le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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sur l'arianisme

Les Wisigoths pénètrent en Gaule par les Alpes en 410, pillent l’Auvergne et s’installent dans la Narbonnaise, à Toulouse et en Aquitaine. Avec l’intervention des Francs et des Burgondes, ce qui reste alors de la partie occidentale de l’Empire romain va se réduire bientôt à un royaume gallo-romain entre la Loire et Somme, avec comme capitale Soisson. En 416, Wallia, roi des Wisigoths, accepte le statut de " fédéré " de ce royaume en échange de terres au sud de la Loire.


D’ailleurs, l’alliance est plus que jamais nécessaire face à la menace des Huns d’Attila. En 451, celui-ci attaque la Gaule et vise Toulouse ou des sujets à lui sont partis d’Ukraine sans rien lui dire pour retrouver leurs frères Wisigoths. Paris résiste grâce à sainte Geneviève . Finalement Attila est battu à la bataille de Mauriacus (Moirey, commune de Dierrey-St-Julien, dans l’Aube). Théodoric, le roi Wisigoth, est tué à cette bataille.


Quelques signes de cette présence des Wisigoths :


La légende de Gaudens, jeune berger qui aurait été tué pour sa foi (chrétienne romaine) en 475, par les Wisigoths (chrétiens ariens). Dans la moyenne vallée de la Garonne, sur la voie romaine reliant Toulouse à Dax existait un domaine rural dénommé "Mansus" qui, après l'introduction du christianisme, devint le "Mas-Saint-Pierre". C’est là que Gaudens fut enseveli. Une église et un monastère y sont construits vers le VIII° siècle, donnant naissance à l’agglomération de Saint-Gaudens. Le 20 janvier 1309, par sa bulle "Vita perennis gloria", le pape Clément V reconnaîtra l'authenticité des reliques de saint Gaudens, proclamant que ce dernier était bien un personnage historique.

Le camp des Ariens (Camp arian) à Canéjan, au sud de Bordeaux. 
Il y existe toujours le chemin de Camparian. 


A la même époque des Mérovingiens se sont établis sur la paroisse comme en témoignent des sarcophages découverts devant l'église. 

On peut imaginer que le camp disparut avec la retraite des Wisigoth suite à leur défaite à Vouillé. 

A la sortie de Gradignan, sur la nationale 10 en direction de Bayonne, tourner à droite vers Cestas (départementale 214), longer le Lac vert, puis tourner à droite. Le chemin de Camparian mène au bourg de Canéjan.
 

Le chemin de Camparian est visible sur Google Maps France et sur Mapquest (cliquer sur "carte")

Le lieu resta célèbre, mais cette fois ci de par la présence (début XIII° siècle) d’un hôpital qui accueillait les pèlerins de St-Jacques de Compostelle. Camparian, qui était alors le plus important établissement humain au sud de Bordeaux, fut aussi le siège d'une prévôté royale créée par Edouard 1er Roi d'Angleterre. Elle comptait 7 paroisses : Canéjan, Mérignac, Pessac, Cestas, Gradignan, Léognan et Villenave d'Ornon. Au déclin du pèlerinage, l'hôpital devint un prieuré jusqu'à la Révolution où il fut vendu comme bien national.

Et dans la toponymie régionale pour les villages fondées ou ayant été habités par des "Goths" : Goudourvielle (ils y fondèrent une colonie agricole, commune de Lias-Goudourville, par l’Isle-Jourdain à l’est de Toulouse), Goudourville (par Valence d’Agen, Tarn et Garonne), Gourville (par Rouillac, Charente), Gaudonville (par Saint-Clar, Gers), Villegoudou (par Escroux, Tarn), etc.


Les Wisigoths sont ariens et Clovis Ier, le roi des Francs a opté, par son baptême (en 496 ou 498 ou 499 ?), pour l’alliance avec l’épiscopat gallo-romain fidèle au pape. Les Francs battent les rois ariens : les Burgondes en 500, puis les Wisigoths en 507 à Vouillé. Alaric II y est tué. Le fils de Clovis poursuit les Wisigoths jusqu’aux Pyrénées. Ceux-ci restent toutefois dans la Narbonnaise (le littoral languedocien des bouches du Rhône aux Pyrénées) suite à l’intervention des Ostrogoths (conduits par leur roi Théodoric Ier), résidents en Italie, qui stoppent les Francs à Arles en 508. La Narbonnaise reste ainsi aux mains des " Goths " et sera appelé le marquisat de Gothie (le pays des Goths) ou encore la Septimanie*. La Provence quant à elle reste romaine.

 * Le nom de Septimanie viendrait de la présence des vétérans de la septième légion romaine qui auraient occupé la région, ou, autre version, des sept villes sièges d’évêchés qui jalonnaient le territoire : Elne, Agde, Narbonne, Lodève, Béziers, Maguelonne et Nîmes.


En 541, Clotaire 1er et Childebert 1er tentent d’envahir l’Espagne, où les Wisigoths ont développé un important royaume avec Tolède comme capitale, mais ils sont forcés de se retirer.


En 711, les Arabes envahissent l’Espagne, puis en 720 ils occupent Narbonne. Les derniers Wisigoths ariens se convertissent alors à l’islam. Ce sera désormais contre les " Sarrasins " que les Francs devront lutter pour reprendre la Narbonnaise. Ce sera chose faite en 759.

Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /2008 19:34
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : sur l'arianisme - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Ulfilas est né en 311, benjamin d’une famille chrétienne originaire de Cappadoce qui avait été capturée par des Goths dans les années 257/8 et qui s’était retrouvée au nord du Danube. Il fut envoyé étant jeune à Constantinople pour y exercer la fonctions ecclésiastique de lecteur et se retrouva à l’âge de 30 ans, en 341, consacré évêque par le célèbre évêque arien Eusèbe de Nicomédie.

Il retourna alors en Dacie, parmi les paysans goths, en qualité de missionnaire, donc au-delà des régions de Grèce et de Thrace qui avaient déjà été évangélisées par saint André. Il inventa un alphabet (en ajoutant à l’alphabet grec des lettres runiques et romanes) et traduisit la Bible en langue goth (à partir du grec de la Septante et de celui du Nouveau Testament), hormis les livres des Rois afin de ne pas encourager les Goths dans leur humeur qu’il estimait trop guerrière !

Il resta 40 ans, jusqu’à la fin de sa vie, au service des Goths, mais après 8 à 10 ans en Dacie, il dût se replier en Moésie, au sud du Danube, sous la protection de l’empereur arien Constantin II, à la suite d’une persécution contre les chrétiens.

Il assista au concile de Constantinople en 360 où les thèses ariennes et semi-ariennes furent encore discutées, mais non rejetées (ce sera le concile de Chalcédoine en 451 qui condamnera définitivement toute velléité arienne).

Selon des sources d’information "nicéennes", l’adhésion d’Ulfilas aux thèses ariennes aurait été tardive, autour de 360 (date du concile de Constantinople). Le débat est en cours entre historiens (voir Hagith Sivan, "Ulfila’s Own Conversion," Harvard Theological Review 89 (octobre 1996): p. 373-86). Il mourut en 380/381.

L’un de ses disciples, le scythe Ausence de Durostorum sur la rive droite du Danube (actuelle Silistra en Bulgarie au sud-est de Budapest), qui sera plus tard évêque de Milan, écrivit une lettre élogieuse sur lui, laquelle lettre est considérée comme " le credo de Ulfilas " dans la mesure où elle comporte une claire déclaration des principes centraux de l’arianisme : séparation du Dieu Père et de son Fils, celui-ci ayant été créé dieu " avant la création du monde " selon le Prologue de l’évangile de Jean - donc non coexistant au Père,  en quelque sorte dieu en second, subordonné au Dieu créateur -  ; et le Saint-Esprit créé par Dieu Père à travers son Fils.

Pour l'unitarien d'aujourd'hui, cela reste de la haute envolée méthaphysique ! mais c'est assurément un mieux par rapport à la position trinitaire.

Une interrogation : le qualificatif d’apôtre qui lui est décerné, rappelle celui attribué (ou auto-attribué) à  Paul, l’apôtre des Gentils ; comment passe-t-on du statut de missionnaire à celui d’apôtre ? Les apôtres ne seraient-ils pas donc seulement et exclusivement les premiers disciples qui entouraient le rabbi Yéshoua de Nazareth ? Quant à l’auréole et à la canonisation, Ulfilas n’y a pas eu droit, tant du côté de Byzance que du côté de Rome ...  

Pour en savoir plus, voir La Cuestión Arriana http://lacuestionarriana.wordpress.com/

article publié le mardi 13 mars 07 dans les Actualités unitariennes ; transféré ici
Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /2008 08:19
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : sur l'arianisme - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Le baptistère des ariens à Ravenne (en Italie), fut édifié par le roi des Ostrogoths, Théodoric l’Amale au tournant des Ve et VIe siècles. En effet, les Goths, comme d'autres peuples germaniques, avaient embrassé le christianisme sous la forme prêchée par Arius et considérée comme hérétique à la suite des premiers conciles œcuméniques. Le baptistère devait donc permettre aux ariens de disposer de leur propre lieu, tout comme les autochtones auxquels était réservé le baptistère des orthodoxes.

 

Le monument est de forme octogonale avec quatre absidioles

Il possède une coupole décorée d'une mosaïque représentant le baptême du Christ par Jean-le-Baptiste, avec un dieu païen figurant le Jourdain qui se tient près d’eux et porte une outre de cuir de laquelle sourd l’eau du fleuve. Au dessus, l’Esprit-Saint est sous la forme d’une colombe dont le bec répand l’eau lustrale (voir photo dans le message précédent).

Plus bas, une procession des douze apôtres, menés par Pierre et Paul tout autour de la coupole, se dirige vers un trône sur lequel un crucifix précieux est posé sur un coussin de pourpre.

Toute cette composition est d'une grande similitude avec celle du baptistère des orthodoxes, sinon dans la facture, tout au moins dans l’inspiration et les grandes lignes. En 565, après la condamnation de l’arianisme, il fut converti en oratoire catholique sous l’invocation de sainte Marie.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Baptist%C3%A8re_des_Ariens

 
article publié le vendredi 9 mars 2007 dans les Actualités unitariennes, transféré ici
Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /2008 08:16
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : sur l'arianisme - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
 

livre d'Angeles Alonso Avila, 1985, "Visigodos y romanos de la provincia de la Rioja", Bibliothèque Gonzalo de Berceo, n° 108-109. Photo du pont romain sur l'Ebre, à Logroño

 

La province de la Rioja est en Espagne, entre le Léon et l'Aragon, sur la rive droite de l'Ebre. Sa capitale est Logroño, lieu de franchissement du grand fleuve qu'est l'Ebre depuis l'époque romaine. Les vestiges d'une église arienne du VII° siècle ont été découverts au lieu-dit "Las Tapas", non loin du village d'Albelda de Iregua, dans la vallée de la Najerilla, province de la Rioja. Une petite église rurale en forme de croix grecque, avec un baptistère et des sarcophages.

 

Vu sur le site "La cuestion arriana" (http://lacuestionarriana.wordpress.com/).

 

 
article publié le jeudi 8 mars 2007 dans les Actualités unitariennes, transféré ici
Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /2008 08:13
- Par La Cuestion Arriana - Publié dans : sur l'arianisme - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
 célèbre mosaïque du baptistère arien à Ravenne, capitale des Lombards

 
 Suite à une controverse théologique avec son nouvel évêque (Alexandre d’Alexandrie), en 318 ou 319, le presbytre Arius (256-336) se retrouva condamné pour ses idées et exilé. Il alla se plaindre à Eusèbe de Nicomédie et la "controverse arienne" dura jusqu’au concile de Constantinople en 381. Elle fit rage puisque, alternativement, les "nicéens" (vainqueurs au concile de Nicée en 325) et les "ariens" eurent le dessus au sein de multiples conciles et auprès de la cour impériale. Evêques "catholiques" et évêques "ariens" furent destitués, exilés, empoisonnés, ou encore rappelés à leur poste.

Plusieurs peuples "Barbares" furent évangélisés dans la foi arienne (Jésus est une créature de Dieu, de nature divine ou divinisée, mais il n'est en aucun cas égal ou co-existant au Père) : les Goths (Ostrogoths et Visigoths), les Vandales, les Suèves, les Lombards, les Burgondes, etc. Suèves et Visigoths se retrouveront en Espagne.

Mais à partir de 500, les rois ariens se convertissent au catholicisme. En 610, le roi visigoth Viterico, qui était soupçonné de vouloir rétablir l’arianisme en son pays, meurt assassiné. Désormais, la parole est aux archéologues et aux historiens, à moins que des militants revivalistes ne réveillent l’ "hérésie" …

Un historien espagnol, se souvenant de ses cours de collège, vient d’ouvrir, ce mois de février, un blog formidablement bien documenté : "la cuestion arriana" http://lacuestionarriana.wordpress.com/ Nous l’assurons bien entendu de toute notre amitié unitarienne. Nous remercions Jaume de Marcos, président de la Sociedad Unitariana Universalista de España (SUUE voir notre lien UU hispanico) de nous avoir signalé ce site de grande qualité et de noble cause.

 
publié le jeudi 8 mars 2007 dans les Actualités unitariennes ; transféré ici
Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /2008 08:07
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : sur l'arianisme - Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
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