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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 18:46

Thierry Moralès, l’Avent,
courriel à Jean-Claude Barbier, le 2 décembre 08

Je vis l'Avent en communion avec mes frères et amis catholiques tout en lui donnant un sens évidemment différent (comme toi, je ne crois pas à l'Incarnation). Dieu ne s'incarne pas mais le Verbe de Dieu prend chair dans un homme qui fait le choix de vivre de ce Verbe et de l'habiller de chair en l'accomplissant existentiellement. Chacun d'entre nous est appelé à réaliser cette incarnation, à devenir un christ, c'est à dire un humain réellement accomplit, exprimant en plénitude l'image et ressemblance de Dieu.

Bruno Cadez,
le Royaume est déjà présent
message au sein du groupe de discussion Unitariens francophones, le 19 décembre 08

Moi, je crois que Dieu s'exprime à travers chacun de nous, par l'humanité de chacun, et en premier lieu dans celle de Jésus, qui nous invite à suivre son exemple pour "voir le Père". Le Royaume est déjà présent, en nous et autour de nous. Ce sont nos existences qui le révèlent.. En cela, oui, je crois à l'incarnation qui est ce processus de révélation du projet de Dieu dans nos vies, et c'est pour cela que je célèbre également Noël.


Maurice Vandeweghe
, Isaac Penington
message au sein du groupe de discussion Unitariens francophones, le 25 décembre 08

En 1659, l'un des Quakers les plus marquants de la première génération, Isaac Penington (1616-1679 ) écrivait à ce sujet, dans un esprit résolument ouvert : " Combien celui qui a un regard vraiment spirituel trouve doux et agréable de voir, dans l'école du Christ, différentes sortes de croyants : chacun y apprend sa propre leçon, y remplit son propre office, et tous se reconnaissent, se rendent justice mutuellement et s'aiment dans les diverses situations où ils sont placés et dans leurs diverses manières de servir le Maître, à qui ils devront rendre compte, au lieu de se quereller entre eux au sujet de leurs pratiques différentes ( Rom. 14,4 ). Le vrai fondement de l'amour et de l'unité, en effet ce n'est pas que tel autre marche et agisse exactement comme moi, mais que je sente en lui le même Esprit et la même Vie ."

Jean-Claude Barbier et Xavier
Sur le forum de la communauté de blogs " Religions en toute liberté ", 
 la plate-forme d’Over-blog


Jean-Claude Barbier à Xavier - Je t'écris avec tout mon coeur car j'écoute la belle voix de la chanteuse italienne Myriam Cannas - chantant le Notre Père en araméen, l' "Avun" dans la langue que Iéshoua parlait, que tu as mis sur ton blog. Moments de silence, aussi, que sont chacun des tableaux de Macha Chmakoff et Cornelis Monsma - que tu as choisis avec soin pour accompagner tes textes si emplis d'une telle tendresse que celle-ci nous met en relation avec l'intimité de l'univers où Dieu est. Si le vertige pascalien de l'infiniment grand demeure toujours, avec toi il ne dilue plus l'homme dans un espace lointain, mais au contraire l'enveloppe. Sans doute est-ce là toute la magie de ce Nom que Iéshoua aimait tant prononcer dans sa prière : "Abba", qui veut dire Père. Dès lors, les chrétiens ont une certaine façon de regarder les étoiles - même si, comme dans le cas des unitariens, ils n'adhèrent plus à l'Incarnation.

Xavier - Je crois effectivement que c'est, comme tu dis, "toute la magie de ce nom", Papa, appliqué à celui/celle/cela qui demeure en même temps au-delà de tout, qui récapitule bien ce que nous a apporté Jésus. Quant à la question de l'Incarnation, je ne veux pas éviter la discussion, mais je voudrais être prudent. Je crois que l'histoire de toutes les séparations entre Eglises ou confessions ou communautés se résume en des questions de définitions que l'on a voulu trop précises, au détriment de la complexité - ou de la simplicité - de la réalité (et compliquées par les questions de politique, aussi ...). Que penserais-tu donc de cette formulation, qui vient de la tradition arménienne (je suppose que d'autres traditions peuvent l'avoir aussi, c'est de celle-ci que je l'ai apprise) : en Jésus, l'humanité et la divinité sont comme la chaleur et la lumière dans le feu.

Jean-Claude - C'est la poésie qui nous sauvera ! Le Prologue de Jean est très beau lorsqu'on le lit comme moment de ferveur religieuse au bénéfice de Ieshoua. Il devient abscons lorsqu'on veut en faire un manifeste théologique car nul n'a vu un homme né avant tous les siècles, hors de l'espace et du temps ! On bascule alors dans l'irrationnel. J'apprécie la très belle formule de l'Eglise arménienne. Merci pour cette perle.

Xavier – Je vois que nous nous comprenons bien sur le fond ! Mieux vaut lire le Prologue de Jean comme une oeuvre d'art que comme un programme théologique. Je suis bien convaincu que l'art fait plus pour relier les hommes que tous les 'ismes'. Bien amicalement.

Marie-Louise et Antoine Girin
, communion avec et par Jésus
note accompagnant l’envoi du bulletin n° 218, du mois de janvier 09, le 18 décembre 08

"
J'ai été conduit à une connaissance de Jésus qui est communion de mon être à son être". En cette phrase il y a, pour moi, tout Légaut. Qu'au cours de cette année, les uns par les autres, nous allions avec une sereine disponibilité et ouverture vers cette communion avec et par Jésus. Que Noël qui demeurera toujours attente, nous accompagne chaque jour de l'année qui s'ouvre. Bien fraternellement avec vous.

Dostoïevski
, l’extase
cité par Oliver Sacks " L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau " (Seuil, p. 219), transmis au réseau par Marie-Claire Lefeuvre.

" Il est des moments à peine longs de cinq à six secondes, où l’on sent la présence de l’éternelle harmonie (…) ; terrible est l’effrayante clarté avec laquelle elle se manifeste, et l’extase dont elle vous emplit. Si cet état durait plus de cinq secondes, l’âme ne pourrait l’endurer, et devrait disparaître. Pendant ces cinq secondes, je vis toute une existence humaine, et pour ces moments-là je donnerais volontiers toute ma vie sans penser que ce serait trop cher payer. "

Léon Tolstoi –
Aimer la vie, c’est aimer Dieu 
" La Guerre et la Paix ", éd Poche, t. II, p. 558

"… La vie est tout, la vie est Dieu. Tout se déplace, se meut et ce mouvement est Dieu. Et tant que persiste la vie, persiste la joie de la conscience de la divinité. Aimer la vie, c’est aimer Dieu. La plus grande difficulté et la plus haute béatitude, c’est d’aimer cette vie dans ses souffrances, dans ses souffrances imméritées…. 
"

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Published by la Correspondance unitarienne - dans CU 2009 - articles
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