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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 10:12

La situation de l’Alsace au XVIème siècle

Au XVIème siècle la prospérité est grande. L'Alsace connaît une grande expansion démographique et son siècle d'or en matière d'architecture urbaine. Ses villes, de statut impérial, constituent une Décapole* et jouissent de libertés.

* A noter que Mulhouse/Mülhausen quitte cette ensemble en 1515 pour rejoindre la Confédération helvétique.


L'Alsace est alors terre d'humanisme par excellence. Des écoles alsaciennes, réputées parmi les meilleures d'Europe, sortirons des humanistes célèbres : Wimpheling, Sturm, Brant, Geiler von Kaysersberg, Beatus Rhenanus, Murner, Fischart .... Avec Bâle/Basel, Strasbourg/Straßburg devient la capitale européenne de l'imprimerie.

L’arrivée du protestantisme

Le 31 octobre 1520, Martin Luther placarde ses 95 thèses sur la porte de l'église de Wittenberg, déclenchant une Réforme ouverte contre Rome. Excommunié en 1520, il vécut caché au château de la Wartbur de 1521 à 1522. En 1525, il épouse Catherine de Bora, ex religieuse.

En 1525, l'arrivée du protestantisme ainsi que de lourdes taxes sur les produits agricoles mettent le monde rural en effervescence. Le lundi de Pâques 1525 se produit un soulèvement général d'environ 40 000 paysans menés par Erasme Gerber. Les villes et monastères sont attaqués et tombent un à un. Prétextant la défense de son titre de coseigneur de l'abbaye de Marmoutier, le duc de Lorraine envahit l'Alsace et massacre 18 000 paysans à Saverne et Lupstein et 5 000 à Scherviller.

Le protestantisme connaît toutefois un important succès. Wissembourg, Munster, Colmar, Landau, Mulhouse et Strasbourg se rallient à la Réforme avec nombre de seigneurs alsaciens (surtout au nord).

La fin du XVIème siècle voit toutefois un succès franc de la Contre-Réforme notamment grâce aux Jésuites et à leurs collèges de Molsheim, Sélestat et Haguenau.
http://fers.elsass.free.fr/alsace/histoire/avant_1648.htm 

Charles Quint en Allemagne en 1530

Charles Quint
(1500-1558), de la maison de Habsbourg gouverne les Pays-Bas depuis 1515 et hérite, l’année suivante, des couronnes de Castille, d’Aragon, de Naples et de Sicile (et des vastes colonies d’Amérique latine). Il est élu à la tête du Saint Empire romain germanique en 1519, succédant à Maximilien 1er de la même dynastie et contre la candidature du Français François Ier. Le soleil, dira-t-on, ne se couche pas sur son empire. Mais ce n’est que le 24 février 1530 qu’il en recevra la couronne. Ce jour, il est à Bologne en Italie pour y recevoir, des mains du pape Clément VII (qui règne de 1523 à 1534) la couronne de fer de la Lombardie et la couronne du Saint Empire Romain.

L’empereur couronné poursuit en Allemagne où il préside la diète d’Augsbourg en juin 1530, devant laquelle Philipp Schwarzerd dit Mélanchthon lut les 28 articles de la " Confession d’Ausgbourg ". Les luthériens espèrent la reconnaissance de leur confession, mais ils sont déçus.

Michel Servet dans la suite de Charles Quint


En 1528-1529, le jeune Michel Servet (né en 1511) a obtenu un congé de son protecteur, Juan de Quintana, moine franciscain et confesseur de l’empereur Charles Quint, afin de faire des études de Droit à Toulouse. Avec d’autres étudiants, il s’enflamme à la lecture directe de la Bible désormais largement diffusée grâce à l’imprimerie.

M. Servet se retrouve aux premières loges de l’actualité en 1530 puisque Juan de Quintana l’a récupéré pour le voyage de l’empereur en Italie et en Allemagne. Mais à Bologne, il n’apprécie pas le spectacle et, plus tard dans ses écrits, il traitera le pape, qui s’était exhibé sur une chaise à porter d’apparat, de catin et d’Anti-Christ.

Suite à l’échec des luthériens à Ausgbourg et devant ce blocage de la part des catholiques, M. Servet se décide à quitter le service de son protecteur et il arrive à Bâle en automne 1530 pour prendre contact avec des ténors de la Réforme.
  C'est un jeune loup qui débarque dans les milieux réformés. Il a des idées à leur proposer !

le pape Pie V (1566-1572) porté sur la Sedia Gestatoria, gravure allemande de 1568

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Published by Jean-Claude Barbier - dans (hist) SERVET Miguel
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