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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 13:16

"Les Sociniens - Pourquoi n’acceptaient-ils pas la Trinité ?", Réveillez-vous ! , 22 novembre 1988, pages 19-20.

"Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, et le Saint-Esprit est Dieu, et cependant il n’y a pas trois Dieux mais un seul Dieu", voilà en quels termes le symbole d’Athanase définit la Trinité. Les Églises de la chrétienté enseignent ce dogme depuis plus de seize siècles et, encore aujourd’hui, il est considéré comme "la doctrine fondamentale de la religion chrétienne". Toutefois, l’est-il vraiment? Au cours de l’Histoire, quelques hommes et femmes courageux ont, souvent au prix de leur vie, osé prétendre que la Bible apporte un enseignement différent.

Michel Servet fut de ceux-là, et il mena une vie de fugitif. Par un jour de printemps de l’an 1553, à l’aube naissante, le respecté médecin s’échappa de sa prison en robe de chambre, son bonnet de nuit sur la tête, et s’enfuit dans la campagne française. Son procès, organisé par les autorités catholiques de Vienne, dans l’Isère, venait de tourner en sa défaveur; celles-ci savaient qui il était : leur grand ennemi, Jean Calvin, chef du protestantisme genevois, avait aidé à son arrestation.

Dans ces premières années de la Réforme, catholiques et protestants se vouaient une haine mortelle; pourtant, ils étaient unis par une haine encore plus grande vis-à-vis de cet homme. Le crime de Michel Servet s’appelait hérésie. Il avait écrit des livres prouvant que l’enseignement des Églises sur la Trinité n’est pas biblique. Ainsi déclara-t-il: "La Trinité, le baptême des enfants et les autres sacrements chers à la papauté sont des enseignements de démons."

Où pouvait-il aller? Peut-être savait-il qu’il avait un petit groupe de partisans dans le Nord de l’Italie. Toujours est-il que, sans cesser de se cacher, il décida de s’y rendre. Cependant, passant par Genève, il fut reconnu malgré son déguisement. Devant les autorités de la ville, Calvin le chargea et usa de son influence pour qu’il soit exécuté. C’est ainsi que le 27 octobre 1553 il fut brûlé vif, un de ses livres attaché à la cuisse. Il mourut en priant pour ses ennemis. Il avait refusé de se rétracter. Certaines des personnes qui assistaient à ses derniers moments, saisies par ce spectacle, cessèrent de croire en la Trinité.

Lélius Socin faisait partie de ces Italiens qui avaient été influencés par les écrits de Michel Servet; cette cruelle exécution l’incita à examiner la doctrine de la Trinité. Ayant conclu lui aussi à son caractère non biblique, il fit part de ses convictions à son neveu, Fauste, auquel il confia même tous ses papiers et écrits. Véritablement impressionné par ce qu’il découvrait, Fauste se décida peu à peu à abandonner sa vie confortable de courtisan pour faire connaître à autrui ce qu’il apprenait dans la Bible.

Pourchassé par l’Inquisition, Socin partit en direction du nord. En Pologne, il rencontra un petit groupe d’anabaptistes [ndlr. plutôt des calvinistes en rupture de ban et influencés par l’anabaptisme] qui se faisaient appeler "Les frères (...) qui ont rejeté la Trinité". Cette religion apparut clairement à Socin comme étant la plus proche de la vérité biblique. Il s’installa donc à Cracovie et commença à écrire pour défendre la cause de ces hommes. […] Illustration, page 21 : Michel Servet. Ses livres prouvaient que la Trinité est une fausse doctrine.

texte présenté à La Besace des unitariens par Fabien Girard

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