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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 20:23

poème de Malcolm Guite paru dans The Herald - été 2007, traduit en français par Marie-Claire Weber-Lefeuvre.
La Faucheuse est le 
symbole de la mort, en français. L'illustration représente une épidémie de choléra.


Derrière mon dos, comme vous, / Je l’entends toujours, la Faucheuse, / Qui se rapproche.

Ce n’est pas l’aveugle Furie / Qui élague tout sur son passage. / Mais voici ce que je crains : / Les ciseaux d’une époque aveugle, / Coupant à la dérobée / Dans toute l’ampleur du passé / Monotones, quotidiennement supprimant, / Tout ce qui n’est pas à venir / Et ricanant, et critiquant, et tailladant, / extirpant toute communication mystérieuse du texte, / Epluchant toutes les parties qui nous dirigent ailleurs / Que dans notre propre moi encerclé.

Je sais que les anges furent les premiers à tomber, / Chérubin et Séraphin, en spirale, / En un ballet en boucles de textes sacrés, / Brûlant, encre et papier, jusqu’au sol, / La plus petite preuve de ce qui nous concerne, / De notre longue affaire avec Dieu. / Et Dieu lui-même suivra bien assez vite ; / Un petit mot si facile à retrancher, / Un autre petit bout pour le montage du film / Le coup de balai au sommet de l’histoire.

Mais quand même de nuit, sur la pointe des pieds, / Je me dirige vers la porte, pour faire bruire / ces banderoles d’amour grave, / Et je jonche mon cœur de bribes poétiques, / D’espoirs interdits et d’éclats d’argile mystérieux./ Ils m’habitent et passent, froufroutant / En mes rêves éveillés / Et ainsi j’aurai un coeur -une tête- / J’en aurai plein les mains, / Quand les ciseaux viendront me chercher.

Car derrière mon dos, comme vous, / Je l’entends toujours, la Faucheuse, / Qui se rapproche.

 

ajout du 14 juillet 2011. L'auteur de ce poème, Malcom Guite, a discuté de cette traduction sur son site, dans un article du 31 mars 2011, "Found in translation" (lien).

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Published by Malcom Guite - dans The Herald
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