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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 07:16

En 1939, la Suisse se mobilise à cause de la Première Guerre mondiale (mais n’y participera pas). Roger est soldat sanitaire dans l’Armée, mais il peut continuer ses études et, en 1944, il obtient sa licence de théologie avec une thèse sur " La mission parmi les Israélites ". Afin de mieux connaître le judaïsme, il demande et obtient de travailler dans les camps de réfugiés où les Juifs sont nombreux.

C’est cette expérience acquise dans les camps de réfugiés qui va être l’occasion pour lui d’entrer dans la vie professionnelle. En février 1945, il est nommé directeur d’un home pour réfugiés à Herzberg, près de Harau. Il sympathise avec les jeunes sionistes, croyants et socialistes, qui s’y trouvent. Ceux-ci partent assez vite en Israël, si bien que, l’année suivante, Roger doit chercher un nouvel emploi. Par chance, on lui propose un poste de précepteur dans une famille allemande à Addis-Abeba, en Ethiopie. En avril 1946 - il a alors 27 ans - il prend le bateau jusqu’à Djibouti, puis rejoint la capitale éthiopienne par le train. Avec bonheur, il découvre l’Afrique. Il va y rester 22 ans, jusqu’en 1968.

Vierge à l'enfant offert à Roger par l'un de ses élèves éthiopiens s'adonnant à la peinture

Sur place, Roger passe du statut de simple précepteur d’une famille à celui de professeur. En 1949, il est nommé au lycée franco-éthiopien d’Addis-Abeba ; puis en 1951, à la Wingare Secondary School, une école anglo-éthiopienne, où il enseigne le français.

Il se fait de bons amis parmi ses collègues ; s’achète une voiture d’occasion, une Fiat Millecento, qu’il peut conduire avec son permis de conduire une moto obtenu en Suisse (la réglementation éthiopienne le permettant) ; s’éprend d’une belle Erythréenne et l’épouse en août 1951, mais l’idylle ne dure que 5 mois et ils se séparent avant la Noël.

L’année suivante, en 1952, Roger fait la connaissance d’une Arménienne protestante venue du Liban, Kantsouni Barsonnian. Ils se marient à l’Eglise suédoise (luthérienne) avec un pasteur allemand ; la liturgie est en anglais. Les époux connaissent le bonheur et auront 4 enfants : Delphine, Marcel, Nicole et Monique. En 1953, Roger acquière la première 2 CV Citroën venue en Ethiopie. Il roulera avec cette voiture particulièrement bien adaptée au pays, pendant 15 ans jusqu’à son départ.

En 1955, Roger devient rédacteur de l’Ethiopie d’aujourd’hui, l’hebdomadaire officiel ; travail passionnant qui le met en contact avec de nombreuses personnalités. Il collabore avec des archéologues, lui-même s’intéressant spécialement aux Eglises rupestres de l’Ethiopie médiévale. Ses articles sur ce sujet sont publiés dans les Annales d’Ethiopie.

En 1958, la famille déménage pour Asmara car Roger a été nommé professeur à l’Ecole secondaire Haï-Selassié. Le voyage, toujours en 2 CV, est long de 1 200 km. Ce voyage est magnifique et la famille apprécie leur nouvelle ville au passé italien. Elle y restera dix ans. Roger y enseignera la physique et la chimie, matières qu’il aime beaucoup. Il y ajoute des cours du soir en français donnés à l’Alliance française, ouverts à son initiative. Il crée aussi une petite école primaire dont bénéficieront ses enfants. Il peut continuer ses études archéologiques dans de bonnes conditions et, en 1967, les éditions Silva, à Zurich, publieront un album sur l’Ethiopie dont le texte est fourni par lui.

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Published by Roger Sauter - dans SAUTER Roger
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