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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 18:00

publiées dans le Bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 98, décembre 2009

En cette période de Noël … plus que jamais l’Espérance,
par Jean Riedinger, président d’Espérance 54 (Meurthe-et-Moselle), publié dans le Bulletin Espérance 54, n° 1, nouvelle série.  Espérance 44 est une association membre de la Fédération des réseaux des Parvis

(...) Nous nous souvenons de la naissance de Jésus que nous célébrons. Cette mémoire que nous faisons est pour nous l’occasion de témoigner concrètement de notre Espérance, y compris sur les places publiques dans nos combats pour la justice, la liberté, la priorité de l’humain. Ce petit enfant Jésus - dont nous ne savons ni quand exactement il est né, ni dans quelles circonstances, ni en quels lieux - va grandir, apprendre, expérimenter librement sa vie à la lumière de la culture de son peuple, méditer et devenir un grand maître spirituel et humain.

C’est un homme (Ecce Homo) que l’on a trahi de siècle en siècle, en le divinisant sous des aspects idolâtriques en contradiction avec le Dieu qu’il annonce, en faisant de lui un fondateur de religion dogmatique et hiérarchique, en lui donnant le rôle de garant de la violence des puissants contre les faibles et les pauvres, de la violence qui exclut. Mais nous partageons avec beaucoup de croyants de toutes les époques de l’histoire, une autre idée de l’homme Jésus, de son enseignement, de ses actes et de leur caractère profondément "révolutionnaire" ou "bouleversant" au sens fort pour chacun de nous et pour l’Humanité en général.

Ce message évangélique, nous en sommes aujourd’hui bien humblement et souvent bien insuffisamment les héritiers et nous avons à le redire avec les mots et les actes qui conviennent au monde dans lequel nous vivons. Noël est ce moment d’émotion où nous célébrons la venue au monde d’un bébé comme tous les bébés, conçu bien entendu comme les autres, et qui nous a historiquement interpellé dans ce qu’il y a de plus essentiel : la dignité de " fils de Dieu " de tout être humain, y compris (voir à commencer par) les plus méprisés, les exclus, les prétendus pêcheurs, ceux qui sont en prison, les malades, les femmes méprisées et infériorisées, les étrangers, etc., ce qui devrait faire de nous des responsables pour notre temps de l’incarnation réelle de ce que, dans les évangiles, en termes sans doute vieillis, on appelle le "Royaume".


S’informer sur les aspects positifs et négatifs de chaque religion.
lettre de Raymond Bath (Montignies-sur-Sambre, Belgique), à la Correspondance unitarienne, le 30 juillet 09


J’ai bien reçu le bulletin mensuel Correspondance unitarienne […]. L’unitarisme correspond bien à ce que j’en connaissais, sauf dans les détails.

Suis-je favorable à l’unitarisme ? Oui ... et non ... ! Il conviendrait, je crois, de faire la différence entre "anti-trinitaires", typiquement chrétiens, et unitariens "inter-religionnistes". Mais soit ! Il faut voir les choses avec circonspection. C’est une erreur – et non des moindres – de croire que toutes les religions ont la même valeur, la même "vérité". Je suis libre-penseur, détaché de toute obédience religieuse, mais avant tout et malgré tout, je reste chrétien.

J’estime que l’hindouisme est une religion d’iniquité avec son système de castes. Pourtant, l’homme que j’admire le plus après Jésus-Christ est ... Gandhi. Gandhi qui a payé de sa vie son courage à "ré-humaniser" les "Intouchables". Je ne puis admettre la croyance bouddhiste au nirvâna qui, pour moi, ressemble à une doctrine d’anéantissement pur et simple. Mais j’ai de la considération et du respect pour l’actuel dalaï-lama, prix Nobel de la paix. Telle est une religion, différent est l’homme qui la partage théoriquement. Il y a parfois un monde entre la doctrine officielle et la manière dont cet homme l’interprète et la pratique ! On peut faire du christianisme un usage criminel quand on détache un principe biblique de son contexte littéraire et historique. C’est la manière dont procédait l’Inquisition.

Il faudrait fonder une association d’information mutuelle des religions (aspects positifs et aspects négatifs), information aussi sereine et objective que possible. Existe-t-elle en germe ou déjà en réalité chez les unitariens ? J’en doute fort. Ce serait, je m’en rend compte, une entreprise périlleuse. A défaut de mieux, pour l’instant, l’unitarisme a probablement un rôle historique à jouer sur le plan de l’évolution de la pensée philosophique et religieuse débordant parfois dans le domaine scientifique.

Redécouvrir l’Ancien Testament en lisant L’Institution chrétienne de Jean Calvin
article intitulé "premier bilan de lecture" (n° 282) de Marie-Claire Lefeuvre paru le 17 08 09 sur son site

 

J’en suis à la page 617 sur environ 1450. Si j’ai fait bien des critiques négatives de détail, ou majeures, de l’œuvre, il n’en reste pas moins que mon admiration pour elle marche de pair, en particulier sa vaste culture biblique, la création probable de pensées nouvelles sur des textes anciens ; il suit Luther, et la Bible, mais qu’en est-il de ses propres créations ? j'ignore quelle est sa part exacte d'interprétations nouvelles face à celles des autres réformateurs. Malgré tout, Calvin est-il encore un suiveur ? Pour ma part, je constate plutôt, avec mes yeux d'aujourd'hui, qu’il abdique son intelligence et la remplace par une argumentation basée sur des citations-preuves tirées du Nouveau Testament ou de l’Ancien. Ceci dit, les protestants ont fait déjà pas mal de ménage, et il ne voudrait peut-être pas donner raison à l’adage : " Qui trop embrasse mal étreint ".

En réalité, ce serait tout le Nouveau Testament qui serait à revoir, à refonder, pour moi, sur la base du Christ-uniquement-homme, mais pleinement habité du Saint-Esprit, et sur la base du rejet du "sacrifice expiatoire", un Nouveau Testament encore plus loin des coutumes primitives, des "légendes mythiques" dont sont remplies nos religions.

Curieusement, à lire L’Institution, où à chaque pas je butte contre "le sacrifice expiatoire", la présence du Christ affirmée dès l’Ancien Testament, par une extrapolation à mes yeux mensongère, liée à cette fameuse Trinité, à lire Calvin, je me découvre de plus en plus …juive, car il a sans cesse des citations de l’Ancien Testament pour prouver ses dires, et je distingue ainsi mieux la beauté de celui-ci, sa pérennité, sa grandeur. Tout, ou presque tout, y a été dit. Il n’est encombré d’aucun dogme humain, trop humain. C'est par son extrapolation mensongère - Calvin met partout le Christ dans l'Ancien Testament - que je peux justement voir que l'Ancien Testament - sans le Christ - a "tout" dit... curieuse inversion de la volonté "trinitaire" de Calvin ! Je vais peu à peu dans cette découverte essentielle à l'inverse de ce qu'il voudrait ! Calvin et d'autres ne voudraient-ils pas accaparer ce merveilleux Ancien Testament au profit du christianisme ? Ce dernier a sa grandeur propre : qu'il ne soit pas trop "convoitant", ni gourmand.

M
aintenant, ma religion, c’est L’Ancien Testament + le prophète Jésus, qui le clôt, et lui donne sa véritable ampleur, sa juste grandeur, son aboutissement authentique. Oui, Jésus est bien le surprenant Messie attendu. Il est uniquement spirituel, sans violence ; il paye totalement de sa personne, abandonne le terrain aux "forts" de ce monde et laisse libre l’homme dans ses choix. Il discerne admirablement les failles juives de l’interprétation de la Loi, et sa grandeur véritable, là où elle nous mène ; il est le Chemin vers Dieu.

à propos de Calvin en général et de la prédestination en particulier
par Michel Jamet, Lettre ouverte "théologique" adressée à deux amis pasteurs de l’ERF le 27 septembre 2009

Vous avez été, vous êtes l’un comme l’autre pasteurs de l’Eglise réformée de France - un courant du protestantisme issu (pour faire simple) de la mouvance calviniste. Contrairement à vous deux, je suis issu comme vous le savez de la "société civile" et donc sans aucune formation théologique universitaire. Avec le risque induit d’exprimer en toute bonne foi des contre vérités d’autodidacte ! Cette précaution oratoire posée, j’en viens à mon propos "simpliste" d’aujourd’hui.

Avec mon épouse, nous avons suivi ici à Nantes un cycle de conférences organisé par l’ERF locale à l’occasion du 500ème anniversaire de la naissance de Calvin : notamment ses années d’étudiant en droit d’abord à Paris puis à Orléans et Bourges. On avait déjà senti le conférencier (un pasteur nîmois) assez gêné aux entournures pour parler de la réputation "contrastée" de son modèle à propos notamment de l’épisode Michel Servet qui vit la conjonction complice de Calvin avec les autorités catholiques de Vienne pour envoyer au bûcher un Juste "non-trinitaire", unitarien avant la lettre !

Mais comment peut-on défendre cette indéfendable conceptualisation de la double prédestination
que Calvin a reprise en copié-collé de saint Augustin : déjà immortalisé, lui, inter generationes par son… invention du péché originel ! Et quand on sait ce qu’en ont fait - de cette double prédestination - les Presbytériens d’Ecosse (eux aussi d’origine calviniste), ça fait littéralement froid dans le dos : pour attirer des prospects vers un Dieu soi-disant Infiniment Bon et Infiniment Juste, comme repoussoir, on n’aurait pas pu inventer mieux ! Alors qu’on a chanté dans les monastères durant des siècles : " Ubi caritas et amor, Deus ibi est ... "

Message d’adieu
reçu le 28 novembre 2009, ce message de Jean-Pierre Babin (*) est son testament spirituel, (*) ancien président et secrétaire général actuel de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU).

Mes amis, Ces lignes expriment-elles noirceur ou lumière ? Peu importe !
ATARAXIA MON AMOUR - Personne n’est responsable d’avoir vu le jour dans ce monde matériel, aussi absurde qu’inutile. Par contre, nous ne sommes pas innocents des autres nous-mêmes que nous engendrons. Certes, souvent le mal est déjà fait avant que nous prenions conscience de notre crime. Néanmoins, il nous demeure encore possible d’alerter celles et ceux qui n’ont pas encore jeté de victimes dans l’enfer. Sur ma pierre plate et sans signe distinctif, je ferai graver :
" Désormais les atomes qui composèrent mon corps
Se recyclent lentement en nouveaux organismes du terreau,
Tandis que ma conscience s’est dissoute à la seconde de mon extinction
Dans l’ataraxie-nirvana où aucun mal ne peut plus l’atteindre ".
Ainsi je demeure, serein, ne craignant aucun jugement, n’espérant aucun paradis, attendant en confiance la paix totale de l’esprit.

Aimer Jésus
- é
chos du forum des "Unitariens francophones", messages échangés en novembre 09


Jean-Claude Barbier
(chrétien unitarien) - La relation avec un maître spirituel - c'est le cas des chrétiens unitariens ou autres chrétiens ou autres croyants et non croyants vis-à-vis de Jésus - est une relation d'amour. Depuis qu'Hassan a, dans notre forum, déposé la prière du Seigneur (le Notre Père) en araméen, la langue qui fut celle de Jésus, je l'écoute en boucle avec émotion, les larmes de joie aux yeux et l'exultation au coeur (lien).
C'est ainsi quand on aime quelqu'un ou quelqu'une. Depuis, oui ! Je l'avoue, je pleure sa mort sur la croix et je lis ses dernières paroles qui furent rapportées par ses disciples dans les Evangiles. Je fais moi aussi mon travail de deuil.

Il me nourrit chaque jour, à chaque instant. Je suis en osmose avec son être. Il ne m'indique rien, ne me dit pas quoi faire, me laisse libre ; il est lui et je suis moi ; il n'y a aucune dépendance et je ne pense pas toujours comme lui le fit à son époque ; je n'applique pas ses paroles à la lettre, je suis d'une autre culture et d'une autre idéologie ; mais, grâce aux évangiles, il m'est une présence et cela me suffit, amplement. J'en suis infiniment heureux.

J'ai lu ce matin dans des Antiennes des Cantiques évangéliques, cette magnifique prière au goût antique : le matin : " Depuis si longtemps que je sers le Christ, il ne m'a fait aucun mal. Comment pourrais-je blasphémer mon sauveur et mon Roi ? " ; et le soir : " Je te bénis, Seigneur [ndlr Dieu le Père], toi qui me donnes part à la coupe du Christ".

Yohann Amal
(musulman unitarien, éditeur de "Spiritualités plurielles à l’usage des unitariens et sympathisants" - lien) – Cela signifierait aussi, si l'on prête foi à ces textes ou si l'on s'en inspire, que Jésus, homme comme nous, pourrait être notre Modèle dans notre union avec Dieu. Non pas le médiateur unique entre Dieu et nous, mais un Cadeau divin de la part du Père envoyé dans notre Humanité pour nous montrer le chemin. Un Exemple que nous pouvons suivre pour vivre notre union à la Source de toute chose, et pour cheminer dans l'accomplissement de notre pleine humanité. A titre personnel, c' est ainsi que je comprend Jésus. Même si je ne revendique pas le titre de chrétien (titre que je respecte profondément chez mes frères croyants dans lequel ils se reconnaissent ), je l'aime de plus en plus : Il est mon Maître spirituel... Excusez moi, mais quand je commence à penser à Jésus et à parler de lui, mon "coeur" se met à "brûler" !


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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:42

Informations parues dans le bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 98, décembre 2009


Après le signe du baptême fait par Séverine sur sa grand-mère peu de temps avant que celle-ci ne décède (lien), il va y avoir Grégoire, notre président du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), en accueil à la paroisse protestante de l’Oratoire du Louvre, puis la petite Sara (la fille aînée de Séverine), Romain, un étudiant à Bordeaux, et, plus tard, les deux autres enfants de Séverine, Esther et Gabriel.


Le baptême chez les unitariens se fait au nom de Jésus. Que Dieu bénisse notre jeune communauté.

Jourdain.jpg

 

le Jourdain (en peinture), le cours d'eau où Jean baptisa Jésus 
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:35

par Roger Parmentier, pasteur ERF, article à la Une du bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 98, décembre 2009

 

Jésus n’est pas le Jésus-Christ qui nous a été présenté, le Jésus-Christ des Eglises, des traditions, des doctrines, des liturgies, des prédications. Jésus n’est pas ce personnage céleste et divin qui serait à adorer, cette deuxième personne d’une Trinité impensable ; il n’est pas le fondateur de la théocratie chrétienne, la chrétienté dominatrice qui lui aurait fait horreur ; il n’a institué ni religion, ni Eglise, ni sacerdoce, ni hiérarchie ; tout cela a été inventé par des générations "chrétiennes" successives, et – d’une façon ou d’une autre, nous a été imposé. On nous a obligé à croire que Dieu l’avait fait mourir "pour expier nos fautes" selon un prétendu péché originel, on nous a martelé que son cadavre avait repris vie, qu’il était un christ ressuscité et qu’en plus il était allé aux Enfers et qu’il était monté au Ciel, on ne sait pas trop où, et même (étant Dieu lui-même) qu’il siégeait sur un trône à la droite de Dieu … et beaucoup d’autres choses semblables.

Jésus de Nazareth, au contraire, a été un simple homme de foi et de courage, s’inscrivant dans la lignée des sages de tous les peuples, s’efforçant de trouver pour tous des façons de survivre et de vivre ensemble ; s’inscrivant ainsi dans le sillage des prophètes contestataires des injustices et des crimes, de la tyrannie des puissants de toute sorte, mais aussi des prophètes utopiques, proposant un sauvetage de l’Humanité et des jours heureux en recherchant la vérité dans tous les domaines, l’authenticité et non les illusions et les superstitions, bref le sauvetage de l’Humanité si folle et si fragile.

Jésus n’a pas été un prêtre ni un saint. Vêtu comme tout le monde et vivant comme tout le monde, il a inventé et proposé une nouvelle façon de penser et de vivre, de croire aussi, qui renverse l’ordre abominable actuel du monde et propose à des poignées d’individus sans compétences particulières pour cela, de vivre le contraire de tout ce qui fait souffrir et mourir, en s’engageant à corps perdu dans ce combat. Bien sûr il l’a vécu lui-même et il l’a payé de sa vie, car les pouvoirs religieux hypocrites et les pouvoirs politiques tyranniques n’ont pas pu supporter cet agitateur populaire. Mais sa proposition dérangeante et magnifique tient encore la route et suscite plus que jamais des poignées d’audacieux solidaires, généreux et capables d’aimer même ceux qui les combattent.

Sa grandiose façon de vivre peut-être vécue dans toutes les cultures, non religieuses comme religieuses, qu’elle transforme, dans nos sociétés sécularisées comme dans les christianismes traditionnels, le judaïsme et l’islam : tous ont, en effet, un grand respect et une reconnaissance pour ce rabbi inspiré exceptionnel, même s’ils ne comprennent et n’accueillent que très partiellement sa proposition inouïe, entraînant parfois des séparations et des engagements.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 04:43

Article à la Une : "Culte d’entrée dans l’Avent", prédication de Didier Travier, le dimanche 30 novembre 2008 à l’église réformée du Mans, mis en ligne dans La Besace des unitariens du jeudi 5 novembre 09

Information : "Le paysage unitarien francophone évolue : une génération montante ", mis en ligne dans La Besace des unitariens du jeudi 5 novembre 09

Document : "Le manifeste de 1995 de la Communauté religieuse des unitariens allemands (DUR)", mis en ligne dans La Besace des unitariens du jeudi 5 novembre 09.
Message d'envoi de Jean-Claude Barbier le 4 novembre 09. 
Nous mettons à profit le temps de l’Avent selon la liturgie chrétienne pour réfléchir à notre jeune mouvance : dans ce bulletin nous vous faisons part de l’arrivée d’une nouvelle génération et, dans celui du mois prochain, nous préciserons l’essor tout à fait remarquable de notre forum (ouvert en avril 2005 et qui a maintenant plus de 100 membres et un flux de plus de 1 000 messages par mois !), le lancement d’une nouvelle association très prometteuse, l’Association unitarienne-universaliste francophone, AUUF (qui s’est constituée en bonne relation avec les chrétiens unitariens), ainsi qu’un groupe dénommé Amitiés islamo-unitariennes, rendu possible grâce à la présence en notre sein de musulmans et d'amis de l’islam dont plusieurs ont une connaissance de voies soufies.

Nous vous invitons à signer le manifeste de ce groupe que vous trouverez sur son site, lequel est hébergé par celui des Etudes unitariennes et géré par la Correspondance unitarienne.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 04:05

Deutsche Unitarier Religionsgemeinschaft (DUR), lien, "Communauté religieuse allemande", texte traduit en français par Michel Luciani, le 15 septembre 09, document publié dans le n° 97, novembre 2009, de la Correspondance unitarienne.

Nos idées fondamentales.
Nous, unitariens, avons comme ligne directrice des idées fondamentales que nous avons élaborées et formulées en commun. Elles ne sont pas fixées une fois pour toutes. Chaque génération a la liberté d’exprimer de façon nouvelle ce qui nous est commun et, ce faisant, de prendre en compte de nouvelles compréhensions et évolutions, ainsi que de la transformation de la sensibilité et d’un sens de la langue adapté à son temps.

A l’heure actuelle, est en vigueur une version des idées fondamentales qui fut adoptée en 1995
[à l’assemblée générale du 29 avril à Hitzacker] - "Dans la Communauté religieuse des unitariens allemands, se sont réunis des hommes de conviction et responsabilité religieuses personnelles ; ils se sont donnés une constitution démocratique. Chaque membre peut apporter ses conceptions religieuses et participer à l’élaboration de formulations de foi communes.

Les unitariens allemands sont ancrés dans une tradition multiséculaire de religion et de vision du monde libres, et sont en union avec les démarches qui, dans le monde entier, procèdent du même esprit. Ils ont conscience de la difficulté d’exprimer par des mots des conceptions religieuses. Tout en gardant la liberté de leurs visions personnelles, ils sont tombés d’accord sur les idées fondamentales suivantes :

Sur la religion -
La religiosité est une composante fondamentale de la condition humaine. Elle permet à l’homme de se référer à la vie en tant que totalité et le motive à chercher du sens. Par les expériences qu’il fait, son interprétation de la vie et la forme qu’il lui donne, il parvient à des conceptions qui font sens et constituent sa religion. Celle-ci lui octroie un sentiment de sécurité, le courage de vivre et une orientation dans la vie.

De la religion d’individus naît la religion d’une communauté, quand des hommes ayant des conceptions religieuses semblables s’unissent et développent des formes d’expression communes.

Sur la vie -
La vie est un déroulement permanent et auto-créateur de naissances, évolutions et disparitions. Elle s’accomplit dans des conditions de dépendance changeantes et réciproques.

Nous éprouvons du respect envers la vie, lors même que nous en savons les contradictions et les duretés. La diversité de ses manifestations signifie pour nous une richesse. Nous nous opposons avec fermeté aux actions visant à limiter cette diversité. Le caractère éphémère de la vie individuelle est une condition nécessaire du développement de cette même diversité.

Sur l’homme -
L’homme est une des innombrables manifestations de la nature, il est intégré dans l’évolution de la vie. Il constitue un tout indivisible. Sur les plans physique, psychique et intellectuel, il se développe en interaction avec son environnement. Tous les hommes, avec leurs différences individuelles, sont à égalité de droits.

En raison de son aptitude à appréhender et évaluer des contextes complexes, chaque homme porte la responsabilité de tous ses actes vis-à-vis de l’environnement et de lui-même. Dans tout ce qu’il décide et ce qui lui advient, résident des chances d’épanouissement, mais aussi des possibilités de mise en danger. Forces et faiblesses, coups du sort et implications qui relèvent de sa faute, exigent de l’homme qu’il s’y confronte et les maîtrise.

La mort met un terme à la vie de l’homme. Sur ce que nous pouvons dire qui aille au-delà, n’existe aucune certitude. Cela nous le savons, et cela renforce notre effort à vivre de façon consciente et en donnant sens à cette vie. Chaque homme laisse des traces qui survivent à sa mort.

Sur la vie en commun -
L’épanouissement personnel s’accomplit dans un champ de tension entre notre aspiration à l’autonomie et le besoin d’amour et de sécurité. C’est pour cette raison que l’homme a besoin de communautés, qui le portent et qu’il peut aider à construire.

Notre vie s’épanouit le mieux dans la vie en commun paisible d’hommes responsables d’eux-mêmes. C’est avec ce but que nous voulons agir activement dans la société, l’Etat et l’Humanité. Nous voulons régler les conflits sans violence en nous efforçant de comprendre autrui. Nous reconnaissons qu’il existe des conflits que nous ne pouvons résoudre et que nous devons donc supporter.

Nous vivons dans la nature et sommes une partie de celle-ci. C’est pourquoi nous ressentons l’obligation morale de la traiter avec prévenance, fût-ce au prix de renoncements personnels.

Ndlr : il existe deux autres communautés unitariennes allemandes :
- l’Unitarische Freie Religionsgemeinde Frankfurt (lien),
à Francfort-sur-Main,
- l’Unitarische Kirche in Berlin, l’UKIB, qui est une Eglise chrétienne (lien)

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Published by traduit par Michel Luciani - dans CU 2009 - articles
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 03:51

"Le paysage unitarien francophone évolue : une génération montante", Information parue dans la Correspondance unitarienne n° 97, novembre 09.
 

A l’exception des autres croyants libéraux (catholiques, protestants, baha’ïs, soufis, etc.) qui sont bien connus pour leur engagement au sein de leurs propres mouvances et qui reçoivent notre bulletin, soit près d’une centaine de personnes, la mouvance unitarienne francophone et européenne (France et pays francophones voisins) proprement dite peut être estimée à environ 200 personnes.

Ce décompte est obtenu à partir de nos diverses activités : abonnement au bulletin de la Correspondance unitarienne, participation au groupe Yahoo Unitariens francophones, inscription aux newsletters de nos divers sites, adhésion comme "fans" à notre Eglise unitarienne francophone sur sa page de Facebook, et/ou partage de notre culte mensuel chaque premier du mois.

Effectifs certes modestes, mais il s’agit d’actifs et non pas d’une adhésion de type "sociologique", et puis nous sommes une mouvance encore jeune, l’unitarisme n’ayant été introduit en France qu’en 1986.

Mais c’est aussi et surtout qualitativement que notre mouvance évolue avec l’arrivée d’une nouvelle génération, plus jeune, n’attendant pas la retraite pour s’engager avec nous, plus soucieuse d’un vécu spirituel et moins préoccupée par les distinctions confessionnelles, plus à l’aise dans l’inter-religieux, plus priante aussi et se joignant volontiers à notre culte mensuel, plus charismatique, moins préoccupée par les dogmes et croyances … assurément plus porteuse d’avenir.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans CU 2009 - articles
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 19:51

Eglise réformée du Mans. Culte d’entrée dans l’Avent.

Dimanche 30 novembre 2008. Culte avec concert (cantates de Bach).

Evangile de Marc chapitre 1, versets 32 à 37. Prédication de Didier Travier.
article à la Une dans le n° 97, novembre 09, de la Correspondance unitarienne.


Nous entrons aujourd’hui dans le temps liturgique de l’Avent, temps de la préparation de Noël, de l’attente de la venue du Christ. Et c’est bien de cette attente dont il est question dans l’évangile du jour et dans la cantate BWV36 de Bach.


Un mot d’abord sur la cantate. Vous avez pu suivre sur vos feuilles la traduction des paroles et vous aurez peut-être été frappés par le fait que la rencontre avec le Christ est décrite comme une rencontre entre des fiancés. Ce thème d’inspiration piétiste se situe dans la lignée des commentaires allégoriques du Cantique des cantiques. L’essentiel est ici que, pour Bach, le temps de l’Avent est le temps d’une attente amoureuse et l’on comprend l’allégresse qui s’exprime dans la cantate, tant l’attente amoureuse est par avance habitée par la joie de la rencontre à venir.


Le texte de l’évangile du jour nous propose une toute autre image de l’Avent. L’avènement du Royaume est ici comparé à un maître de maison rentrant de voyage. Il y est question d’un veilleur de nuit qui doit guetter le retour du maître. Et gare à lui s’il s’assoupit et si le maître doit lanterner à la porte ! Ainsi après la figure du fiancé ardemment désiré, voici celle du maître craint. Alors on peut légitimement se demander s’il n’y a pas là deux évangiles, deux manières opposées de vivre le temps de l’Avent, l’une dans l’impatience du désir, l’autre dans l’angoisse de la crainte. En vérité, je rejette de toutes mes forces une religion qui asservit l’homme par la peur et je ne crois pas que ce soit là le sens véritable du texte. Regardons donc le texte de plus près.


Je commencerai par replacer le texte dans son contexte. Notre passage se situe dans le chapitre 13 de l’évangile de Marc que les commentateurs désignent parfois comme le petit apocalypse de Marc, par comparaison avec le grand apocalypse de Jean. Ce chapitre traite en effet tout entier de la fin des temps, de ce que les théologiens appellent l’"eschatologie". L’attente de la fin des temps, du "jour du Seigneur" était forte à l’époque de Jésus, avec des nuances diverses. Certains (comme les zélotes) espéraient la venue d’un messie politique qui allait libérer la Palestine de la domination des Romains. D’autres mettaient surtout l’accent sur une intervention spectaculaire de Dieu à l’échelle du monde, un événement cosmique. L’annonce prophétique de la venue du Royaume de Dieu par Jésus relève manifestement de ce type d’espérance. Jésus pensait du reste que la venue du Royaume était imminente : "cette génération ne passera point [avant] que tout cela n’arrive" (Mc 13, 30). De même les premiers chrétiens attendaient le retour glorieux du Christ comme un événement immédiat. Ces croyances semblent bien étranges à nos esprits modernes et l’on peut se demander si le texte a encore quelque chose à nous dire.


Or que dit Jésus au sujet de l’avènement du Royaume ? "Pour ce qui est du jour ou de l’heure – le "grand soir" politique ou cosmique – personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père seul " (v. 32). On ne saurait dire plus clairement la chose suivante : l’avenir n’est pas un objet de connaissance possible, ce n’est pas un objet de prédiction, de spéculation. L’avenir ne nous regarde pas, il est l’affaire de Dieu. Et aussitôt, cette ignorance de l’avenir nous renvoie à un impératif d’action dans le présent : "Prenez garde, veillez, car vous ne savez quand ce sera le moment" (v. 33). Autrement dit : ne vous préoccupez pas de quand le Royaume va arriver, agissez ici et maintenant comme si le Royaume arrivait. Donc nous voyons que ce texte nous invite à un renversement de perspective : là où les auditeurs de Jésus attendent sans doute une révélation sur ce qui va arriver dans l’avenir, Jésus les renvoie à une responsabilité dans le présent.


Ce renversement de perspective opéré par le texte du futur vers le présent nous donne peut-être une clé pour comprendre la part de vérité contenue dans la croyance en la venue immédiate du Royaume. La conscience de l’imminence du Royaume ne résulte pas d’un pronostic historique mais d’un sentiment d’urgence spirituelle éprouvé dans le présent par une conscience sur le qui-vive. Le discours de Jésus sur la fin proche des temps est, si l’on veut, la projection, à travers un langage historiquement daté, celui de la littérature apocalyptique juive, de la conscience aiguë que l’heure d’une décision radicale a sonné. Et je vois là une légitimation à une entreprise de ce que le grand théologien allemand Rudolf Bultmann appelait la "démythologisation" de l’évangile : enlever l’habillage mythologique qui entoure en l’occurrence l’idée de Royaume de Dieu pour mieux en saisir, dans toute sa pureté, la profondeur spirituelle.


L’exigence spirituelle qui est au cœur de la prédication du Royaume est exprimée dans notre texte par un mot d’ordre, "veillez", répété à trois reprises et une quatrième fois sous la forme négative "craignez qu’il ne vous trouve endormis". Cette exigence répétée n’est pas une proposition facultative, une invitation molle ; elle présente au contraire un caractère impérieux, ce que la parabole, dans son langage imagé, exprime par la figure du maître sévère.


En second lieu, il s’agit est une vigilance de tous les instants ainsi que le montre la référence aux quatre veilles de la nuit ("soir", "milieu de la nuit", "chant du coq", "matin"), qui correspondent au découpage ancien du temps nocturne.


Enfin, il s’agit d’une exhortation universelle. Dans la parabole, le maître de maison confie des responsabilités différentes à chacun de ses serviteurs ("à chacun sa tâche"). La tâche spécifique de la veille, qui consiste à guetter le retour du maître, concerne spécifiquement le portier dont il est seul question. On pourrait donc penser que l’exhortation de Jésus ne concerne qu’une catégorie de disciples – les apôtres, les prêtres ou les pasteurs, les moines ou qui sais-je encore ? Mais le dernier verset du texte généralise expressément ce commandement : "Ce que je vous dis, je le dis à tous : veillez ". L’exhortation à la veille spirituelle s’adresse donc bien à tout homme.


Que signifie cette exhortation à la vigilance ? Ce texte paraît d’abord spécialement écrit pour la première communauté chrétienne. Celle-ci attend, nous l’avons dit, le retour prochain de Jésus. Mais force est de constater qu’il tarde à venir. Bien plus, loin de la gloire promise, ce sont les persécutions qui s’annoncent. Alors la déception des premiers chrétiens a dû être immense et avec elle le risque de découragement et de relâchement. Ces paroles placées dans la bouche de Jésus m’apparaissent comme une réponse à cette situation. Réponse qui vise à conforter leur espérance (le maître tarde mais finira par venir) et à les exhorter à rester fidèles dans leur foi et dans la pratique des œuvres bonnes.


Nous ne sommes plus dans l’état d’esprit des premiers chrétiens mais notre situation n’est peut-être pas aussi éloignée que cela de la leur, au sens où nous aussi nous vivons dans un monde désenchanté, c’est-à-dire un monde d’où Dieu est absent. Dans l’ordre de la connaissance, l’existence de Dieu est métaphysiquement indémontrable et scientifiquement inutile. Le monde est rempli de souffrance et d’injustice et l’idée que celles-ci sont, sinon voulues, du moins permises par Dieu révolte légitimement notre conscience morale. Il y a là un silence de Dieu qu’il faut assumer jusqu’au bout contre les consolations fallacieuses d’une religion à bon marché. Et c’est dans cette absence, que le veilleur guette les signes d’une présence.


Il me semble trouver dans la suite de l’évangile de Marc une confirmation de cette situation. L’exhortation à la vigilance est en effet répétée, à trois reprises encore, dans le chapitre suivant (chapitre 14), dans un contexte bien particulier, celui du jardin de Gethsémani. Jésus, affronté à la perspective de sa mort prochaine, veille et demande à ses disciples de veiller : "Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici et veillez" (Mc 14, 34). Et par trois fois, vous le savez, il les trouve endormis. La mort, la nôtre et celle de nos proches, menace de plonger toute chose dans l’absurde et le dérisoire. Et la vigilance apparaît ici comme un affrontement lucide de la mort et la recherche d’une affirmation de sens qui lui tienne tête. Et on pourrait du reste lire le texte du jour lui-même comme une méditation sur la mort, car n’est-ce pas de la mort que l’on peut dire "veillez, car vous ne savez quand ce sera le moment" ? La perspective de notre mort souligne avec acuité l’urgence de la vie. C’est donc bien ici encore dans l’obscurité que le veilleur guette l’apparition d’une lumière.


Mais où nous tournerons-nous pour apercevoir cette lumière ? Le mot d’ordre "veillez" me paraît rempli d’espérance, car il ne nous est pas demandé de nous réveiller, comme si nous étions déjà endormis, mais de résister à la tentation du sommeil. Un texte de l’Apocalypse le dit de manière encore plus vigoureuse "sois vigilant, ranime ce qui te reste de vie défaillante" (Ap. 3, v. 2). Il ne nous est pas demandé de faire exister la vie là où elle serait absente, mais de ranimer la vie qui est encore en nous. Il me semble donc que l’exhortation à la vigilance vise à préserver et activer une vie de l’esprit qui existe déjà en chacun de nous, croyants ou non-croyants. Et ce de multiples manières.


Contre le sommeil de la conscience morale et politique, la vigilance préserve notre capacité d’indignation devant l’injustifiable, l’intolérable.


Contre le sommeil de l’intelligence, la vigilance nous affranchit des idées reçues et des formules creuses, elle étend le champ de notre curiosité et stimule notre désir de vérité.


Contre le sommeil de nos sens, la vigilance aiguise notre sensibilité à la beauté, beauté de la nature, beauté de l’art, d’une cantate de Bach qui est comme la promesse d’une vie meilleure.


Contre le sommeil de notre désir, la vigilance attise notre aspiration à un bonheur qui dépasse la satisfaction consumériste de nos besoins terre-à-terre.


Et par-dessus tout, contre l’endormissement dans nos relations avec autrui, la vigilance ravive la présence de l’autre; elle nous expose à lui, dans la douleur de la compassion et l’émerveillement de la découverte ; elle empêche l’éloignement de devenir de l’indifférence, l’intimité de dégénérer en une familiarité de mauvais aloi, où l’autre finit par disparaître dans l’habitude.


Voilà différents domaines où la vie de l’esprit est sans cesse menacée par la tentation de l’endormissement et où le mot d’ordre "veillez" prend sens. Qu’est-ce qui peut nous soutenir dans l’éveil ? C’est, je crois, l’espérance, et c’est là où nous retrouvons Bach. Seule la visée d’un horizon qui transcende notre présent peut nous porter au-delà de nous-mêmes. Cet horizon nous met en mouvement dans notre désir du bien, du vrai, du beau, du bonheur, de l’unité des consciences et, j’ose à peine le dire tant ce mot doit être employé avec retenue, dans notre désir de Dieu. C’est pourquoi, pour répondre à notre question initiale, il n’y a pas deux évangiles, mais bien un seul qui est en même temps évangile de la vigilance selon Marc et évangile de l’espérance selon Bach. "Ce que je vous dis, je le dis à tous : veillez". Amen !

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 09:25

La Vie et les Enseignements de Jésus de Nazareth extraits textuellement des Évangiles par Thomas Jefferson

Compilation nouvellement établie à partir de la traduction Louis Segond (1910) par Luc Schneider


jefferson_bible.jpgpage du manuscrit original ; on voit bien les coupés-collés effectués par l'auteur.

 
Table des matières

A. La jeunesse de Jésus et début de son ministère


01 (chapitre) - Joseph et Marie se rendent à Bethlehem, où Marie donne naissance à un fils. Ils le font circoncire et lui donnent le nom de Jésus, puis retournent à Nazareth. À l'âge de 12 ans, Jésus accompagne ses parents à Jérusalem, où se révèle son esprit précoce. Jean baptise au Jourdain. Jésus est baptisé à 30 ans. Il chasse les marchands hors du temple. Il baptise à son tour, puis se retire en Galilée à la mort de Jean. Il enseigne dans la synagogue et explique le sabbat. Appel de ses disciples.


B. Enseignements et paraboles


02 - Le Sermon de la Montagne

03 - Le Sermon de la Montagne (suite)

04 - Exhortations. Une femme oint Jésus. Préceptes. Parabole de l'homme riche.

05 - Préceptes. Parabole du semeur. Parabole de l'ivraie.

06 - Préceptes. Parabole du vin nouveau dans de vieilles outres. Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie. Envoi, instruction et retour des apôtres.

07 - Préceptes. Parabole du mauvais serviteur. Envoi des Soixante-Dix. La fête des Tabernacles.

08 - La femme surprise en adultère. L'homme aveugle de naissance. Le bon berger. Aime Dieu et ton prochain. Parabole du samaritain. Comment prier.

09 - Le sabbat. Les conviés. Préceptes. Paraboles de la brebis perdue et du fils prodigue.

10 - Parabole de l'économe infidèle. Parabole de Lazare. Préceptes : être toujours prêt. Paraboles de la veuve et du juge, du pharisien et du publicain. Préceptes.

11 - Préceptes. Parabole des ouvriers de la onzième heure. Zachée. Parabole des talents.

12 - Jésus se rend à Jérusalem et à Béthanie. Une deuxième fois, il chasse les marchands hors du temple. Parabole des deux fils. Parabole de la vigne et des vignerons. Parabole du roi et des noces. Des impôts, du mariage et de la résurrection. Les deux plus grands commandements.

13 – Préceptes : l'orgueil et l'hypocrisie des scribes et pharisiens. Le serment. Le quart de sou de la pauvre veuve. Jérusalem et le jour du jugement. Le serviteur fidèle et prudent.

C. La Fin des Temps


14 - Parabole des dix vierges. Parabole des talents. Le jour du jugement.


D. La Trahison


15 - Une femme oint Jésus. Judas s'apprête à trahir Jésus. Préceptes aux disciples. Jésus lave leurs pieds. Angoissé, il prie.


E. Arrestation et condamnation


16 - Judas conduit les huissiers auprès de Jésus. Il est arrêté, emmené devant le Grand Prêtre Caïphe et condamné. On l'emmène devant Pilate, qui le fait conduire devant Hérode.


F. Crucifixion, mort et enterrement


17 - Pilate reçoit Jésus de nouveau, le fait battre de verges et le fait conduire à son exécution. Jésus est crucifié, meurt et est enseveli.


Les références utilisées : t
able des textes extraits des quatre évangiles


Chapitre 1

1 à 7, Lc 2:1-7 / 8, Lc 2:21 / 9 et 10, Lc 2:39-40 / 11 à17, Lc 2:42-48 / 18 et 19, Lc 2:51-52 / 20 et 21, Lc 3:1-2 / 22, Mc 1:4 / 23 à 25, Mt 3:4-6 / 26, Mt 3:13 / 27, Lc 3:23 / 28 à 32, Jn 2:12-16 / 33, Jn 3:22 / 34, Mt 4:12 / 35 à 46, Mc 6:17-28 / 47 et 48, Mc 1:21-22 / 49 à 53, Mt 12:1-5 / 54 à 57, Mt 12:9-12 / 58, Mc 2:27 / 59 et 60, Mt 12:14-15 / 61 à 66, Lc 6:12-17


Chapitre 2

1 à 12, Mt 5:1-12 / 13 à 15, Lc 6:24-26 / 16 à 50, Mt 5:13-47 / 51 à 53, Lc 6:34-36


Chapitre 3

1 à 34, Mt 6:1-34 / 35 et 36, Mt 7:1-2 / 37, L. 6:38 / 38 à 55, Mt 7:3-20 / 56 à 58, Mt 12:35-37 / 59 à 64, Mt 7:24-29


Chapitre 4

1, Mt 8:1 / 2, Mc 6:6 / 3 à 5, Mt 11:28-30 / 6 à 16, Lc 7:36-46 / 17 à 21, Mc 3:31-35 / 22 à 28, Lc 12:1-7 / 29 à 64, Lc 12:13-48 / 65 à 70, Lc 12:54-59


Chapitre 5

1-9, Lc 13:1-9 / 10 à 19, Lc 11:37-46 / 20 à 22, Lc 11:52-54 / 23 à 31, Mt 13:1-9 / 32, Mc 4:10 / 33 à 38, Mt 13:18-23 / 39 à 41, Mc 4:21-23 / 42 à 48, Mt 13:24-30 / 49 à 65, Mt 13:36-52 / 66 à 74, Mc 4:26-34


Chapitre 6

1 à 6, Lc 9:57-62 / 7 à 9, Lc 5:27-29 / 10 à 12, Mc. 2:15-17 / 13 à 15, Lc 5:36-38 / 16 à 20, Mt 13:53-57 / 21, Mt 9:36 / 22, Mc 6:7 / 23 et 24, Mt 10:5-6 / 25 à 34, Mt 10:9-18 / 35, Mt 10:23 / 36 à 41, Mt 10:26-31 / 42, Mc 6:12 / 43, Mc 6:30 / 44, Jn 7:1 / 45 à 49, Mc 7:1-5 / 50 et 51, Mc 7:14-15 / 52, Mc 7:16 / 53 à 60, Mc 7:17-24


Chapitre 7

1 à 4, Mt 18:1-4 / 5 à 7, Mt 18:7-9 / 8 à 13, Mt 18:12-17 / 14 à 28, Mt 18:21-35 / 29 à 36, Lc 10:1-8 / 37 à 39, Lc 10:10-12 / 40 à 54, Jn 7:2-16 / 55 à 62, Jn 7:19-26 / 63, Jn 7:32 / 64 à 74, Jn 7:43-53


Chapitre 8

1 à 11, Jn 8:1-11 / 12-14, Jn 9:1-3 / 15 à 19, Jn 10:1-5 / 20 à 23, Jn 10:11-14 / 24, Jn 10:16 / 25 à 37, Lc 10:25-37 / 38 à 50, Lc 11:1-13


Chapitre 9

1 à 14, Lc 14:1-14 / 15 à 23, Lc 14:16-24 / 24 à 28, Lc 14:28-32 / 29 et 60, Lc 15:1-32


Chapitre 10

1 à 15, Lc 16:1-15 / 16-29, Lc 16:18-31 / 30 à 33, Lc 17:1-4 / 34-37, Lc 17:7-10 / 38, Lc 17:20 / 39-48, Lc 17:26-35 / 49, Lc 17:36 / 50 à 63, Lc 18:1-14 / 64 à 68, Lc 10:38-42


Chapitre 11

1 à 26, Mt 19:1-26 / 27 à 42, Mt 20:1-16 / 43 à 70, Lc 19:1-28


Chapitre 12

1 à 3, Mt 21:1-3 / 4 à 6, Mt 21:6-8 / 7, Mt 21:10 / 8 à 13, Jn 12:19-24 / 14, Mt 21:17 / 15, Mc 11:12 / 16 à 20, Mc 11:15-19 / 21, Mc 11:27 / 22 à 25, Mt 21:28-31 / 26, Mt 21:33 / 27-35, Mc 12:1-9 / 36 à 37, Mt 21:45-46 / 38 à 70, Mt 22:1-33 / 71 à 74, Mc 12:28-31 / 75, Mt 22:40 / 76 et 77, Mc 12:32-33


Chapitre 13

1 à 14, Mt 23:1-14 / 15, Mt 23:14 / 16 à 33, Mt 23:15-33 / 34 à 37, Mc 12:41-44 / 38 et 39, Mt. 24:1-2 / 40 à 45, Mt 24:16-21 / 46, Mt. 24:29 / 47 et 48, Mt 24:32-33 / 49 à 64, Mt. 24:36-51


Chapitre 14

1 à 30, Mt 25:1-30 / 31 à 33, Lc 21:34-36 / 34 à 49, Mt 25:31-46


Chapitre 15

1 à 8, Mc 14:1-8 / 9-15, Mt 26:14-20 / 16 à 19, Lc 22:24-27 / 20, Jn 13:2 / 21 à 34, Jn 13:4-17 / 35 à 40, Jn 13:21-26 / 41, Jn 13:31 / 42 à 43, Jn 13:34-35 / 44, Mt 26:31 / 45, Mt. 26:33 / 46 et 47, Lc 22:33-34 / 48 à 58, Mt 26:35-45


Chapitre 16

1 à 3, Jn 18:1-3 / 4 à 6, Mt 26:48-50 / 7 à 11, Jn 18:4-8 / 12 à 14, Mt 26:50-52 / 15 et 16, Mt 26:55-56 / 17 et 18, Mc 14:51-52 / 19, Mt 26:57 / 20 et 21, Jn 18:15-16 / 22, Jn 18:18 / 23, Jn 18:17 / 24-26, Jn 18:25-27 / 27, Mt. 26:75 / 28 à 32, Jn 18:19-23 / 33 à 39, Mc 14:55-61 / 40 et 41, Lc 22:67-68 / 42, Lc 22:70 / 43 à 45, Mc 14:63-65 / 46 à 49, Jn 18:28-31 / 50 à 55, Jn 18:33-38 / 56, Lc 23:5 / 57, Mt 27:13 / 58 à 68, Lc 23:6-16


Chapitre 17

1 à 9, Mt 27:15-23 / 10 et 11, Mt 27:26-27 / 12 à 14, Mt 27:29-31 / 15 à 20, Mt. 27:3-8 / 21 à 27, Lc 23:26-32 / 28 à 35, Jn 19:17-24 / 36 à 40, Mt 27:39-43 / 41 à 43, Lc 23:39-41 / 44, Lc 23:34 / 45 à 47, Jn 19:25-27 / 48 à 52, Mt 27:46-50 / 53 et 54, Mt. 27:55-56 / 55 à 58, Jn 19:31-34 / 59-63, Jn 19:38-42 / 64, Mt. 27:60

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 09:15

Chapitre 1


01 - En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre.

02 - Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.

03 - Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville.

04 - Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethlehem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David,

05 - afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.

06 - Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva,

07 - et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie.

08 - Le huitième jour, auquel l'enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de JÉSUS.

09 - Lorsqu'ils eurent accompli tout ce qu'ordonnait la loi du Seigneur, Joseph et Marie retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville.

10 - Or, l'enfant croissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

11 - Et lorsqu'il fut âgé de douze ans, ils montèrent à Jérusalem, selon la coutume de la fête.

12 - Puis, quand les jours furent écoulés, et qu'ils s'en retournèrent, l'enfant Jésus resta à Jérusalem. Son père et sa mère ne s'en aperçurent pas.

13 - Croyant qu'il était avec leurs compagnons de voyage, ils firent une journée de chemin, et le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances.

14 - Mais, ne l'ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem pour le chercher.

15 - Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant.

16 - Tous ceux qui l'entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses.

17 - Quand ses parents le virent, ils furent saisis d'étonnement, et sa mère lui dit: Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous ? Voici, ton père et moi, nous te cherchions avec angoisse.

18 - Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth, et il leur était soumis.

19 - Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce.

20 - La quinzième année du règne de Tibère César, - lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son frère Philippe tétrarque de l'Iturée et du territoire de la Trachonite, Lysanias tétrarque de l'Abilène,

21 - et du temps des souverains sacrificateurs Anne et Caïphe,

22 - Jean le Baptiste parut le désert.

23 - Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.

24 - Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui ;

25 - et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain.

26 - Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui.

27 - Jésus avait environ trente ans lorsqu'il commença son ministère.

28 - Après cela, il descendit à Capharnaüm, avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n'y demeurèrent que peu de jours.

29 - La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.

30 - Il trouva dans le temple les vendeurs de boeufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis.

31 - Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les boeufs; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables;

32 - et il dit aux vendeurs de pigeons : Ôtez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.

33 - Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit dans la terre de Judée ; et là il demeurait avec eux, et il baptisait.

34 - Alors, ayant appris que Jean avait été livré, Jésus se retira dans la Galilée.

35 - Car Hérode lui-même avait fait arrêter Jean, et l'avait fait lier en prison, à cause d'Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce qu'il l'avait épousée,

36 - et que Jean lui disait : Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère.

37 - Hérodias était irritée contre Jean, et voulait le faire mourir.

38 - Mais elle ne le pouvait; car Hérode craignait Jean, le connaissant pour un homme juste et saint ; il le protégeait, et, après l'avoir entendu, il était souvent perplexe, et l'écoutait avec plaisir.

39 - Cependant, un jour propice arriva, lorsque Hérode, à l'anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands, aux chefs militaires et aux principaux de la Galilée.

40 - La fille d'Hérodias entra dans la salle ; elle dansa, et plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai.

41 - Il ajouta avec serment : Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume.

42 - Étant sortie, elle dit à sa mère : Que demanderais-je ? Et sa mère répondit: La tête de Jean Baptiste.

43 - Elle s'empressa de rentrer aussitôt vers le roi, et lui fit cette demande : Je veux que tu me donnes à l'instant, sur un plat, la tête de Jean Baptiste.

44 - Le roi fut attristé ; mais, à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui faire un refus.

45 - Il envoya sur-le-champ un garde, avec ordre d'apporter la tête de Jean Baptiste.

46 - Le garde alla décapiter Jean dans la prison, et apporta la tête sur un plat. Il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.

47 - Puis ils se rendirent à Capharnaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d'abord dans la synagogue, et il enseigna.

48 - Ils étaient frappés de sa doctrine ; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes.

49 - En ce temps-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger.

50 - Les pharisiens, voyant cela, lui dirent: Voici, tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat.

51 - Mais Jésus leur répondit: N'avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ;

52 - comment il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, qu'il ne lui était pas permis de manger, non plus qu'à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls ?

53 - Ou, n'avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple, sans se rendre coupables ?

54 - Étant parti de là, Jésus entra dans la synagogue.

55 - Et voici, il s'y trouvait un homme qui avait la main sèche. Ils demandèrent à Jésus: Est-il permis de faire une guérison les jours de sabbat ? C'était afin de pouvoir l'accuser.

56 - Il leur répondit : Lequel d'entre vous, s'il n'a qu'une brebis et qu'elle tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la saisira pour l'en retirer ?

57 - Combien un homme ne vaut-il pas plus qu'une brebis ! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat.

58 - Puis il leur dit : Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat.

59 - Les pharisiens sortirent, et ils se consultèrent sur les moyens de le faire périr.

60 - Mais Jésus, l'ayant su, s'éloigna de ce lieu. Une grande foule le suivit.

61 - Et en ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.

62 - Quand le jour parut, il appela ses disciples, et il en choisit douze, auxquels il donna le nom d'apôtres :

63 - Simon, qu'il nomma Pierre ; André, son frère ; Jacques ; Jean ; Philippe ; Barthélemy ;

64 - Matthieu ; Thomas ; Jacques, fils d'Alphée; Simon, appelé le zélote ;

65 - Jude, fils de Jacques; et Judas Iscariote, qui devint traître.

66 - Il descendit avec eux, et s'arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l'entendre.

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 09:07

Chapitre 2


01 - Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne; et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui.

02 - Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit :

03 - Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

04 - Heureux les affligés, car ils seront consolés !

05 - Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !

06 - Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

07 - Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

08 - Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu !

09 - Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

10 - Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux!

11 - Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

12 - Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

13 - Mais, malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation !

14 - Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes !

15 - Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes !

16 - Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.

17 - Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ;

18 - et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.

19 - Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

20 - Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

21 - Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé.

22 - Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.

23 - Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.

24 - Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point ; celui qui tuera mérite d'être puni par les juges.

25 - Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère: Raca ! mérite d'être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d'être puni par le feu de la géhenne.

26 - Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,

27 - laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande.

28 - Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison.

29 - Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies payé le dernier quadrant.

30 - Vous avez appris qu'il a été dit : Tu ne commettras point d'adultère.

31 - Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur.

32 - Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne.

33 - Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne.

34 - Il a été dit: Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce.

35 - Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère.

36 - Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne te parjureras point, mais tu t'acquitteras envers le Seigneur de ce que tu as déclaré par serment.

37 - Mais moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c'est le trône de Dieu ;

38 - ni par la terre, parce que c'est son marchepied ; ni par Jérusalem, parce que c'est la ville du grand roi.

39 - Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu.

40 - Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu'on y ajoute vient du malin.

41 - Vous avez appris qu'il a été dit: oeil pour oeil, et dent pour dent.

42 - Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre.

43 - Si quelqu'un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.

44 - Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui.

45 - Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi.

46 - Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi.

47 - Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent,

48 - afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.

49 - Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même ?

50 - Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même ?

51 - Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille.

52 - Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants.

53 - Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.

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Published by traduction Luc Schneider - dans la bible de Jefferson
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