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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 14:22

"Réflexion sur le caractère interdépendant de toutes les formes d'existence", par Joshua Snyder (allocution datant du 20 août 2000, l'auteur est pasteur unitarien américain à la Second Unitarian Church of Omaha. Traduction en français par la Tribune libre unitarienne), extrait de son article.


Le septième principe des unitariens universalistes est "le respect du caractère interdépendant de toutes les formes d’existence qui constituent une trame dont nous faisons partie". […] 
Quand je pense au "caractère interdépendant de toutes les formes d’existence", quelque chose de grand, d’ordre cosmique, me vient à l’esprit. À mon avis, cette idée est au cœur même de la théologie unitarienne universaliste. L’interconnexion de tous les êtres vivants et non vivants m’interpelle.


Cette idée est devenue aujourd’hui en quelque sorte l’idée-force de l’UUisme. Mais son origine remonte au moins à nos ancêtres transcendantalistes du 19e siècle. La surâme (1), d’Emerson, ressemble un peu à la notion "connections cachées" (2) dont fait allusion une vaste série de domaines, tels l’écologie, la physique, l’économie, le mysticisme, le droit, la biologie, la théologie, et la spiritualité. L’existence de connections quelconques qui lient tout, y compris nous mêmes, est un sous-entendu dans tous ces champs d’intérêt, comme dans les diverses théologies auxquelles souscrivent les unitariens et universalistes.

1 - Ralph Waldo Emerson lance le mouvement trancendandaliste avec son essai Nature de 1836. Pour lui les hommes communient dans l’oversoul (l’âme universelle, ou la surâme) dont la nature est l’incarnation. Chaque âme représente une part de la surâme, et l’individu accède à la transcendance grâce à la connaissance de soi et à la foi en la nature. Bronson Alcott, George Ripley, Oreste Brownson, Jones Very, William Ellery Channing et Margaret Fuller joignent leur voix à celle d'Emerson dans la revue The Dial (1840-1844). Le poète Henry David Thoreau applique les idées d'Emerson et vit en ermite dans une cabane, puis relate son expérience dans Walden ou la Vie dans les bois (1854).

2 - Fritjof Capra, The Hidden Connections. A science for sustainable living, Anchor Books, New York, 2004


Le théologien universaliste Clarence Skinner a écrit un essai, intitulé Unity of Universals, dans les 1920. J’adore ce titre parce qu’il contient à la fois " unité " comme dans unitarien et " universel " comme dans universaliste. Dans son essai, Skinner fait valoir que les forces cosmiques universelles de la science, l’astronomie et la cosmologie, d’un commun accord, décrivent l’univers comme étant immense et infini. Comme nous venons de le dire dans le répons de tout à l’heure, nous sommes "des poussières d’étoiles". Tous les éléments de la terre furent créés lors de réactions nucléaires dans la partie centrale des étoiles. Nous vivons et avons évolué sur une grosse boule de poussière, vestige d’une explosion très ancienne d’étoiles. Skinner fait le constat que les observations scientifiques sur l’univers sont comme des observations poétiques ou spirituelles. 

Le Mariage du Ciel et de l’Enfer
(3), de Blake, est un bon exemple de telles observations. Selon Blake, le Ciel et l’Enfer se dévorent mutuellement. Ce ne sont en réalité que deux aspects du monde dans lequel nous vivons. Les anges et les démons sont, à proprement parler, une même chose; ils apparaissent différents dépendant de l’angle d’où on se place pour les voir. Vos démons intérieurs peuvent être des anges bienfaiteurs, et les bienfaits eux-mêmes des malédictions déguisées.

3 - 'Le Mariage du Ciel et de l'Enfer' est un texte mystique à résonances bibliques écrit pour contrer Swedenborg et dont Gide admirait le sublime équivoque. William Blake proclame l'unité humaine, attaque la prudence et le calcul au nom de l'épanouissement de l'être réconciliant désir, sagesse et raison. L'amour comme la haine étant nécessaire à la vie, c'est le choc des contraires qui provoque le surgissement de la force créatrice et la progression de l'être individuel. Il oppose ainsi la raison à la vision intuitive, à laquelle va sa préférence.

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Published by Joshua Snyder - dans Tribune libre unitarienne
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