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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 08:20

 "La coupe et la flamme, emblème de l'unitarisme" (en anglais, the Flaming Chalice, le calice ardent), par Albert Blanchard-Gaillard, Approches unitariennes, n° 4, octobre-décembre 1987

Historique :

Cet emblème a été dessiné dans les années quarante par un réfugié autrichien qui avait fui le nazisme, le musicien * et dessinateur Hans Deutsch. Cet emblème lui avait été demandé par le directeur de l’Unitarian Service Committee, le très actif et efficace service d’entraide de la dénomination.

* ndlr. l’auteur s’inspire ici d’une documentation de l’Américain Dans D. Hochkiss, ors ce dernier n’évoque pas cette qualité de musicien.

Par la suite, de nombreuses Eglises unitariennes aux USA l’utilisèrent et, depuis 1962, il est le symbole officiel de l’UUA. Il est adopté maintenant par la plupart des organisations unitariennes dans le monde, par exemple par la General Assembly of Unitarian and Free Christian Churches de Grande Bretagne (et il figure dans les statuts officiels de l’Association unitarienne française comme emblème).

Interprétations possibles :

le logo de l'Unitarian Universalist Association (UUA) of Congrégations (Etas-Unis)

Voici celles de nos amis américains :

" Le calice, symbole sacré de mainte religion, évoque la vertu de partage avec toute la communauté du contenu de la coupe, ce commun contenant. L’huile, par laquelle la flamme apparaît au-dessus du calice, est souvent, parmi les éléments organiques, celui qui soigne et qui guérit. La flamme signifie la transcendance et le triomphe de la vérité sur la superstition et la peur. C’est aussi une invitation silencieuse à communier dans la chaleur de la communauté. De plus, la flamme planant au-dessus du calice suggère la forme d’une croix nous rappelant nos racines chrétiennes. Le cercle qui les entoure aux USA déclare de manière poignante que la terre et tous ses habitants ne font qu’un ".

Nos amis de l’UUA aiment souvent ajouter : " Ce qui est nécessaire, ce n’est pas d’avoir un symbole, c’est d’être un symbole ".

Je me permettrai, pour ma part, d’ajouter les notes suivantes :

Vers 1420, le calice était, sur leur drapeau, l’emblème des hussites révoltés à la fois contre la papauté et contre le Saint-Empire, du moins des plus modérés d’entre eux, appelés justement " calixtins ". Ceux-ci demandaient entre autres points, le droit à la libre prédication de la Parole de Dieu et la communion des fidèles sous les deux espèces : première revendication, en Europe centrale du Sacerdoce universel (ou de tous les croyants), revendication qui sera reprise, mais jamais vraiment appliquée, par tous les protestantismes *

* ndlr : à la suite des hussites, les luthériens, calvinistes et unitariens pratiquent la communion sous les deux espèces. L’auteur fait allusion à la libre prédication de la Parole qui, elle, est bien souvent monopolisée par les seuls pasteurs.

Plus profondément sûrement, la coupe (potêrion : coupe, vase à boire) a toujours symbolisé dans l’Ancien et le Nouveau Testaments la part de destin que Dieu réserve à l’homme : coupe des victoires (Ps. 116, 13), coupe de tourments (Ps. 75,9), coupe de désolation (Ez 23, 33), etc. De même Jésus, lors de sa dernière Pâque, prend une seconde fois la coupe en disant : " Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang … " (Luc 22, 20), mettant, en cette recension de ses paroles, plus l’accent sur le symbolisme de la coupe que sur celui de son contenu.

On peut à bon droit soutenir, me semble-t-il, que pour le fidèle et véritable chrétien selon l’enseignement du Maître, la coupe symbolise l’espérance spirituelle, la foi en une parole, par delà toute croyance mythologique, sacramentelle, en l’efficacité d’un rite. Vient conforter cette interprétation, le surgissement, au-dessus de la coupe, la survie, l’éternelle résurrection de la flamme, un des symboles bien connus de l’effusion permanente, dans le cœur de l’homme, de l’Esprit.

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Published by Albert Blanchard-Gaillard - dans BLANCHARD-GAILLARD Albert
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