Partager l'article ! La France arienne, avec les Wisigoths (410-759): Les Wisigoths pénètrent en Gaule par les Alpes en 410, pillent l’Auvergne et s’instal ...
la besace des unitariens
le site documentaire de la Correspondance unitarienne
La besace qui contient le pain du voyage, de l’exil, de l’itinérance – tel fut le destin des premiers unitariens aux XVIe et XVIIe siècles, chassés des villes catholiques, luthériennes et calvinistes à cause de leur anti-trinitarisme, quand ils n’étaient pas décapités ou brûlés vif sur place. Avec les cathares, les vaudois, les lollards, les hussites, les huguenots et bien d’autres, ils furent les hérétiques de la chrétienté, ne manquant jamais d’emporter dans leur besace de proscrits, à côté de la miche de pain, une bible et leurs écrits. Ce site est un hommage à eux rendu.
Vous y trouverez la littérature francophone concernant l’unitarisme : une bibliographie, le sommaire des bulletins internes des associations, la référence d’articles déjà publiés ou leur reproduction, etc. Voilà une bien grande et lourde besace ! mais vous pourrez, à votre tour, la transporter, grâce aux miracles de l’informatique, avec une clef USB !
Pour les unitariens, loin des dogmes et des " mystères " théologiques, la religion va de pair avec la raison, les connaissances scientifiques et l’expérience vécue et intime de chacun. La lecture des connaissances acquises, l’étude attentive des réflexions d’autrui, la communication des idées ont toute leur valeur.
contact : correspondance.unitarienne@wanadoo.fr
Les Wisigoths pénètrent en Gaule par les Alpes en 410, pillent l’Auvergne et s’installent dans la Narbonnaise, à Toulouse et en Aquitaine. Avec l’intervention des Francs et des Burgondes, ce qui reste alors de la partie occidentale de l’Empire romain va se réduire bientôt à un royaume gallo-romain entre la Loire et Somme, avec comme capitale Soisson. En 416, Wallia, roi des Wisigoths, accepte le statut de " fédéré " de ce royaume en échange de terres au sud de la Loire.
D’ailleurs, l’alliance est plus que jamais nécessaire face à la menace des Huns d’Attila. En 451, celui-ci attaque la Gaule et vise Toulouse ou des sujets à lui sont partis
d’Ukraine sans rien lui dire pour retrouver leurs frères Wisigoths. Paris résiste grâce à sainte Geneviève . Finalement Attila est battu à la bataille de
Mauriacus (Moirey, commune de Dierrey-St-Julien, dans l’Aube). Théodoric, le roi Wisigoth, est tué à cette bataille.
Quelques signes de cette présence des Wisigoths :
La légende de Gaudens, jeune berger qui aurait été tué pour sa foi (chrétienne romaine) en 475, par les Wisigoths (chrétiens ariens). Dans la
moyenne vallée de la Garonne, sur la voie romaine reliant Toulouse à Dax existait un domaine rural dénommé "Mansus" qui, après l'introduction du christianisme, devint le "Mas-Saint-Pierre". C’est
là que Gaudens fut enseveli. Une église et un monastère y sont construits vers le VIII° siècle, donnant naissance à l’agglomération de Saint-Gaudens. Le 20 janvier 1309, par sa bulle "Vita
perennis gloria", le pape Clément V reconnaîtra l'authenticité des reliques de saint Gaudens, proclamant que ce dernier était bien un personnage historique.
Le camp des Ariens (Camp arian) à Canéjan, au sud de
Bordeaux.
Il y existe toujours le chemin de Camparian.
A la même époque des Mérovingiens se sont établis sur la paroisse comme en témoignent des sarcophages découverts devant l'église.
On peut imaginer que le camp disparut avec la retraite des Wisigoth suite à leur défaite à Vouillé.
A la sortie de Gradignan, sur la nationale 10 en direction de Bayonne, tourner à droite vers Cestas (départementale 214), longer le Lac vert, puis tourner à droite. Le chemin de Camparian mène au
bourg de Canéjan.
Le chemin de Camparian est visible sur Google Maps France et sur Mapquest (cliquer sur "carte")
Le lieu resta célèbre, mais cette fois ci de par la présence (début XIII° siècle) d’un hôpital qui accueillait les pèlerins de St-Jacques de Compostelle. Camparian, qui était alors le plus important établissement humain au sud de Bordeaux, fut aussi le siège d'une prévôté royale créée par Edouard 1er Roi d'Angleterre. Elle comptait 7 paroisses : Canéjan, Mérignac, Pessac, Cestas, Gradignan, Léognan et Villenave d'Ornon. Au déclin du pèlerinage, l'hôpital devint un prieuré jusqu'à la Révolution où il fut vendu comme bien national.
Et dans la toponymie régionale pour les villages fondées ou ayant été habités par des
"Goths" : Goudourvielle (ils y fondèrent une colonie agricole, commune de
Lias-Goudourville, par l’Isle-Jourdain à l’est de Toulouse), Goudourville (par Valence d’Agen, Tarn et Garonne), Gourville (par Rouillac, Charente),
Gaudonville (par Saint-Clar, Gers), Villegoudou (par Escroux, Tarn), etc.
Les Wisigoths sont ariens et Clovis Ier, le roi des Francs a opté, par son baptême (en 496 ou 498 ou 499 ?), pour l’alliance avec l’épiscopat gallo-romain fidèle au pape.
Les Francs battent les rois ariens : les Burgondes en 500, puis les Wisigoths en 507 à Vouillé. Alaric II y est tué. Le fils de Clovis poursuit les Wisigoths jusqu’aux
Pyrénées. Ceux-ci restent toutefois dans la Narbonnaise (le littoral languedocien des bouches du Rhône aux Pyrénées) suite à l’intervention des Ostrogoths (conduits par leur roi Théodoric
Ier), résidents en Italie, qui stoppent les Francs à Arles en 508. La Narbonnaise reste ainsi aux mains des " Goths " et sera appelé le marquisat de Gothie (le pays des Goths)
ou encore la Septimanie*. La Provence quant à elle reste romaine.
* Le nom de Septimanie viendrait de la présence des vétérans de la septième légion romaine qui auraient occupé la région, ou, autre version, des sept villes sièges d’évêchés qui jalonnaient le territoire : Elne, Agde, Narbonne, Lodève, Béziers, Maguelonne et Nîmes.
En 541, Clotaire 1er et Childebert 1er tentent d’envahir l’Espagne, où les Wisigoths ont développé un important royaume avec Tolède comme
capitale, mais ils sont forcés de se retirer.
En 711, les Arabes envahissent l’Espagne, puis en 720 ils occupent Narbonne. Les derniers Wisigoths ariens se convertissent alors à l’islam. Ce sera désormais contre les " Sarrasins "
que les Francs devront lutter pour reprendre la Narbonnaise. Ce sera chose faite en 759.