Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

Rechercher

Archives

Articles Récents

17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 09:38

Nicolas G. Hayek est le patron de la Swatch Group. Il est décédé récemment, le lundi 28 juin 2010

Né au Liban en 1928, il y a suivi l’école française chez les Jésuites jusqu’à l’âge de 12 ans, puis il a fait les deux baccalauréats français dans une université américaine, avec un professeur vaudois. Ensuite, ce fut à Lyon pour des études de mathématiques et de physiques. Il s’est marié à 23 ans et sa femme compte des ancêtres huguenots (lesquels sont à l’origine de l’horlogerie suisse). Il se révolta contre la croyance en Dieu à l’âge de 12 ans car il n’existe aucune preuve de l’existence de Dieu ; puis, maintenant, de nouveau il croit en Dieu car « il n’y a pas d’autre possibilité de comprendre la création de ce monde ».

Agé maintenant de 82 ans et à la tête du plus important groupe horloger du monde, avec 25 000 employés, N. G. Hayek, d’origine libanaise et marié à une descendante d’huguenots français, a été interviewé sur son éthique de chef d’entreprise par le mensuel de l’Eglise protestante vaudoise, Bonne Nouvelle (paru en mai 2010, Cahier La Côte, La Morges, Suisse - document que nous a transmis Eric Agier).

« Je suis un passager à bord d’un vaisseau spatial qui s’appelle la planète Terre. Lorsque je vois que ce vaisseau spatial est menacé par des gens qui veulent y faire des trous ou le détruire, j’interviens. Je saute immédiatement de mon siège pour aller aider à réparer les dégâts, avec mes moyens et avec d’autres passagers. Ensuite, lorsque c’est terminé, je reviens m’asseoir à ma place » (allusion à l’Exposition nationale de 2002 où le Conseil fédéral a fait appel à lui). Il se définit comme un homme d’action et non de pouvoir : « Je suis un homme d’action. Mais la politique, non … Toute ma vie, j’ai été un serviteur de la communauté »


Nicolas-G.-Hayek.jpg

 

Bien que riche, il préfère vivre sobrement : « Je suis un chef d’entreprise parmi les plus riches de Suisse. Je n’ai pas d’avion privé, je ne dépense pas l’argent des actionnaires, je refuse d’encaisser les salaires trois fois plus élevés que les autres empochent. Je traite mes employés comme mes amis. Lorsqu’il y a une crise, je ne renvoie pas le personnel, je les garde tous. Cela nous a coûté 150 millions de francs de plus de salaires. C’est pour cela que je suis crédible. ». « (…) J’ai créé des richesses avec des artisans suisses, avec les qualités suisses, avec la précision suisse, avec l’honnêteté suisse. Car il y a beaucoup de Suisses honnêtes. Nous ne sommes pas tous des gangsters, comme trop de gens le pensent. Même si nous devons reconnaître que certains de nos banquiers se sont conduits comme des gangsters ».

 

« Si je dis quelque chose aux jeunes, c’est de ne pas planifier leur vie uniquement dans le but de devenir riches, en jouant à la Bourse. Il faut avoir l’esprit d’entreprise, créer des choses nouvelles, servir tout le monde. Cela donne beaucoup de plaisir ».

Le mécénat ? Il a lancé Belenos, une entreprise pour le développement d’énergies propres, avec le Groupe E, la Deutsche Bank, George Clonney, l’Ecole Ammann – « Je dépense une partie de ma fortune pour ce genre de chose ».


Pour en savoir plus, un livre : « Au-delà de la saga Swatch. Entretiens d’un authentique entrepreneur avec Friedemann Bartu », éditions Albin Michel : et  le site de son groupe.

Partager cet article

Repost 0
Published by Nicolas G. Hayek - dans CU 2010 - articles
commenter cet article

commentaires