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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 18:29

suite et fin


Ce fut le sentiment qui m'a capturé il y a environ vingt-neuf ans ; c'est la croyance dont le monde a besoin aujourd'hui plus que jamais. L'image du pécheur traîné malgré lui au paradis a transformé la façon dont je vois le monde parce qu'elle a inconsciemment rencontré mon expérience de l'éducation et de l'amour d'une famille appartenant à une communauté unitarienne - et l'a rendue primordiale. Dorénavant je pourrais dire : même si je fais des erreurs, si j'échoue ; si je fais des choses irréfléchies, blessantes et si je suis dédaigné par le monde, si je suis mauvais et que j'ai le cœur noir, même si je rejette l'amour que l'on m'offre, je serai tout de même le bien-aimé par la Création qui nous a tous fait.


"L'évangile du plus grand espoir" est un évangile d'inclusion qui proclame l'amour éternel et imperturbable de Dieu, Ce qui m'a toujours rendu perplexe est de savoir pourquoi il n'a pas emporté rapidement le Monde ? Pourquoi après que le boom de la première moitié du 19ème siècle il s'est effondré ? Pourquoi est-il devenu un simple courant minoritaire au sein de l’unitarisme-universalisme ? Est-il plus difficile de croire en l'universalisme et la proclamation de l'amour divin inconditionnel, intransigeant, universel et subjuguant que dans la Résurrection et l'Immaculée conception ? Pourquoi est-ce plus facile de croire l'incroyable, plutôt que de croire que nous sommes une seule famille humaine aimée de Dieu ?


Nous espérons cet amour inconditionnel que notre expérience contredit. Au lieu de cela, le message de principe que chacun d'entre nous a reçu à maintes reprises était : comportez-vous bien et vous serez aimés, comportez-vous bien et vous serez aimés. Ce qui implique : ceux qui font le Bien et se comportent correctement seront aimés, les autres non. L'universalisme appelle ça le « partialisme ». Autrement dit, les gens ont pris leur propre expérience de l'amour humain, conditionnel et critique, et l’ont attribuée à Dieu.


Aujourd'hui, alors que les répercussions du 11 septembre façonnent encore la vie politique de l'Amérique, malgré une nouvelle Administration progressiste en ce pays ; aujourd'hui étant donné la guerre en Afghanistan et en Irak, le vieux conflit entre Israéliens et Palestiniens et le génocide au Darfur, l'universalisme est plus important que jamais. Le monde a besoin de savoir que l'amour de Dieu est illimité, mais nous avons oublié cette antique proclamation.


Le théisme offre aux libéraux religieux une langue pour parler au monde. C'est un langage utile parce que c'est le langage vernaculaire des gens ordinaires. Dites, "Dieu est amour et Dieu vous aime" et les gens comprendrons ce que nous voulons dire. Le monde a besoin d'entendre parler de cette foi qui soigne les coeurs blessés et forge des attitudes qui incarnent l'esprit d'amour plutôt que celui de la colère. Face au néo-tribalisme nous avons besoin d'un message qui défie la rhétorique de "l'Axe du mal", contredise la mentalité du « nous » contre « eux » et proclame l'unité de la famille humaine. Il y a seulement un « nous » aimé de Dieu qui écarte le libre arbitre (vous m'avez bien entendu, vous n'avez pas à choisir !) et qui comprend le saint et le pêcheur, Mère Teresa et Saddam Hussein, supporte Sarkozy, Royal et Le Pen, aime autant Bush que Ben Laden et emmène aussi Hitler au paradis. C'est une vérité presque trop choquante pour ne pas être comprise. «  ... Au-delà de nos diversités et de nos différences, il y a une unité qui nous fait Un et nous lie pour toujours malgré le temps et la mort, et l'espace entre les étoiles. » [David Bumbaugh]


Je reconnais comme dieu le « remorqueur » implacable de cette réalité, et je m’y suis volontiers accroché, depuis longtemps, depuis le jour que j’ai évoqué, à Buffalo.


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Published by Mark D. Morrisson-Reed - dans sur l'universalisme
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