Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

Rechercher

Archives

Articles Récents

7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 09:45

église unitarienne "Essex Street" à Kensington. L'église de T. Lindsey à Essex Street fut détruite par un incendie. On reconstruisit une autre église dans un quartier, Kensington, où les terrains à bâtir étaient encore disponibles. A Essex Street, même, se trouvent maintenant le siège administratif des unitariens de Grande-Bretagne et une librairie (information Jaume de Marcos, SUUE).


 

 

Théophile Lindsey (1723-1808), ministre anglican, fonde à Londres, en 1774, la première congrégation unitarienne puis ouvre pour un culte public, en 1778, dans la même ville, la première église unitarienne, en dépit de la peine de mort toujours en vigueur pour les hérétiques. Il est aidé par Joseph Priestley (1733-1804), par ailleurs chimiste et découvreur de l'oxygène. Celui-ci donne au mouvement, une impulsion déterminante, mais il est chassé de son église unitarienne de Birmingham en 1794 et doit s'exiler aux Etats-Unis. Thomas Belsham (1750-1829) fonde en 1791 une société unitarienne, la Unitarian Society for Promoting Christian Knowledge and the Practice of Virtue by the Distribution of Books. Il faudra toutefois attendra 1813 (une Bill de Tolérance), pour la levée des sanctions contre les anti-trinitaires ; à cette date, leurs droits civils sont garantis - mais ce n’est qu’en 1844 que seront confirmés les droits de propriété d'édifices cultuels. En 1825, une nouvelle société unitarienne vise l'expansion du mouvement à l'étranger : la British and Foreign Unitarian Association.

pour plus de détails, voir le site de Didier Le Roux "Les unitariens" (en lien avec le site de l'AFCU).

 

 

Cet élan missionnaire va mettre à profit le changement politique qui a eu lieu en France avec les Trois glorieuses. Louis Philippe, jusqu’alors duc d’Orléans, succède à Charles X. la Monarchie dite de Juillet rénove la charte royale. Celle-ci est votée par la chambre le 9 août 1830. Plus libérale, elle met fin au monopole du catholicisme, lequel n’est plus " religion d’Etat ". C’est la porte ouverte à d’autres Eglises. Un catholique dissident, Mgr Chatel en profite pour lancer son Eglise catholique française avec des restes de l’Eglise constitutionnelle datant de la Révolution française.


 

A la même époque, un missionnaire unitarien, Israël Worsley arrive d’Angleterre et ouvre un lieu de culte au 12 rue de Choiseul, à l’est de l’Opéra, dans l’actuel 2ème arrondissement. Il déménagera dans un hôtel particulier de la rue de Provence, cette fois-ci au nord de l’Opéra. Le culte réunit pas moins de 70 fidèles et une Association unitarienne française est fondée (à la même adresse).


Mais une épidémie de choléra frappe la ville en 1832 et les étrangers repartent. Les " autochtones " (mais combien étaient-ils ?) ne semblent pas avoir été suffisamment nombreux pour continuer l’œuvre missionnaire. En mars 1833, il ne restait plus rien de cette tentative.


 

Il faudra attendre plus d’un siècle - juillet 1986 - pour qu’une nouvelle association unitarienne voit le jour, cette fois-ci avec l’aide du protestant libéral Théodore Monod.


 

Source : d’après un message de John Eichrodt, après qu’il eut participé à un " tour de Paris " organisé le 23 avril 2006 par l’Unitarian Universalist Fellowship of Paris (UUFP) avec Carrie Landfried comme guide.

 

Suite : biographie de Israël Worsley, dans La Besace des unitariens du dimanche 11 avril 2010 (lien)


Partager cet article

Repost 0
Published by Barbier Jean-Claude - dans sur l'unitarisme
commenter cet article

commentaires