Partager l'article ! Michel Servet ou comment les protestants sont-ils devenus plus trinitaires qu'ils ne l'étaient: Michel Servet est connu pour son anti-trinit ...
la besace des unitariens
le site documentaire de la Correspondance unitarienne
La besace qui contient le pain du voyage, de l’exil, de l’itinérance – tel fut le destin des premiers unitariens aux XVIe et XVIIe siècles, chassés des villes catholiques, luthériennes et calvinistes à cause de leur anti-trinitarisme, quand ils n’étaient pas décapités ou brûlés vif sur place. Avec les cathares, les vaudois, les lollards, les hussites, les huguenots et bien d’autres, ils furent les hérétiques de la chrétienté, ne manquant jamais d’emporter dans leur besace de proscrits, à côté de la miche de pain, une bible et leurs écrits. Ce site est un hommage à eux rendu.
Vous y trouverez la littérature francophone concernant l’unitarisme : une bibliographie, le sommaire des bulletins internes des associations, la référence d’articles déjà publiés ou leur reproduction, etc. Voilà une bien grande et lourde besace ! mais vous pourrez, à votre tour, la transporter, grâce aux miracles de l’informatique, avec une clef USB !
Pour les unitariens, loin des dogmes et des " mystères " théologiques, la religion va de pair avec la raison, les connaissances scientifiques et l’expérience vécue et intime de chacun. La lecture des connaissances acquises, l’étude attentive des réflexions d’autrui, la communication des idées ont toute leur valeur.
contact : correspondance.unitarienne@wanadoo.fr
Michel Servet est connu pour son
anti-trinitarisme (le triangle dans l'oeil !) et ses écrits sur la petite circulation du sang (au niveau des poumons).
Le magazine "Presse réformée du Sud", dans sa livraison de janvier 2009 présente un article d'une page sur Michel Servet "otage de l'oecuménisme", signé par Richard Bennahmias
(du Journal Ensemble). Joint à l'article, une note d'André Gounelle, professeur honoraire de théologie de Montpellier, sur "La Trinité aujourd'hui".
Michel Servet, par son pamphlet anti-trinitaire de 1531, mit effectivement les Réformateurs dans l'embarras car ceux-ci espéraient faire reconnaître leur mouvement par l'Empereur. Alors qu'ils
considéraient le dogme trinitaire comme tout à fait secondaire et non nécessaire pour la foi, ils durent dorénavant monter au créneau et affirmer leur orthodoxie sur ce point. En quelque sorte,
par sa provocation, Michel Servet les obligea à être plus trinitaires qu'ils n'étaient.
A noter que l'auteur minimise le rôle d'inquisiteur que joua Calvin : le guide se serait "rallié aux partisans de la condamnation à mort" après consultation
des autres villages suisses et après que son collègue Farel l'eut réprimandé "pour sa complaisance en faveur de Servet" (sic !). Ben voyons ! ne sommes nous
pas en l'année où l'on souhaite le 500ème anniversaire de la naissance du grand homme (Calvin, pas Servet !).
L'article de Richard Bennahmias et la note d'André Gounelle ont été mis en ligne sur le site Liberté de croyance, http://libertedecroyance.blogspot.com