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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 18:06

Question de croyances par « Nicky Escobar »
au groupe Facebook « Protestantisme libéral », le 11 juin 2012

Je suis très heureux d'avoir pu intégrer ce groupe pour partager avec vous ma recherche de la vérité et mes tergiversations spirituelles.
Voilà plusieurs années que j'étudie avec intérêt le parcours de Jésus, sa vie, son message, qui m'apparaissent ô combien plus décisifs que le fait qu'il soit mort sur la croix ou qu'il soit apparu ressuscité devant ses apôtres. J'ai continuellement remis en question cette affirmation commune à toutes les Eglises chrétiennes et j'en suis arrivé à une conclusion extrême, que ne renierai aucun déiste ou agnostique convaincu : résurrection de Jésus ou non, vie après la mort ou non... le message de paix et d'amour véhiculé par notre seigneur mérite d'être véhiculé et transmis car c'est un message de foi en l'Humanité.
Je ne suis donc ni convaincu de la résurrection du Christ, ni d'un royaume des cieux (et donc d'une vie après la mort physique), mais je continue à penser qu'une "force" cosmique, un grand horloger de l'univers (je rejoins ici la pensée déiste et agnostique ; j'aime la pensée de Spinoza par exemple, j'ai aussi lu Nietzsche) est à l'origine du premier éclair de création. Même si à mon sens, au regard des injustices et des souffrances que la nature elle même inflige parfois au monde, je ne puis me représenter un Dieu bon par nature qui interfère dans les affaires du monde pas plus qu'un diable qui serait seul à l'origine du mal ; l'enfer et le diable étant pour moi des concepts largement développés par l'Eglise catholique après l'écriture des évangiles afin d'asservir le fidèle, et non pas par le Christ de son vivant.
Je doute qu'un jour la science puisse prouver par des lois physiques l'inexistence de Dieu au sein d'un univers infini et en expansion, mais je garde des réserves et j'observe l'évolution scientifique avec intérêt.
Dans ce contexte, puis-je encore me dire "protestant libéral " alors que la notion même de résurrection m’apparaît plus comme une parabole servant de catalyseur du message christique et de l'espoir de l'humanité en un monde meilleur ?
Est-il possible alors même que je ne suis pas convaincu qu'il y ait une "vie après la mort" (même si la nature même de l'homme, dans sa complexité, l'expérience transcendantale que je crois possible, l'existence des flux d'énergie et les prouesses quasi miraculeuses que sont capables de réaliser certaines personnes me donnent de l'espoir) de me reconnaître protestant libéral ? Où s'éteignent les limites du "libéralisme" spirituel dans le protestantisme ?

Baha'u'llah : Tablettes de Baha'u'llah
pensée du jour du 30 juin 2012, envoyé par le Service d'écrits bahà'is en français (lien) et communiqué à la Correspondance unitarienne par Fari Parsi (Gradignan).

Un vrai philosophe ne renierait jamais Dieu ou ses preuves, il reconnaîtrait plutôt sa gloire et sa puissante majesté qui dominent toutes les choses créées. En vérité, Nous aimons ces savants qui ont amené à la lumière ces choses qui font progresser les meilleurs intérêts de l'Humanité, et Nous les avons aidés par la puissance de Notre commandement, car Nous sommes bien à même de réaliser Notre dessein.
Prenez garde, ô mes aimés, de ne point dédaigner les mérites de mes serviteurs savants que Dieu a choisis dans sa grâce pour être les interprètes, parmi la race humaine, de son nom, "le Façonneur". Efforcez-vous de développer des métiers et des entreprises dont chacun, jeune ou vieux, puisse tirer profit.


Jean Borella présenté par Yves Lecornec
au sein du groupe « Unitariens francophones », les 1er et 4 juillet 2012

Voici un texte d’un penseur chrétien très traditionaliste (mais inclassable, personnellement je le lis avec intérêt) - sur l’unité des religions - à méditer...

« La présence d’un élément central proprement divin dans les religions non chrétiennes découle pour moi de trois considérations conjointes. La première est relative à la bonté divine dont je ne conçois pas qu’elle ait pu laisser des millions, sans doute des milliards d’hommes non seulement dans l’ignorance de la vraie religion, mais encore dans l’illusion absolument indécelable d’une fausse religion : si l’on songe à ce qu’est réellement une seule journée de la vie d’un pieux hindou, d’un pieux bouddhiste, d’un pieux musulman, une si longue et si totale illusion paraîtra pour ce qu’elle est, une monstruosité. Cet argument n’est pas sentimental, il est sémantique : le comportement religieux des hommes durant des millénaires ne peut pas être dépourvu en réalité du sens que les hommes lui attribuent en toute bonne foi. La deuxième raison est relative à l’existence des saints et des sages qu’on rencontre partout sur la terre, et qui, non seulement s’offrent à nous comme des modèles transparents du divin dans l’homme, mais encore parlent expressément de la conscience qu’ils ont de la présence de Dieu en eux. La troisième est relative à l’esthétique des religions : chaque religion, considérée dans ses formes principales (artistiques, rituelles, théologiques, spirituelles), se présente à nous avec un style qui lui est propre, dont les formes participent, et qui est, humainement, ininventable : tout, dans l’islam, ressemble à l’islam ; mais l’islam lui-même ne ressemble à rien, du moins dans sa forme essentielle. Aucune création humaine n’est en mesure de modeler aussi durablement des humanités entières, selon des types aussi homogènes et aussi stables, pourtant pliables à toute diversité, et qui, en retour, offrent aux sentiments et aux pensées de plus hautes possibilités d’expression. Malgré leurs efforts en ce sens, ni la révolution française, ni la prétendue civilisation industrielle, ni les totalitarismes hitlérien, stalinien ou maoïste n’y parvinrent. Reconnaissons donc ces formes religieuses pour ce qu’elles sont, quoique sans doute à des degrés divers – et sans nier les trahisons éventuelles – des floraisons du Saint-Esprit. »

Jean Borella, que certains connaissent peut-être, n’est pas le premier venu dans le monde de la pensée philosophique et religieuse. Ses ouvrages sont certes assez difficiles d’accès (ce n’est pas le cas de l’extrait cité) car, philosophe de profession, il utilise un langage parfois très technique. Ancien professeur d’université à Nancy, il est l’auteur de nombreux ouvrages de philosophie et de théologie, et a particulièrement creusé les problèmes du symbolisme religieux et de la mystique. C’est une référence - parfois contestée - dans ces domaines mais qui ne laisse en tout cas jamais indifférent.

C’est effectivement par ailleurs un penseur catholique traditionnel, très critique envers Vatican II, et qui a suivi en son temps avec sympathie l’action de Mgr Lefebvre. Et pourtant, Jean Borella n’est pas en odeur de sainteté côté intégriste. Il y est dénoncé comme le suppôt d’une pensée hérétique. Philosophe platonicien, il a été par ailleurs « formé » à l’école de Guénon et de Schuon, auteurs honnis par les tenants de l’orthodoxie. Mais il a su assez rapidement prendre ses distances pour préserver l’essence du christianisme (qui affirme la distinction dans l’Unité avec le Divin) face aux positions doctrinales d’un courant s’inspirant de la pensée idéaliste orientale (notamment de la métaphysique hindoue de Shankara) qui ne rejoint l’absolu que dans l’anéantissement du moi personnel. Il n’en est pas moins considéré comme « gnostique » par les milieux traditionnels.

Personnellement, j’ai beaucoup d’estime pour l’aspect métaphysique et j’oserai même dire “mystique” de son œuvre même si je ne partage nullement (c’est un euphémisme) son attachement viscéral au paradigme médiéval de la chrétienté et aux dogmes de l’orthodoxie qu’il considère comme l’horizon indépassable du christianisme.

Jean-Claude Barbier, le 10 juillet 2012 : Merci Yves pour cette présentation d'un auteur "maudit" pour certains. Notre liberté de penser fait que nous sommes libres de traiter de sujets qui, dans d'autres milieux, sont tabous. J'imagine en effet que la sympathie de Jean Borella pour une chrétienté traditionaliste lui vaut d'être carrément rayé d'emblée et à priori par de nombreux lecteurs. Or, il nous faut résister à cette tentation et lire d'abord les textes incriminés afin de s'en faire une idée par soi-même. Déjà dans l'Antiquité, par exemple chez les Juifs et chez les Romains, l'idée avait fait son chemin que l'on ne devait pas condamner une personne avant que de l'avoir entendue.

Or, de nos jours, nous sommes devenus incisifs; hâtifs, sachant condamner les autres définitivement, écartant d'un revers de main ceux qui ne sont pas de son bord, réagissant au moindre propos sorti de son contexte, pire que des inquisiteurs ! Les solidarités idéologiques nous transforment en hordes de loups hurlant. Il nous faut revenir au personnalisme d'un Emmanuel Mounier, être à l'écoute des autres, respecter leur expression, avoir la patience de lire jusqu'au bout, et ensuite débattre en toute honnêteté sans caricaturer la position adverse.

C'est Jésus qui nous rappelait, après le grand rabbin Hillel, que nous devons aimer nos ennemis. Certes l'expression est très forte, mais du moins sachons les respecter. La tolérance n'est-elle pas à ce prix ?

Jean-Jacques Rousseau : « Pour un nouveau contrat social » par Roger Gau
au forum Yahoo « Unitariens francophones » le 13 juillet 2012

Juste pour vous signaler un essai que je viens de publier : Pour un nouveau contrat social, que vous pouvez lire et (ou) télécharger gratuitement sur Calameo.com (lien). Jean-Jacques Rousseau connaissait-il les unitariens, était-il unitarien ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr c'est que moi-même en tant qu'unitarien je le sens très proche de moi.

Bruno Cadez : Moi qui suis un grand admirateur de J.-J Rousseau, je vais lire cela. J'en profite pour vous signaler le numéro de cette semaine (du lundi 9 juillet) de l'hebdomadaire "La Vie" un très bon dossier sur J.-J Rousseau. C'est plus sur sa dimension romantique que politique, mais sa spiritualité est évoquée.

Roger Gau : C’est la première fois que j’aborde la politique dans mes écrits. Pourquoi ? Ces lignes de Jean-Jacques Rousseau répondent bien à la question : « On me demandera si je suis prince ou législateur pour écrire sur la politique. Je réponds que non, et que c'est pour cela que j'écris sur la politique. Si j’étais prince ou législateur, je ne perdrais pas mon temps à dire ce qu'il faut faire ; je le ferais, ou je me tairais. »

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Published by La Correspondance unitarienne - dans CU 2012 - articles
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