Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

Rechercher

Archives

Articles Récents

2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 08:52

The Herald, printemps 2007, résumé et traduction par Marie-Claire Lefeuvre.

Leading article (article à la Une), Andrew Brown.

Moderator's comments (Commentaires du modérateur)Revd Chris Wilson.

Educator, theologian, scholar (Educateur, théologien, enseignant).
David Steers pays tribute (rend hommage) to the UCA President, Revd Dr Arthur Long, a giant of contemporary Unitarian Christian thought (un géant contemporain de la pensée unitarienne chrétienne).

The world turned upside down (Le monde fait la culbute), Andrew Brown finds in the writings of a seventeenth-century Leicestershire shoemaker a vision which still resonates today (A. Brown trouve dans les écrits d'un fabricant de chaussures du Leicestershire au 17ème siècle une vision qui nous parle encore aujourd'hui).

Londres, chapelle unitarienne de Rosslynhill

Résumé :

L’unicité de Dieu, croyance centrale des authentiques communautés unitariennes, implique aussi l’unité de la Création. Vivre cette unicité ne peut être décrit doctrinalement, c’est vivre un monde unifié, sans fractures ni conflits, sans obscurités. Quelqu’un de convainquant à ce sujet est le fabricant de chaussures du Leicestershire, Jacob Bauthaumley, qui au 17e siècle, publia " Les aspects sombres et lumineux de Dieu " (The light and dark sides of God - 1650). Ce livre fut condamné comme blasphématoire et son auteur condamné à avoir la langue coupée (bored through ?).

Voici ce qu’il dit : " Oui, je sens que Dieu est dans toutes ses créatures, Homme et Bête, et même dans tout le végétal, du plus grand cèdre au lierre grimpant ; Il est la vie et l’existence de tous ; Dieu habite réellement et, si vous voulez, personnellement, chaque chose et n’existe pas hors de ses créatures. A leur mort, Dieu ne les habite plus et ces choses seront jetées au feu. Toutes les créatures dans le monde n’en forment qu’une seule ; rien n’est en dehors de la nature divine, ou bien est de Dieu, est Dieu ".

On peut en tirer plusieurs déductions : Dieu n’aime pas un homme plus qu’un autre : tous sont semblables à Lui. Dieu habite réellement et substantiellement dans leur chair tout homme aussi bien que celle du Christ. Là où Dieu habite, tout le Paradis, où je mets pour toujours ma joie réside.

Ayant servi dans l’Armée, Bauthaumley ne peut nier le mal sur cette terre, mais ce qui apparaît ainsi doit être envisagé d’un point de vue plus global. Le péché est proprement le côté obscur de Dieu, la simple privation de la lumière. En conséquence le péché ne provoque pas plus la colère de Dieu que la sainteté sa bénédiction. La raison pour laquelle nous faisons une distinction entre l’homme mauvais et l’homme bon ne réside pas dans l’homme, mais dans le fait que l’être divin apparaît plus glorieusement en eux. Selon Sa volonté, ils ne firent pas plus en embrassant le Christ qu’en le crucifiant.

Pour Bauthaumley tout dépend de Dieu et le mal est en réalité aussi un aspect de Dieu. Le mal ne mène donc pas au désespoir mais à une compréhension, un amour plus grands. Nous devons imaginer un enfer en Dieu. L’ Esprit peut seul nous révéler que les aspects positifs et négatifs de notre monde mortel sont dépendants de l’Unité Divine.

La critique suivante lui fut faite  : sa doctrine menace l’ordre moral et politique à tel point qu’elle détruirait la société. Pourtant elle n’incite pas à faire le mal. C’était mettre le monde à l’envers que d’affirmer que Dieu habitait, non seulement l’homme et la femme, mais jusqu’à la plante, tout ! Non seulement nos gouvernants, mais l’homme ordinaire !

Au point de vue religieux, politique et économique, oui, je pense que l’œuvre de Bauthaumley nous interpelle à nouveau aujourd’hui. Le monde aujourd’hui ne marche pas…alors ?

 

Renewed hope for the lost pilgrim (Espoir renouvelé de retrouver un pèlerinage), Matt Grant looks at how Panentheism can offer a path back into liberal Christianity (M. Grant montre comment le panenthéisme peut croiser son chemin avec le christianisme libéral).

Matt Grant (voir www.renewedhope.org.uk) s’interroge sur les possibilités de revenir au christianisme libéral par le panenthéisme. Le panenthéisme affirme avec le panthéisme, la thèse selon laquelle Dieu contient en soi le monde, mais il s'écarte de celui-ci et se rapproche du théisme dans la mesure où il soutient l'irréductibilité de Dieu par rapport au monde, et donc la transcendance relative.

résumé :

Je diverge peut-être de l’unitarisme historique par mon adhésion croissante au panenthéisme (du grec : tout en Dieu). Ce mot veut dire que Dieu est immanent dans toute la création, mais que, contrairement au panthéisme, Dieu est aussi transcendant, donc cette création est bien davantage que l’univers matériel. La relation de Dieu avec ses créatures est intimement tissée et réciproque, comme l’enfant dans le sein de sa mère, ainsi que le suggère Marcus J. Borg dans son livre " Le Dieu que nous n’avons jamais connu " (The God we never Knew).

Le panenthéisme est présent dans les racines de nombreuses religions (christianisme, judaïsme, hindouisme, sikhisme, soufisme musulman, et d’autres d’Amérique du Sud et d’Asie). Il gagne en importance dans des cercles restreints du christianisme libéral (Marcus J. Borg, Adrian B. Smith et Matthew Fox). La pensée de Daniel J. Shepard fait partie du courant de pensée panenthéiste indépendant des autres religions.

Nous sommes appelés à rechercher une expérience de Dieu qui aille au-delà d’une certaine prière traditionnelle.

Quant à moi, le panenthéisme m’a fait revenir au christianisme, tout en approfondissant mon respect pour toutes les autres croyances.

Lectures conseillées : Marcus J. Borg, How we imagine God matters (Comment nous imaginons que Dieu nous importe) ; Jon Zuck, God in all things (Dieu en toutes choses)

 

The healing power of universalism (Le pouvoir réparateur de l’universalisme), Richard Trudeau suggests a way of overcoming the intolerance many Unitarians feel towards their Christian heritage (R. Trudeau suggère un moyen pour dépasser l'intolérance de beaucoup de chrétiens face à leur héritage).

Richard Trudeau est pasteur à l’église unitarienne-universaliste de Weymouth, Massachusetts. et membre de la New Massachusetts Universalist Convention  http://www.nmuc.org Cette "Convention", fondée le 16 mai 1998, regroupe des UU qui restent fidèles à l'héritage chrtéien de l'Eglise universaliste (laquelle fut une Eglise chrétienne qui fusionna en 1961 avec les congrégations unitariennes), ainsi  que des UU particulièrement sensibles à l'universalisme.

Résumé/traduction :

Après m’être façonné rien que pour moi une foi unitarienne universaliste faite de diverses parties de multiples religions, d’une étude de la nature, et d’humanisme, je me suis un jour demandé pourquoi j’en excluais systématiquement le christianisme, pourquoi j’étais si intolérant, si rempli de colère envers lui. La logique me souffla que tout n’y pouvait être mauvais. C’est ainsi que je séparais, dans la religion de mon enfance, tout ce qui me semblait mauvais de tout ce qui me semblait bon. La sage-femme dans cet accouchement fut l’universalisme. Il employait le langage biblique, et le symbolisme traditionnel me stimula pour faire de nouvelles distinctions :

- entre le point de vue traditionnel biblique d’un seul livre exprimant un seul point de vue, et l’interprétation moderne des textes sacrés séparant les divers livres de la Bible révélant différents points de vue.

- entre le Christ habituel de la chrétienté et le Jésus de l’Histoire

- entre la croix , symbole d’un mythe, celui d’un Dieu mort sur une croix, et la croix, avertissement que la défense des opprimés est une tâche difficile.

Quand ce procédé de mise à plat de la religion de mon enfance fut achevé, je découvris qu’elle ne me blessait plus. Je fus guéri. Et pour la première fois je pus prélever quelques éléments de la foi de mon enfance pour enrichir ma nouvelle foi d’adulte, éléments que je regardai comme un trésor car ils provenaient de mon plus lointain passé. Ainsi l’universalisme me permit de confronter ma religion d’origine aux autres.

Le symbole de la croix au centre d’un rond fut inventé en avril 1946, dans une chambre d’hôtel, à Akron (Ohio), pendant l’assemblée générale des universalistes qui se tenait en cette ville : Le cercle, symbole d’infini, ou du nombre indéterminé des religions ; la croix, au centre, représente le christianisme, origine de l’universalisme, racine de la croissance de notre foi s’ouvrant à d’autres. Nous nous considérons comme " Universalistes d’origine chrétienne " (Albert Ziegler et de Gordon McKeeman, 1989).

 

Castellio's dark irony (L'ironie mordante de Castellion), Sebastian Castellio (1515-1563), one of the great figures in the development of liberal religion, reveals a darkly humorous side. Sébastien Castellio (1515-1563) l’un des personnages les plus célèbres de l’Eglise libérale, révèle un humour noir ...

Voici sa conclusion :

" Nous discutons de tout : pas seulement de la manière d’arriver jusqu’au Christ, mais de sa révélation de Dieu le Père, de la Trinité, de la prédestination, du libre-arbitre, de la nature de Dieu, des Anges, de la condition de l’âme après la mort, d’une multitude de sujets qui, en fin de compte, sont inutiles à notre salut, de sujets qui ne pourront être connus que quand notre cœur sera purifié, car ce sont des sujets qui doivent être perçus spirituellement. (extrait de la préface de De Haerecticis, écrite en 1554 après le meurtre de Servet à Genève cette même année).

Partager cet article

Repost 0
Published by Marie-Claire Lefeuvre - dans The Herald
commenter cet article

commentaires