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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 16:12

Suite de l'article de Susan Perlman "Une lumière pour deux croyances" (mis en ligne par le site "Juifs pour Jésus"). Voir la première partie dans notre message précédent : "l'historique de la fête d'Hanouka"

Pour l'auteur : "Le but de la célébration de la fête de Hanouka est d’accueillir le Messie. La paix, c’est le Messie. Nous allumons les bougies de la paix pour renouveler notre foi dans le triomphe final de la paix sur la guerre. Et nous nous engageons à nouveau à tout faire pour arriver à ce dénouement."

 

 Hanouka et Noël

 Combien l’observance de Hanouka a changé au cours des années ! Dans un article écrit en 1985 et intitulé : " Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir un arbre de Noël ? ", le Rabbin Harold Schulweiss du Temple Valley Beth Shalom remarque : " Les pères se déguisent en Oncle Mardochée, cachent leurs visages avec des barbes hassidiques, mettent un costume bleu, et apportent plein de jouets enveloppés avec du papier décoré avec des ménorahs. Ils placent les jouets autour de l’arbre de Hanouka qui est brillamment illuminé avec lumières clignotantes bleues et blanches - des couleurs authentiquement juives – et crient joyeusement : " Joyeux Hanouka ! ".

Noël ne dure qu’une nuit ; Hanouka dure 8 jours. Donc, chaque soir, les enfants reçoivent des cadeaux. À 8 contre 1, la fidélité des enfants juifs pour Hanouka est certaine ! (2) Herman Wouk, le philosophe existentialiste juif, a dit :

" Ce serait agréable de croire que la pertinence criante de Hanouka dans la vie des Juifs est la raison du regain d’intérêt pour cette fête. Mais c’est une cause bien différente et parfaitement évidente qui est opérante. Par un accident du calendrier tout à fait fortuit, cette petite fête hébraïque tombe près d’un grand jour saint de la foi chrétienne. C’est cette coïncidence qui est à l’origine de nouveau Hanouka… ". (3)

Hanouka, contrairement à la Pâque ou Roch Hachana, ne fait pas partie des fêtes prescrites par les Écritures hébraïques. Néanmoins, il est toujours intéressant de la célébrer, mais pas seulement pour satisfaire les enfants juifs qui pourraient se sentir lésés parce que le père Noël ne visite pas les foyers juifs. Cela vaut la peine de célébrer Hanouka, car cela nous apprend quelque chose sur le Dieu d’Israël, le Dieu de la paix et le Dieu de la puissance.

Herman Wouk médite encore sur Hanouka dans Voici mon Dieu : La manière de vivre juive (4) : " Notre histoire entière est la légende fantastique d’une quantité d’huile suffisante pour une journée qui dure huit jours ; d’un buisson ardent qui ne s’est pas consumé ; d’une vie nationale qui, dans la logique des événements, auraient dû vaciller et s’éteindre il y a longtemps et qui brûle toujours ". On peut critiquer son usage du mot " légende ". Néanmoins, Wouk a évoqué le miracle de notre peuple et le prodige de notre Dieu. Dommage qu’il nuit à cette réflexion impressionnante en ajoutant : " C’est l’histoire que nous racontons à nos enfants en allumant les petites lumières, alors que la grande fête chrétienne flambe autour de nous avec ses arbres brillamment décorés et ses cantiques familiers ". Les deux fêtes ont chacune un vrai point de contact. Si Antiochus avait réussi à effacer les Juifs un siècle et demi avant la naissance de Jésus, il n’y aurait pas eu de Noël. La fête de la Nativité repose sur la victoire de Hanouka.

Mais en fait, la naissance de Jésus (Yechoua), ne dépend pas de Hanouka. Elle n’est pas si fragile. Elle dépend de la fidélité et de l’exactitude des Écritures juives. Il y a une autre relation entre Hanouka et Noël. Hanouka est souvent appelée " la Fête des Lumières ". L’explication donnée par l’historien Josèphe est que le droit de servir Dieu est venu au peuple subitement, comme une lumière soudaine. Noël aussi est une fête qui parle d’une " lumière soudaine ". L’histoire de la Nativité comprend ce récit :

" Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer " (Matthieu 2 :1-2).

La première réaction d’Hérode fut l’inquiétude. Après tout, le Roi des Juifs que les mages cherchaient représentait sûrement un danger pour ses alliés romains qui lui permettaient de régner sur le peuple juif. Même si les Juifs avaient à nouveau dédicacé le Temple en 165 de notre ère, ils étaient toujours opprimés et sous la domination de puissances étrangères. Hérode avait néanmoins suffisamment de connaissance de la religion du peuple qu’il gouvernait pour réunir le Grand Prêtre et les scribes de Jérusalem. Il leur a demandé où ce " Roi " annoncé devait naître. Ces dirigeants religieux érudits se référèrent au prophète Michée qui avait dit presque 800 ans plus tôt :

"Et toi, Bethléhem Ephrata, la plus petite des villes de Juda, de toi il sortira pour moi celui qui régnera sur Israël ! Son origine remonte aux temps passés, aux jours anciens " (Michée 5 : 1).

Hérode a demandé aux mages de revenir le voir quand ils auraient trouvé l’enfant. Plus loin, nous apprenons que Dieu les a empêchés de dire à Hérode où se trouvait Jésus. Puis Matthieu 2 :16-18 décrit la réaction meurtrière d’Hérode. Dès que les mages se sont dirigés vers Bethléem, l’étoile, qui avait disparu temporairement, est réapparue et les a conduits à la maison de Bethléem où ils ont vu l’enfant Yechoua. Ironiquement, l’histoire de Noël et la naissance de Yechoua rajoutent du sens à Hanouka, " la Fête des Lumières ". C’est à l’époque de la " Fête de la Dédicace ", quand tout Jérusalem était illuminée des lumières de Hanouka que Yechoua a parlé dans la cour du Temple :

" Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie " (Jean 8:12).

Les mèches dans l’huile des lampes de Hanouka avaient à peine fini de brûler quand la lumière du monde, Yechoua, est arrivée sur la scène :

" Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : C’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Messie, le Seigneur " (Luc 2 :9-11).

Se pourrait-il que le Rabbin Nachman n’ait pas été si novateur après tout quand il a dit que le but de Hanouka est d’accueillir le Messie ?

NOTES :

2 Rabbi Harold M. Schulweis, "Why Can’t We Have A Christmas Tree?" dans The Detroit Jewish News, 20 décembre, 1985, p. 25.

3 Herman Wouk, "Hanukkah Today" dans The Hanukkah Anthology (Philadelphia The Jewish Publication Society of America, 1976) p. 121.

4 Herman Wouk, This is My God (New York : Pocket Books, 1970), p. 80.  Ce texte peut aussi être trouvé en version originale à : http://www.jewsforjesus.org/publications/issues/6_8/twofaiths

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Published by Susan Perlman - dans des fêtes et des rites
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