencé ? - En Angleterre et en Amérique au début du 18ème siècle.
36. Qui étaient les premiers prédicateurs unitariens en Angleterre ? - Le révérend Dr. Lindsey, Milton, Newton, Locke, et Priestley étaient unitariens.
37. Qui fut le premier unitarien en Amérique ? - le révérend
Dr. James Freeman, de King’s Chapelle, Adams, Franklin, Jefferson, et d’autres, sans doute Washington, étaient de pratique unitarienne.
38. Qui furent les dirigeants unitariens les plus connus en Amérique ? -
Channing et Parker.
39. Quel est le principe fondamental de l’unitarisme ? - La liberté d’étudier et de croire ce qui semble raisonnable.
40. Quelles sont nos principales croyances ? - Dans l’unicité de Dieu, par opposition à la Trinité, dans sa bonté parfaite, dans l’ascension de l’homme par opposition à sa chute, dans l’humanité de Jésus, par opposition à sa divinité, dans la conception de la Bible comme un livre humain et non surnaturel, dans le salut de l’homme à travers l’esprit, par opposition au salut à travers le dogme ou les sacrements, par le salut final de tous les hommes qui seront amenés à voir et obéir à la vérité par opposition à un enfer sans fin …
41. Est-ce que les gens ont besoin d’appartenir à une Eglise ? - Oui, à la meilleure Eglise connue, parce que l’Eglise est une organisation qui aide les gens à trouver et vivre dans la vérité.
42. Y a t-il une seule vraie Eglise ? - Non , l’Eglise la mieux est celle qui trouve et pratique le plus dans la vérité.
43. Pourquoi sommes-nous unitariens ? - Parce que les doctrines unitariennes nous semblent les plus vraies, et parce que nous avons la liberté d’étudier et de trouver de nouvelles vérités.
44. Est-il mauvais de quitter l’Eglise unitarienne pour les anciennes Eglises ? - Nous pensons que ça l’est.
45
. Pourquoi ? - Parce que ça n’est pas suivre Dieu, qui mène le monde vers une vérité nouvelle et plus haute.
46. Est-ce que la majorité n’a pas plus de chance d’avoir raison ? - Non, dans l’éducation, les sciences, la philanthropie, c’est toujours les gens peu nombreux qui mènent, comme dans une armée, l’avant-garde est plus réduite que le reste des troupes.
47. De quoi devons-nous principalement nous préoccuper ? - D’avoir le plus possible de vérité, d’aider à mener et faire progresser le monde. Jésus et d’autres grands visionnaires étaient dans la minorité.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 18:32

document à intérêt historique rédigé aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle

IX - LA MORT ET APRES 

01
. Qu’est-ce que la mort ? - C’est la fin de la vie de notre corps.
 
02. Est-ce une punition pour un péché ? - Non, elle existe aussi pour les animaux les plus primitifs, avant même qu’aucun homme ne fasse de péché.
03. Pourquoi est-elle venue dans ce monde ? - C’est la loi de toutes les créatures organisées, elles doivent mourir de la même façon qu’elles sont nées.
04. C’est le Mal ? - Non, telles que les choses sont dans ce monde, cela serait bien pire si il n’y avait pas la mort.
05. Est-ce que cela nous éloigne du bonheur du monde ? - Non, il y a plus de bonheur avec la mort.
06. Comment cela ? - Si il n’y avait pas la mort, le monde serait rempli de toutes sortes de créatures, en même temps qu’avec les hommes.
07. Et ensuite ? - Personne ne pourrait plus naître, et donc personne ne pourrait plus connaître la joie de vivre. La vie est comme une fête. Si la première tablée reste tout le temps assise, personne ne peut plus venir.
08. Qu’est-ce qui fait que les gens ont peur de la mort ? - Principalement les vieilles croyances sur le monde de l’au-delà.
09. Quoi d’autre ? - La maladie et la souffrance qui y sont liées.
10. Y a-t-il d’autres choses encore ? - Oui : la séparation d’avec les amis.
11. Est-ce qu’ils font vraiment partie de la mort ? - Non, les peurs quant à l’avenir sont principalement imaginaires. La maladie et la souffrance n’existent plus lorsque les gens apprennent à vivre correctement, et la séparation n’est que temporaire.
12. Qu’est ce que doit être la mort alors ? - Une joyeuse renaissance dans une autre forme de vie, à partir ce celle-ci (quand elle est correcte).
13. Pourquoi les gens doivent-ils mourir si tôt ? - Non, c’est parce que nous ne connaissons pas et nous ne respectons pas les lois de la santé.
14. Peut-on espérer que tant de maladies, de souffrances et de morts précoces soient évitées ? - Oui, nous le pouvons.
15. Alors que sera la mort ? - Elle sera comme un sommeil qui vient lorsqu’on est fatigué.
16. Est-ce que la mort est la fin ? - Non, nous pensons qu’elle n’est qu’une sorte de nouvelle naissance.
17. Est-ce que la mort change l’esprit de quelqu’un ? - Non : pas plus que l’esprit ne change après une nuit de sommeil.
18. Y a t-il des endroits particuliers appelés Paradis et Enfer ? - Non, chaque âme est heureuse ou malheureuse en fonction de son esprit.
19. Est-ce que quelqu’un peut trouver le bonheur après la mort sans pour autant avoir fait de bonnes choses ? - Non, faire de bonnes choses, c’est la seule possibilité.
20. Où vont ceux qui sont morts ? - Probablement pas très loin.
21. Est-ce qu’il y a une planète particulière qui serait leur domicile ? - Probablement pas. Le monde spirituel doit être très près de nous, et peut être ses habitants peuvent aller d’un endroit à l’autre, selon leur plaisir ou leur devoir.
22. Les esprits ont-ils des formes ou des corps ? - Probablement : seulement sous une forme que nous connaissons très peu, voir pas du tout à l’heure actuelle.
23. Pourquoi ne le savons-nous pas ? - La connaissance est limitée par l’expérience, et comme nous n’avons pas d’expérience par laquelle nous pouvons tirer des enseignements sur ce sujet, nous ne le savons pas.
24. Que font ces esprits spirituels ? - Ils étudient et vivent leurs propres vies comme nous le faisons ici. Ils peuvent aussi nous servir, nous aider, nous influencer de plusieurs façons, même si on ne peut pas les voir.
25
. Devons-nous craindre la mort alors ? - Non, après que nous ayons appris ce que la terre avait à nous enseigner, nous pourrons anticiper pour aller dans cette vie supérieure.

26. Qui trouverons-nous là-bas ? - Tous les grands et nobles esprits des époques anciennes. Et aussi nos proches qui sont morts.
27. La mort alors n’est pas le signe d’une colère de Dieu à notre égard ? - Non, c’est l’un des cadeaux de Dieu à ses enfants.
28. Devons-nous alors ne rien craindre du tout dans la mort ? - Seulement les conséquences naturelles de nos actions, comme ici.
29. Est-ce que la mort sera meilleure avec certains que pour d’autres ? - Oui, cela sera mieux là-bas pour ceux qui ont eut une vie meilleure ici.
30. Pourquoi ? - Simplement il est plus facile et mieux de sortir de la vie si auparavant on s’y est bien préparé.
31. Quelle est alors la vraie finalité de l’homme ? - D’apprendre à vivre de façon correcte, car cela signifie du bonheur dans ce monde et dans tous les mondes.

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 17:12

Article à la Une : " Michel Servet fut-il un prophète ? " par Fabien Girard, témoin de Jéhovah, mis en ligne dans La Besace des unitariens le mardi 29 septembre 09.
Bibliographie : sur Michel Servet (Vincent Schmid 2009, José Luis Camino Roca 2009, Sergio Carletto 2009), mis en ligne dans La Besace des unitariens le mardi 29 septembre 09 ;
sur les spiritualités (Yves Roucaute 2008), mis en ligne dans La Besace des unitariens le mardi 29 septembre 09.

Libres propos : sur la Trinité (Fabien Girard, Chinon), mis en ligne dans La Besace des unitariens le mardi 29 septembre 09.

Documents : la prière mondiale des unitariens du mois d’août a été proposée par les unitariens français, suivi par "Une Eglise libre et ouverte, pour un christianisme de partage" par Jean-Claude Barbier, mis en ligne dans La Besace des unitariens le mardi 29 septembre 09.
Message d'envoi de Jean-Claude Barbier le vendredi 25 septembre 09.
Les chrétiens unitariens ne sont pas les seuls à accorder de l’importance historique et théologique à Michel Servet ; parmi eux, les témoins de Jéhovah. C’est donc tout à fait normal que ce soit l’un d’entre eux qui prenne ici la parole à l’occasion de l’anniversaire du martyre de Michel Servet le 27 octobre 1553.

Ce mois-ci un peu de bibliographie, et le mois suivant, ce  sera beaucoup d’informations car notre mouvance unitarienne francophone est en plein développement !  Pour les informations unitariennes au jour le jour, inscrivez-vous à la Newsletter des Actualités unitariennes (lien).

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 16:25

La prière mondiale des unitariens du mois d’août 2009 a été publiée dans la rubrique "Document" de la Correspondance unitarienne, n° 96, octobre 09. Elle a été écrite par Jean-Claude Barbier pour le compte de l’Eglise unitarienne francophone et traduite en anglais par Noëlle Colle et en portugais par Jean Monod. Elle a été présentée au programme "Lighting Chalice" de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) par l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU, France).


C’est la seconde fois que les unitariens français voient leur prière retenue à l’attention de toutes les communautés unitariennes du monde entier, la première fois étant en mai 2008 avec la prière des chrétiens unitariens pour allumer leur calice, laquelle a été traduite en plusieurs langues, en anglais, italien, espagnol, portugais et tout récemment en basque (
lien).


Cela va de pair avec l’émergence d’un unitarisme francophone au niveau international, au sein d’un unitarisme contemporain largement anglophone. Nos efforts s’inscrivent dans la suite du Manifeste francophone d’Ottawa proclamée en mai 2008 lors d’une rencontre annuelle des Canadiens unitariens. Voir la rubrique à ce nom sur le site de l'AFCU.


Toutes les prières mensuelles sont traduites en français et mises en ligne sur le site de notre Eglise, à la rubrique "la prière du mois".

Allumons le calice qui symbolise notre foi !
Faisons ce geste tous ensemble,
ou bien encore le même jour pour ceux qui sont isolés et se joignent à nous.
Encourageons-nous mutuellement et fraternellement.
Partageons notre foi avec notre cœur, de grande convivialité.
Agissons pour un monde plus vert,
développons notre planète en la laissant bleue,
transmettons l’espérance arc-en-ciel à nos enfants.
Donnons la Vie à notre tour.

Rappel : chaque premier dimanche du mois, un culte est organisé par l’Eglise unitarienne francophone à l’attention de tous ceux qui sont cultuellement isolés pour des raisons géographiques ou encore à la suite d’une rupture idéologique avec leur communauté de naissance ou d’appartenance.
Voir la rubrique "notre culte mensuel" de son site.

 

"Une Eglise libre et ouverte, pour un christianisme de partage", par Jean-Claude Barbier, message du 29 juin au groupe Yahoo "Unitariens francophones"

 

Notre Eglise, l'EUfr, est ouverte à toutes les composantes contemporaines de l'unitarisme et de l'universalisme ; toutes les identités peuvent s'y exprimer et dire leur foi, méditer et prier selon leur théologie, faire culte selon leurs propres traditions.


Cela suppose que ces identités approfondissent chacune leur propre foi, réfléchissent à leur théologie, balaient si nécessaire devant leur porte, présentent en partage ce qu’elles ont de meilleur, de plus universel.


le logo de l'Eglise unitarienne francophone (EUfr) : sur fond bleu, le calice des unitariens et le cercle de la francophonie. Il a été dessiné par l'artiste Petrus Fecit (lien) sur une idée de Jean-Claude Barbier.

Parmi tous les grands sages de l'Humanité, les chrétiens unitariens ont choisi précisément Iéshoua de Nazareth comme maître à penser et à imiter. Ce choix n'est pas exclusif bien entendu des autres grandes sagesses, mais il est pour eux central, important, vital. Ce lien à Jésus, est d'ailleurs à l'origine même de l'unitarisme. Les chrétiens unitariens sont donc en totale continuité avec nos Eglises historiques du XVIème siècle en Pologne et en Transylvanie. Mais à eux peuvent s’adjoindre d’autres personnes qui accordent elles aussi de l’importance à Jésus : des Juifs, des musulmans, des humanistes, etc.

Et puis, au-delà du christianisme, d’autres croyants et des non-croyants partagent les mêmes valeurs, la même vision d’un monde où l’homme est appelé à la transcendance afin d’œuvrer à un monde plus fraternel, plus responsable, plus juste, plus accueillant, assurément meilleur.
 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 15:39

"Le point de vue d’un témoin de Jéhovah" par Fabien Girard dans les "libres propos" de la Correspondance unitarienne, n° 96, octobre 09

La Trinité est un point important dans le sens où :
1) la Bible enseigne qu'on doit adorer Dieu avec la vérité,
2) et affirme clairement l'unité de Dieu et jamais qu'il est trois,
3) la Trinité pseudo-chrétienne trouve son origine dans l'ensemble des religions non-chrétiennes et
4) elle est un sophisme, une doctrine futile forgée par des intellectuels qui ont obscurci l'image de Dieu alors que la Bible nous dépeint celui-ci d'une manière simple.


écu représentant un dauphin mettant en déroute une hydre à 3 têtes. Les antitrinitaires du XVIème siècle comparaient volontiers la Trinité à une hydre à 3 têtes, provoquant ainsi la fureur des autres chrétiens qui hurlaient alors au blasphème  !

Voir aussi le point de vue d’un pasteur protestant de l’Eglise réformée de France (ERF), Marc Pernot, sur le site de la paroisse de l’Etoile, à Paris, en réponse à un internaute.

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 14:17
note bibliographique parue dans le bulletin n° 96, octobre 2009, de la Correspondance unitarienne.

Yves Roucaute
, 2008 - Vers la paix des civilisations : le retour de la spiritualité, Paris : Alban, paru en février, coll. " Politique et Géopolitique ", 259 p., 20,00 €

Présentation par l'éditeur : Le conflit des civilisations est une chimère, l'humanité avance vers la paix des civilisations ! judaïsme, christianisme, islam, hindouisme, taoïsme, confucianisme, certaines mythologies aussi, convergent avec la raison éclairée pour dire la nécessité de défendre l'homme dans sa diversité. car, nous dit le philosophe Yves Roucaute, si l'humanité a souffert et souffre encore, ce n'est pas d'un excès de spiritualité, mais bien de son manque, qui laisse place au mercantilisme, au relativisme, à l'intolérance, au matérialisme vulgaire et au communautarisme étroit. lorsque aucune solution ne peut réconcilier les peuples, l'homme spirituel, qu'il soit religieux ou laïc, défend la seule guerre juste, la guerre humanitaire.

Mais punir les injustices ne suffit jamais à établir une " paix durable ", la " paix d'humanité ". que de traités de Versailles qui, au lieu de paix, distillèrent chez les battus ressentiment, haine et soif de vengeance ! l'homme doit aller au-delà de la compassion, au-delà du pardon même, pour adopter cette morale de la miséricorde qui permit de construire la paix en Europe, et qui permettra, demain, la paix durable au Moyen-orient et sur le globe.

En recomposant une chaîne, sans cesse brisée et offensée, de l'humanisme et de la spiritualité, Yves Roucaute retrouve aussi ce qui fit la grandeur de la philosophie française. regrettant que l'Europe ne soit pas encore en mesure d'être la Sparte d'aujourd'hui et que la France vive dans l'oubli de sa propre culture, il nous rappelle ces temps de l'hégémonie de la civilisation française, qui laïcisa la miséricorde par la théorie de la générosité issue de Descartes. avons-nous oublié que cet esprit universel porta son idéal de liberté, d'égalité et de fraternité en Europe, puis sur l'ensemble du globe, par ses La Fayette, ses instituteurs, ses "french doctors" ? pour Yves Roucaute, seul cet esprit français est apte à donner les clefs universelles d'une paix durable, car il est l'esprit même de l'histoire.

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 13:50

article paru dans la rubrique "bibliographie" du bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 96, octobre 2009.

Vincent Schmid, 2009 – Michel Servet, du bûcher à la liberté de conscience. Paris, Editions de Paris, collection " Bibliothèque protestante ", paru en janvier, 174 p., 18 euros

La fin tragique de Michel Servet marque les prémisses de la liberté de conscience. C'est à ce cheminement que s'attache l’auteur, cheminement qui passe par Castellion préconisant la séparation du religieux du pouvoir séculier, par Bayle et le droit à la conscience errante, par Spinoza, Locke, Turrettini et les Lumières. Sa réflexion reste d'actualité dans une époque marquée par le retour massif du religieux. Plus que jamais, il est nécessaire que les croyants se donnent les moyens de penser positivement l'hérésie comme une marge indispensable à la foi (présentation de l’éditeur).


Deux autres livres, qui nous sont présentés par l’Institut des études sijenenses "Miguel Servet"


José Luis Camino Roca (Dr), 2009 – La Filosofia : Medicina des Alma (12 reflexiones) / La philosophie : médecine de l’âme (12 réflexions), publié en mai 09, La Busca Edicions SL, Barcelone, 16 euros.


L’auteur est conseiller de l’Instituto de Estudios Sijenenses Miguel Servet, président de l’Asociación Catalana de Análisis Transaccional (ACAT), et professeur de Théorie et d’Histoire de l’Education à l’Université de Barcelone.

Dans les pages 103-106 de son livre, il traite de la conception de Michel Servet à propos de la période de la Renaissance. Il remarque que ce dernier a subi l’influence de Guillerme de Ockham, philosophe nominaliste, pour qui les substances n’existent pas dans la réalité, sinon sous la forme d'individus ou d'entités, chacun avec sa substance particulière et indivisible. Par conséquent, pour M. Servet, Dieu a une unité de substance et individuelle, de laquelle on peut déduire, entre autres, que cette unité ne peut pas être composée de trois personnes (le Père, le Fils et le Saint-Esprit). S'il y a trois substances, il existe donc trois personnes, et ainsi trois " dieux ". Pour M. Servet, les trois composantes de la Trinité sont en fait les différentes formes de manifestation d'un Être unique et absolu.

Mis en ligne le 2 juillet 09 dans les Actualités unitariennes sous le titre "Dieu selon Michel Servet"

 

Sergio Carletto et les éditions Graziano Lingua (Turin), Logos o uomo ? Testi antitrinitari di Michele Serveto e Fausto Sozzini, L'Arciere : Dronero 2009, 210 p., 20 euros.


L’auteur, universitaire italien (université de Salerne – Salerno en italien) et conseiller titulaire de l'Instituto de los estudios sijenenses Miguel Servet à Villanueva de Sijena (Aragon), vient de traduire les pamphlets anti-trinitaires de Michel Servet en italien : De Trinitatis erroribus (1531) et Dialogorum de Trinitate libri duo (1532). Le livre a été publié conjointement par les éditions Graziano Lingua de l’université de Turin, l’Institut Miguel Servet et l’auteur lui-même. Durant toute une semaine, l’auteur a, l’année dernière, consulté la bibliothèque de cet institut.

la photo de couverture du livre est celle de la statue de Michel Servet à Vienne (France).

Ce travail s’inscrit dans un programme consacré à Georges Biandrata (1516-1588), anti-trinitaire italien né à Saluzzo (au sud de Turin), coauteur avec le Hongrois David Ferencz de De Falsa et Vera Unius Dei (Alba Iulia 1568). Il s’agit de cerner l’influence de Michel Servet sur cette œuvre transylvaine.
Dans cette perspective, l’auteur a également traduit en italien (en parallèle avec la transcription latine) le livre que Faust Socin (Fausto Sozzino) a écrit durant son bref exil en Suisse, entre 1562 et 1563 : l’Explicatio primi capitis Iohannis. Ce livre a été édité en 1656 par les Remonstrants hollandais, dans le cadre de la Bibliothèque des Frères polonais (Biblioteca Fratrum Polonorum). Il s’inspire de l’interprétation anti-scolastique que fit Lelio Socin, juriste et oncle de Faust Socin décédé à Zurich en 1561 et dont Faust Socin hérita des écrits, du Prologue de Jean. Les œuvres des Socin représentent une inflexion importante dans le développement de l’anti-trinitarisme du XVIème siècle et prennent en quelque sorte le relais du Christianismi restitutio (1553) de Michel Servet pour les siècles suivants.

Le professeur Sergio Carletto est également auteur de Biandrata : Trinità o Anticristo (14,50 eur) et Cristianesimo senza Roghi (14,50 eur). Mis en ligne le 3 juillet 09 dans les Actualités unitariennes, sous le titre "Michel Servet et Faust Socin en italien".

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Published by La Besace des unitariens - dans (hist) SERVET Miguel
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