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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 13:08

Histoire résumée, proposée par Jean-Claude Barbier à partir de l’encyclopédie en ligne Wikipedia, notamment avec les articles "Les Vaudois du Luberon" (lien) et "Eglise évangélique vaudoise" (lien).


pierre_valdes_dessin.JPGLes Pauvres de Lyon (1170)


Le mouvement vaudois a été initié en 1170 par un riche commerçant lyonnais du nom de Pierre Vaudès / Valdo et ses « Pauvres de Lyon » *. Ces prêcheurs populaires gênaient l’Eglise car c’étaient des laïcs (il fallait alors être prêtre ou moine pour avoir le droit de prêcher) et qu’ils voulaient un retour à la pauvreté évangélique. Pire aux yeux des clercs, ils traduisaient les textes en langue provençale ! Le mouvement est condamné au 3ème concile de Latran en 1179. Il essaime dans le Piémont italien, puis plus tard jusqu’en Bohème (les vaudois de Bohème se rallieront aux Hussites après 1495). En 1184, le concile de Vérone excommunia les Pauvres de Lyon.
* voir notre article précédent « les Réformateurs d'avant le XVIème siècle (1) - la pauvreté évangélique » (lien).

 

 Pierre Valdès lui-même rejetait le catharisme (la croisade contre les Albigeois 1209-1229 date de cette époque). Il serait mort vers 1206 alors que lui et son mouvement étaient proches d'une réconciliation avec l’Église. Le pape Innocent III était disposé à dialoguer. Il semblerait que la branche lombarde du mouvement, les Pauvres Lombards, après une courte réintégration entre 1208 et 1210 (on leur accorda le droit de prêcher mais à un auditoire restreint) fut exclue et anathématisée.


Vers la même époque apparut l'ordre des frères mineurs, fondé en 1209 par saint François d'Assise, fils d'un riche marchand de cette ville d'Italie centrale, par réaction contre la puissance grandissante de l'argent dans la société ecclésiastique et laïque. À l'origine, les franciscains ne devaient pas posséder de biens ; ils vivaient de leur travail ou d'aumônes et prêchaient dans les villes. Contrairement aux vaudois, ils avaient obtenu l'autorisation de prêcher, puisque François et ses disciplines se montrèrent toujours respectueux des consignes du clergé. Ce qui montre que le rejet des vaudois par l'Église ne venait pas à l'origine de l'idéal de pauvreté mais bien du fait de prôner le sacerdoce universel (droit de prêcher pour tous y compris les femmes).


Les vaudois sont définitivement déclarés hérétiques par le concile de Latran IV en 1215. Au XIIIe siècle un groupe de vaudois italiens rejoint même l'Église catholique. L'idéal vaudois de pauvreté inspira en Italie du Nord bon nombre de mouvements radicaux déclarés hérétiques : à la fin du XIIIe siècle les apostoliques de Gherardo Segarelli ; au XIVe siècle les spirituels radicaux de l'ordre des frères mineurs fraticelles et les dolciniens.


Les vaudois dans le Luberon (à partir de 1399)


L'installation de vaudois dans la région du Luberon commence en 1399 sous le règne de Louis II de Provence lequel, par besoin d’argent, vendit des terres de peu de valeur. Les nouveaux propriétaires y font venir des vaudois du Piémont qui sont réputés pour leur travail. Les témoignages de l'époque décrivent ces vaudois comme de gros travailleurs, intègres, payant leurs dettes, d'une grande pureté de mœurs. Grâce à leur labeur, les terres produisent de plus en plus, et leurs seigneurs voient leurs dividendes passer « de quatre écus à huit cents ». Le peuplement vaudois du Luberon prend de l’importance.


Jusque vers 1528, ils semblent vivre en bonne intelligence avec leurs voisins catholiques ; mais à cette date l'évêque d'Apt commence à lancer des procès en hérésie. Vers 1530, une troupe menée par un dominicain, Jean de Roma, commet massacres, viols, tortures, pillages, avant de devoir s’enfuir au Comtat Venaissin car le roi de France, inquiet de ces pillages, avait saisi contre lui le Parlement d'Aix. Ce dominicain fanatique meurt quelques années plus tard atteint de la peste à Avignon selon Jean Mahuet ; et selon Jean Crespin, auteur protestant de l' Histoire des martyrs, d'un mal qui le fera se décomposer vivant dans une épouvantable puanteur !

à suivre ...

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Published by Jean-Claude Barbier - dans sur les Réformateurs
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