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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur son site à la rubrique "le calice des unitariens"
http://afcu.over-blog.org/categorie-1186856.html


 

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 16:27

http://www.uuqc.ca/Tribune%20Libre/tribune1_1_0.html
 

Présentation : cap sur le Saint-Laurent, par Léo Poncelet

L’éditorialiste s’inquiète : pourquoi la greffe unitarienne ne prend-t-elle pas chez les francophones à Montréal en particulier (où il y a pourtant une Eglise unitarienne depuis les années 1840) et au Québec en général. Il cite Margaret Claveau (1), qui, dans une allocution donnée à Edmonton, en 1994, soutenait qu’on ne pouvait pas dissocier la sociologie et la théologie. S’inspirant de la " théologie contextuelle " de Mark De Wolfe (2), elle affirmait qu’il y aura, un jour, une Eglise unitarienne du Québec, et que celle-ci sera très différente des autres Eglises unitariennes. La " Révolution tranquille " contre l’emprise catholique au Québec fait qu’aujourd’hui le mot " Eglise " fait fuir ! Les rites cultuels et spirituels n’ont plus la cote. L’humanisme religieux des unitariens-universalistes est lui aussi englobé dans cette défaveur. Si bien que les unitariens francophones du Québec vivent une double solitude : francophones dans un pays à majorité anglophones, francophones au sein d’une Eglise de tradition anglophone …

et, j’ajouterai volontiers, rejet de leur spiritualité et religion d’une part par les chrétiens d’autres confessions, restés fidèles au christianisme, et par les athées qui considèrent que ce sont là des choses du passé ! Pas simple d’expliquer aux autres son identité et de l’affirmer … surtout si l’on est unitarien-universaliste (donc censé être anglophone et suspecté d’être selon les uns trop croyants ou pas assez croyants!

1. Margaret Claveau, Une Eglise unitarienne du Québec, A talk given at the Canadian Unitarian Council Annual General Meeting, Edmonton, AB, May 1994.

2. Mark DeWolfe, Our Corner of the Mosaic:Unitarian Universalism and the Canadian Contextual Theology. A paper given at the Canadian Unitarian Council Annual Meeting in Paris, ON in May 1985. Available from CUC headquarters, Toronto, ON.

3. Raymond Drennan, L’unitarianisme canadien: l’idée d’une possibilité, Tribune libre unitarienne, vol.1, no.1, 2005.


Une Américaine au Québec
, par Diane Rollert

Venue des Etats-Unis, Diane Rollert, nouvelle pasteur de l’Eglise unitarienne de Montréal, est arrivée (depuis2 mois) avec un " esprit neuf " pour reprendre une expression zen à la mode qu’elle s’applique volontiers. " Le défi, disent les maîtres zen, est de garder la même ouverture d’esprit que celle que vous aviez lors de votre arrivée. Le défi est de savoir envisager le monde avec le regard de l’enfant, plein d’émerveillement et d’admiration. ". […] " Tout ça pour vous dire qu’en tant qu’Américaine, transplantée au Québec récemment, j'ai probablement cette innocence de l’enfance. Je voudrais m’y accrocher, du moins pour un certain temps. Je m’efforce d’absorber l’histoire d’ici, si nouvelle encore pour moi. Il y a tant d’événements que j’aimerais relier ensemble et comprendre. "

" Comme nouvelle venue, il faut que je vous dise que j’ai découvert ici quelque chose de formidable. Il y a une franchise naturelle, une cordialité et une gentillesse que je n’ai jamais trouvées en Nouvelle-Angleterre. Alors que je me débats avec mon français, je ne rencontre que de l’amabilité. Après avoir vécu tant d’années dans un milieu terriblement homogène, je me réjouis de la diversité que je rencontre ici à chaque jour. J’adore la façon dont les conversations passent du français à l’anglais, à l'espagnol et à l'italien. Il y a ici une richesse culturelle que je n’ai jamais rencontrée ailleurs au monde. "

Découverte du Québec, donc, avec toutefois à l’appui deux documents d’archives de l’Eglise : "Coming to Quebec" (daté de 1995), où Emmanuel Freitas, dans son introduction, fait remarquer que la majorité des membres de l’Eglise unitarienne de Montréal proviennent d'en dehors du Québec, et "Growing up in Quebec" (1994) où des membres de cette même communauté, nés et élevés au Québec, expliquent comment, loin des passions politico-linguistiques, il est possible de vivre l’ouverture aux autres qui est requise par la foi inclusive des unitariens-universalistes. Certes les clivages sociologiques peuvent toujours être transcendés par des relations interindividuelles positives … mais jusqu’à quel point ? La nouvelle pasteur préfère parler de la diversité en général (ce qui est fort bien, et tout à fait dans la ligne de l’UUisme) mais ne dit rien sur la place qu’elle souhaite voir prendre par les unitariens francophones au sein de la congrégation qu’elle anime … (ce qui correspondrait mieux à notre attente, du moins dans le cadre d’une revue francophone !).


Survol de l’histoire du Québec et de sa culture, par Valmyre Bourdon,

texte paru en 1994 dans Growing Up in Québec A series of Sunday Services by Members of the Unitarian Church of Montreal,. Quebec History and Culture:An Overview ; adaptation française de Léo Poncelet.

" Dans son roman classique, Two Solitudes, Hugh McLennan a dépeint en détail les différences culturelles entre les Français et les Anglais. (1) Comme un Canadien-français protestant, j’ai pu connaître ces deux solitudes de l’intérieur, raison pour laquelle je m’identifie à chacune d’elles. "

1. Two Solitudes raconte le parcours de francophones et d’anglophones du Québec, entre la crise de la conscription de 1917 et l’aube de la Seconde Guerre mondiale. L’histoire révèle de nombreux contrastes présents dans le Québec de l’époque : ruraux et urbains, catholiques et protestants, pacifistes et partisans de la guerre. Ce roman canadien-anglais fut publié en 1945. 


Canada--ACM-Saint-John-mai-2006-nouveau-bureau.jpegle nouveau bureau du CUC, élu à la rencontre annuelle de 2006, à Saint-John, au mois de mai.

Le Conseil unitarien canadien (CUC) : de la dépendance à l’autonomie 1961-2002, par Charles W. Eddis

"The CUC : From Colony to Nation 1961-2002" (1) allocution du 24 juin 2002 à la Société d'histoire unitarienne universaliste, à Québec", par Dr Charles Eddis, pasteur émérite de l’église unitarienne de Montréal. Traduction de l’anglais.  Note de l’auteur : mon expression " De la dépendance à l'autonomie" est empruntée du livre, From Colony to Nation: A History of Canada (Toronto - Longmans, Green and Company 1946 4th rev. ed. 1964 5th ed. 1977 McLelland and Stewart Limited). Avec mes remerciements et mes excuses à Arthur R.M. Lower.

Il y a différence d’histoire, de tradition, de culture, de mentalité entre le Canada et les Etats-Unis, nous dit l’auteur : " Les Canadiens ne s’attendent pas d’être compris par les Américains, unitariens universalistes américains confondus. L’UUA est bien renseignée et efficace en tant qu’organisme national américain. Elle a entrepris, à toute fin utile, une vocation continentale, seulement après coup, présupposant que ce qui fonctionne aux États-Unis fonctionne aussi au Canada. Les Canadiens ont parfois été agacés d’être exclus des résolutions américaines votées sur les questions sociales, et parfois choqués d’être inclus, comme si les mêmes questions avaient la même pertinence et la même urgence au Canada qu’aux États-Unis. Pour les Canadiens, l’ordre du jour de l’UUA était parfois le mauvais programme. Les Canadiens ont souvent souhaité se rencontrer seuls, entre eux, pour définir leur propre programme, et y donner suite "

Ceci en (long) préambule avant de nous parler de l’acquisition d’une autonomie du CUC par rapport à l’Unitarian Universalist Association (UUA) of Congregations, de 1961 à 2002 (mais les premiers frémissements de cette histoire remontent à 1898 et surtout depuis 1946). Ce long processus a été émaillé de malentendus (il faut dire qu’on parlait surtout de gros sous !) sans qu’il y ait eu toutefois de divergences théologiques ou idéologiques, les protagonistes restant dans le pur style du pragmatisme anglo-saxon. Certains, nous confie l’auteur, coulèrent des larmes lorsque le cordon ombilical fut coupé … ce qui expliquerait pourquoi le titre de l’article ne fasse pas de vague car on en reste à l’autonomie ! En fait, il faudrait un épilogue pour savoir si, aujourd’hui, depuis le 1er juillet 2002, le CUC  est devenu tout à fait indépendant !

Eglise-unitarienne-de-Montr--al.jpgLes unitariens de Montréal : un sanctuaire de respect, par Nancy Labonté

article paru dans la revue Cité laïque, automne 2006

Première ville canadienne à accueillir les unitariens, Montréal les voit s’installer au début du 19e siècle. Ils proviennent de Nouvelle-Angleterre, d’Angleterre et d’Irlande. Ils se regroupent, en un premier temps, sous la bannière des presbytériens. Ils amassent des fonds considérables et établissent le siège de leur groupe au sud-est de l’actuel Square Victoria. Leur première célébration officielle, en 1832, attire 80 personnes, ce qui est respectable, compte tenu de la modeste population de Montréal qui s’élevait à moins de 30 000 habitants.

Les unitariens de Montréal ne sont plus uniquement chrétiens depuis les années 40 suite à la prédication du pasteur Angus Cameron. Par exemple, ils marient des personnes de confessions différentes, des personnes athées ou agnostiques, et aussi des couples de gais et de lesbiennes depuis les années 60. On compte aujourd’hui 250 membres.

Le sanctuaire situé au 5035, De Maisonneuve Ouest est un lieu neutre et inspirant où le divin est traité avec discrétion. Cette communauté exprime une acceptation à l'égard des croyances de ceux qui la fréquentent. Par exemple, ses membres peuvent être agnostiques, athées, humanistes, déistes, théistes, animiste, panthéistes, etc. D’autres sont chrétiens, bouddhistes, juifs ou hindous. "

" L’Église unitarienne de Montréal (ÉUM) est autonome et ses comités décident des orientations, des budgets, des actions engagées et même du contenu des célébrations selon un modèle démocratique. Il faut savoir que les assemblées unitariennes se définissent elles-mêmes, avec très peu de contrôle provenant des instances centrales comme la UUA ou le CUC.

La structure des célébrations est une alternance de lectures, de pièces musicales, de chants et de temps de méditation encadrant une réflexion personnalisée présentée par un pasteur ou un laïque. Les unitariens universalistes valorisent le caractère inspirant des textes de toutes sortes, qu’ils soient littéraires, philosophiques, scientifiques ou spirituels. Cette liturgie honnête et respectueuse propose des circonstances pour croître – et non pour croire !

Le rituel de base est épuré au maximum et, dénudé de toute référence biblique, si ce n’est que le calice, qui de toute façon contient une flamme au lieu du mythique vin. De plus en plus, les pratiquants apportent leurs expériences spirituelles et offrent parfois des cérémonies inspirées des rites néo-païens, juifs, autochtones ou autres.

L’ÉUM est active dans ses engagements progressistes : un sanctuaire écologiquement sain, une association avec Action Communiterre pour la réalisation de son jardin, des produits biodégradables pour l’entretien de l’immeuble — même le café est équitable ! Cela sans oublier que l’ÉUM manifeste depuis ses débuts un attachement à la culture. Déjà en 1920 elle abritait une troupe de théâtre importante à Montréal. On y présente des concerts, comme l’événement Jazz for Justice qui permet d’amasser des fonds qui sont ensuite versés à des œuvres humanitaires. ".

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Published by résumés et choix d'extraits par Jean-Claude Barbier - dans Tribune libre unitarienne
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