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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 10:25

IX. Services liturgiques

115. Lesquels de nos sacrements sont basés sur l'enseignement de Jésus ? - Deux de nos sacrements sont basés sur l'enseignement de Jésus : le baptême et le repas du Seigneur.

116. En plus du baptême et du repas du Seigneur, est-ce que d'autres célébrations liturgiques sont célébrées ? - En plus du baptême et du repas du Seigneur, les célébrations liturgiques suivantes sont célébrées : la confirmation, le mariage et les obsèques.

117. Quel effet attribuons-nous à ces célébrations liturgiques ? - Nous attribuons à ces célébrations liturgiques un effet fortifiant pour notre vie morale et religieuse. Les services sont des ressources nous rappelant nos devoirs et l'appel à suivre l'exemple de Jésus et à faire de bonnes actions.

118. Qu'est-ce que le baptême ? - Le baptême est le sacrement par lequel nous devenons les membres de l'Église chrétienne. Dans le sens strict du mot, le baptême ne fait de personne un chrétien. Le baptême est simplement une expression solennelle des parents et des parrain et marraine du témoignage de leur foi chrétienne et de la volonté que leurs enfants grandissent et vivent également dans cette foi.

119. Quand devons-nous baptiser ? - Jésus n'a pas prescrit de temps spécifique où nous devons être baptisé. Il y a longtemps les chrétiens étaient baptisés quand ils pouvaient professer leur foi. Aujourd'hui la coutume est de baptiser les enfants dans leur petite enfance.

120. Si quelqu'un meurt sans baptême, est-il condamné ? - Si quelqu'un meurt sans baptême il n'est pas condamné parce que le baptême lui-même n'est pas rédempteur.

121. Peut-on négliger le baptême ? - On ne peut pas négliger le baptême et cela n'est pas l'habitude des gens qui respectent l'enseignement de Jésus et les sacrements de l'Église.

122. Quand exprimons-nous notre connaissance de ce que c'est le baptême exige de nous ? - Nous exprimons notre connaissance de ce que le baptême exige de nous à l'occasion de la confirmation.

123. Qu'est-ce que la confirmation ? - La confirmation est l'expression de notre persévérance dans la foi d'unitarien. Par la confirmation nous devenons les membres indépendants de l'Église et nous assumons la responsabilité devant Dieu pour tous nos actes et notre fidélité.

124. Comment la confirmation est-elle achevée ? -  La confirmation est achevée par le repas du Seigneur à laquelle nous participons pour la première fois.

125. Qu'est-ce que le repas du Seigneur ? - Le repas du Seigneur est la liturgie par laquelle nous nous rappelons la vie et la mort de Jésus et par laquelle nous sommes encouragés à suivre son exemple.

126. De quelles sources connaissons-nous l'histoire du repas du Seigneur ? - Nous connaissons l'histoire du raps du Seigneur par les Évangiles et I Corinthiens. 1 Corinthiens 11, 23-26

127. Pourquoi appelons-nous ce service le repas du Seigneur ? - Nous appelons ce service Repas du Seigneur parce que Jésus l'a d'abord observé à l'occasion d'un dîner.

128. En quoi consiste le repas du Seigneur ? - Le repas du Seigneur consiste en pain et en vin.

129. Qu'entendons-nous par l'expression : " ceci est mon corps, ceci est mon sang ? " - Par l'expression : "Ceci est mon corps, ceci est mon sang", nous voulons dire que le pain symbolise le corps de Jésus et le vin symbolise le sang de Jésus.

 

Les catholiques romains enseignent que le pain et le vin se changent littéralement en corps et en sang de Jésus après la bénédiction du prêtre. Selon cet enseignement, "Ceci est mon corps, ceci est mon sang" signifie que le corps et le sang de Christ sont littéralement présents. Donc, on donne l'eucharistie seulement sous une espèce : l'hostie. Les orthodoxes enseignent aussi que le pain et le vin sont vraiment le corps de Jésus et le sang, qui sont distribués sous deux espèces. Selon les luthériens de la confession d'Augsbourg, dans l'hostie et le vin, le corps et le sang de Christ sont présents. Les réformés enseignent que les fidèles reçoivent le corps et le sang de Christ spirituellement dans le pain et le vin.

130. Quelles sont les exigences pour recevoir le repas du Seigneur ? - Les unitariens confirmés, qui gardent la mémoire de Jésus avec respect, peuvent recevoir le repas du Seigneur.

131. Qui ne peut pas recevoir le repas du Seigneur ? - Les malades mentaux, les ivrognes et les enfants ne peuvent pas recevoir le repas du Seigneur, parce qu'ils ne peuvent pas distinguer ce rite d'un repas commun.

132. Où recevons-nous le repas du Seigneur ? - Nous recevons d'habitude le repas du Seigneur à l'église, où les membres de la congrégation reçoivent l'encouragement d'amour filial et de l'harmonie avec ses prochains par la participation dans le partage du pain et du vin dans commun. Pour ceux qui sont indisposés ou malades et pour ceux qui ne peuvent pas aller à l'église, le pasteur peut leur apporter le repas du Seigneur dans leurs maisons.

133. Les pécheurs peuvent-ils recevoir le repas du Seigneur ? - Les pécheurs peuvent recevoir ce repas et ne sont pas exclus de la table du Seigneur, parce que le souvenir de Jésus peut les réformer.

 

134. Combien de fois par an les unitariens reçoivent-ils le repas du Seigneur ? - Les unitariens reçoivent le repas du Seigneur quatre fois par an : pendant les fêtes de Noël, de Pâques, de la Pentecôte et de la fête des moissons. En plus des fêtes énumérées, les unitariens peuvent le recevoir à des occasions comme les dédicaces d'église et les synodes.

 

135. Comment devons-nous préparer à devenir des invités dignes pour le repas du Seigneur ? - Pour devenir les invités dignes du repas du Seigneur, nous devons nous préparer intérieurement et spirituellement. Nous devons rendre grâce à Dieu qu'Il nous ait créés, non seulement avec la vie physique, mais spirituelle aussi. Nous devons nous rappeler de Jésus avec des sentiments de respect et d'amour. Nous devons avoir une attitude de bonne volonté et d'amour pour notre prochain qui est aussi enfant d'un Dieu. En nous repentant de nos erreurs et de nos péchés, nous devons promettre que dans l'avenir nous essayerons de mieux préserver la pureté de nos coeurs et de vivre une vie digne de Dieu et de nous. Toutes ces démarches réunies forment notre auto-examen, sans lequel notre participation à ce repas est inutile.

(1 Corinthiens 11, 28-29)

 

Quant à l'apparence extérieure, nous notons que Dieu ne considère pas notre apparence. Néanmoins, conformément aux bonnes manières, nous devons participer au repas du Seigneur propre et bien habillé. Pour maintenir le déroulement de la liturgie, nous devons observer la chose suivante : quand le ministre a fini son sermon et la prière du Repas, les membres masculins de la congrégation se réunissent dans le choeur de l'église, où ils sont debout côte à côte. Alors le ministre donne un morceau de pain à chacun dans l'ordre dans lequel ils sont debout, que les membres prennent d'habitude avec leur main droite pour manger. Après cela le ministre prend le calice avec le vin et le donne à chacun. D'habitude le calice est pris et bu avec la main droite. Quand le ministre a distribué le pain et le vin à tous ceux qui sont debout autour de la table, il offre une prière courte. Après cela, ceux qui ont reçu le Repas retournent à leurs places sans bruit et sans précipitation.

 

Si la congrégation est grande et que les hommes ne peuvent pas tous communier en même temps, d'habitude les membres plus vieux se réunissent d'abord. Après les aînés, ceux qui sont plus jeunes se rassemblent et reçoivent le Repas. Après les hommes, les femmes se réunissent pour le Repas en un ou deux groupes, selon leur nombre. Ceux qui l'ont reçu restent dans l'église jusqu'à ce que toute la congrégation ait reçu le pain et le vin, et attendent que les célébrants partent pour partir à leur tour afin de ne pas déranger la liturgie.

 

136. Est-ce que vous êtes prêts pour le repas du Seigneur ? - Nous sommes prêts à prendre le repas du Seigneur et à témoigner de nos croyances ainsi. En même temps, nous remercions Dieu, notre Père providentiel, d'éclairer notre raison et de nous donner ce temps où nous sommes devenus capables de connaître la vérité de la religion unitarienne et nos devoirs moraux et religieux, par lesquels nous travaillons pour notre bonheur terrestre et notre salut. Nous sommes confiants fermement en un Dieu éternel, notre Père providentiel. Soyez la Gloire en son nom pour toujours et jamais. Amen.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 01:16

VIII. La Vie Éternelle

 

112. Ce que nous entendons par : "je crois en la vie éternelle" ? - Quand nous disons : "je crois en la vie éternelle" nous exprimons notre conviction que la vie est éternelle et que l'âme est immortelle.

 

113. Comment comprenons-nous la mort ? - Nous comprenons la mort comme un changement d'état qui est selon la loi de Dieu. Après la mort notre corps revient à la poussière comme il était auparavant, mais nos âmes vivent avec Dieu, de qui elles n'ont jamais été détaché. Ecclésiaste 12, 7

 

114. Qu'est-ce qui nous attend dans la vie éternelle ? - Dans la vie éternelle, Dieu examine les vies et les actions de chacun et récompense ou punit conformément à ces vies.

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 01:00

VII. Péché et repentir

 

101. Qu'appelons- nous le péché ? - Nous appelons le péché toutes les actions incorrectes qui sont commises consciemment et par lesquelles nous violons la loi de Dieu.

 

102. Quels types de péchés connaissons- nous ? - Nous connaissons deux types de péchés : les péchés par action et les péchés par omission. Les péchés par action sont le résultat des actions incorrectes et les péchés par omission sont ceux où on échoue à faire le bien par le retard, le manque de sympathie ou la négligence.

 

103. Quelqu'un peut-il dire qu'il n'est pas un pécheur ? - Personne ne peut dire de lui qu'il n'est pas un pécheur, parce que malgré la résistance de nos esprits, nous violons fréquemment les lois de Dieu et faisons le mal et pas le bien. 1 Jean 1,8

 

104. Pourquoi violons-nous les lois de Dieu ? - Nous violons les lois de Dieu parce que nous sommes faibles.

 

105. Que voulons-nous dire quand nous disons que nous sommes faibles ? - Quand nous disons que nous sommes faibles, nous voulons dire que nous sommes des enfants de Dieu en développement. En plus de nos vertus nous avons aussi des défauts, qui sont le danger constant de notre humanité parce qu'ils obscurcissent notre compréhension, ils détruisent la tranquillité de nos coeurs et dérangent notre paix. Nous appelons l'ensemble de ces défauts des faiblesses. Jacques 1, 13-15

 

106. Comment les autres dénominations expliquent-elles le Mal ? - Les autres dénominations expliquent le Mal par le récit biblique du premier couple humain qui a mangé le fruit défendu. Suite à leur action, l'humanité est tombée dans le Mal parce que les gens sont devenus incapables de faire le bien tout seuls. Ils appellent ce récit le Péché originel.

 

107. Les unitariens enseignent-ils le péché originel ? - Les unitariens n'enseignent pas le Péché originel. Nous ne croyons pas que par le péché du premier couple humain nous sommes tous devenus corrompus. Nous attribuer le péché commis par d'autres contredirait l'amour et la justice de Dieu pour nous, parce qu'un péché est toujours lié à une action personnelle.

 

108. Quel est le résultat du péché ? - Le résultat du péché est le démenti de notre filiation avec Dieu et la séparation entre Dieu et l'humanité. Ces expressions sont notre punition. Galates 6, 7-8

 

109. Y a-t-il le pardon ? - Il y a le pardon. Mais si le péché a eu lieu, il est impossible de l'effacer comme s'il n'était jamais arrivé. Cependant, Dieu est un Père aimant, qui ne nous rejette pas à cause du mal que nous commettons, mais nous donne le temps et la possibilité de nous réformer et de nous améliorer. C'est le pardon dont Jésus nous a parlé dans ses paraboles. (Voir par exemple la parabole du Fils Prodigue. Luc 15, 11-30)

 

110. De qui obtenons-nous le pardon de nos péchés ? - Nous obtenons le pardon de nos péchés seulement de Dieu.

 

111. Comment pouvons-nous obtenir le pardon de nos péchés ? - Nous pouvons obtenir le pardon de nos péchés de Dieu seulement si nous nous repentons sincèrement, si nous nous détournons de nos péchés et nous nous efforcons quotidiennement d'être emplis d'amour et de bonté.

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 06:09

Universalist-Herald-logo-copie-1.jpgKen R.Vincent est l'administrateur Web pour le Universalist Herald et l'auteur du "Le fil d'or, la promesse de Dieu de salut universel". Il est membre fondateur du conseil d'administration de l'Association universaliste chrétienne (CUA). Psychologue à la retraite, il étudie les expériences religieuses et le mysticisme. L'article que nous reproduisons a été publié dans le n° de janvier / février 2006 de l'Universalist Herald. Il a été traduit par Pascal Acker, chrétien unitarien français. Il est intitulé "Where Have All the Universalists Gone ?" (lien).

 

Un des grands mystères religieux est comment l'Église universaliste en Amérique – qui a été la 6ème plus grande dénomination aux États-Unis – est devenue actuellement minoritaire au sein de la dénomination unitarienne-universaliste (UU). Dans un article récent de la Revue de recherche religieuse, intitulé  "Des UU sont plus U que U", James Casebolt et Tiffany Niekro mentionnent que seulement 19 % des UU [unitariens-universalistes] se considèrent comme universalistes. Puisque la dénomination UU comprend seulement 0,1 % des Américains, en calculant "19 % de 0,1 %" on obtient un chiffre minuscule. Pire, certains UU ont assimilé le mot "universaliste", mais ont inventé de nouvelles significations qui privent le terme de son histoire.

 

Mais ne désesperez-pas ! Je dois vous dire que l'universalisme prospère, non plus comme une dénomination séparée, mais comme une manière importante de comprendre Dieu qui est plus appropriée que jamais pour le monde complexe et pluraliste d'aujourd'hui.

 

universalist_memorial_church_winchester.JPGéglise universaliste de Winchester

construite après que l'ancienne église ait été détruite par un incendie en 1909

et qui est destinée à devenir un musée de l'universalisme américain

 

Passons en revue les bases de l'universalisme. L'universalisme affirme que Dieu est trop bon pour condamner l'Humanité à l'enfer éternel et que, tôt ou tard, TOUTE l'Humanité sera sauvée. L'enfer est seulement pour la réadaptation et n'est pas éternel. Cette position théologique est soutenue par de nombreux versets tant dans la Bible hébraïque que dans le Nouveau Testament. Bien que cette croyance au salut universel peut être trouvée dans pratiquement toutes les religions majeures du monde, l'universalisme en Occident, pendant les 2 000 dernières années, a été compris pour signifier seulement le christianisme universaliste.

 

Le premier écrit préchant l'universalisme chrétien a été écrit par Clément d'Alexandrie au IIème siècle, mais son élève Origène a été le théoricien le plus influent de cette théologie. Au VIème siècle, l'universalisme a essuyé un revers lorsque les écrits d'Origène ont été condamné par l'Église catholique, bien qu'ils soient restés viable dans les Églises orientales (Nestoriens et Jacobites). En Occident, l'universalisme a été relégué au royaume des mystiques jusqu'à laRéforme qui le ressuscita.

 

Le déclin de l'Eglise universaliste en tant que dénomination indépendante est plus souvent attribué au succès de la doctrine de l'amour de Dieu pour tous ! Quand d'autres dénominations ont commencé à reconnaître le pouvoir de ce message plein d'espoir et inclusif, elles ont été motivé pour modérer leur accent sur le Feu de l'enfer, la souffrance et la prédestination ! Par conséquent, les paroissiens qui ont embrassé la théologie universaliste pouvaient rester dans leurs propres congrégations d'origine plutôt que de déménager dans une Eglise universaliste.

 

Patrick Murfin ajoute que des Eglises universalistes rurales ont beaucoup souffert de l'exode rural et que des Eglises universalistes de l'Ouest américain ont été dévastée par la Grande Dépression. Quand les unitariens et les universalistes "se sont mariés" en 1961 (Les universalistes avaient la plus grande "dot" mais moins de membres). Les écoles de théologie universalistes ont fermé, y compris la plus importante école qui était à l'université de Tufts.

 

Dans ma démarche pour mieux comprendre les universalistes et leur Eglise dans l'histoire américaine, j'ai eu la chance de découvrir les copies du magazine universaliste hebdomadaire Le leader chrétien, puis Le Leader universaliste (le nom a changé) à la bibliothèque de la "Rice University" à Houston où je vis. Cet hebdomadaire urbain, basé à Boston, publiait des articles de théologie, d'histoire, des biographies, des actualités des groupes d'Eglises. En plus des universalistes, le magazine avait des collaborateurs occasionnels qui étaient des unitairiens, des congrégationalistes et des juifs libéraux.

 

En parcourant les exemplaires disponibles du "Leader" de 1922 à 1942, j'ai eu le plaisir de constater que pendant les années 20 les universalistes étaient des chrétiens libéraux dans tous les sens du terme ! Les articles préconisant les droits de la femme, les droits des minorités et le contrôle des naissances étaient courants. Le travail missionnaire en Chine, au Japon, auprès des Eglises noires au Sud rural [des Etats-Unis] et des Etats éloignés comme le Texas étaient aussi annoncé. On a apporté beaucoup d'attention à la construction du bâtiment de l'Église commémorative nationale universaliste, qui devait être "la cathédrale" de l'universalisme dans la capitale nationale.

 

Toutefois, bien que les universalistes ruraux aient souvent été les avocats de la prohibition (de la vente d'alcool), je n'ai trouvé seulement qu'un article pleurant son échec. Quelques articles ont confirmé la présence de littéralistes bibliques au sein de la dénomination, particulièrement dans le Sud et au Texas.

 

L'un des sujets les plus fascinants pour moi fut la réaction de ces universalistes à la bombe théologique qui a changé l'unitarisme pour toujours - le manifeste humaniste - publié par un groupe de pasteurs unitariens en 1933. On se demande si le grand transcendentaliste mystique américain Ralph Waldo Emerson aurait pu le prévoir quand il appelait son église unitarienne "une glacière" et pleurait "le cadavre froid de l'unitarisme de l'université de Harvard et de Brattle Street." La plupart des universalistes ont été choqué, n'ont pas su qu'en faire et ont douté sur la façon d'y répondre.

 

Cependant, le Leader a imprimé des avis tant pour que contre (les contres parlant carrément de "la duperie" à propos de ce sujet) ; mais beaucoup d'auteurs ont supposé que le type d'humanisme que les unitariens préconisaient était la sorte d'humanisme de la Renaissance partagé par pratiquement tous les progressistes. Tandis que les articles des unitariens ont successivement reflété leur introspection en cours, leur rumination obsédante, leur nombrilisme et leur crise d'identité ininterrompue, j'ai été frappé par l'attitude toujours optimiste des universalistes qui poursuivaient béatement leur christianisme libéral.

 

Bien qu'intensément conscient du mal que signifiait la prise du pouvoir par Hitler et sceptique concernant le communisme, le Leader a reflété un optimisme et s'est montré convaincu que les problèmes pourraient être résolus et que le monde pourrait être meilleur ! Particulièrement significative fut l'ouverture des universalistes aux religions mondiales (l'universalisme fut au premier rang du Parlement des religions du Monde à la fin du 19ème siècle).

 

Nos ancêtres universalistes qui ont publié le Leader n'auraient pas été étonné de la fusion des universalistes avec les unitariens en 1961. Les publications que j'ai lues annoncaient souvent des propositions, qui ont été discutées pendant des années, d'une fusion non seulement avec les unitariens, mais aussi avec les congrégationalistes pourformer une "super" dénomination chrétienne libérale !

 

Par contre, je pense vraiment qu'ils seraient choqués que la dénomination ne soit plus aujourd'hui  exclusivement universaliste (TOUS sont sauvés) suite à l'adhésion aujourd'hui de personnes dont les convictions vont de l'annihilation  à la réincarnation de l'âme. De même la dénomination UU n'est plus exclusivement unitarienne (c'est-à-dire, préconisant un Dieu unique en opposition à la Trinité), avec des membres préconisant des croyances allant de l'athéisme au polythéisme. Finalement, je pense que nos ancêtres universalistes trouveraient embarrassant que le christianisme unitarien et le christianisme universaliste soient devenues seulement des positions minoritaires dans ce qui est devenu une Eglise "interfaith".

 

Alors ? Où sont partis les universalistes ? Au XXIe siècle, les universalistes sont partout ! Les partisans de l'universalisme sont dans pratiquement toutes les dénominations chrétiennes, et dans d'autres religions mondiales. Etre universaliste implique un changement d'avis plutôt qu'un changement de dénomination !

 

L'universalisme fait partie de la théologie de l'Église de la science du Christ et de celle de l'Église de l'unité de Christianisme. L'Eglise baptiste américaine est en quelque sorte universaliste, comme une enquête récente l'a constaté : 75 % de ses membres ne croient pas en un enfer éternel.

 

Laissez-nous maintenant explorer la diversité des universalistes aux États-Unis aujourd'hui qui incluent : 1) les universalistes "sur la Toile", 2) les universalistes "potentiels", 3) les universalistes "déjà casés" 4) les universalistes "indépendants" et 5) Les universalistes "expérimentaux".

à suivre ...

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Published by traduction de Pascal Acker - dans sur l'universalisme
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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 04:26

suite et fin de l'article précédent

 

eglise_universaliste_winchester_vitrail.JPGLes universalistes "de la Toile"  

[ndlr : l'auteur utilise le terme "virtuel", mais il s'agit d'éditeurs indépendants bien réels ]


Cet universalisme est né avec Internet. Pour quelques centaine de dollars par an, une personne ou un petit groupe peut maintenant publier sa théologie sur le Web, et des pages Web universalistes sont apparues préconisant une grande variété d'universalisme. Les points de vue s'étendent des littéralistes bibliques aux chrétiens libéraux, et de l'universalisme chrétien à celui des religions du monde. Il y a deux ou trois ans, je suis devenu l'administrateur Web du Universalist Herald (lien), qui est le plus ancien péridiodique religieux libéral publié en Amérique du Nord.

 

Lorsque j'ai ouvert ce site Web, j'ai exploré d'autres sites Web universalistes dans le but ambitieux d'établir des "liens" avec tous les autres sites universalistes, via le nôtre. Mais j'ai été agréablement surpris de constater que ce n'était pas possible ; bien que je fouille continuellement le web pour trouver de nouveaux liens chrétiens universalistes et concernant l'universalisme des autres religions du monde, il y a toujours plus de sites qui s'ajoutent continuellement et plus rapidement que je ne peux les évaluer !

 

vitrail de l'église universaliste de Winchester (New-Hampshire)


Certains "chrétiens" universalistes  sont assez fondamentalistes et excluent la dénomination unitarienne-universaliste de leur référence ! Inversement, j'ai trouvé un site "unitarien" qui a un article écrit par quelqu'un qui ne croit pas en l'universalisme (du salut). Le site Web du Universalist Herald inclut des liens vers des sites chrétiens conservateurs ; deux de ces sites (Tentmaker et Vrais Ministères de la Grâce) sont plus universalistes que n'importe quel site UU. Vrais Ministères de Grâce inclut même des articles du XIXème siècle du Universalist Herald.


Nos liens Web incluent trois sites quakers universalistes et un site universaliste des religions du monde. C'est satisfaisant de voir que beaucoup de monde en beaucoup d'endroits promeuvent l'universalisme en général et le christianisme universaliste en particulier.


Les universalistes "potentiels"

 

Les universalistes "potentiels" constituent la catégorie suivante. Dans son livre La Psychologie et la Religion, Michael Argyle cite une enquête de 1992 qui établit que 94 % des Américains croient en Dieu, que 86 % croient en Ciel, mais que seulement 71 % croient à l'enfer. Cette non-conformité de 15 % entre la croyance au ciel et l'enfer est une découverte habituelle dans des enquêtes sociologiques ; parfois cette non-conformité s'élève à 20 %.


A partir du recensement démographique américain de 2000, cela signifie qu'il y aurait 43 millions d'universalistes "latents" aux États-Unis ! Beaucoup d'entre eux seraient probablement étonnés d'apprendre qu'il y a une position théologique ancienne qui affirme leurs croyances ! Le Web est une manière de leur faire savoir qu'il y a un nom pour ce qu'ils croient : "l'universalisme". Si nous pouvions rassembler tous ces gens dans une dénomination, nous pourrions rendre aux fondamentalistes la monnaie de leur pièce !


Les universalistes "déjà casés"

[ndlr : pour l'auteur, ils sont "au placard" car appartenant à d'autres dénominations]

 

Ces universalistes sont des gens dont la théologie personnelle est universaliste et qui basent leur croyance sur la Bible (ou dans le cas de non-chrétiens, d'autres livres saints). Ils veulent rester dans leur dénomination traditionnelle - parfois à cause de leurs conjoints, parfois à cause de la tradition et parfois parce que leur ville n'offrent aucune alternative. De temps en temps ils font un "coming-out", mais restent finalement dans leur dénomination. Un sous-ensemble impressionnant de ces universalistes écrivent à propos de l'universalisme, mais veulent maintenir leur appartenance au sein d"autres dénominations chrétiennes.

 

Une bibliographie est disponible sur le site Web du Herald. Par exemple, Philip Gulley et James Mulholland (des pasteurs Quaker ) ont écrit "Si la Grâce Est Vraie" et "Si Dieu Est Amour". Les deux livres se vendent très bien et représentent une percée réelle dans la commercialisation de livres universalistes au grand public. Dennis, Sheila et Matthew Linn (des catholiques romains) ont écrit un merveilleux petit livre qui est même approprié pour des adolescents, intitulé "Bonnes Chèvres". Il a été réimprimé pendant 12 ans et a reçu un Imprimi Potest (l'approbation de l'Église catholique). Cela nous donne l'espérance que les catholiques arriveront finalement à réhabiliter Origène ! D'autres auteurs actuels préconisant la théologie universaliste sont baptistes (American Baptist Church), anglicans, réformés néerlandais, mennonites, méthodistes et presbytériens. Et la liste grandit !


Les universalistes "indépendants"


Les universalistes "indépendants" ont toujours été avec nous. Ces gens sont universalistes dans leur croyance, mais ne sont pas membres d'une Eglise. Un bon exemple est Thomas Talbott qui a écrit "L'Amour Inéluctable de Dieu". Il-y-a quelques temps, j'ai écrit au professeur Talbott pour lui demander sa dénomination. Il m'a répondu qu'il avait appartenu à l'Eglise du Christ jusqu'à ce que son Eglise découvre qu'il était universaliste et ils l'ont expulsé ! Un autre exemple est Gary et Michelle Amirault qui sont les créateurs de Tentmaker.org, un des plus grands sites Web universalistes. Ils ne sont pas affiliés à une dénomination, mais organisent "de temps en temps" des revivals universalistes sur leur propriété. Le plus célèbre universaliste "indépendant" était de loin Abraham Lincoln qui n'a jamais rejoint une Eglise.

 

A son époque ce n'était pas inhabituel. Seulement 16% des Américains étaient membres d'une Eglise en 1850. Le nombre des Américains appartenant à une Eglise a continué à monter jusqu'aux années 1960 où il a atteint son apogée de 63%.


Dans son livre "Le peuple presque élu", plus tard réédité sous le titre "La religion d'Abraham Lincoln",

le professeur William Wolf note que toute sa vie Abraham Lincoln a été universaliste. Il cite trois sources documentées confirmant qu'il était universaliste dans sa jeunesse et qu'il l'est resté toute sa vie. Les trois sources établissent qu'il connaissait la Bible et pouvait justifier l'universalisme en détail. Il aimait l'épitaphe d'un Indien d'Amérique, Johnny Kongapod : "ci-gît le pauvre Johnny Kongapod. Dieu ayez pitié de lui, comme il ferait s'il était Dieu et que vous étiez Johnny Kongapod." Une autre des citations fréquentes de Lincoln était de saint Paul (I Cor. 15,22)


Les universalistes "expérimentaux"


Pour finir, voici un des changements les plus spectaculaires de l'universalisme qui peut être décrit et c'est la catégorie des universalistes "expérimentaux". Ils ont fait l'expérience mystique religieuse personnelle de l'amour inconditionnel de Dieu pour TOUS.


Pendant les 150 ans passés, les médecins et des spécialistes des sciences humaines ont étudié les expériences religieuses. Au XIXème siècle, la Société pour la recherche psychique a été fondée pour étudier ces données d'une façon académique et, au début du XXème siècle, le travail de William James "Les Variétés d'Expérience Religieuse" ont été publiées. Tandis que la recherche dans ce secteur a décliné pendant les âges d'or du marxisme et du freudisme (1930 - 1960), la recherche scientifique sur l'expérience religieuse depuis 1960 a été prolifique et persuasive.


Osis et Haraldsson ont fait des recherches sur les visions de fin de vie [en anglais "de lit de mort"] aux États-Unis et en Inde et ont vérifié une cohérence multiculturelle, bien que les figures religieuses vues dans ces visions divergent selon le contexte religieux de la personne. Indépendamment de leur religion, les mourants voient des parents morts et des figures religieuses venant pour les emporter dans l'au-delà. Dans plus de 1 700 comptes rendus, personne n'a rapporté d'apparition de quelqu'un toujours vivant. Les médecins et les infirmières qui ont relaté ces visions ont noté seulement un cas qui était cauchemardesque.


Peu de temps après, le Centre de recherche d'expérience religieuse fondé par Allister Hardy à Oxford (maintenant à l'Université du Pays de Galles, Lampeter) a fait un rapport sur 3 000 cas d'expériences religieuses mystiques par des gens ordinaires ; seulement 5% d'entre ceux-ci étaient des expériences négatives. Au cours des années, la recherche dans des pays développés a annoncé qu'environ 40% de leurs populations annoncent des expériences religieuses mystiques en répondant à un questionnaire ; cela monte à + de 60 % quand les gens sont questionnés via un entretien personnel. Le nombre semblent augmenter, probablement parce que plus de personnes sortent de leur "case" spirituelle. Rien ne fais plus changer d'avis que d'être personnellement touché par Dieu !


En plus des expériences religieuses mystiques arrivant à un grand nombre de personnes, nous avons aussi appris par la recherche moderne que la majorité de ces gens sont normaux ou sain et que, comme saint  Paul dans le passé, ils changent de vie. Ceux qui ont une expérience religieuse mystique sont plus orientés vers l'aide des autres et l'amélioration de la société. Beaucoup de chercheurs, et  William James le premiers, sont convaincus que des expériences religieuses comme celles-ci ont été à la base des Ecritures des religions du monde. À  plusieurs reprises dans la Bible nous lisons que des prophètes ont eu une expérience mystique qui les fait parler entant qu' inspirés par Dieu (par exemple, Isaïe 6 : 1-8 ; II Corinthiens 12 : 2-4).


Bien qu'à mon avis, en tant que spécialiste des sciences humaines et chercheur religieux, les expériences religieuses mystiques soient vraiment les faits les plus importants, un autre phénomène lié à la religion et la vie de l'au-delà a provoqué l'intérêt du public : l'expérience de mort imminente. De telles expériences ne sont pas nouvelles ; Platon a écrit à propos de celle d'un homme nommé Er dans sa "République". Et les universalistes ont un premier récit du XVIIIème siècle dans l'autobiographie d'un de nos correligionnaires - le docteur George De Beneville. Grâce aux techniques de réanimation modernes, des expériences de mort imminentes sont devenues banales. Tandis que des gens recontent parfois qu'ils allaient en enfer, d'autres racontent avoir été sauvé de l'enfer quand ils appellent Dieu.


Sans aucun doute, la majorité écrasante des expériences de mort imminente sont positives. Cela a eu un effet sur la mentalité de la population générale quant à la vie après la mort. Un sondage récent conduit par Beliefnet a constaté que 84 % de leurs lecteurs ont estimé que l'expérience de mort imminente était la preuve de vie après la mort. Les médecins et les spécialistes des sciences humaines qui font des recherches sur ce phénomène sont plus prudents, mais pratiquement tous reconnaissent que des expériences de mort imminente, des visions de fin de vie et des phénomènes liés indiquent vraiment une  vie après la mort. Comme William James a dit, "la religion, en fait, pour la grande majorité des gens, signifie l'immortalité et rien d'autre."


un universalisme qui ne serait plus exclusivement chrétien [ndlr : sous-titre ajouté]


Du moins, des expériences religieuses mystiques et des expériences de mort imminente infirment les prétentions d'exclusivité chrétienne. L'universalisme a fait partie du christianisme depuis ses débuts. Comme le Zoroastrisme (Zoroastre a prêché le salut universel autour de - 600 ou plus tôt), l'universalisme est maintenant présent dans d'autres dénominations et religions. Est-ce que le nombre croissant d'universalistes est suffisant pour résister aux "démons" de l'exclusivité chrétienne qui continue à revendiquer que Dieu aime seulement les gens d'une "marque" particulière, d'une "secte" spécifique, d'une "religion" spéciale ? Ou est-ce le temps pour une reprise de l'Église Universaliste - réunissant tout ceux qui affirment avec enthousiasme que Dieu est trop bon pour condamner les gens à l'enfer éternel ?


L'universalisme est la clé pour résoudre les conflits dans notre communauté mondiale moderne, pluraliste. Il offre une alternative pour les gens qui sont pris au piège dans les dogmes fondamentalistes. Sur une  base biblique plus essentielle aujourd'hui que jamais, il affirme que Dieu promet que TOUS seront sauvés.


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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 19:20

ancienne_eglise_universaliste_winchester.JPGA Winchester (New Hampshire N.H.)., l'Eglise universaliste (berceau de la confession de foi universaliste de 1803), l'Eglise methodiste et l'Eglise congrégationaliste se sont fédérées en 1931, puis ont fusionné en 1976 pour former l'Eglise unie de Winchester. Celle-ci adhère aux trois fédérations nationales que sont l'UCC (l'Eglise unie du Christ, congrégationaliste), l'UMC (l'Eglise méthodiste unie) et l'UUA (l'Association unitarienne-universaliste de congrégations). Cette fusion seulement locale témoigne d'un projet plus ambitieux qui est de réunir toutes les Eglises libérales.

 

Voir le site de cette Eglise unie.


Le bâtiment de l'Eglise universaliste n'est plus utilisé. Il  appartient à la Universalist Heritage Foundation qui veut en faire un musée pour ce qui concerne l'histoire universaliste (lien). L'été, des célébrations y sont organisées. Le Universalist Heritage Tour (qui organise des voyages au profit de la Universalist Heritage Foundation) y fera une manifestation du 11 au 17 octobre 2010 qui comprendra une importante célébration (lien).

 

L'illustration est celle de l'ancienne église universaliste de Winchester. Elle fut détruite par un incendie en 1909 et l'église actuelle fut reconstruite sur place.

 

Une déclaration commune "de mission" (qui n'est pas à proprement dite une nouvelle profession de foi) a accompagné la fusion de 1976 : " Renforcés par le Saint Esprit, nous sommes d'accord avec Dieu et entre nous pour proclamer les bonnes nouvelles de l'amour de Dieu ainsi qu'elles ont été révélées par Jésus Christ.  Nous proclamons l'Evangile par nos actes et par nos paroles aux individus, à notre communauté et au Monde, comme nous nous efforçons de devenir une Eglise d'union aussi bien qu'une Eglise unie en accueillant tous ceux qui entrent dans notre Eglise, en cherchant à remplir la mission que Dieu nous aconfié en ce Monde. "

 

Ce cas n'est pas isolé. Suite à l'exode rural, à une certaine déchristianisation, mais aussi à la conviction que les Eglises libérales doivent resserrer les rangs face à une offensive des Eglises évangéliques plus conservatrices, des Eglises multi-confessionnelles apparaissent, issues de tels regroupements locaux.


En Nouvelle Angleterre par exemple, des fédérations ou des fusions d'Eglises locales ont été nombreuses dans les années de 1920 à 1980 et ont concerné des petites villes (de 2 000 à 4 000 habitants) des trois Etats de cette ancienne province : le Massachussets, le New Hampshire et Rhode Island.


Sur les 243 congrégations que l'Association unitarienne-universaliste (UUA) y compte, 15 d'entre elles sont multi-dénominationnelles : 8 adhèrent aussi à l'Eglise unie du Christ (congrégationnalistes), 1 à la Société religieuse des amis (quakers), 3 à l'Eglise baptiste américaine (baptistes du Nord - libéraux -), 2 à l'Eglise méthodiste unie ; je n'ai pas trouvé les adhésions de 6 autres congrégations. Bi-appartenance ou même plus puisque 4 congrégations adhèrent à trois fédérations (comme le cas à Winchester) ; et 1 à quatre.


Fait significatif, ce sont les congrégations de l'Eglise universaliste d'avant 1961 qui sont concernées et les regroupements s'affichent comme des congrégations protestantes libérales.


Sources : listes des congrégations adhérentes de l'UUA (sur le site de l'UUA) et les sites des congrégations concernées

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 18:53

Les universalistes avaient/ont une confession de foi datées de 1803, celle de Winchester.

 

Nous croyons que les Saintes Ecritures des Ancien et Nouveau Testaments

contiennent une révélation du caractère de Dieu et du devoir, de l'intérêt

et de la destination finale de l'Humanité.

Nous croyons qu'il y a un Dieu, dont la nature est l'amour, révélé dans

Un Seigneur, Jésus Christ, par l'Esprit Saint de Grâce,

qui reconstituera finalement la famille humaine tout entière

en la sainteté et le bonheur.

Nous croyons que la sainteté et le vrai bonheur sont inséparablement connectés,

les croyants doivent maintenir l'ordre et la pratique

des bonnes œuvres; car ces choses sont bonnes et profitables aux hommes.

 

Trouvée sur le trés bon site (en anglais) de David S. Lawyer de la Unitarian Universalist Throop Memorial Church de Pasadena, à la rubrique sur l'histoire de l'universalisme sur la côte pacifique des USA

 

winchester.jpg

Le site de la Convention universaliste de Pennsylvanie (qui préserve l'histoire de l'universalisme et continue à administrer les fonds et les subventions des Eglises unitariennes*universalistes pennsylvaniennes issues de l'Eglise universaliste avant la fusion de 1961) détaille les textes de la convention nationale puis de l'Eglise universaliste (lien), à savoir :

 

winchester_universalist_church.jpg1790 : les articles de Philadelphie

1803 : la profession de Winchester

1899 : Les 5 principes

1935 : La déclaration de Washington

 

clocher de l'Eglise unie de Winchester (image reproduite du site de l'Eglise). Cette Eglise regroupe les congrégationalistes, les méthodistes et les universalistes de la ville.

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 18:01

n° 98, décembre 09 - " Jésus n’est pas Jésus-Christ, Dieu merci ! " (Roger Parmentier). Informations : Des baptêmes chez les unitariens français. Libres propos : " En cette période de Noël … plus que jamais l’Espérance " (Jean Riedinger), " S’informer sur les aspects positifs et négatifs de chaque religion " (Raymond Bath), " Redécouvrir l’Ancien Testament en lisant L’Institution chrétienne de Jean Calvin " (Marie-Claire Lefeuvre), " A propos de Calvin en général et de la prédestination en particulier " (Michel Jamet), "Message d’adieu" (Jean-Pierre Babin), " Aimer Jésus " (Jean-Claude Barbier et Yohann Amal).

n° 97, novembre 09 - "Culte d’entrée dans l’Avent" (Didier Travier). Information : "Le paysage unitarien francophone évolue : une génération montante ". Document : "Le manifeste de 1995 de la Communauté religieuse des unitariens allemands (DUR)"

n° 96, octobre 09, " Michel Servet fut-il un prophète ? " (Fabien Girard). Bibliographie : sur Michel Servet (Vincent Schmid 2009, José Luis Camino Roca 2009, Sergio Carletto 2009), sur les spiritualités (Yves Roucaute 2008), Libres propos : sur la Trinité (Fabien Girard). Documents : la prière mondiale des unitariens du mois d’août a été proposée par les unitariens français, suivi par "Une Eglise libre et ouverte, pour un christianisme de partage" (Jean-Claude Barbier).

n° 95, septembre 09, " Y a-t-il trois militants en cette cité ? " (Jean-Claude Barbier). Informations : le Grand rassemblement de Lyon en novembre 2010 à l’initiative de la Fédération des réseaux des parvis ; les bibliothèques où l’on peut consulter les bulletins de la Correspondance unitarienne ; un Centre écologique et spirituel au Burkina Faso dans la tradition de l’unitarisme-universalisme ; la parole aux laïcs dans une paroisse protestante ; les unitariens sont en deuil de leur évêque de Hongrie ; Etudes unitariennes, un nouveau site lancé par la Correspondance unitarienne ; la Correspondance unitarienne mène campagne contre la burqa. Bibliographie : " La politique en citations de Babylone à Michel Serres " (Sylvère Christophe). Libres propos : "un unitarisme positif" (Jean-Claude Barbier), "Pour un christianisme aux idées claires et simples" (M. Chenevière), "Credo alternatif" (Pierre Castaner), " l’existant du chrétien aujourd’hui " (Albert Gandonou) ; "Rassembler des isolés au nom de Jésus-Christ" (Paul Pistre), " A propos de La pratique libérale qui nous unit " (Paul Renato Garrochino).

n° 94, août 09 - " La pratique libérale qui nous unit " (Jean-Claude Barbier). Libre propos " Le témoignage d’une unitarienne-universaliste sur la pratique libérale des congrégations nord-américaines " (Jo-Anne Elder-Gomes).

n° 93, juillet 09 - " La jubilation sensorielle dans l’amour de Dieu " (Eric Agier). Informations : le culte mensuel de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr) le dimanche 5 juillet 09 ; la Deuxième semaine unitarienne de Nantes du lundi 3 au dimanche 9 août 09 : les unitariens français ont un site national, la rencontre internationale de l’ICUU à Kolozsvar au 1er au 5 septembre 09 ; les rencontres des chrétiens libéraux durant l’été (avec Roger Parmentier, les unitariens, la mouvance Marcel Légaut). Libres propos : " la communication des consciences " (David Renom). Document : "Etat de la mouvance unitarienne francophone » (Jean-Claude Barbier).

n° 92, juin 09 - " Le testament de Jésus selon l’évangéliste Jean " (Didier Travier). Libres propos : "A propos du groupe Yahoo Unitariens francophones " (Nicolas Semaille, Bruno Cadez), " Rétribution " (Michel Théron)

n° 91, mai 09 - " La Pentecôte : et si le Souffle était en nous ? " (Charles Nicol). Informations : La Deuxième semaine unitarienne de Nantes ; lire la Bible d’une façon "non religieuse" avec le pasteur Roger Parmentier ; les nouveaux prêtres de l’Eglise catholique arrivent en courant. Libres propos : "Les bases de ma foi" (Michel Jamet) ; "Un chrétien unitarien" (Jean Pierre Babin).

n°90, avril 09 - " L’Eglise unitarienne francophone (EUfr) offre à tous son espace de prière " (Jean-Claude Barbier). Informations : Eglise unitarienne francophone (EUfr), Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), Bibliothèque nationale de France (BNF).
Libres propos : " La Trinité " (Roger Parmentier), " Ne touche pas à l’Eglise de mon pote " (Jean-Claude Barbier), " La goutte d’eau qui fait déborder le vase " (Hervé Le Duc), " Au nom de l’Evangile, crions, supplions ! " (Philippe de Briey).

n° 89, mars 09 - " De la paix avec soi-même " (Jean-Marie Muller). Libres propos : " Prier pour l’unité " (Charles Nicol), " Cathos libres en Allemagne et en France " (Jean-Charles Sikner), " Pas de prophètes, mais le souffle divin en tout être " (Maël Strom), " Notre fardeau " (Henri de Vaucluse)

n° 88, février 09 - "La Trinité chrétienne est une triade" (Jean-Claude Barbier)

n° 87, janvier 09 - "Le christianisme est fondamentalement un personnalisme" (Jean-Claude Barbier). Informations : AG de l'AFCU, Deuxième semaine unitarienne de Nantes du 3 au 9 août, ordination de Roberto Rosso de la CICU, formation d'un groupe unitarien à Lomé, un groupe de travail unitarien "Unitariens francophones en dialogue". Libres propos de Thierry Moralès, Bruno Cadez, Maurice Vandeweghe, Jean-Claude Barbier, Xavier, Marie-Louise et Antoine Girin, et citations de Dostoïevski et de Léon Tolstoi.


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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 08:29

Correspondance unitarienne, n° 102, avril 2010

Article à la Une : "Des intellectuels pour repenser le christianisme" par Jean-Claude Barbier, mis en ligne dans La Besace des unitariens.
Informations (mises en ligne dans La Besace des unitariens) :
- l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) : les premiers pas du nouveau bureau
- le catéchisme hongrois des unitariens

Libre propos : "Petites réflexions au détour d'un chemin" par François Arnault, mis en ligne dans La Besace des unitariens.
Message d'envoi, du 27 mars 2010, Jean-Claude Barbier

Une religion n’est attractive que si elle présente un discours crédible, intelligent, novateur, faisant sens pour ses contemporains. L’unitarisme français prétend apporter du nouveau, mais c’est bien entendu à nos lecteurs de nous le dire ! Par ce bulletin, mais aussi par nos nombreux sites, nous faisons entendre notre voix, notre différence, nos propositions, nos activités. A vous de nous encourager ou bien de nous critiquer.

Le prochain culte de notre Eglise (sur la Toile) aura lieu le dimanche 4 avril, le jour de la Pâque chrétienne. Nous vous convions à y participer d’une façon interactive et en temps réel. Le culte commencera à 10h 30 (lien).

Il commencera par la lecture de la prière mensuelle, d'inspiration soufie, et qui, ce mois-ci, a été proposée par un membre de la Fraternité unitarienne de Bordeaux, éditrice de ce bulletin. Une prière est ainsi envoyée chaque mois par l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) à l'ensemble des congrégations unitariennes du monde entier (lien).


Que ceux qui n’ont plus l’envie ou plus le temps de lire ce bulletin nous le dise en toute simplicité car nous mettons régulièrement à jour notre carnet d’adresses.

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 07:48

"Petites réflexions au détour d'un chemin" par François Arnault (Béarn, France), dans les Libres propos de la Correspondance unitarienne d'avril 2010 (n° 102).

Comme tout un chacun, il m'arrive fréquemment de me poser des questions sur le sens de la vie, sur Dieu, sur l'Amour, la mort, etc. Evidemment, les plus grands philosophes tentent depuis la nuit des temps de répondre à toutes ces questions métaphysiques. Chacun peut se retrouver plus ou moins dans les écrits ou les paroles de l'un ou de l'autre. Pour ma part, si je devais résumer de la manière la plus concise qui soit, l'idée que je me fais du sens réel de nos vies, je reprendrais une définition de Théodore Monod. Selon lui, la quête de Dieu et de la vérité est comparable à une montagne unique, la même pour tous, que nous gravissons les uns et les autres par des sentiers différents. Les uns montent par ici, les autres par là, mais nous avons tous les uns et les autres l'ambition de nous retrouver au sommet, dans la lumière au dessus des nuages.

J'aime croire que Dieu, cette lumière qui nous attend tous au sommet de la montagne, a imaginé pour chacun d'entre nous un chemin idéal qui nous mènerait à Lui, mais que dans le même temps il nous laisse totalement libre de l'emprunter ou pas.

Je crois aussi que nous errons le plus souvent sur des chemins de traverses, plus ou moins éloignés de ce chemin idéal. D'ailleurs, dans la Bible, l'hébreu 'Het, que l'on a traduit par le verbe "pécher", mot qui apparaît plus de 500 fois dans l'Ancien Testament, signifie littéralement : « manquer la cible ». Quand on s'est trompé de chemin et que l'on s'éloigne dans une mauvaise direction, c'est exactement ce que l'on fait, on manque sa cible.

Toutefois, je pense aussi qu'il peut être bon de s'arrêter en route, de se retourner pour observer le chemin parcouru ou simplement pour se reposer, faire halte un moment, se rafraîchir près d'un torrent, cueillir un fruit. Si Dieu a placé autant de délices le long du parcours, sachons donc en profiter !

Certains préféreront voyager seuls, d'autres à plusieurs.

Beaucoup chemineront avec une carte et un guide de voyage et il en existe en quantité. D'autres préféreront voyager au jugé en ne se fiant qu'à leur sens de l'orientation. Peu importe, l'essentiel c'est d'évoluer au plus près de son chemin. Il paraît que d'instinct, nous pouvons savoir si nous sommes sur la bonne voie car Dieu a placé une sorte de boussole en nous. On reconnaît le bon chemin, car c'est un chemin de joie et d'Amour.

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Je me dis que Jésus, est un homme qui a voyagé au plus près de son chemin, en toute conscience. Je crois aussi que c'est pour cela que les hommes l'ont reconnu comme Christ ; je crois surtout que finalement c'est ce que voulait son Père. Je crois tout cela, mais je ne suis sûr de rien.

Me voilà donc moi aussi quelque part sur le chemin, assis près d'un torrent, une pomme à la main et le guide de l'Oratoire du Louvre sous le bras [ndlr : paroisse ERF de Paris, de tradition libérale]. J'en ai essayé plusieurs, notamment celui que mes parents m'ont donné, traduit du latin, mais finalement c'est celui-là que j'utilise le plus en ce moment.

Je regarde vers le sommet mais je ne vois rien là haut. Ce n'est pas grave, le bonheur, il est sur le chemin ; je commence à prendre plaisir à marcher ; quant à l'ivresse des hauts sommets, on verra cela un peu plus tard, je ne suis pas pressé.

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